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 Something's Missing By Sydney

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William C. Silver
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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:44

Chapitre 35 : I wouldn’t cry for anything

Devant son bureau, il l’attendait comme ça lui arrivait régulièrement. Lorsqu’il avait besoin de parlé c’était généralement vers sa sœur qu’il se tournait. Et comme presque à chaque fois, il arriva lorsqu’elle était absente à son bureau, surement en train de se disputer avec Andy. Les bras croisé sur son torse, il s’appuya sur contre son bureau, se perdant dans ses pensées quand il réalisa une présence. Il se redressa immédiatement et dévisagea la jeune femme qui dardait sur lui un regard suspicieux.

- C’est bien le bureau de Juddi Kaine ?

- Oui, répondit il. Elle ne devrait pas tarder à revenir.

- Merci, fit elle, un peu mal à l’aise.

Elle ne savait pas ce qui lui avait prit. Elle avait quitté leur chambre d’hôtel quelques minutes après leur visite chez Kelly. Elle appréciait la jeune femme mais elle commençait à arriver à saturation. Personne ne souhaitait lui parler de la relation qu’Owen avait entretenue avec Juddi et ce dernier se murait dans un silence quasi religieux dès que ça concernait la jeune femme. Elle avait alors prit sur elle, songeant que la femme en question serait surement prête à répondre à ses questions. Toutefois, elle ne s’était pas attendue à tomber sur un homme en arrivant au bureau de Juddi. Elle était mariée mais ça ne l’empêchait pas de regarder les hommes et celui là était d’autant plus sexy avec un costume sombre. Son regard la déstabilisait. La teinte azur de son regard en était gênante et elle se sentait comme prise au piège lorsque ce dernier posa ses yeux sur elle.

Les bras croisé sur son torse, il pouvait prendre cette attitude presque dédaigneuse ou du moins, il aimait s’amuser à ce que les gens pensent ça de lui. Pourtant à cet instant, il était frappé par la beauté de la femme qui se trouvait face à lui. Plutôt mignonne, elle ne semblait pas impressionnée par lui et ce qui lui plut, fut la détermination qu’il lisait dans son regard. Elle ne semblait pas ici pour une visite de courtoisie. Toutefois la première chose qu’il remarqua fut les courbes de la jeune femme en question. Elle semblait prendre soin de son corps et derrière cette attitude de femme déterminée, il devina une fragilité et une femme passionnelle. Il fut alors sortit de ses pensées au son des talons qui se rapprochait. Il tourna alors la tête pour lire la stupeur dans le regard de sa sœur.

- Magnifique ! marmonna-t-elle en déposant des papiers sur son bureau. Je ne m’attendais pas à autant de visite-

- Bonjour… fit alors Billie en rivant son regard à celui de la journaliste. J’aurais souhaité m’entretenir avec vous quelques minutes à propos d’Owen-

A son du prénom d’Owen, Tommy réagit et fixa sa sœur, ne comprenant pas tout. Cette dernière évita son regard et laissa un silence s’installer mais son frère réagit instinctivement.

- Je peux repasser plus tard si tu préfères ? Je n’ai rien d’urgent à faire-

- Parfait, on se rejoint dans une heure dans le hall du journal ?

Son frère se contenta de lui adresser un sourire puis de hocher la tête en direction de la jeune femme dont il ne savait qu’une chose, elle possédait un corps magnifique sous ses vêtements amples et colorés. Son regard s’attarda encore quelques secondes sur sa silhouette puis il disparut très vite de la salle de rédaction que Juddi en fut presque étonnée.

- Je ne m’attendais pas à votre visite…

- J’aimerais que quelques précisions sur vos relations avec mon mari-

- Oh, c’est très simple ! Owen est votre mari, je suis son ex… mais rassurez vous, je ne compte pas mettre la zizanie entre vous-

- C’est pas ce qui m’inquiète en vérité. Je voudrais connaître les détails… de votre histoire-

- Owen est le mieux placé pour en parler. Il est important de communiquer dans un couple vous savez ! fit elle avec ce sarcasme qui lui était bien connu.

- Il refuse d’en parler alors je m’adresse à la seule personne capable de me donner la véritable version de l’histoire.

- Je n’ai absolument rien à vous dire. Adressez vous à lui. De plus, ce qui s’est passé entre Owen et moi… n’a plus aucune importance. Vous devriez tourner la page comme on l’a fait nous même…

*.*.*.*.*.*.

Ils avaient déserté le salon pour leur chambre, ramassant au préalable leurs vêtements disséminés dans le salon, au cas où les enfants descendraient dans la nuit. Ils ne leur avaient fallut que quelques minutes pour se retrouver sous les draps. Will était resté silencieux à la question de Kelly se contentant de plongé son regard dans le sien. Elle n’avait fait aucun commentaire et là, allongé près de lui, sa tête posée dans le creux de son cou, des questions l’envahissaient. Pourquoi ne lui avait il rien dit ? Ne le voulait il pas ? Ses sentiments avaient ils évolués avec leur séparation ? Sa main caressait lentement son torse d’un très léger frôlement.

- Je pensais que ça te ferais plaisir…

- Tu me fais plaisir, rien qu’en étant dans mes bras, chérie.

- Je parlais du mariage… fit elle en relevant la tête vers lui. Qu’est ce qui t’arrive ? Tu regrettes et tu ne veux plus qu’on se marie-

- Dis pas de bêtises… je t’aime et je veux tout autant que toi, qu’on se marie. Tu penses qu’il y a urgence ? On a trois enfants et tu as accouché il n’y a même pas un mois. Avec la première du spectacle qui approche… je ne pourrais pas t’aider dans les préparatifs. Je serais absent la plupart du temps… et ce n’est pas ainsi que je conçois la construction de notre mariage…

- Je peux me charger de la préparation du mariage. Je ne vois pas ce qui te retient. Pourquoi Will ?

- Je veux le faire avec toi. Je veux que notre mariage soit comme toi, parfait, magnifique… et pour ça, j’ai besoin d’être avec toi… je veux juste qu’on attende un peu. Une fois que le spectacle commencera à se produire tous les soirs, j’aurais plus de temps…

Elle ne le croyait qu’à moitié. Il aimait son travail, elle le savait. Pourtant lorsqu’il l’avait demandé en mariage, elle se rappelait parfaitement de ce qui s’était passé, et des sensations qui avait traversé le regard de Will. Aujourd’hui, tout ça était derrière eux et elle commençait à se demander pourquoi il doutait, puis si ces sentiments n’avaient pas changé. De l’autre coté, elle savait qu’il n’en était rien, car ils venaient de faire l’amour et ça il n’avait pas pu le feindre. Il l’aimait et elle en était persuadée. Avait-il peur ? Peur de ne pas être à la hauteur ?de faire des erreurs ? Que leur mariage s’encroute dans la routine et qu’ils deviennent des étrangers l’un pour l’autre ? Un tas d’idées traversa son esprit et elle s’en voulut car elle savait que Will n’était pas ainsi. Reposant sa tête dans le creux de son cou, elle murmura en déposant quelques baisers sur son torse.

- J’ai besoin qu’on avance Will… et le mariage était notre objectif. Je veux que tout le monde sache que je t’aime… et combien je suis incapable de vivre sans toi…

Remontant sa main sur son épaule qu’il caressait tout doucement, il l’écoutait attentivement. Leur séparation l’avait secoué et il ne remettait en aucun cas sa décision de se marier avec elle. Cependant il réalisait qu’elle n’appréciait guère sa réaction. Se pinçant les lèvres, il pivota sur le coté, la retournant sous lui tout en évitant de l’écraser. Son regard vint se plonger dans celui de la jeune artiste.

- Je t’aime. Je ne compte pas faire ma vie avec une autre femme que toi… fit il, en glissant son pouce et son index sur la bague de fiançailles qu’il lui avait offerte et qui pendait toujours à la chaine autour de son cou. Si c’était possible, je t’épouserais dans la minute… cependant, on doit prendre en compte certains détails. Il y a les enfants et le spectacle. Donne-nous un peu de temps, c’est une histoire de quelques mois. Que les journalistes et photographes nous oublient un peu. Je ne veux pas que l’un d’entre eux viennent gâcher notre mariage… je n’ai pas changé d’avis. Je veux toujours que tu deviennes Madame Kaine ! Finit-il en lui adressant un sourire sincère. Il se doutait qu’elle devait encore douter de certaines de ces paroles mais pour ce soir, il voulait oublier ça et savourer le contact de son corps. Il fit alors lentement courir ses lèvres dans son cou, puis le long de sa mâchoire avant de capturer furieusement ses lèvres.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:44

3 mois plus tard,

Il n’avait jamais ressentit un tel trac même avant un concert. Il savait que la première allait être un tournant pour lui et pour son entourage. Il avait réussit à faire garder les enfants pour la soirée, ainsi il pouvait s’appuyer sur la présence de Kelly. Il avait songé durant un premier temps à avoir recours à une baby sitter, mais il ne voyait pas cette dernière s’occuper de Rose. Et Kelly ne l’aurait jamais laissé faire, il en était convaincue. Ainsi, il les avait confiés à sa mère qui se faisait une joie d’avoir tous ses petits enfants chez elle. Il était à peine 19 heures trente et accompagné de Kelly, ils montaient les quelques marches qui menait à la salle du Hilton Theatre où allait se produire le spectacle. Des personnes faisaient déjà la queue pour réservé leur place dans la salle. Il n’appréciait que moyennement ces soirées car il devait se montrer. Lui, si réservé et détestant cette vie mondaine n’avait pas d’autre choix que de se plier à cet instant. Sa main nichée dans celle de Kelly, ils entrèrent dans l’immense hall de la célèbre salle de spectacle de Broadway. Durant plusieurs secondes, il fut ébloui par une avalanche de flashs venant de toutes parts. Malgré les questions et les remarques, il ne lâcha pas la main de Kelly et poursuivit son chemin jusqu’à la pièce réservée au VIP. Refermant la porte derrière Kelly, il vit alors une foule de personnalités se retourner dès leur entrée. La première personne qu’il aperçut fut Joan qui riait avec James puis Juddi qui faisait des gestes dans une conversation très animée avec Pete. Il tourna alors la tête vers Kelly, qui posait sur lui ce regard à la fois amusé et terriblement sexy à ses yeux.

- Par quel miracle es-tu parvenu à lui faire enfiler un smoking ! fit une voix à quelques mètres d’eux.

Perdu dans son regard, il ne voulait ni quitter cette pièce, ni perdre le contact de Kelly qui le rassurait instantanément. Il avait pertinemment entendu la remarque de sa meilleure amie mais il fit comme si de rien était et sa main vint légèrement caresser la joue de Kelly, tout près de lui.

- Allô la Terre ! Renchérit Joan qui ne put s’empêcher de rire en les voyant avoir de nouveau cette attitude l’un envers l’autre.

- Désolé… fit alors Will qui sortait de sa contemplation tandis qu’il devinait le petit sourire que Kelly tentait de cacher.

- tu parles que t’es désolé… marmonna Joan en le fixant. J’en crois pas un mot… cependant, je suis prête à me prosterner devant toi Kelly ! Will dans un smoking, ce n’est pas tous les jours qu’on verra ça !

- Merci Joan ! Grâce à toi, tout le monde sait combien j’aime me travestir en pingouin !

- T’es pas n’importe quel pingouin chéri ! Mais le mien ! Souffla Kelly en glissant sa main sous son veston. Il n’a pas été aussi réticent que je l’avais imaginé-

- Tu lui as fait du chantage ? demanda Joan qui sentit la main de James venir se poser sur sa hanche.

Echangeant un regard avec Will, Kelly ne fit aucun commentaire et se contenta d’un petit sourire alors que Pete et Juddi faisait leur apparition.

- Voilà la plus belle ! fit le musicien en venant l’embrasser sur la joue.

- Merci pour les autres, Pete ! fit la voix de Juddi à quelques mètres de lui.

- Qu’est ce que t’as ? T’es jalouse, mon petit cœur ! répliqua-t-il avec ce sourire en coin.

- Pas du tout… mais je trouve étrange que tu avais besoin de MA compagnie pour une telle soirée. Ton carnet d’adresse est loin d’être vide. Alors-

- Pitié Judd’ ! Pas ce soir ! Ne te mets pas en chasse-

- ça serait mal me connaître-

- Will, supplia Pete en lui adressant un regard désespéré.

- T’as signé ton arrêt de mort en l’invitant. Maintenant t’a plus qu’à assumer ! Rit-il en resserrant ses doigts à ceux de Kelly.

Juddi avait toujours été ainsi et il y était habitué. Il ne comptait pas faire les frais de sa sœur. Sa soirée était déjà bien assez terrifiante pour lui. Il entendit Pete et Juddi se chamailler tandis que Joan persistait à le fixer, cherchant à le sonder. Son bras autour de la taille de Kelly, il fusilla Joan, lui faisant ainsi remarqué qu’il avait repéré son manège.

- Jamie, tu viens on va leur chercher quelque chose à boire ! lança-t-il pour échapper à Joan qui, il le savait, n’allait pas tarder à l’assaillir de questions. Il l’aperçut du coin de l’œil s’approcher de Kelly alors qu’il se dirigeait vers le bar avec James.

Joan, quand à elle, jeta un rapide coup d’œil vers Will et James avant de se tourner vers Kelly avec ce sourire sur le visage.

- Il est à cran…

- Le spectacle… c’est un grand pas pour lui. Il a produit un travail énorme et il craint que le résultat ne soit pas celui escompté.

- C’est bien que tu sois là ce soir. Il va avoir besoin de toi-

- Joan… murmura Kelly. Si je suis là, c’est parce qu’il me l’a demandé. Il aurait pu s’en sortir sans ma présence-

- Arrête tout de suite. Si tu commences à me dire qu’entre toi et Will, il n’y a rien, je crois que je vais commettre un meurtre !

- J’ai pas dit ça-

- Depuis la naissance de Rose, on vous a à peine vu. Will, c’est fait encore plus discret que normalement. Quand à toi… tu me sidères ! Il t’a fallut moins de trois mois pour récupéré ta taille de guêpe-

- Will était très occupé avec la préparation du spectacle… et puis de mon coté, je m’occupais des enfants-

- Je me doute bien… mais tu n’as aucune idée à quel point tu me tues ! S’arrêta-t-elle en fixant Kelly. Vous allez vous marier n’est ce pas ? demanda Joan en montrant de son menton sa bague de fiançailles qui ornait la main gauche de Kelly.

- Oui, sourit elle. Il est parfait dans tout ce qu’il entreprend. Et avec Rose… il est si attentionné, si tendre. Je l’aime Joan et parfois ça me donne l’impression d’être victime d’une maladie incurable !

- Will a toujours été comme ça, sourit son amie. Je suis heureuse pour vous. Vous méritez ce bonheur et vous êtes une famille magnifique tous les cinq-

- Merci…

- Et vous avez des projets… autres que le mariage ?

- Je pense que d’ici quelques temps Will et Pete vont s’accorder un peu de temps pour réfléchir à ma tournée… mais pour le moment, je vais reprendre les séances photos. J’ai été contacté il y a un mois. J’ai fait un shoot cette semaine et je dois partir en Afrique pour un défilé-

- Comment Will a prit la nouvelle… tu repars déjà-

- Bien. Il comprend que j’ai besoin de m’épanouir dans un milieu où je me sens l’aise. Il veut mon bonheur… je ne me suis jamais sentie aussi vivante que depuis la naissance de Rose. Il pense à tous les détails. A moi, aux enfants… il organise ses journées afin qu’on puisse passer un maximum de temps ensemble… de quoi je peux rêver de mieux ? Il est sensationnel Joan…

- Je savais que vous vous retrouveriez. Il n’est serein qu’en ta présence. Même s’il est inquiet ce soir, je sais que tout se passera bien… parce que tu es là et qu’on est tous présent pour le soutenir, fit Joan avec un sourire sincère. Et puis c’est votre première sortie officielle depuis la naissance de Rose.

- ça tu peux le dire… murmura Kelly. Et je sais que notre arrivée… était attendue-

- Tu les détestes toujours autant… et dire que tu aimes faire des photos. C’est assez paradoxal.

- Je sais… c’est juste que c’est une façon pour moi d’être quelqu’un d’autre pendant plusieurs heures.

- C’est une façon de voir les chose-

- Et toi, t’en es ou ? Tout à l’air de bien se passer avec James-

- Effectivement, sourit-elle doucement. Il est un père absolument parfait. Il n’a jamais été aussi présent à la maison que depuis la naissance des jumeaux. Je me suis remise à écrire-

- C’est génial-

- Oui. Pour l’instant, il n’y a pas un nuage dans ma vie et je t’avoue que ça fait du bien. J’ai l’impression de respirer à nouveau.

- je suis heureuse pour toi. Vraiment… je sais qu’avec ce qui s’est passé avec Tracy… enfin… j’aurais comprit que tu veuilles qu’on garde nos distances-

- Tu savais qu’Owen allait venir ? fit alors la voix de Will dans le dos de Joan.

- Owen est là ? fit Kelly en fixant son compagnon.

- Comment tu voulais que je le sache ? répliqua Joan.

- Juddi t’a rien dit sur… Owen ? ça m’étonne-

- Will, quand ta sœur a commencé à sortir avec lui, il lui a fallut des mois pour me l’avouer…

- Je suppose que Billie est là, rajouta Kelly.

- Exact… maintenant il n’y a plus qu’à prier pour que Juddi ne les aperçoive pas-

- Juddi ne fera rien en présence de Billie, expliqua Joan. Elle tient trop à Owen pour lui faire un affront en public.

- Tu semble bien sûr de toi ? La coupa James.

- Elle l’aime et ne veux pas lui attirer des ennuis. De plus, il y a Alex. En attirant l’attention sur elle, elle risque de dévoiler l’histoire d’Alex et ce n’est pas ce qu’elle veut. Je vous parie qu’elle se fera invisible toute la soirée.

- Qui sera invisible ? demanda une voix féminine derrière Joan, qu’elle reconnut immédiatement comme étant celle de sa meilleure amie.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:46

Tous ses efforts n’avaient pas été vains. Il était enfin récompensé par une année entière de travail acharnée ! Quand il repensait à tous ses moments, il ne se souvenait essentiellement que d’une chose, le temps qu’il avait perdu avec sa famille et la satisfaction d’un travail bien fait qui portait dorénavant ses fruits. Les critiques étaient excellentes malgré qu’ils trouvent que le jeu de l’interprète principale manquait un peu d’engouement. Il n’était pas surprit. Maggie était jeune et ce rôle était son premier. Il était normal qu’elle soit jugée ainsi. Néanmoins, il ne doutait pas d’elle pour les représentations à venir. Elle ne tarderait pas à se sentir plus en confiance et à cet instant, il savait qu’elle réussirait. Depuis le soir de la première, son nom était sur beaucoup de lèvres dans le milieu. Il était fier de ses compositions et d’être parvenu à ce que ce spectacle voit le jour mais au-delà de ça, il n’éprouvait aucune autre fierté. Il était régulièrement congratulé mais il savait que ça n’était pas sincère. Heureusement pour lui, il avait son entourage pour lui faire part de leurs réelles impressions. L’avis de Joan avait été très important à ses yeux, car elle le connaissait lui et elle était écrivain. Sa connaissance de la littérature n’était plus à faire et il avait été réellement surprit sur sa critique. Elle n’avait pas jugé les artistes et c’était concentré sur son travail à lui. Il avait particulièrement apprécié son commentaire sur le fait que ses textes avaient régulièrement des doubles sens. Ça n’était pas un détail volontaire de sa part mais il aimait qu’on puisse donner plusieurs explications à ses chansons. Tout ça ne relevait que de son travail. Il avait d’ailleurs donné une conférence de presse avec Pete et sa troupe quelques minutes après la fin du spectacle. Les journalistes étaient dorénavant reput d’informations concernant la viabilité du spectacle mais les photographes n’étaient pas en restes. Son arrivée avec Kelly avait soulevé bon nombre de rumeurs.

Après la conférence de presse, il avait été convié à rejoindre une boite de nuit avec tous les artistes de la troupe mais il avait répondu que Pete le représenterait sans mal au cours de la soirée. Il avait ainsi vu Pete, Joan, Juddi et James prendre la direction de la boite de nuit huppée de l’Upper East Side tandis que main dans la main, il rentrait chez lui avec Kelly. Etrangement, il aurait pensé qu’elle aurait aimé les accompagné en discothèque mais il n’en était rien. Elle lui avait alors déclaré qu’elle le suivrait où il irait. Cette remarque le fit réfléchir et ils étaient rentrés chez eux où ils passeraient la nuit dans une maison sans enfants. Toutefois, ils ne purent quitter New York sans qu’une cohorte de photographes les prenne en chasse.

Ces derniers jours avaient alors été fantastique à ses yeux. Il pouvait enfin vivre. Prendre le temps d’être avec Kelly et partager ses moments avec elle. Il avait la sensation que la dernière fois qu’ils s’étaient chamaillés, ça remontait à des années. Il aimait l’entendre rire et l’embêter, juste pour que cette lueur apparaisse dans son regard. Il était ébloui et préparer le mariage avec elle, avait quelque chose de très stimulant. Ils se chamaillaient sur le plan de table de la réception et sur leurs futurs témoins. Tout cela sans oublier de s’occuper de leur petite Rose qui faisait dorénavant ses nuits depuis presque un mois.

Il aurait été surement trop gourmand de demander à Kelly de reporter son défilé. Elle adorait faire des photos et participer à des défilés. S’il avait eu quelqu’un pour s’occuper des enfants, il lui aurait suggéré qu’il pouvait l’accompagner mais ça n’était pas le cas. Il savait qu’elle ne voulait pas que Rose soit gardée par une personne en dehors du cercle familial. Et il n’avait jamais objecté sur ce point. D’ailleurs, il aimait sa fille. Il lui suffisait de la voir ou de l’entendre pour qu’un sourire naisse sur son visage. De plus, il avait remarqué la ressemblance frappante avec Kelly. Il ne pouvait qu’en être très fier. Il avait alors laissé Kelly embarqué dans cet avion pour Johannesburg où se tenait un défilé New Style durant quelques jours. Il savait que Kelly serait de retour en fin de semaine mais il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter. Il y avait toujours cette part de lui, qui craignait de la perdre et il savait qu’il ne pourrait pas s’en remettre un jour.

*.*.*.*.*.*.

- Tu voulais me voir ? demanda la jeune femme en laissant la porte ouverte derrière elle, entrant dans le bureau de son supérieur.

- Tu veux bien fermer la porte, fit il avec douceur, en essayant de rassembler ses pensées, observant Juddi qui se tournait vers lui. Il n’aimait pas lui cacher des choses et le problème était que Juddi avait comme un détecteur de mensonge en elle. Il fit alors le tour de son bureau et s’approcha lentement d’elle. Tu m’as dit que Kelly se rendait à un défilé-

- Oui pour New Style. C’est pas ton genre de m’appeler dans ton bureau, de me faire fermer la porte pour une simple conversation-

- Une info vient de tomber…

- Quelle genre ? demanda-t-elle naturellement.

- Un attentat terroriste… une bombe a explosé dans la soute à bagage d’un avion…

- Combien de victimes ?

- Juddi… soupira-t-il, alors que sa propre douleur l’envahissait. C’était le vol à destination de Johannesburg-

- Quoi ?! souffla-t-elle sous le choc. Non… Non Andy ! C’est impossible ! ça voudrait dire que Kelly… enfin non ! Est-ce qu’on a la liste des personnes qui se sont sortit-

- Il n’y a aucun survivant. Juddi, je…

Il s’attendait à la voir se débattre contre lui ou à des remarques déplacés causé par le choc et le chagrin mais pas à ce silence. Le regard qu’elle portait sur lui ressemblait à celui d’un animal féroce prêt à tout dévorer sur son passage. Andy était conscient que la nouvelle allait lui faire un choc et lorsqu’il s’approcha, elle recula et le pointa du doigt.

- Kelly est vivante tu m’entends ! Ça ne peut pas leur arriver ! Pas maintenant ! Pas avec une famille ! Pas avec un bébé d’à peine quatre mois ! Je te prouverais que tu as tors et que Kelly est vivante ! Et pour ça, je suis prête à tout ! A tout Andy !!

Il aurait voulu la prendre dans ses bras pour la soulager mais il savait qu’elle se serait débattu et surement se serait elle enfui. L’aider était naturel pour lui parce qu’une part de lui ne parvenait pas à renoncer à elle. Dans son regard, il ne voyait que sa souffrance mais également cette souffrance dont toute sa famille allait être victime. Il ne lui avait pas dit pour lui refiler le sale boulot. Non. Toutefois, il savait que Will serait bientôt au courant et il hésitait à aller le voir pour lui apporter son soutien, car la réaction de Juddi ne l’aidait pas à prendre une décision.

*.*.*.*.*.*.

Il avait hésité à se déplacer en personne. La nouvelle qui lui avait été révélé à peine une heure plus tôt, le secouait encore. Il ne réalisait pas encore l’étendue de la nouvelle. Complètement sous le choc, il n’arrivait pas à imaginer qu’il ne la reverrait plus. A maintes reprises, il avait changé d’avis. Il n’était pas convaincu qu’il devait être celui qui lui apporterait cette nouvelle. Il ne le portait pas dans son cœur et c’était réciproque. Mais il y avait les enfants et pour eux, il lui devait la vérité. Il ne s’attendait à aucune gentillesse de la part de Will et il ne comptait pas s’éterniser dans le foyer qu’avait été celui de sa sœur. Devant la porte de la maison, il prit une lente respiration tentant de refouler la douleur qui lui oppressait le thorax. Son doigt vint presser sur la sonnette et c’est un Will avec un bébé de quatre mois dans les bras qui vint lui ouvrir.

- Rick ? souffla Will dont la stupeur était évidente. Kelly n’est pas là-

- Je sais… c’est la raison de ma… visite, ajouta Rick froidement. Je peux entrer ?

Après une longue hésitation, Will se décala de l’entrée, permettant ainsi à Rick de pénétrer dans la maison. Refermant la porte derrière lui, tout en tenant Rose dans ses bras, il répondit au sourire de sa fille qui lui rappela pour la énième fois depuis sa naissance, combien elle ressemblait à Kelly. Pénétrant dans le salon, il vit Rick dont le regard était posé sur une série de photos sur un meuble.

- Qu’est ce qui t’amène, si ce n’est pas Kelly ?

- Tu ferais mieux de t’asseoir pour commencer, suggéra Rick. Nos relations ont toujours été difficiles et tu sais pourquoi-

- Arrête de tourner autour du pot-

- Il y a une heure à peine, les flics ont débarqué chez moi, commença Rick en se passant une main nerveuse dans les cheveux. Ils étaient venu m’apprendre que… Kelly ne reviendra pas-

- Quoi ?! je l’ai eu au téléphone avant son départ-

- Son avion n’a pas atterrit, expliqua Rick un nœud se formant dans sa gorge à la simple pensée du drame qui le privait dorénavant de sa soeur. Il s’est écrasé sur le sol africain…

*.*.*.*.*.*.

1 semaine plus tard,

La nouvelle que Rick lui avait apportée l’avait dévasté. Immédiatement, il lui avait rétorqué que c’était impossible, qu’un avion ne s’écrasait pas comme ça. Durant des jours, il avait attendu un appel de Kelly lui confirmant que tout le monde se trompait. Les autorités et la presse ne parlait plus que de cet accident. Mais en était ce réellement un ? Il se moquait pas mal de toutes ses hypothèses que ce fut un attentat terroriste. La seule chose qu’il retenait était dorénavant l’absence de Kelly et la douleur qui l’envahissait à chaque seconde. Car il ne reverrait plus son sourire, ni n’entendrait son rire et ne pourrait plus croiser son regard azur qui le troublait indéfiniment. Il avait cette sensation qu’on l’amputait d’une partie de lui-même. Devant les enfants, il tentait de rester fort. La réalité était cruelle. En tenant Rose dans ses bras, il savait. Kelly ne reviendrait jamais et Rose ne connaitrait jamais sa mère. La douleur le déchirait intérieurement. Kelly n’aura pas eu le temps de connaître sa fille et inversement. Que dira-t-il à Rose lorsqu’elle lui demandera qui était sa mère ? Le regard posé sur sa fille qui était le portrait de la jeune femme disparue, il ne parvenait pas à contrôler la colère et la douleur qui s’intensifiait en lui. Parce qu’au-delà d’avoir perdu Kelly, il allait devoir faire face à la perte de la femme de sa vie, de la mère de ses enfants et de sa fiancée. Son chagrin, il ne le montrait jamais mais à cet instant, il avait le portrait de Kelly dans ses bras. Il lui était impossible d’enfiler ce masque d’impassibilité. Sa vie lui semblait finit. Sans elle, plus rien n’avait d’importance. Il n’en oubliait pas les enfants mais soudain, face à la réalité de cette situation, la sensation que son cœur venait d’être vidée le terrassa. Kelly l’avait toujours comprit et la douleur s’intensifia encore et il résista encore à sa douleur durant quelques secondes alors que quelqu’un venait lui ôter Rose des bras. Il se laissa alors tomber sur son lit, la tête entre les mains, son chagrin le terrassant de nouveau. Il ne se relèverait pas. Il ne pourrait plus aller de l’avant. Quelque chose venait de se briser en lui et seule une personne pourrait peut être un jour réparé ce mal, mais elle était parti. Pour de bon et ne reviendrais jamais. Cette notion de « jamais », amplifia encore son désespoir et sa douleur.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:46

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Une main se glissant dans ses cheveux, il entendit à peine sa voix. Une part de lui voulait la rejoindre et l’autre lui disait que ses enfants avaient besoin de leur père. Des larmes lui brûlaient les paupières et le sanglot convulsif qui se formait dans sa gorge, il était incapable de le refouler. La tête dans les mains, il n’avait plus d’autre solution que de faire face à la situation. Deux jours plus tôt, il avait dû expliquer à Cameron et Chloe que leur maman était partie et qu’elle ne reviendrait jamais. Chloe, fidèle à elle-même, étaient venue se blottir dans ses bras, ne cachant pas sa tristesse tandis que Cameron avait posé son regard sur son père. Will avait comprit que Cameron ne l’accepterait pas. Il tenait trop de lui pour ça. Face à la tragédie, Cameron se révélait être un petit garçon très difficile. Il n’admettait pas la mort de Kelly. Au fond de lui, Will savait qu’il souffrait comme lui avait souffert à la mort de son père. Il était si proche de Kelly qu’il n’était pas étonné de cette réaction des plus brutales.

Il sentait toujours cette main dans ses cheveux mais cette fois ci, elle caressait lentement sa nuque. Une seule personne aurait osé pénétrer dans cette pièce sans son approbation. Il avait d’ailleurs déjà prit une décision concernant cette chambre. Il n’y reviendrait pas. Il ne pouvait pas. Il avait déjà entreprit d’ôter certaines de ses affaires pour les entreposer à l’étage. Cette chambre ne serait plus la sienne.

Son souffle court, mélangé à ses sanglots ne se tarissait pas. On dit souvent que les hommes ne doivent pas pleurer mais en sa présence, c’était bien le dernier détail auquel il songeait. Il l’entendait murmurer quelques mots à son oreille. Elle était toujours présente pour lui, même quand elle-même avait de plus sérieux problèmes. Il ne tenta pas de se reprendre, attendant simplement que ses larmes s’estompent mais c’était comme s’il s’agissait un puits de forage inépuisable. Il la sentit alors l’attirer dans ses bras et ils restèrent de longues minutes ainsi puis ses larmes cessèrent laissant place à l’épuisement accumulés des derniers jours où il n’avait cessé de se torturer l’esprit à attendre un coup de fil qui ne viendrait jamais.

Son souffle régulier l’avertit qu’il s’était endormit. Elle n’était pas étonnée. Will était généralement un roc en toute circonstance mais il suffisait qu’on lui enlève sa raison de vivre pour qu’il redevienne cet homme enfant si vulnérable. Se dégageant tout en douceur, ils n’avaient pas échangés un seul mot. Sa main vint caresser sa joue et elle déposa un baiser sur son front avant de quitter la chambre. Elle-même était dévastée par le drame mais elle avait toujours su mieux contrôler ses sentiments. En présence d’étranger, elle ne laissait rien paraître mais face à ses amis, tous savaient ce que ce drame provoquait chez elle et chez Will.

Quittant finalement la chambre après avoir vérifié que Rose dormait également, elle tira la porte derrière elle puis du faire face aux regards qui se posaient sur elle. Juddi fut la première à ouvrir la bouche mais aucun son ne sortit. Baissant la tête, elle s’approcha du petit groupe formé dans le salon.

- Une cérémonie va être organisée pour tous les disparus de l’accident… souffla Pete, également sous le choc.

- Il n’est pas en état de supporter une cérémonie. Je ne sais même pas s’il sortira un jour de la maison, soupira Joan en venant s’appuyer contre James.

- On devrait reporter la cérémonie funèbre, fit savoir James en passant un bras réconfortant dans le dos de sa femme. Le choc a été brutal pour tout le monde et la presse ne va rien arranger.

- Vous allez peut être me trouver insensible… mais si on reste les bras croisé, ça va encore plus attirer l’attention des médias. J’ai fait un communiqué où j’expliquais que la famille et les amis ne feraient aucun commentaire mais ça ne les empêchera pas de prendre des photos ou de poser des questions.

- A un moment ou à un autre, Kelly nous a tous sidérer et je sais que ça sera très difficile pour chacun d’entre vous… mais je peux me charger des formalités. Je connais le protocole à suivre-

- Tommy, Will n’est pas en état, répéta Joan. Il n’a pas dormit depuis que Rick est passé-

- Ma sœur… commença Rick. On n’a même pas de corps que vous parlez déjà de cérémonie funèbre ! S’emporta-t-il. Vous pensez aux enfants ? Vous ne croyez pas qu’ils en ont assez bavé-

- Dans de tels accidents, la plupart des corps ne sont jamais retrouvé, et ceux qu’ils le sont… ils ne sont pas identifiable. Rick, je suis bien placé pour savoir ce que tu ressens… mais tu ne crois pas que ta sœur a droit à un hommage ? Je crois qu’elle aurait aimé qu’on soit tous présent pour elle. Qu’on soit tous aux cotés de Will et des enfants… mais la décision vous appartient à toi et Will. Et je pense qu’il serait préférable que vous ayez un endroit pour vous recueillir… Les enfants auront également besoin de parler à leur mère un jour…

Tommy était resté d’un calme olympien. Ce calme était impressionnant, comme s’il ne ressentait rien vis-à-vis de la situation. La détresse et le désespoir de ses proches ne semblaient pas l’atteindre, mais ça n’était qu’un leurre. Sa formation d’agent était pour beaucoup là dedans. D’ailleurs, c’était le meilleur moyen pour garder la tête hors de l’eau. Un seul mot suffirait pour qu’il prenne les choses en mains. Il avait d’ailleurs organisé plusieurs funérailles par le passé et il en gardait des souvenirs amers. Et il tenait à ce que les choses soient bien faites pour Kelly. Il ne voulait aucun débordement et la cérémonie ne serait ouverte qu’aux proches et à la famille. Mais pour ça, il fallait convaincre Rick. Will n’était pas en état de prendre des décisions et pour l’instant son chagrin était tel que Tommy avait demandé un congé exceptionnel à son patron. Il avait besoin de retrouver sa famille, encore plus dans un moment comme celui-ci.

*.*.*.*.*.*.

Tous alignés au premier rang, des lunettes noires cachant en partie leurs visages, ils se trouvaient dans ce lieu sous une pluie battante. Les enfants assis près de lui de chaque coté, il tenait Rose tout contre lui. La lourdeur de l’atmosphère se faisait ressentir. Il n’avait pas adressé un seul regard aux personnes présentes. La cruelle vérité, il ne le concevait toujours pas. Encore en cet instant, il lui était impossible qu’elle l’ait quitté ainsi. Depuis la révélation, les nuits se faisait de plus en plus longues et les journées interminables. Il ne pouvait pas se concentrer sur le discours de l’homme de foi. Son esprit était ailleurs. Avec elle, une fois de plus. Le corps de Rose blottie contre le sien, il était conscient que cette enfant était un cadeau du ciel mais il voulait supplier ce Bon Dieu de lui rendre Kelly. Il ne parvenait pas à se défaire de ce désespoir qui l’habitait. Une seule chose comptait, elle. Il avait l’impression qu’elle était tout près de lui mais lorsqu’il la cherchait, elle disparaissait. Le cercueil descendait lentement dans la cavité et généralement, c’est l’instant où l’on doit dire adieu à la personne qu’on aime, mais il en était incapable. Lui dire adieu revenait à tourner la page sur leur histoire, chose dont il était incapable à cet instant. Il ne voulait pas tourner la page mais la retrouver. Les enfants près de lui, n’avaient pas bougé d’un pouce comme si, eux aussi réalisaient qu’ils ne la reverraient plus. Cameron s’était prostré dans un silence religieux alors que Chloe tentait toujours de s’occuper et de porter ce même regard inquiet sur son père, son frère et sa sœur. Ce regard et cette attitude, elle les tenait de son père. Elle n’était qu’une enfant et pourtant, elle était poussée par un sentiment qui ne lui était pas inconnu. L’assemblée se levant, elle vint passé un bras autour de la jambe de Will tandis que Cameron glissait sa main dans celle de son père. C’était le premier geste affectif de Cameron depuis qu’il leur avait expliqué que Kelly ne reviendrait plus à la maison. Tous les quatre, ils formaient dorénavant une famille ravagée par la perte de l’être qui leur était le plus cher. A cet instant, ils étaient plus uni qu’ils ne l’avaient jamais été mais la souffrance était telle que Will luttait pour ne pas craquer au milieu du cimetière. Il ne lui dirait pas adieu maintenant. Il ne pouvait pas, c’était bien au dessus de ses forces. Il vit des personnes défiler devant lui, lui présentant leurs condoléances et il aperçut Juddi et Joan s’éloigner avec les enfants. Il n’avait rien écouté de l’office religieux. Il avait vaguement entendu la musique dont Kelly avait raffolé. Ils en avaient même rit ensemble. Mais le moment n’était pas à l’euphorie. Sa veste était humide des trombes d’eau qu’il était tombé tout le temps de la cérémonie. Rose était protégée par sa veste et il la sentit bougé légèrement contre lui. Se retrouvant seul devant la sépulture, il remercia silencieusement ses proches. Il voulait juste être seul avec elle. Et ça, tous semblait l’avoir comprit. S’accroupissant sur un carré d’herbe, il prit une lente respiration alors qu’il sentait ses larmes monter et venir lui bruler les paupières. Il savait déjà que les sanglots ne tarderaient pas, ses lèvres se mettant déjà à trembler.

- Je ne peux pas Kelly… secoua-t-il la tête. Je ne pourrais pas aller de l’avant, tourner la page, te dire adieu. C’est tout bonnement impossible car ça sera accepter que tu es partie. J’en suis incapable. Je préfèrerais mourir que d’accepter ça… étouffa-t-il un sanglot alors que les larmes dévalaient à nouveau sur son visage. Tu es là, je le sais… tu ne peux pas nous avoir quitté ! Tant que ton corps ne sera pas dans ce cercueil, tu seras vivante pour moi…

- Papa… fit alors la voix fluette de sa fille qui avait échappé à la surveillance de Joan. Viens… maman voudrait pas que tu tombes malade, ajouta Chloe en posant un regard tendre et troublé sur son père.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:48

6 mois plus tard,

Assise sur le tapis du salon, des cubes dans une main, elle babillait et jouait toute seule comme l’habitude lui était venue ses derniers mois. S’approchant à quatre pattes de la table du salon, elle prit appui dessus pour se lever. Se maintenant à la table, elle tourna la tête sur le coté et articulant difficilement.

- Paaaaa… fit la voix fluette de Rose qui appelait son père à l’aide.

Ce dernier était dans la cuisine et surveillait sa fille, alors que Joan tentait de le convaincre. Il en vint à contourner le comptoir pour rejoindre Rose. La prenant dans ses bras, il fut troublé par le regard qu’elle portait sur lui. Depuis six mois, il tentait de refaire surface mais ça lui était impossible. Dès qu’il croisait le regard de Rose, il voyait Kelly. La douleur n’en était que plus vive. Il prit une lente inspiration pour se reprendre puis embrassa sa fille sur la joue avant de la déposer sur le canapé d’où elle en descendit très vite par ses propres moyens. Il se tourna alors vers Joan.

- Ecoute… je sais que tu veux bien faire, mais c’est non.

- Tu crois sincèrement que je vais accepter cette réponse ? répliqua-t-elle spontanément. Une soirée ça ne t’engage à rien. James garde les jumeaux ce soir. Accompagne moi, ça te fera du bien de prendre l’air-

- Mais qu’est ce que tu veux que je fasse là bas ?! J’ai toujours détesté les soirées mondaines-

- Will… ça peut plus durer tu m’entends ! Je ne te laisserais pas toucher le fond ! Alors tu vas t’habiller et s’il le faut je t’attacherais à moi ! Mais tu vas venir avec moi-

- J’aime ma vie. Pas de médias, juste mes proches et ma famille-

- Non, tu te lamentes Will ! Tu attends désespérément qu’elle revienne alors que ça n’arrivera jamais. Tu t’occupes à merveilles des enfants, je peux le voir… mais toi ! Qu’est ce que tu fais pour aller mieux ? Tu n’es plus que l’ombre de toi-même et si Juddi n’avait pas peur de te perdre, elle t’aurait déjà mit les points sur les i. Et moi, je n’ai rien à perdre ! Alors s’il te plait, pour ce soir… accepte de m’accompagner-

- Je ne ferais pas garder les enfants-

- Jamie sera ravit de jouer les baby sitter. Et tu lui fais confiance. Tu ne peux pas me dire le contraire-

- Il y aura pleins de journalistes à ta soirée-

- Oublies-les. Je sais qu’ils n’ont pas été tendres avec toi depuis… enfin… ces derniers mois-

- Pas été tendre ?! Explosa Will. Je ne peux pas faire un pas dehors sans qu’on nous prenne en photo sous toutes les coutures ! Ils veulent à tout prix des interviews des enfants et de moi. C’est invivable ! Tu sais le nombre de fois que j’ai entendu « Comment vous vous en sortez Will ? Est-ce que vous remontez la pente depuis la mort de… » Souffla-il, incapable de terminer la phrase.

- Tu resteras avec moi. Et je me chargerais des journalistes… ça n’est pas un piège. Pete m’a dit qu’il se débrouillerait pour s’y rendre également-

- Pourquoi t’y vas pas avec lui-

- Parce qu’on s’inquiète pour toi… et ne fais pas comme si tu ne le savais pas ! Persifla Joan en posant une main sur le bras de Will. Personne ne te juges, on veut juste que tu vois d’autres choses et que la vie continue… finit elle sur un ton plus doux.

- La vie continue… répéta-t-il. Mais sans elle, elle n’a aucune importance, souffla-t-il sincèrement en croisant le regard de sa meilleure amie, qui se sentit désarçonné par sa remarque.

Elle ne pouvait que le comprendre. Kelly lui manquait bien plus qu’elle ne l’avait présagé et puis, elle voyait grandir les enfants. Chloe qui veillait sur la petite famille du haut de ses six ans et Cameron qui accumulait les bêtises parce qu’il souffrait de l’absence de sa mère. Quand à Rose, elle n’avait jamais connu Kelly mais Will était plus que présent pour elle, bien qu’elle ait remarqué qu’il instaurait une distance avec elle de temps à autre. Elle expliquait ça simplement, Rose était le portrait de sa mère, ce qui était la raison de l’attitude parfois étrange de Will. Elle prit alors une inspiration puis embrassa son ami sur la joue puis fit de même avec Rose, avant de s’éloigner en direction de la porte.

- Je reviens à 19h, sois prêt quand j’arrive !

*.*.*.*.*.*.

Une coupe de champagne dans une main, son regard se posa sur le liquide qui pétillait dans sa flute. Comment avait il pu se laisser convaincre ? Il n’avait rien à faire ici ! Il entendait encore le crépitement des flashs bien que la salle soit interdites aux photographes. Il soupira puis releva la tête à la recherche de Joan parmi l’assemblée quand il la vit en pleine discussion. L’occasion ne produirait pas deux fois au cours de la soirée. S’il devait partir c’était maintenant. Il avala le reste de sa flute à champagne et la posa sur le rebord d’une table avant de prendre la direction de la sortie quand, jetant un dernier coup d’œil en direction de Joan, il percuta quelqu’un.

- Oh désolé Mademoiselle… fit il en s’écartant après s’être assuré qu’elle n’avait rien.

- J’aimerais bien être bousculé plus souvent, si c’est pour tomber sur quelqu’un d’aussi charmant que vous, répondit cette dernière.

- Excusez moi encore… marmonna Will avant de froncer les sourcils, posant son regard sur elle. Je dois partir-

- Je viens juste d’arriver, ça serait dommage que vous partiez déjà-

- On m’attend-

- Je m’appelle Beth Rheims… et vous êtes ? Insista-t-elle doucement.

- L’attraction des photographe-

- Will, je te cherchais partout, fit Joan en le rejoignant. Tu partais ? devina-t-elle avant de se tourner vers la jeune femme à coté d’elle. Bonsoir.

- J’ai rien à faire ici, répéta Will. Je rentre-

- Oh que non ! le retint Joan. Tu vas rester bien sagement ici, à moins que tu préfères cette meute de photographe te prenne sous toutes les coutures pour s’assurer que tu es toujours vivant !

- Joan-

- C’est passionnant dites moi ! Alors comme ça, vous vous appelez Will ? fit Beth avec un sourire de vainqueur sur le visage.

- Bonne déduction Sherlock ! Vous auriez du faire flic !

- Qu’est ce qui vous dit que je ne le suis pas ?

La fixant, il était à deux doigts de lui rétorquer que sa tenue, sa coiffure et son maintien prouvait qu’elle n’avait pas fait l’école de police mais que ça prouvait qu’elle avait une bonne éducation et qu’elle n’avait jamais du manquer d’argent. Plus il la regardait, plus des détails lui sautait aux yeux. Le maquillage raffiné, la robe de grand couturier et ses ongles impeccable apportaient de l’eau à son moulin.

- Si je vous le dis vous me laisserez partir, toutes les deux ?!

- Certainement pas ! répliqua Joan immédiatement alors que Beth affichait un petit sourire satisfait.

- Tu comprends pas que j’ai rien en commun avec ces personnes ? Je ne fais pas partit de ce monde-

- Ce monde était le tien-

- Non, il ne l’a jamais été-

- On ne va pas avoir cette énième conversation maintenant ! Tu dois vivre quoi qu’il se passe ! Elle n’aurait jamais accepté que tu baisses les bras ! S’énerva Joan en le dévisageant.

- Tu n’as aucune idée de ce que je ressens, alors tes leçons tu les gardes pour toi ! Lâcha-t-il en prenant la direction de la sortie, laissant alors Joan désemparée.

Traversant d’un pas vif le hall où était présent les journalistes en masses, quelqu’un le tira par le bras l’emmenant dans une pièce adjacente.

- Je ne sais pas qui vous êtes, hormis que vous vous appelez Will… mais on dirait que vous avez besoin d’aide. La sortie de secours et de ce coté montra-t-elle du menton. Après c’est vous qui voyez, si vous préféré affronter la meute qui vous attend-

- Merci… fit il doucement. Merci Beth.

Croisant un bref instant son regard, il se permit de la détailler un peu plus longuement, une chevelure blonde dont le lissage parfait retombait sur ses épaules. De taille plutôt honnête, elle se trouvait à sa hauteur avec ses talons hauts d’une bonne dizaine de centimètre. Plutôt jolie, il remarqua sa minceur. Il devait reconnaître qu’elle ne possédait pas beaucoup de forme mais son attitude quelque peu étrange avec lui, lui indiquait qu’elle devait être quelqu’un de bien. Il l’observa un peu plus intensément, croisant son regard noisette très clair, puis la vit prendre son stylo dans la poche de sa chemise avant de lui prendre la main et de lui noter son numéro de téléphone. Etonné, il la regarda de longue secondes tandis qu’elle lui adressait un sourire ravit.

- Enchantée de vous avoir rendu service Will… pensez à m’appeler, je crois que je serais disponible pour vous ! fit elle avant de s’éclipser des toilettes où ils s’étaient réfugier. Jusqu’à maintenant, il n’avait pas réalisé l’endroit où il se trouvait. Il resta plusieurs secondes à regarder sa main, puis à son tour quitta cette pièce en secouant la tête, suivant le couloir qui menait à la sortie de secours.

*.*.*.*.*.*.

Cette soirée remontait déjà à deux semaines. Aujourd’hui tout était bien différent. Will était toujours sur ses gardes et refusait de quitter la maison. Elle faisait pourtant tout son possible pour le divertir mais elle avait réalisé qu’il avait comprit son manège. Depuis deux jours, elle n’était pas passée le voir. Il pourrait croire que c’était parce qu’elle avait finalement abandonné mais la raison était toute autre. Joshua assise sur ses genoux, elle-même était assise dans un fauteuil, James à ses cotés, écoutant alors le médecin face à eux.

Tout s’était précipité de l’instant où dans la nuit elle avait entendu Josh pleurer. Il était si rare maintenant qu’ils soient éveillé la nuit. Au début, bien sur elle avait songé qu’il avait fait un cauchemar mais en se penchant sur le lit d’Ethan, elle avait immédiatement remarquer que quelque chose s’était produit. Instinctivement, elle le prit dans ses bras et puis réveilla James. Moins d’une demie heure plus tard, Ethan était passé au microscope pour trouver l’origine de son état. Et la vérité était loin d’être facile à entendre. Depuis deux jours, elle ne dormait plus, tentait de rassurer Josh qui, lui était en excellente santé. Et là dans le bureau du médecin qui lui avait annoncé cette atroce nouvelle, elle sentait James ailleurs. Comme si quelque chose s’était brisé en lui. Il parlait déjà si peu mais là, elle avait l’impression que son mari avait disparu et qu’un étranger avait prit sa place.

- Je n’ai pas de très bonne nouvelles, commença le médecin.

- Parce que ça peut être pire que les silences de ces deux derniers jours ?! lâcha Joan spontanément.

- Madame Callahan. Tous ses examens étaient nécessaires pour découvrir de quoi souffre Ethan-

- Vous n’êtes pas à notre place ! Vous ne savez rien de l’enfer que ça représente pour nous ! Si c’est pour m’annoncer que notre fils va mourir, vous pouvez vous en abstenir-

- Ethan est jeune, il a toutes les chances de s’en sortir-

- Ah c’est facile de dire ça ! Mais vous faites quoi pour l’aider ?!

- Joan, souffla James en posant sa main sur la sienne.

- Ethan souffre d’une leucémie… une leucémie aiguë lymphoïde-

- Une leucémie… marmonna James avant de se terrer dans un silence encore plus profond, fermant les yeux alors qu’une douleur venait le secouer de nouveau.

- Et avec ça, on est sensé être optimiste ?

- Les traitements ont de bons résultats sur les jeunes enfants. Elle a été décelée tôt-

- Alors parce que vous savez maintenant ce qu’il a, vous êtes sûr de sa guérison ? Excusez-moi, mais je n’en crois pas un mot ! Il s’agit d’un enfant, de notre enfant qui n’a pas encore deux ans ! Alors ne prétendez pas être capable de le guérir !

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:49

Elle avait passé la nuit à l’hôpital. Elle s’était relayé avec James et se réveillant dans son lit après quelques heures de repos, elle se redressa soudainement. Aucun bruit dans la maison. Connaissant ses enfants et son mari, c’était tout sauf normal. Instinctivement, elle passa d’abord par la chambre des jumeaux où elle vit Josh encore endormit, tenant son doudou contre lui. regardant sa montre, elle soupira, il n’était que sept heures. Elle tira la porte de la chambre de son fils puis se traina dans la cuisine où il n’y avait aucune trace de James. Où était il ? attrapant la couverture qui trainait sur le canapé, elle s’enveloppa dedans et son regard fut alors attiré par une enveloppe déposé sur la cheminée. Elle secoua la tête comme si elle savait déjà ce que contenait cette lettre. Il y avait bien sur eu des signes mais elle avait apparenté ça au choc. Décachetant l’enveloppe, son regard glissa sur l’écriture fine et régulière de son mari.

Joan,

Tu vas trouver ça lâche de ma part. Tu vas me haïr pour te faire endurer ça… mais c’est au dessus de mes forces. Je ne dis pas que toute seule tu t’en sortiras mieux mais voir mon fils dépérir est la dernière chose dont je suis capable.

Je sais que tu te battras mais voir notre fils dans une chambre isolé sans même pouvoir l’embrasser ou le prendre dans mes bras, me tue un peu plus chaque jour. Si je t’écris cette lettre c’est parce que je sais que je n’aurais pas la force de te dire tout ça à voix haute. Tu possède cet optimisme qui m’a toujours manqué. Je ne suis pas le père que j’aurais voulu être mais toi, tu es une mère exceptionnelle.

Je ne serais jamais bien loin mais je ne peux pas rester. J’ai déjà vécu une situation presque similaire mais je ne suis pas prêt à le revivre encore. Je viens d’être engagé pour intégrer une troupe de danseurs. Je pars en tournée pour plusieurs mois. Tu dois déjà te demander ce que je fais de notre famille et de notre mariage. Tu n’es en rien responsable et tout ça n’a rien à voir avec mes sentiments pour toi. Je t’aime Joan et je t’aimerais toute ma vie.
Je continuerais de m’assurer que toi et les enfants ne manquerez de rien.

Je ne serais peut être pas présent physiquement mais ça ne change rien à l’amour que je vous porte à tous les trois. Je sais que tu ne pourras pas tout comprendre et je m’en excuse mais c’est pour ton bien. Je ne veux pas te rendre encore plus malheureuse par ma présence.

Je suis désolé.
Je t’aime.
Prends bien soin de vous trois.
Je te donnerais des nouvelles,

Jamie


Cette main qui ressortait de dessous la couverture, tremblait énormément. Des larmes avait instantanément fait leur apparition dès les premiers mots de James. Pourquoi n’avait elle rien vu venir ? Un sanglot naissant dans sa gorge, elle se laissa tomber sur le tapis du salon quand elle entendit une petite voix se rapprocher.

- Maman… pourquoi tu pleures ? fit la voix de son petit garçon, qui la regardait avec ce regard qui lui rappelait tant James. Fermant les yeux, elle l’attira dans ses bras, le serrant contre elle, cherchant du réconfort de la seule personne présente dans la maison. Ses larmes se mirent alors à déferler sur son visage avec abondance, incapable de les arrêter car en plus d’être en train de perdre son fils, son mari s’éloignait pour une raison étrange. A cet instant, elle se sentait encore plus seule qu’elle ne l’avait jamais été.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:00

Chapitre 36 : I gave you my sky before I found my ground


1 an et demi plus tard,

Deux ans. Deux ans qu’elle n’était plus près de lui. Telle était la pensée qui le traversait à cet instant. Depuis deux ans, il n’avait rien oublié. Ni la douleur, ni l’attente, ni l’angoisse et encore moins chaque petit détails qui la caractérisait. Chaque nuit, il se réveillait en sursaut avec l’impression que son parfum flottait dans l’air. Le réveil était d’autant plus brutal que la seule personne présente dans le lit était Beth, sa femme depuis déjà six mois. Il avait beau s’interroger sur la raison qui l’avait poussé à se marier avec elle, mais la réponse n’était pas claire.
L’horloge du home cinéma indiquait trois heures du matin passé. Une fois de plus, il était debout à chercher des réponses à ses questions qui le torturaient. A cette douleur indéfinissable qui l’empêchait de trouver le sommeil et le repos. Debout devant la fenêtre, son regard balayait le devant de la maison où des champs s’étalaient à perte de vue un peu plus loin. Sa vie lui plaisait elle ? Était-il heureux ? Et ses enfants l’étaient ils ? La sourde douleur de l’absence de Kelly revint le frapper de plein fouet. En quittant la chambre, il avait enfilé un tee shirt et un jean. Il avait ressentit à nouveau ce besoin d’être seul mais à cet instant, il ne se sentait pas mieux. Il soupira puis se retourna vivement en sentant une main dans son dos. Le temps d’une seconde, il avait espérer croiser le regard de Kelly mais tout ce qu’il vit, fut l’incompréhension dans le regard de Beth qui semblait à moitié endormit.

- Qu’est ce que tu fais debout ? Chuchota-t-elle. Il est trois heures du matin. Viens te recoucher…

- J’n’arrivais pas à dormir… se contenta-t-il de répondre machinalement, ne dévoilant pas la réelle raison de ses insomnies. Vas-y, je te rejoins…

- Sur ?

- Je vais m’assurer que les enfants dorment et j’arrive…

Hochant légèrement la tête, il l’observa monter les escaliers puis il posa son regard sur la porte de la pièce qui avait été sa chambre avec Kelly. Du jour où il avait ôté le lit de Rose, il n’y avait plus jamais remit les pieds. La pièce était même fermée à double tour depuis. Il savait néanmoins que Beth se posait de nombreuses questions au sujet de cette pièce. Cependant, il ne comptait pas aborder le sujet de Kelly avec elle. C’était au-delà de ses forces. Un soupir, une pensée, un souvenir et il se mit à gravir les marches une à une jusqu’à l’étage. La première porte sur la droite, il la poussa très légèrement puis s’avança dans la chambre. Le corps allongé de sa fille dans ce lit recouvert de la couette des Bisounours, le fit sourire. Les boucles blondes de sa fille venaient cacher en partie le visage du petit ange aux yeux bleus. La ressemblance avec Kelly n’en était que plus frappante et chaque regard de Rose lui rappelait la douleur de l’absence de Kelly. D’un geste délicat, il dégagea les cheveux de sa fille puis vint déposer un baiser sur sa tempe tout en lui murmurant un « je t’aime ». Mais à qui s’adressait-il à Kelly ou à Rose ?

Il ressortit a lors très vite de cette chambre dans le cas où Rose se réveillerait, car il savait qu’avec elle, il n’était à l’abri de rien. Car elle ressemblait physiquement à Kelly mais son caractère n’en était pas moins différent. Tirant la porte derrière lui, il s’engouffra dans la seconde chambre ou la couette de Spiderman était à moitié parterre, un oreiller avait déjà été éjecté sur le sol et la chambre, était sans dessus dessous. Individuellement ses enfants étaient des opposés et une fois de plus, il en avait la preuve flagrante devant ses yeux. Sans bruit, il vint recouvrir son fils, endormit, de sa couette puis vint déposer l’oreiller au pied de son lit. Cameron était celui qui avait le plus mal accepté la situation. La disparition de Kelly puis l’arrivée soudaine de Beth dans leurs vies. Will avait toujours songé qu’avec le temps, il accepterait mais Cameron était têtu et par moment, il y avait cette étincelle de fureur dans son regard, qui lui rappelait les occasions où Kelly avait déversé toute sa colère sur lui. Passant une main dans ses cheveux, il souffla tout bas pour lui seul. « Maman sera toujours avec nous » Bien sur, son fils ne l’entendrait pas mais Will ne pouvait pas affirmer avoir fait son deuil. Tout était encore très douloureux. Il comprenait juste que son fils n’était pas prêt à accepter la mort de sa mère.

Il ne s’éternisa pas dans sa chambre et ce fut en poussant la porte de la troisième chambre. Celle de son ainée. Chloe. S’il était proche par bien des manières de ses deux autres enfants, son lien avec Chloe était certainement le plus intense. C’était son premier enfant, la première qu’il avait tenue dans ses bras. Ainsi, en la voyant assise sur le rebord de la fenêtre, aucun des deux ne fut surprit. Du haut de ses huit ans et demi, il eut la sensation de voir Juddi face à lui. La même Juddi dévasté par la mort de son père. La différence n’était que légère car Chloe cachait cette douleur mais lui, ne la connaissait que trop. S’approchant de sa fille, il vint s’asseoir en face d’elle.

- Tu as école demain.

- Je sais… répondit la petite fille d’une voix faible.

- Chloe-

- ça fait deux ans papa… parvint à murmurer Chloe d’une voix pleine de larmes.

Observant sa fille, un silence s’installa et il se leva. Chloe était certainement la petite la plus mature qu’il connaisse du haut de ses huit ans et demi. Se rapprochant, il la prit dans ses bras alors que les sanglots de sa fille l’envahissaient.

- Je sais… maman est quelque part à veiller sur nous. Je ne l’ai pas oublié chérie… ta maman sera toujours la femme de ma vie…

- Alors pourquoi papa ? pourquoi tu t’es marié avec Beth ? demanda Chloe à travers ses larmes. On était bien juste tous les quatre…

*.*.*.*.*.*.

Allongé en travers du lit, sa tête reposait sur l’abdomen de l’homme qui partageait son lit depuis déjà près d’un an. Enfin, c’était une façon de voir les choses car la vérité n’était pas très avouable. Elle avait dissimulé en grande partie son corps sous la couette d’un geste pudique. Elle sentait sa main dans ses cheveux et se laissait bercer par le silence ambiant et leurs respirations revenir à la normale, après le rodéo qu’il venait de pratiquer au cœur de la chambre.

- Alex est à coté ? fit doucement la voix d’Owen, en réalisant qu’ils n’avaient pas été du genre silencieux pendant leurs ébats.

- Non, il a préféré passer la nuit chez un copain… quand je lui ais dit que tu passerais.

- On se demande pourquoi, rit légèrement Owen. Je crois que je fais fuir ton fils-

- Alex t’adore… souffla-t-elle en prenant la main gauche d’Owen, caressant doucement ses doigts. Je sais qu’il est assez sauvage et distant par moment. Mais je sais que tu es important pour lui.

- Première nouvelle. T’en a d’autre comme ça ?

- C’est possible… marmonna-t-elle en fermant les yeux.

- Judd’ ?

- J’ai pas dit que j’en avais. Arrête de paniquer… je dis juste que ça pourrait arriver.

- Ouais…

- Tu reste cette nuit ? Souffla Juddi en tournant la tête vers son amant, croisant son regard pour la première fois depuis plusieurs minutes.

- Tu sais que j’aimerais…

- Mais ta femme, bien sur…

- Comprend moi-

- Que je comprenne ? Je ne peux pas. Je ne me suis pas marié à un homme pour qui j’avais juste de l’affection !

- notre soirée n’a pas à se terminer en dispute-

- Je voudrais comprendre Owen. Pourquoi tu tiens tant à ce mariage ? Je croyais que nous deux… je me fais peut être trop d’espoir… finit elle en se détachant de lui, entrainant alors le drap avec elle, avant d’aller s’enfermer dans la salle de bain.

- Juddi, mon cœur… réagit Owen en la suivant jusque sur le pas de la porte.

Actionnant la poignée, il prit néanmoins le temps de soupirer. Il pénétra alors dans la salle de bain où il la vit tourner les pommeaux de la douche, tout en maintenant le drap contre son corps.

- Je croyais que cette situation te convenait-

- ça t’arrive de réfléchir un temps soit peu ?! Comment tu crois que j’arrive à me faire à l’idée que l’homme que j’aime est marié à une autre et qu’il passe ses nuits avec elle ! Je n’ai droit qu’aux miettes, qu’à des instants volés avec toi ! Si tu crois que ça me suffit, c’est que tu n’as rien comprit !

- Je ne peux pas divorcer uniquement-

- Uniquement parce que tu as une liaison avec moi ?! Bon sang Owen ! Ça veut dire quoi ?! Que je ne suis qu’un moyen de satisfaire tes besoins sexuels ?! Si c’est le cas, tu peux quitter ma vie sur le champ !

- Billie a tout lâché pour moi ! Soupira-t-il. Je ne peux pas divorcer et la laisser en plan. Mais je ne supporterais pas de te perdre encore Juddi. Donne-moi du temps-

- ça fait six mois que tu me demandes du temps ! En six mois, t’as pas eu le cran de lui dire. Alors quand est ce que tu le feras ? Alex est grand et il passe beaucoup de temps avec Joan et Will. Je crois que je vais accepter de repartir en reportage. Ça t’aidera surement à te décider… ou à tourner la page sur nous-

- Ne fais pas ça… Je te jure que je lui parlerais-

- Comment veux tu que je te crois aujourd’hui ? Ça fait des mois que tu me tiens ce discours ! Tu penses que je te menace pour que tu te décides ? Ce n’est pas ça Owen. J’ai besoin de quelqu’un dans ma vie qui m’aime et qui soit là ! On passe notre temps à s’éviter lors de réunions publiques. J’en ai marre ! Je veux pouvoir te prendre la main dans la rue, t’embrasser en public… vivre caché, c’est tout sauf une vie ! lui reprocha-t-elle en entrant dans la cabine de douche, laissant les filets d’eau couler sur son corps. S’apprêtant à refermer la cabine la main d’Owen l’en empêcha. Pénétrant dans l’espace confiné, il la plaqua contre la paroi d’un geste quelque peu brutal.

- Je ne renoncerais pas Juddi. Si tu veux vraiment partir vas-y. Mais je te suivrais… partout où tu iras… souffla-t-il avant d’écraser ses lèvres sur les siennes, ses mains reprenant lentement leurs place sur le corps de la jeune femme, encore étonné par la spontanéité de son amant.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:06

Appuyé négligemment contre le comptoir, son regard était posé à quelques mètres, sur la tête brune en train d’avaler son petit déjeuner à la vitesse de la lumière comme d’habitude. Il n’y avait pas trois ans, elle n’aurait pas imaginé qu’elle se retrouverait mère célibataire de deux petits garçons, dont l’un hospitalisé pour maladie et l’autre plein de vie qui se dépensait à l’école. Et surtout elle n’avait pas imaginé qu’elle devrait affronter la situation sans James. Penser à lui, lui déchirait le cœur. Elle ne parvenait pas à lui en vouloir. Elle comprenait maintenant la raison de sa fuite. Cependant, Joan affrontait ce quotidien des plus déchirants et difficile tandis qu’elle n’avait plus de nouvelle de James depuis déjà un an. Lorsqu’elle s’était retrouvé seule à devoir affronter cette situation, elle avait gardé ça pour elle durant plusieurs semaines. Puis elle avait craqué. Le premier à l’apprendre fut Will mais affublé de sa propre douleur, il n’avait pas trouvé les mots pour réconforter son amie. C’est alors que Juddi eut connaissance de la situation. Depuis, sa meilleure amie passait prendre des nouvelles ou l’appelait chaque jour afin de s’assurer que Joan ne sombrait pas seule et surtout que quelqu’un tentait de lui faire penser à autre chose. Cependant, les factures s’accumulait et bien que son livre se vende modérément bien, elle devait trouver une solution pour faire vivre sa famille. Le coût de l’hospitalisation d’Ethan n’était pas gratuit. Elle passa alors un coup de fil qui lui coûta énormément pour son amour propre. La situation fut réglé dans l’heure qui avait suivit. Elle avait vu alors deux hommes arriver moins de deux jours plus tard. Si au départ, elle avait ressentit un malaise, elle fut rassurée sur le choix d’avoir appelé le père de James, Jonathan Callahan. La seconde personne, elle l’avait rencontré à quelques reprises lors de son séjour en Australie avec son mari, déjà enceinte des jumeaux. Matthew Connors. Au fil des mois, elle s’était rapprochée des deux hommes qui étaient ceux qui connaissaient le mieux son mari, dont elle n’avait plus de nouvelles. Encore aujourd’hui, Matt allait venir chercher Josh pour l’emmener à l’école tandis qu’elle filerait à l’hôpital. Jonathan avait prit en charge tous les soins médicaux d’Ethan et il avait fait venir les meilleurs spécialistes pour se charger de son dossier.

Son regard toujours posé sur Josh qui terminait de boire son bol de lait, elle déglutit difficilement. Ses deux garçons bien que l’un soit malade, ressemblait de plus en plus à leur père. Matthew avait beau être des plus présent pour l’aider à garder espoir, il était également celui qui le poussait à aller de l’avant. Cependant, elle en était incapable en sachant Ethan entre la vie et la mort. L’absence de James dans sa vie faisait de ses nuits un enfer. Car elle savait que leur mariage pouvait résister à cette crise. Même en étant absent, elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui à longueur de temps et à chercher sa présence dans chaque lieu public. C’était devenu plus fort qu’elle. Ainsi, elle se surprit à sursauter en entendant la sonnerie de l’entrer. S’approchant de son fils, elle vint lui essuyer la bouche ou des moustaches de lait persistait. Ce dernier descendit de table et courut jusqu’à la porte avant de l’ouvrir avec un sourire plaqué au visage.

- Oncle Maaaaaaaatt !! fit le petit garçon qui se retrouva immédiatement dans les bras de l’adulte.

- Hey Superman ! Tu m’as l’air en pleine forme dis moi !

- Ouiiiiiiiiiiiiiiiiii !! Rit Josh en embrassant son oncle sur la joue tandis que Matt refermait la porte derrière lui.

Josh dans ses bras, il fit alors quelques pas avant de déboucher dans la pièce centrale de la maison. Il aperçut alors Joan, les épaules voutés, penchée dans le frigo en train de sortir le déjeuné de son fils. Elle aperçut alors son ami en refermant la porte, ne lui adressant qu’un léger signe de tête en guise de bonjour. Il l’observa alors quelques secondes supplémentaires, durant lesquelles elle déposa le déjeuner de Josh dans son petit sac à dos. Le refermant elle le posa sur le comptoir et sentit la présence de Matt bien plus proche soudainement. Elle entendit alors Josh dans le salon qui avait allumé la télévision. Son regard dériva sur son fils qui avait trouvé la chaine des clips et qui dansait à sa façon sur la musique. Un petit rictus apparut sur les traits de Joan.

- Il est exactement comme James. Il ne tient pas en place plus de cinq minutes… marmonna Joan dans un soupir.

- Tu as des nouvelles ? demanda son ami, passant alors instinctivement son bras autour de ses épaules, un geste qui lui était devenue récurrent depuis ses derniers mois.

- Non… Je ne sais même pas s’il est vivant… échappa-t-elle en tentant de contrôler la déchirure qui l’envahissait rien qu’en pensant que peut être James était mort.

- Il est vivant, tu m’entends. James… on serait déjà au courant si quelque chose lui était arrivé-

- J’aimerais qu’il soit là… soupira-t-elle en fermant les yeux avant de venir se réfugier dans les bras de Matt.

Depuis son arrivée à New York, Matt passait beaucoup de temps avec elle. Il lui parlait souvent de James, de leur enfance et tentait de la rassurer. Il avait noué une relation de confiance avec elle. En aucun cas, il n’était sur d’apporter ce réconfort à la jeune femme mais elle ne le repoussait pas. Quand à Juddi, elle lui parlait de tout le monde, lui racontait ses déboires aux cours de certains articles ou sur ses communiqués quand à l’absence d’interview de la part de Will. C’était sa meilleure amie et parfois, bien que très rarement, elles abordaient le sujet de Kelly. Ça n’était pas un sujet tabou mais la douleur de Joan était telle qu’elle ne parvenait pas faire sortir cette souffrance. Elle avait été si proche de Kelly qu’elle ne parvenait toujours pas à se faire à sa disparition. Ainsi, Juddi était la seule qui tentait de l’aider à alléger cette souffrance, d’autant plus qu’entre la disparition de Kelly et la fuite de James, seuls quelques mois s’étaient écoulés.
La tête calée dans le cou de Matt, elle tenta de se reprendre mais la voix de Matt l’en empêcha.

- Il reviendra. Jamie n’a pas prit cette décision de gaieté de cœur… je suis sur qu’il reviendra vers vous-

- ça fait un an et demi, Matt.

- Je ne te dis pas de le pardonner… mais j’ai une vague idée de ce qui le tourmente-

- Son frère…

- Il faisait tout avec Luka… je ne peux pas te dire ce qu’il a ressentit mais ça a été une vraie déchirure pour lui. Jamie et Luke… c’était vraiment deux garçons identiques, ils avaient exactement les mêmes goûts, l’un terminait les phrase de l’autre. Ils ne se séparaient jamais… Jamie a très mal prit sa maladie-

- Son père m’a dit que Luka avait succombé à un cancer du sang-

- Oui… mais ce qu’il a du omettre de te dire, c’est qu’à compter de ce jour la mère de Jamie s’est mise à devenir sans cœur avec lui. Elle le rendait coupable de la mort de son frère. Elle était exécrable. Elle le punissait sans aucune raison, ou plutôt parce que lui était vivant. C’est entre autre la raison de leurs conflits.

- Pourquoi, il ne m’en a jamais parlé-

- Tu sais comment il est…Jamie ne s’ouvre pas facilement et puis je crois qu’il voulait laisser cette histoire très loin derrière lui. Tu n’y es pour rien Joan… je t’assure qu’il reviendra. Reste confiante…

- Merci Matt… souffla-t-elle en se détachant de lui, se sentant légèrement mieux. Je crois que c’est l’heure d’emmener Josh-

- Tu as raison… murmura-t-il avant de laisser passer un silence. Je te dépose à l’hôpital ?

- Si ça ne te dérange pas. Je sais que tu es très occupé-

- J’aurais toujours du temps pour toi, lui fit-il avec un malicieux clin d’œil.

- Je suis mariée, lui fit-elle avec un triste sourire.

- Mince alors ! Lui ouvrit-il la porte après avoir fait passer Josh qui sautillait d’impatience. Sans un mot, ce dernier alla s’installer dans le long véhicule à portes fumées.

- C’est quand, que je pourrais voir Ethan maman ? demanda alors son fils après un silence, s’approchant de sa mère. Et papa aussi ?

*.*.*.*.*.*.

Allongée près de lui, elle l’observait. Six mois plus tôt, elle lui avait révélé ce qu’elle avait sur le cœur. Elle avait passé une seule nuit avec lui et depuis, leur relation n’en était que très différente mais pourtant pas moins importante. Toutes les nuits, elle se retrouvait au creux de ses bras et ils partageaient de nombreux moments ensemble tels que deux amis très proches. Beaucoup de personne avait des a priori sur elle. Et cet homme avait été le seul à l’écouter et à accepter de l’aider. Mais derrière cette amitié, elle lui cachait volontairement les sentiments qu’elle éprouvait à son égard. Il avait une idée bien précise de la femme qu’elle était. Ainsi en lui révélant ses sentiments, elle craignait de perdre son amitié et qu’il ne la voit plus de la même façon. Cette idée l’attristait mais elle était consciente qu’il n’était pas près à vivre quelque chose de sérieux avec elle, d’autant plus qu’il était un homme convoité à New York. A quelques centimètres de lui, elle grava dans son esprit chaque particularité de cet homme qui la rendait si forte et vulnérable à la fois. Son avion partait pour l’Europe dans moins de trois heures et elle serait ainsi obligé de rester loin de lui, des jours durant. Sans même ajouter un mot, elle l’entendit émettre un léger soupir puis se tourner vers elle s’appuyant sur son coude.

- Déjà dans tes pensées… souffla-t-il, en lui adressant un regard attendrit.

- Mon avion part en fin de matinée.

- C’est vrai. J’avais oublié ton défilé à Rome. Tu pars combien de temps ?

- Un semaine, murmura la jeune blonde qui était parvenu à trouver du travail grâce à lui.

- Une semaine sans te serrer dans mes bras…

- Une semaine durant laquelle, tu pourras m’oublier et jouer avec d’autres mannequins-

- Tracy, lâcha-t-il dans un soupir. Je ne suis pas-

- Je sais… mais les femmes te remarquent et osent tout quand il s’agit de toi. Tu représentes un bon parti. Crois-moi, je sais de quoi je parle-

- Dois je croire que tu as changé d’avis concernant notre… relation ?

- Certainement pas. Tu ne m’auras pas Andy. Je ne serais pas l’une de tes conquêtes.

- Pourquoi on vit ensemble alors ?

- Parce que je ne suis qu’à New York que quelques mois par an et que tu as assez d’hospitalité pour m’offrir un toit au lieu que je débourse des milliers de dollars pour un appartement que je n’habiterais pas.

- Exact… mais je devrais avoir droit à un extra en t’ayant à la maison-

- Andrew Dashwan ! Cette question a été abordée des centaines de fois ! Et non, je ne te satisferais pas ta soif sexuelle. Tu connais la condition suprême pour ça…

- Un jour, ma mort pèsera sur ta conscience rit il doucement en déposant un baiser sur sa joue.

- Mais oui, c’est ça ! fit elle en se levant et quittant la chambre aux draps défaits. Je vais préparer le petit déj’…

La maison était un vrai duplex situé au cœur de New York comme il en existait des centaines mais celui là respirait le luxe. Cependant l’agencement était très simple et l’impression de vivre dans un bâtiment couteux ne sautait pas forcément aux yeux. Mettant la cafetière en route, elle sortit des pancakes du frigo. Refermant le battant, en sortant les pancakes, elle le vit en boxer et tee shirt devant plus, encore plus séduisant que d’ordinaire dans son costume. Elle prit un soin particulier à éviter son regard à cet instant. S’apprêtant à allumer le gaz, il lui ôta l’allume gaz des mains, la forçant à le regarder.

- Andy… commença-t-elle.

- J’aimerais qu’on redéfinisse les règles de notre relation et cohabitation, Miss Johnson ! fit-il avec un sourire conquit sur le visage. A cet instant, elle sut. Elle était définitivement perdue, s’il continuerait à lui sourire.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:07

Washington Square situé dans le quartier de Greenwich, il y passait chaque jour pendant une poignée de minutes. Il n’y restait jamais bien longtemps mais suffisamment pour observer les personnes présentent et une particulièrement. Depuis qu’il avait fait sa rencontre, il avait apprit une foule de détails la concernant, surtout grâce aux remarques de Pete songea-t-il. Il savait que rien n’était possible et pourtant il ne pouvait pas s’empêcher de se trouver dans ce lieu tous les jours à la recherche de cette personne. La main sur son portable glissé dans le fond de sa poche, il devait partir pour la Russie dans deux jours et il serait alors priver de cet instant avec elle. Il ne pouvait pas s’afficher en public et une part de lui détestait ce qu’il faisait mais il n’arrivait pas à aller à l’encontre de ses sentiments. Rester à distance d’elle lui était à la fois inconcevable et terriblement douloureux. Debout à coté d’un banc, son regard était porté sur elle quand une voix vint presque le faire sursauter.

- Alors la raison de tes virées au Washington Square a un nom on dirait-

- Fiche moi le camp Kendall, lâcha-t-il en lui adressant un de ses regards noirs.

- Mais tu sais qu’elle est mariée-

- C’est vrai que t’en connais un rayon sur le mariage ! Mais rappelle moi un détail… on est bien divorcé non ?! Alors qu’est ce que tu fais encore ici ? Ne t’ais je pas demandé de sortir de ma vie ?

- Tu ne me pardonneras jamais-

- ça ne risque pas. J’aimerais être seul…

- Très bien… mais Michael tenait à ce que tu ais les gadgets de la mission aujourd’hui, fit elle en lui tendant une petite boite, qu’il prit et fourra dans la poche de son pantalon après s’être assuré de son contenu.

- Merci… on se voit à Moscou ! Termina-t-il cette conversation avant de poser à nouveau ce regard sur la jeune femme qui peignait tous les jours sur cette place.

Une poignée de minutes plus tard, il avait disparu de la place et rentrait chez lui en métro. La voir n’avait pas le même effet que s’il la tenait dans ses bras mais elle lui apportait cet apaisement qui lui avait manqué dans sa relation toujours très tumultueuse avec Kendall. Cependant le fait qu’elle soit mariée, était le détail qui le convainquait qu’ils ne seraient jamais vraiment ensemble. Il termina le chemin jusqu’à son appartement à pied. Ce dernier possédait trois sorties d’urgences, détail qu’il lui avait semblé très important aux vues de son métier. Comme la plupart des appartements d’agents, il possédait de multiples cachettes pour des armes en cas d’attaques inattendues. Il poussa la porte de son appartement et le silence qui y régnait lui apporta, cet apaisement qu’il recherchait souvent. Sa vie n’était pas simple mais il parvenait néanmoins à concilier sa vie privée et professionnelle. Mais souvent ces derniers temps il pensait à Will, au mariage de ce dernier et à la disparition de Kelly. Il voyait régulièrement les enfants et il se demandait comment il pouvait vivre avec le portrait de Kelly qui n’avait pas encore trois ans. Il soupira puis se rendit dans la cuisine, se servant un café quand il songea à ce que serait sa vie sans elle. Si elle quittait sa vie aujourd’hui. Il déglutit difficilement et repoussa la douleur qui lui oppressait le cœur. Ce fut alors le bruit de la clenche de la porte qui le sortit de ses pensées. L’instant suivant, il croisa ce regard si intense qui avait le pouvoir de le libéré de cette vie compliqué qui était la sienne. Instantanément, un sourire vint naitre sur ses traits alors qu’il comblait l’espace entre eux.

- Tu ne m’avais pas dit que tu éviterais les lieux publics ?

- J’ai essayé ! Se défendit-il alors que ses mains se frayaient déjà un chemin sous le top de la jeune femme qui soupira d’aise, au contact des mains de Tommy. Et puis je pars dans quelques jours…

- Alors tu es tout pardonné mon cœur ! fit-elle en le réduisant au silence s’accrochant à lui comme à sa bouée de sauvetage, l’embrassant furieusement.

La soulevant légèrement, il la sentit nouer ses jambes autour de ses hanches alors qu’il l’adossait au mur porteur de la cuisine. Ses lèvres soudées aux siennes, ce désir que lui inspirait Billie allait le rendre complètement dingue. Se détachant pour reprendre son souffle, il vint faire courir sa main sur son visage. Il reprit alors tout bas.

- On ne devrait pas…

- Tu veux que je m’en aille ? Souffla-t-elle en déposant une série de baiser sur son visage.

- Non, non… surtout pas ! fit il en l’embrassant de plus belle.

Il détestait cette situation. Ils trompaient tous les deux Owen et il semblait être le seul que ça dérangeait. Toutefois, il repoussa cette idée au fond de son esprit et l’embrassa de plus belle avant que ses mains prenne un chemin plus intime.

*.*.*.*.*.*.

Un regard glissé de temps à autre en direction des enfants qui prenait leur petit déjeuné, la journée s’annonçait très lourde émotionnellement. Il savait combien s’était dur pour eux de ne pas y penser. Il avait été à leur place et plus particulièrement à celle de Chloe. Cette dernière lui lançait de nombreux regards tout en mangeant ses céréales. Se retournant près du plan de travail pour se servir à café, il vit à peine sa femme qui était tout près de lui. Ses pensées étaient obnubilées par une autre personne et il n’arrivait pas à se la sortir de la tête. Joan et Juddi avaient été les premières à le pousser à sortir et à rencontrer des gens mais il n’arrivait pas à se dire qu’il était heureux. Ses enfants ne l’étaient pas et peut être ne le seraient-ils jamais, songea-t-il en observant la mine de son fils qui n’avait pas touché à son petit déjeuné. Il sentit alors la main de Beth lui prendre sa tasse des mains. Il tourna une brève seconde la tête dans sa direction. Sa femme, Beth. Il ne s’y faisait toujours pas et pourtant l’alliance qu’il portait à la main gauche était bien la preuve de leur union.

- Je sais qu’entre eux et moi, ce n’est pas l’amour fou mais… ils sont bizarres ce matin-

- Beth… commença Will. Laisse les tranquille, murmura-t-il d’une voie lasse.

- Si tu m’expliquais-

- C’est juste… un mauvais moment à passer.

- Un mauvais moment à passer ? Tu as toujours de bonnes excuses-

- Il s’agit de mes enfants ! reprit-il en la fixant soudainement. Quand on a commencé à se fréquenter, je t’avais prévenue qu’il y aurait des choses dont je refuserais de parler avec toi-

- William, on est marié, on ne devrait avoir aucun secret-

- Papa ! On va être en retard si… commença Chloe avant de s’apercevoir qu’elle les interrompait. Je vais chercher Rose, se retourna-t-elle avant de faire un signe à son frère pour qu’il la suive, mais ce dernier ne bougea pas d’un centimètre, elle le tira alors par le bras.

- Aïïïïïïïïïe !! Chloe tu me fais mal ! Lâche-moi ! S’énerva son petit frère qui se leva finalement de sa chaise avant de jeter un regard noir à sa sœur puis au deux adultes qui le regardait depuis la cuisine.

- Je dois y aller-

- William-

- Plus tard Beth. C’est pas le moment, finit il cette conversation avant de retrouver ses enfants près de l’entrée, Chloe aidant Rose à mettre sa veste. Il esquissa un léger sourire à son ainée et souleva Rose dans ses bras avant d’ouvrir la porte d’entrée.

*.*.*.*.*.*.

Il n’était pas du genre à visiter les cimetières mais en ce jour, il en avait besoin. Pour lui, pour ses enfants et parce que même s’il était marié à une autre femme, Kelly resterait celle qui avait conquit son cœur en un seul regard. Il lui avait fallut une seconde pour tomber sous le charme et des semaines de tortures pour se rendre à l’évidence qu’il l’avait perdu. Cette constatation était amère et la douleur ne se dissipait pas même avec les années. Marchant à la même cadence que ses enfants, l’atmosphère de plomb vint s’abattre sur ses épaules et sa douleur s’accrut à chaque pas qui le rapprochait de la stèle funéraire de Kelly. Il ne voulait pas décevoir ses enfants et surtout il ne souhaitait pas qu’ils pensent qu’il avait oublié Kelly. Elle était l’amour de sa vie et il ne s’en remettrait jamais. Sa relation avec Beth n’était en rien comparable car les sentiments qu’il nourrissait pour elle, n’aurait jamais la puissance de ceux qu’il éprouvait pour la jeune femme disparue. Devant la tombe de l’artiste disparue, il ne fut pas étonné d’y voir Rick accompagné de Lucy. Cette dernière lui adressa un triste sourire et Rose fut la première à courir en direction de son oncle. Se rapprochant Will lui serra brièvement la main et ils restèrent tous les six de longues minutes devant la pierre tombale sans échanger un seul mot, jusqu’à ce qu’il voit sa petite fille de deux ans et demi venir embrasser la pierre de marbre et ajouta d’une voix enfantine « Je t’aime maman ». Malgré les deux années, Will dut faire un effort suprême pour retenir cette souffrance qui l’envahit à l’instant. Il sentit la main de Chloe se resserrer dans la sienne et le regard de Rick posé sur lui. Il prit de lentes respirations pour refouler ce flot de larmes et de sensations qui le tenaillait depuis trop longtemps. Il entendit à peine Lucy s’éloigner avec les enfants et ce fut Rick qui rompit le silence après quelques minutes. Leur relation avait toujours été ambiguë et compliqué mais aujourd’hui et depuis la disparition de Kelly, il prenait réellement conscience de combien il tenait à sa sœur, même après un mariage et deux années d’absences.

- J’aurais dû venir chercher les enfants-

- Non Rick… commença Will, alors que cette fois ci, il ne cachait plus ses larmes qui brillaient au fond de ses prunelles bleus. Les muscles de son visage tressaillirent du fait des larmes qui montait lentement. J’en ai besoin tout comme les enfants-

- Tu te fais du mal… on a jamais été très proches et je t’ai jugé sans vraiment te connaître. Mais c’est indéniable, tu aimes Kelly encore aujourd’hui-

- Kelly est la femme de ma vie, Rick-

- Alors explique-moi comment t’a pu tourner la page et te marier ? Et je ne te parle pas des enfants… Rose-

- est le portrait de sa mère. Pétillante, spontanée, jolie, malicieuse… ça me fait mal et en même temps, je ne m’en séparerais pour rien au monde, finit il pour Rick. Je n’oublierais jamais ta sœur. Elle vivra toujours en moi. Comment je pourrais l’oublier alors que je vois les enfants grandir et lui ressembler ?! Quand à Beth… elle ne sait rien-

- Quoi?! S’offusqua Rick. Depuis que tu la connais, tu ne lui as rien dit ? Mais Will-

- Je ne peux pas ! Explosa Will. Elle a des questions mais comment tu veux que je lui dise que Kelly est la femme de ma vie et que si les enfants n’étaient pas là, je l’aurais rejoint depuis longtemps ?! Kelly me manque à chaque seconde… je fais des cauchemars toutes les nuits depuis sa disparition ! Comment je suis sensé parlé de ça avec la femme qui partage ma vie ? Explique-moi !

- J’n’en sais rien… mais Will, tu ne peux pas continuer. C’est en train de te tuer à petit feu. Kelly n’aurait jamais admit ça, tu le sais pertinemment…

- Je ne méritais pas ta sœur, tu avais raison-

- Même si j’ai du mal à te cerner, je dois admettre quelque chose… Kelly était heureuse avec toi. Je t’en voulais pour le mal que tu lui faisais mais lorsqu’elle souriait c’était grâce à toi… Du jour où tu es revenu à New York, j’ai su que vous vous retrouveriez. C’était écrit…

- Ta sœur était la seule à comprendre ce que je vivais et combien je l’aimais. Alors oui, je suis marié… peut être pas pour les meilleurs raisons mais j’ai quatre raisons de ne jamais oublier Kelly. Et je ferais n’importe quoi pour qu’elle soit avec nous à cet instant. N’importe quoi Rick !

- Je sais Will… mais tu as trois raisons de continuer à vivre. Elle ne voudrait pas que tu baisses les bras. Et ton bonheur lui a toujours beaucoup importé. Elle aurait donné sa vie pour la tienne et vos enfants en sont la preuve…

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:09

- J’espérais bien te trouver ici ! fit la jeune brune en s’avançant dans le dos de son amie avant de l’embrasser sur la joue.

- Hey, répondit l’autre d’une voix qui ne masquait en rien de sa tristesse. Qu’est ce que tu fais là ? Rajouta-t-elle en la voyant faire le tour du lit du petit garçon endormi qui ne quittait pas son doudou et la même casquette qui avait été offerte à son frère pour leur anniversaire.

- Petit a, je viens prendre des nouvelles de mon neveu… et petit b, toi et moi on va faire un tour-

- Pas aujourd’hui, s’empressa d’ajouter Joan.

- Je déteste me répéter et tu le sais. Alors tu vas être conciliante avec ta meilleure amie ! Tu prends ton sac, tu embrasse ton fils et je te promets de te ramener dans quelques heures. Parce qu’on a besoin de prendre l’air… même si tu vas me prétendre le contraire.

- Judd-

- Tu tiens à ce que je nous fasse expulser de l’hôpital par la sécurité ? Tu sais que j’en suis capable-

- Tu ne le ferais pas-

- Tu veux parier ? Joan, quelques heures-

- Ethan devrait bientôt se réveiller. Je veux être là-

- Ecoute moi, la rejoignit Juddi, en prenant le sac et la veste de son amie. Tu as deux garçons exceptionnels. Deux battants, deux garçons qui débordent d’une joie de vivre malgré votre situation. Je sais que c’est spécialement pénible aujourd’hui… alors s’il te plait, viens avec moi…

- D’accord, soupira Joan à contre cœur.

Avec un sourire de vainqueur sur le visage, Juddi tendit son sac et sa veste à son amie, qui lui lançait un regard noir. Joan prit le temps d’embrasser son fils avant de quitter la chambre sans bruit. Elle détestait être mise devant le fait accomplit et bien qu’avec Juddi, elle savait que c’était inévitable, elle aurait voulut plus que tout, rester près de son fils. Cependant une partie d’elle songeait qu’elle n’avait pas tort sur un point, cette journée n’était pas comme toute les autres. C’était les deux ans de la disparition de Kelly et cette pensée, la déchirait de l’intérieur. Elle leva les yeux vers son amie qui l’observait avec un sourire triste.

- Elle n’aimerait pas te voir dans cet état, lui fit la journaliste. Viens on va marcher, ça va t’épuiser et on pensera à autre chose…

- Hummm… fit Joan en haussant les épaules. T’as des nouvelles de ton frère ?

- Euh… Je crois que Tommy est partit avec Kendall-

- Je te parlais de Will, tu le sais très bien.

- Certes… Il devait se rendre au cimetière avec les enfants-

- Il n’y arrivera jamais, murmura Joan pour elle-même. Kelly sera toujours entre Beth et Will-

- On sait tous que ça serait difficile-

- Tu te trompe Juddi. Ce que Will éprouve pour Kelly, c’est bien au-delà du raisonnable.

- James est partit et pourtant tu t’en sors admirablement bien-

- ça n’a rien à voir. Je sais que James est vivant… je m’inquiète pour lui parce que j’ai peur qu’il lui arrive quelque chose, mais je sais qu’il n’est pas si loin et qu’il nous aime tous les trois. Ce n’est pas comme si je ne le reverrais plus jamais…

- J’aimerais vraiment que tout ça ne soit qu’un mauvais rêve… pour toi, Will et les enfants-

- Tu es là Juddi. Tu n’as pas idée de combien c’est important… confia son ami en passant son bras sous le sien en quittant la clinique privée où séjournait désormais Ethan.

- Mais quand je vous vois, toi, Will et vos enfants… je me dis qu’il doit bien exister un Bon Dieu qui veille sur vous ! C’est impossible de continuer à vivre avec ce que vous traversez-

- Tu vas surement trouvez ça étrange… mais on s’en sortira Juddi. La vie c’est un cycle perpétuel de joie, de tristesse, de douleurs, de chagrin, de peines, de hontes, de trahison… et d’espoir. Sans espoir, il n’y a plus de raison à vivre…

- Will a refusé que je passe à la maison aujourd’hui-

- Il a besoin d’air Judd’. Je sais que tu veux bien faire…

- C’est mon frère ! C’est comme si toi, tu aurais refusé de sortir de la clinique-

- Juddi, tu m’as menacé, tu te souviens ?!

- Oui mais tu sais que je le fais parce que je t’aime. T’es ma meilleure amie et si je ne peux pas être là pour toi un jour comme aujourd’hui, quand est ce que je le serais ?

- Laisse Will vivre ça seul. Il en a besoin pour avancer… même si je doute sérieusement qu’il avance un jour dans sa vie.

- Humm… Pete m’a dit que Will n’avait toujours pas retouché à un instrument. Il commence à s’inquiéter sérieusement…

- J’ai confiance en ton frère. Même quand il va mal… Les enfants sont sa force. Il trouvera le courage d’aller de l’avant. Rose lui donnera cette force tu verras-

- Parce qu’elle est le portrait de sa mère-

- Et parce que Rose est le dernier cadeau que Kelly a pu lui faire. Fais-moi confiance sur ce point… L’amour que porte Will aux enfants est tout aussi puissant que son amour pour Kelly…

- Il m’inquiète quand même.

- Et Tommy, il en dit quoi ?

- Tu le connais… il a essayé de lui parler mais quand ça touche Kelly, Will se met sur la défensive et y’a rien à en tirer…

- Il a besoin de quelqu’un qui le comprenne…

- C’est vrai, fit alors Juddi, une idée germant alors dans sa tête, qu’elle tourna en direction de son amie. Quelqu’un comme toi… souffla-t-elle, en croisant le regard soudain furieux de Joan qui venait de comprendre son stratagème.

*.*.*.*.*.*.

Il n’était que dix sept heure lorsqu’elle passa la porte d’entrée. Pour être honnête, elle ne rentrait jamais aussi tôt. Avec son statut social et son travail au cabinet d’avocat qui porte son nom, elle devait en général être la dernière à quitter son lieu de travail. Depuis plusieurs mois, elle cherchait à comprendre ou plutôt à le comprendre. Will, évidemment. Etre sa femme n’était pas simple par bien des cotés. Elle le connaissait par son travail qui était connu dans toute la presse. Il avait même reçut le prix de l’artiste de le plus discret. Aujourd’hui, elle savait qu’il se moquait de tout ça. Will n’entrait pas dans la catégorie de ceux qui cherche la gloire et la célébrité. Il lui avait fallut du temps pour réalisé ça. Et il y avait son entourage. Depuis leur rencontre, elle était passée par divers stades et avis concernant sa famille, ses enfants et ses amis. Les relations qu’elle entretenait avec ses enfants, étaient des plus tendus. Spécialement avec Cameron qui protestait à chacune de ses paroles et qui semblait prendre un plaisir certain à réduire à néant ses tentatives de le comprendre. Quand à Chloe, elle était froide et distante avec elle. Elle ne parvenait pas tout à fait à comprendre ce qui se passait dans la tête de la petite fille. Celle qui était encore la moins difficile fut Rose. Elle n’avait que deux ans et demi. Bien qu’elle semblait aimer infiniment son père, elle n’était pas aussi fermé que les autres. La raison de ses tensions, elle avait bien songé au fait que ça devait la mère des enfants. Le sujet était si délicat, elle avait finit par abandonné de poser des questions à son mari. Bien qu’encore le matin même, elle fit une énième tentative. Durant plusieurs heures, elle avait réfléchit à ce qu’elle devait faire. Concernant Kelly, elle ne savait que peu de choses. Détails uniquement révélé par les médias et spécialement par la sœur de Will. Ses affinités avec les proches de Will étaient mitigées. Elle ne savait quoi penser des jeunes femmes qui entouraient si souvent Will. Juddi, sa sœur qui semblait touché par la tristesse récurrente de Will. Beth avait du mal à se faire une idée sur elle. Elle ne montrait jamais ses sentiments et essayait de souvent détendre l’atmosphère. Pourtant, elle l’avait surprit avec Will en pleine séances de confidence. Du moins, c’était ce qu’elle avait songé, n’ayant pas pu comprendre un seul mot de leur conversation. Toutefois, les regards qu’ils échangeaient en disaient long sur leur relation fraternelle. Il y avait bien sur Joan, qui était l’une des personnes grâce à laquelle, elle avait rencontré Will. Cette dernière se faisait très discrète et elle l’avait peu vu en présence de son mari. Elle avait toutefois apprit que su qu’ils partageaient une relation très forte. Tout comme elle avait pu remarquer le changement radical d’attitude de Cameron, dès que Joan était dans une pièce. Il y avait ensuite Pete, surement le plus spontané et aussi l’une des personnes les plus touchés. En l’observant, elle avait remarqué qu’il dissimulait une souffrance encore bien récente. Et lorsqu’elle s’était retrouvé seule avec lui et Will, elle avait pu remarquer les regards désespérés qu’il avait échangé avec son mari. Alors forcément avec si peu d’indice, il avait fallut qu’elle mène son enquête.

En rentrant chez elle si tôt, elle voulait lui parler et essayer de briser la glace concernant l’ex artiste qui avait partagé la vie de Will. Mais elle fut surprit de ne pas le voir en passant la porte mais plutôt de voir Juddi et Joan dans le salon qui discutaient, tout en jouant avec Rose. Suspendant ses clefs à la petite plateforme prévue à cet effet, elle déposa également son sac près de l’entrée avant de retirer sa veste. Elle vit deux regards se tourner dans sa direction et elle s’approcha pour les saluer tandis que Rose ne levait même pas les yeux vers elle. Joan et Juddi échangèrent un bref regard puis Joan adressa un triste sourire à Beth.

- Dure journée ?

- Pas spécialement…

- Will est sortit avec les enfants… fit alors Juddi doucement.

- Tante Joan ! fit alors la petite blondinette en montant sur les genoux de la jeune maman. Tu regardes cendrillon avec moi ?

- Bien sûr ! fit Joan avec un sourire sincère sur le visage, passant ses bras autour du corps de la petite Rose qui s’adossait à elle. L’embrassant sur la joue, elle entendit pour la première fois le rire enfantin et spontané d’un enfant depuis plusieurs jours.

Beth qui se trouvait à moins d’un mètre les observait et une fois de plus, elle cherchait à comprendre comment Joan pouvait être si proche des enfants de Will. Elle secoua alors la tête puis se dirigea vers la cuisine où elle songea qu’il était qu’elle mette un terme à tout ça. Elle avait découverts d’autres éléments concernant la mort de Kelly Wells, mais pas suffisamment pour mieux comprendre l’attitude de Will. Cependant, elle savait pourquoi les enfants et lui étaient si bizarre depuis quelques jours. Revenant au salon, elle surprit alors une conversation à voix basse.

- C’n’est pas à toi de le faire Juddi !

- On ne peut pas la laisser dans l’ignorance-

- Ton frère est le seul qui doit décider. Ne compte pas sur mon appui. S’il préfère se taire, c’est qu’il a ses raisons.

- Qu’est ce que tu peux être bornée ! Soupira la journaliste.

- Venant de toi, je prends ça pour un compliment, murmura-t-elle avant de se pencher sur le coté et de s’apercevoir que Rose venait de s’endormir dans ses bras. Tiens, regarde, elle est exactement comme Camie…

- Elle se sent en sécurité avec toi… comme avec Will.

- On n’aurait pas du venir-

- Vous en avez besoin autant l’un que l’autre… je sais que la disparition de Kelly, l’a transformé en un être renfermé, malheureux et dépressif-

- Kelly n’aimerait pas le voir dans cet état-

- Joan… je sais que tu n’as jamais rien dit sur son mariage avec Beth mais c’était surement le meilleure solution-

- Il n’était pas prêt. Il ne l’est toujours pas… et il n’aimera plus jamais comme il aime Kelly. Je le vois sur son visage. Elle est toujours là… et si je me fie à mon intuition, son fantôme ou son existence… sera toujours entre Beth et Will. Ce mariage est une grosse erreur, même s’il tient sincèrement à elle…

- Elle pourrait l’aider à remonter la pente…

- Je n’y crois pas. Parce qu’il ne conçoit pas que Kelly est partie… tout comme moi. Donc, c’est comme s’il attendait son retour pour aller de l’avant-

- Pourtant quand je te vois avec tes enfants, ils sont heureux-

- James leur manque. Et quand je vois Camie… je me prends une claque à chaque fois. Il semble m’en vouloir d’être moins présente…

- Beth ?!! Fit alors la voix de Will, qui passait la porte avec les enfants, était on ne peut plus surprit de voir que sa femme était rentrée plus tôt. Le triste sourire qui s’étalait sur les visages de Cameron et Chloe, disparut instantanément à la seconde où ils virent Beth. Quand à Joan et Juddi, elles échangèrent des regards mal à l’aise, se doutant que Beth avait du entendre toute leurs conversation. Je croyais que tu resterais tard au bureau, rajouta Will en se souvenant des propos de sa femme du matin même.

- j’ai du changé mes plans… fit elle comme si de rien était, avant de s’approcher de lui. Je dois te parler. C’est important… appuya-t-elle légèrement en l’entrainant dans la cuisine pour être au calme, tout en cherchant ses mots pour lui parler de cette situation qui lui était désormais épuisante. Ce qu’elle venait d’entendre entre Joan et Juddi, elle ne savait trop comment l’interpréter et croiser le regard de Will, si intense mais à la fois si triste, ne l’aida pas à faire le point et trouver les mots précis pour cette discussion.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:29

Chapitre 37 : Catch me when I fall


1 an et demi plus tard,

Depuis quelques semaines, il restait des heures ainsi. Assis devant ce piano, juste à le regarder et à ce souvenir. Combien de fois l’avait il regarder jouer ? avait-il observé ses longs doigts fins flirter avec ses touches noires et blanches. Dès qu’il mettait un pied dans le studio, la sensation était la même. Des rires, des sourires, des instants volés avec elle, tous ses souvenirs et sensations venaient le frapper de plein fouet tel le retour sec et violent du boomerang. Trois ans et demi qu’elle n’était plus là et rien n’avait changé. Son quotidien était fait de petites choses et bien qu’il ait recommencé à écrire et composer, ses activités n’avaient plus le même entrain et goût que par le passé. Cependant tout ce qu’il avait écrit et composé, il savait que ça ne verrait pas le jour car ses compositions n’étaient destinées qu’à une seule et unique personne. Kelly. Ce fut un bruit de pas qui le sortit de ses pensées. Tournant la tête, il vit cette petite tête blonde aux yeux bleus s’approcher de lui avec ce sourire espiègle et charmeur. Tout le monde craquait pour sa petite frimousse et à l’école, elle était adorée des maitresses avec son air de petit ange. Un petit sourire naquit en l’observant poser cette petite main sur sa cuisse. D’un bras, il la souleva et vint l’asseoir sur ses genoux.

Avec un grand sourire, la petite Rose posa son index droit sur une touche blanche ou la note fit entendre pendant plusieurs secondes, elle tourna la tête vers son père qui la regardait avec intensité.

- Chloe, elle dit que maman jouait du piano…

- C’est vrai… et puis elle chantait. Tu te rappelles, je t’avais fait écouter ses chansons…

- Oui… et moi, je veux être comme maman-

- Comme maman ? Souffla Will tout bas.

- Oui, fit la petite fille en fixant le piano. Je veux faire de la musiiiique. Tu veux bien m’apprendre papa ? demanda-t-elle de sa voix douce, en laissant ses doigts glisser sur les touches rectangulaires.

Etonné, il laissa son regard se plonger dans celui de sa fille. Il n’avait jamais songé que l’un de ses enfants souhaiterait faire partit de ce monde. Enfin peut être n’était ce que passager. Rose pourrait très bien changer d’avis dans quelques heures. Pourtant en croisant son regard, il y lisait cette détermination accrue qu’il avait pu voir à de nombreuses reprises dans le regard de la femme qu’il aimait. Il lui sourit alors et commença à lui expliquer quelque petites chose sur les touches noires et blanches.

*.*.*.*.*.*.

Tous les jours depuis trois ans, elle se rendait auprès de son fils. En un an et demi, elle n’avait pas eu de nouvelles de son mari. La situation n’avait pas évolué. Chaque jour, elle venait passer du temps avec son fils, tentait de répondre à ses questions et de le rassurer. Matt venait également régulièrement. Il était la rare présence masculine dans la vie de Joan. Il y avait bien sûr Jonathan mais c’était bien différent. Il était le père de James et Joan se sentait toujours redevable et était impressionné par cet homme que rien ne semblait abattre. Et depuis plus de deux ans, il était à New York dans l’espoir de l’aider à traverser ça. Mais de l’autre coté, il y avait James, dont elle n’avait pas de nouvelles et qu’elle n’avait pas revu. La douleur persistait dans son cœur et elle ne savait plus comment interpréter son silence. Le pire dans cette histoire, c’était qu’elle comprenait sa réaction. Comment aurait elle réagit si elle avait perdu Will ou Juddi ? Mais elle avait perdu Kelly. Si elle n’avait pas eu Ethan et Joshua, elle aurait surement sombré comme James. Elle s’en voulait de ne pas avoir la force de le faire revenir. Pourtant il y avait eu ce jour, près de huit mois plus tôt. En rentrant avec Josh de la clinique privée où ils étaient allés voir Ethan, elle avait trouvé cette grosse boite sur le pas de la porte. Elle ne savait pas de qui ça provenait mais ce qu’il contenait l’avait ému, car à ses yeux une seule personne aurait pu avoir l’audace de lui faire un tel cadeau la veille de la St Valentin. En ouvrant la boite avec son fils, elle eut la surprise de découvrir qu’il s’agissait d’un chiot, un labrador répondant au nom de Snoopy. Ce cadeau venait de James, elle en était certaine. C’était sa façon de lui prouver qu’il était toujours là et qu’il n’oubliait pas. Elle était en quelques sorte rassuré mais elle aurait aimé le remercié comme il se devait. Et depuis huit mois, elle avait enfin eu un signe de lui. Elle ne savait comment il se portait mais il était évident qu’une part de lui était toujours avec eux. Et depuis huit mois, Josh avait prit l’habitude de s’occuper de Snoopy sans ronchonner une seule fois. Il avait même accompagné sa mère chez le vétérinaire pour les vaccins d’usage. Et le vétérinaire, Mark Fisher, n’était pas resté insensible au charme naturel de Joan.
Bien sur Joan ne s’était pas imaginé qu’un sourire de remerciement encouragerait le jeune vétérinaire. Ce dernier dépassant le mètre quatre vingt cinq, dont la musculature saillante sous ses vêtements était évidente et dont le regard azur accompagné d’une chevelure courte et brune ne laissait aucune femme indifférente. Mais Joan avait été l’une des rares à ne pas flirter avec lui. Et c’était entre autre la raison qui l’avait poussé à reprendre contact avec elle. Ils s’étaient revus alors à plusieurs reprises et Joan lui avait expliqué sa situation. Bien sur, tout s’est fait progressivement et il y avait encore une limite que Joan n’était pas prête à franchir car au fond d’elle, même s’il n’était pas là, James persistait dans son cœur et son amour pour lui ne s’éteignait pas.
D’un pas ajusté sur celui de la jeune femme à ses cotés, ils avançaient lentement tout en parlant, en direction de la chambre d’Ethan quand une infirmière se précipita vers Joan.

- Mme Callahan, je voulais vous voir-

- Un problème avec Ethan, s’enquit immédiatement Joan, soucieuse.

- Non, l’état d’Ethan est en bonne voie comme vous l’a expliqué son oncologue. Mais il s’agit d’une personne qui depuis plusieurs mois rend visite à votre fils. Un homme plus exactement-

- Un homme ? répéta Joan. Jamie… souffla-t-elle pour elle-même. A quoi ressemble-t-il ?

- C’est ma collègue de nuit qui m’a avertie. Je ne l’ai jamais vue… il part très tôt le matin.

- Bien. Merci de m’avoir prévenue… la remercia Joan avec un triste sourire avant de lever les yeux vers Mark.

- Tu penses à quelqu’un ?

- En effet… mais ce que j’aimerais savoir c’est pourquoi, il ne vient pas me voir-

- Le père des jumeaux-

- C’est mon mari Mark… fit elle en reprenant le chemin vers la chambre d’Ethan ou elle l’entendait rire.

- Déjà en temps normal une rupture c’est dur mais dans ta position… je me demande si tu peux espérer quelque chose-

- Mark, se tourna-t-elle vers lui en posant sa main sur le torse de l’homme puissant face à elle. J’apprécie énormément tout ce que tu fais pour moi. Mais James est mon mari et je donnerais ma vie pour lui. Alors soit gentil de garder tes réflexions sur lui, expliqua-t-elle avec franchise. On est bien ensemble, c’est vrai… mais ne t’attends pas à ce que je tourne le dos à mon mari…

- Je vois… fit alors le jeune vétérinaire en lui adressant un triste sourire, sans ajouter un mot de plus. Il poussa alors la porte de la chambre d’Ethan qui était juste derrière Joan, lorsque cette dernière fut attirée par une silhouette qui ne lui était pas inconnue. La seconde suivante alors que Mark se redressait, la silhouette avait disparue. Elle n’était pas complètement sur, mais un doute subsistait. Durant ce laps de temps, elle était persuadé de l’avoir vu et inversement. Mais faisait elle fausse route ou bien était ce son inconscient qui désirait tellement le revoir qu’elle en avait désormais des hallucinations ? Elle entra alors dans la chambre de son fils avant de l’apercevoir jouer avec Matt qui joignait son rire à celui du petit garçon. Croisant son regard, elle le vit froncer les sourcils en s’apercevant qu’elle n’était pas seule. Elle sut alors qu’il n’approuvait pas la présence de Mark et surement leur relation.

*.*.*.*.*.*.

Afrique du Sud,
A plus de trois cents de kilomètres au nord de la ville du Cap,


Habillé d’une longue toge blanche, elle marchait lentement en direction des tentes disposées ça et là du camp ou elle vivait depuis trois ans et demi. Ses cheveux blonds descendait en cascade sur ses épaules et la couleur halé de sa peau étaient les éléments qui la différenciaient des personnes de cette tribu qui l’avait recueillit lorsqu’elle était arrivé près d’eux en les priant de leur donner à boire. Au milieu de cette zone désertique, personne ne savait d’où elle venait, ni son nom. Elle avait expliqué qu’elle s’était retrouvé près avion qui s’étaient écrasé et qu’hormis elle, il n’y avait personne de vivant. Elle avait alors marché des jours durant épuisant ses réserves d’eaux avant de parvenir jusqu’à eux. Et depuis, ces personnes l’avaient intégrée comme l’une des leurs. Ils lui avaient même donné un prénom, Shirel. Cependant en entrant dans une des tentes, elle eut la surprise non pas de voir ses amis l’inviter à s’asseoir mais deux étranger déjà installé en train de boire l’un des nombreux breuvages de la tribu. Mais la première chose que ces étrangers firent, fut de la dévisager avec un regard des plus étranges.

- Vous n’êtes pas d’ici, articula le plus costaud des deux.

- En effet répondit Shirel d’une voix lente, avant de prendre place en face d’eux.

- ça fait combien de temps que vous vivez dans cette tribu ? demanda l’homme aux lunettes en lui adressant un regard plein de curiosité.

- Quelques années… pourquoi ces questions messieurs ? Vous êtes loin d’une vraie ville-

- On est ici pour effectuer des rechercher archéologiques. Et Kibat, désigna-t-il de sa main, a bien voulu nous offrir l’hospitalité pour ce soir.

- Oh… fit la jeune blonde. Dans ce cas je vais vous laisser-

- Non restez ! reprit l’archéologue. J’aimerais en savoir plus, comment vous les avez découvert… il faut dire que c’est plus facile avec quelqu’un qui parle notre langue-

- Si vous y tenez… mais ça n’a rien de passionnant. Il y a de ça quelques années, un avion dont j’étais vraisemblablement passagère, c’est écrasé à des kilomètres d’ici… commença-t-elle son récit sous les regards curieux et intéressé de ses deux interlocuteurs.

*.*.*.*.*.*.

Une semaine plus tard,
New York City,


Le temps était on ne peut plus frais et pluvieux en ce début du mois d’octobre. Il avait déposé les enfants à l’école une heure plus tôt. Une fois de plus, il avait vu Beth en coup de vent et la journée allait encore être longue. Pete voulait lui parler une nouvelle fois et il avait une brève idée du sujet. Il n’était pas réapparu à un seul diner de charité, soirée de gala ou à un spectacle depuis plus de trois ans. Sans parler de Juddi, qui tentait tant bien que mal à le pousser à parler aux journalistes. Il soupira alors en venant se garer devant la maison lorsqu’il vit deux personnes en costumes qui l’attendaient. Fronçant les sourcils, il sortit lentement s’attendant à une mauvaise nouvelle. Ces derniers vinrent à sa rencontre.

- Monsieur Kaine ? demanda l’homme en lui montrant son insigne de flic.

- Oui, répondit Will en les dévisageant. Il s’est produit quelque chose-

- En effet… Nous avons essayé de joindre Monsieur Crawford mais il semblerait-

- Il est en Caroline du nord pour la semaine, expliqua Will. Pourquoi vous vouliez voir Rick ?

- Eh bien commença la femme flic avant de jeter un coup d’œil à son collègue. Nous avons besoin de Rick ou de vous pour identifier une personne-

- Attendez… Pourquoi nous ? On n’a aucune relation-

- Il s’agit d’une personne qui aurait survécu au vol New York-Johannesburg… d’il y a trois ans-

- Quoi ?! fit Will s’appuyant dorénavant contre sa voiture, se demandant s’il avait bien entendu... Vous êtes en train de me dire que vous avez retrouvé le corps de Kelly ?

- Pas exactement. Nous avons besoins d’une confirmation. Pour l’instant, tous les éléments laissent supposer qu’il s’agit bien d’elle… C’est compliqué M. Kaine-

- J’ai tout mon temps, fit-il savoir sans lâcher l’inspecteur qui semblait encore plus mal à l’aise.

- Je ne suis pas sur qu’en parler ici-

- Dites mois ce que vous avez à dire ! S’emporta Will un peu trop violemment.

- Elle prétend être une rescapée du vol de New York-Johannesburg. Et depuis trois ans et demie, elle vivait en Afrique du Sud. Elle n’a plus aucun souvenir… de sa vie… passée-

- Kelly… vivante, marmonna-t-il pour lui-même avant de se passer une main sur le visage alors que le choc de la nouvelle l’empêchait de rassembler ses esprits. Elle est… amnésique ? Souffla-t-il encore plus troublée par cette seconde révélation

- Le médecin vous expliquera. Il n’a rien voulu nous révéler de plus, en ce qui concerne son état…

- Bien… fit alors Will encore déboussolé par la nouvelle. Je vous suis…

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:29

Un café fumant sur la table basse, elle était allongé sur le canapé et son regard était fixé sur cette tasse blanche, perdue dans ses pensées. Depuis près de deux ans et demi, elle avait trouvé un équilibre. Du moins, c’était un semblant de vie à laquelle, elle ne pouvait que s’accrocher. Le regard perdu dans le vide, elle vit une ombre se profiler au dessus d’elle qui la fit sortir de ses pensées. En le voyant lui sourire, elle savait. Il possédait ce charme particulier. Il était tout simplement lui, tendre et passionnée, soucieux et charmeur. A son contact, elle avait apprit beaucoup de choses. Elle était incapable de lui résister et elle ne pouvait rester silencieuse plus longtemps. Cependant, une petite voix lui disait qu’il risquait de ne pas apprécier sa révélation. Allongé sur elle, elle le sentait déposer de longs baiser dans son cou. C’était le seul endroit où elle s’était toujours sentit protégé, entre ses bras. Aucun homme n’était parvenu à lui faire ressentir cette sensation de bien être total. Une main glissé sous son tee shirt elle caressait d’un geste lent son dos tandis que son regard se porta du plafond à la tasse de café posé sur la table, lorsqu’elle tourna la tête. Elle soupira tout en murmurant.

- Il faut qu’on parle, déclara-t-elle, en glissant une main entre leurs deux corps.

- Mais on parle ma puce ! fit-il avec ce sourire espiègle qu’elle lui connaissait si bien.

- Je suis sérieuse Owen. C’est important…

- Okay, soupira-t-il en s’écartant d’elle tandis qu’il l’observait s’asseoir.

Rassemblant ses pensées, elle se passa une main dans les cheveux puis joignit ses deux mains devant elle, commençant à chercher ses mots quand son regard se posa à nouveau sur cette tasse. Elle sentit alors le regard puis la présence d’Owen, assit tout près d’elle. Se mordillant la lèvre inférieure, elle tourna la tête vers lui.

- Je sais que je t’avais promit de ne pas parler de Billie pendant cette semaine-

- Tu ne vas pas remettre ça… soupira Owen qui semblait saturer de devoir prendre une décision entre son mariage et Juddi.

- Non… enfin, hésita-t-elle. Tu sais que je t’aime… j’ai jamais été aussi heureuse que lorsque tu es avec moi…

- Qu’est ce qui se passe ? demanda Owen en voyant à quel point Juddi semblait angoissée. Lui prenant la main, ses doigts vinrent naturellement caresser les siens, d’un geste très lent et apaisant pour la jeune femme. Elle releva alors les yeux vers lui.

- Tu te rappelles de ce que je t’ai dit, il y a un peu moins de quinze jours ? demanda-t-elle dans un murmure en le voyant réfléchir.

- Quand tu ne te sentais pas bien ? Hésita Owen.

- Oui… et bien j’ai vu un médecin, répondit la jeune femme alors qu’une sonnerie venait briser le silence qui s’installait entre eux. Fermant les yeux une seconde, elle sentait toujours le regard d’Owen rivé sur elle quand elle prit son portable posé sur la table basse. Lorsqu’elle vit le nom de Will apparaître, une angoisse la traversa. Elle décrocha alors avant même qu’Owen ait pu ajouter un mot.

Son regard ne quittait pas la jeune femme. Il la connaissait depuis des années. Sans aucune difficultés, il se souvenait combien il lui avait été difficile de l’aborder. Toujours débordée par son travail, elle ne vivait que pour ça. Il en avait un souvenir bien précis et aujourd’hui, il réalisait lentement que son travail n’était plus sa priorité. Sa famille passait avant tout. Il s’en rendait compte lorsqu’il passait un peu de temps tous les trois, avec Alex. C’était un bon gamin à ses yeux, même s’il était le fruit d’une histoire entre deux adolescents, un mec irresponsable et une fille trop fragilisé par la vie. Il ne cessait de la regarder et peu à peu, il pouvait voir ses muscles se tendre. Le temps d’un bref instant leurs regards se croisèrent et il vit une pâleur envahir son visage quelques secondes avant de refermer le clapet e son portable. Baissant la tête, elle fit quelques pas dans sa direction avant de prendre une lente inspiration.

- C’était Will…

- Un problème ? demanda Owen. T’as pas l’air dans ton assiette-

- Kelly a été retrouvée… murmura-t-elle, en posant son regard sur son portable. Je n’arrive pas à le croire. Pendant toutes ses années, elle était vivante-

- Kelly ? Mais… attends, je ne comprends pas bien. Pourquoi maintenant ? Et c’est Will qui a été contacté-

- Rick est à Tree Hill. Donc les flics sont allés voir Will. Pour l’identifier… il a parlé au médecin. Kelly est amnésique. Elle ne se souvient d’absolument rien.

- Mais elle était où toutes ses années ?

- Je dois rejoindre Will. Il m’a dit qu’il m’expliquerait sur place. Je dois aussi aller chercher les enfants à l’école et prévenir Joan…

- D’accord… souffla-t-il, à son tour sous le choc de la nouvelle. Il l’observa alors enfiler une veste et attraper son sac quand soudain, il reprit. Au fait… qu’est ce que tu voulais me dire tout à l’heure ?

- Je… ça peut attendre, répondit-elle mal à l’aise en lui jetant un rapide regard par-dessus l’épaule. Je dois y aller. Je t’appelle plus tard… souffla-t-elle du bout des lèvres avant de passer la porte de l’appartement une boule au ventre en ayant volontairement repoussé cette conversation.

*.*.*.*.*.*.

A deux mètres de la chambre où Kelly avait été installé, il en était encore à fixer cette porte. Le médecin avait été si clair. « Elle ne se souvient de rien » avait il dit. Comment devait-il être avec elle ? Comment lui parler de sa vie ? Comment l’aborder en sachant qu’elle ne le reconnaitrait pas ? Déboussolé et seul, il se passa une main sur la nuque avant de combler l’espace entre lui et la porte. Il n’avait personne à qui en parler à cet instant et c’est seul qu’il allait faire face à la femme qu’il aimait, bien qu’il soit engagé avec une autre. Il allait lui donner le bâton pour se faire battre. Jamais elle ne lui pardonnerait et ce fut avec cette appréhension mêlé à cette soudaine prise de conscience qu’il passa le seuil de cette porte après avoir frappé.

Refermant la porte, il prit son temps avant de se retourner. Il savait que le choc visuel serait terrible. Il se l’était répété depuis que les flics lui avait apprit la nouvelle que Kelly était vivante. Relevant alors les yeux vers elle, il resta de longues secondes sans voix, devant se regard d’incompréhension. Il le savait pourtant. Il déglutit difficilement et fit quelques jusqu’au pied de son lit, tout en l’observant. Ses cheveux étaient dorénavant blonds. Comme Rose songea-t-il immédiatement. Son regard. Dieu qu’il lui avait manqué. Bien qu’il fût conscient qu’elle devait avoir des tonnes de questions, il était toujours silencieux, ne cessant de détailler son corps. A première vue, il devina qu’elle avait minci et sa peau était encore plus doré, surement dû au soleil d’Afrique, songea-t-il. Son visage était toujours le même, fin et triangulaire. Il savait également que son sourire révèlerait une lignée de dents blanches parfaites. Se mordillant la lèvre, il se rapprocha un peu d’elle, en cherchant ses mots.

- Le médecin… marmonna Will en désignant la porte de sa main. Enfin…j’ai déjà du mal à croire que tu sois là… vivante-

- Je me doute que ça doit être un choc…

- Tu ne sais pas qui je suis… constata-t-il par lui-même.

- Non… j’aimerais, mais il semblerait que tout ce soit volatilisé, souffla-t-elle en croisant son regard.

- Je m’appelle William… William Kaine. Mais tout le monde m’appelle Will-

- Enchanté William Kaine, fit elle avec un demi-sourire.

- Mon Dieu… murmura Will plus pour lui-même qu’autre chose. Ne me souris pas comme ça-

- Je suis désolée, s’empressa de corriger Kelly, soudain gênée. Je ne voulais pas vous offenser-

- Non non ! Ne t’excuse pas, soupira Will. C’est juste que… s’embrouilla le musicien. Je ne pensais pas te revoir comme ça.

- Et c’est grave ? demanda la jeune blonde. Je veux dire, si vous êtes là… c’est que vous me connaissez plutôt… bien. Y aurait il pu avoir plus difficile que de me revoir maintenant ?

- Disons que… j’aurais aimé que ne pas avoir certaines choses à te révéler… fit il avant de lui adresser un doux sourire. Déjà tu va commencer par me tutoyer… et tu vas me dire de quoi tu te souviens… put il enfin articuler malgré l’angoisse et la douleur de cet instant qui le traversait.

- D’accord. Il parait que je m’appelle Kelly Wells… et mon dernier souvenir remonte au jour où je me suis réveillé dans l’avion, du sang coulant de ma tête avec une soif incroyable. J’ai vu alors d’autres personnes dans l’avion. Elles étaient mortes… et je ne savais ni ou j’étais, ni comment je m’appelais et encore moins ce que je venais faire en Afrique… mais ça, tu dois le savoir, je suppose.

- Exact… je vais commencer par notre rencontre, fit-il avec un petit sourire, se rappelant exactement ce jour précis dans un magasin de musique de Tree Hill. Il sut alors que même si ça serait la conversation le plus dure, on lui permettait de passer plus de temps avec elle et il comptait bien en profiter. Car il n’était pas sure qu’elle souhaiterait garder contact avec lui par la suite, même si leur progéniture leur obligerait à se voir.

*.*.*.*.*.*.

- Vous êtes plus rapide que Superman maintenant ? fit la voix cynique de Joan en s’approchant dans le couloir qui menait à la chambre 13. Elle croisa alors les regards de Juddi et Pete qui ne cachait pas leur inquiétude. Vous avez des nouvelles ?

- Will est avec elle, expliqua Pete. Il ne devrait pas tarder…

- On n’a plus qu’à attendre. Les enfants sont au courant ? Elle va bientôt sortir d’ici ?

- En fait… il y a quelque chose que je ne t’ai pas dit, grimaça Juddi, en levant les yeux vers son amie. Kelly a subit un grave traumatisme crânien lors du crash de l’avion… et elle a des séquelles-

- Quoi ?! Des séquelles ? Qu’est ce que tu veu-

- Elle est amnésique, coupa Pete à voix basse. Elle ne se souvient d’absolument rien… et encore moins des enfants, de Will, de sa vie…

- Nom de Dieu !! Ce n’est pas vrai ?! fit-elle spontanément en les fixant tour à tour. Comment… Et Will dans tout ça ?! Comment il l’a prit ? Je n’arrive pas à le croire… ajouta finalement Joan en se passant une main sur le visage, puis s’installant sur une chaise disposé contre le mur dans le couloir aseptisé de l’hôpital.

- Joan… murmura son amie en s’asseyant à coté d’elle. On sait que ça sera dur… particulièrement pour Will et les enfants-

- On la connaît tous Judd’ ! Kelly est peut être différente parce qu’elle ne se souvient pas… mais il y a des choses de sa vie qu’elle n’acceptera pas forcément-

- Elle n’est pas toute seule Joan. On sera là pour l’aider-

- Je sais, je sais… mais comment tu comptes l’aider à accepter le mariage de Will ? Leur relation était tout sauf banale et raisonnable…ça pourrait la détruire-

- Je ne laisserais jamais une telle chose se produire… fit alors la voix de Will qui était sur le pas de la porte de la chambre. Et vous le savez très bien… rajouta-t-il en les regardants tours à tour.

Un silence s’installa entre eux. Les jours à venir n’allaient pas être simples. Will avait planté son regard dans celui de Joan. Face à ses amis et à sa sœur, il ne savait pas encore comment il s’en sortirait mais il devait leur parler. Il baissa alors la tête puis se passa une main sur le visage avant de leur faire face, tout en rassemblant ses pensées.

- J’ai laissé un message sur le portable de Rick pour le prévenir, commença Will. Juddi, tu peux me récupérer les enfants à l’école ?

- Oui, j’irais tout à l’heure-

- Je leur expliquerais-

- Tu comptes leur dire quoi Will ? S’enquit Joan. Je sais que je ne devrais pas m’en mêler… mais tu devrais peut être attendre, un moment plus propice-

- Plus propice ?! Dis-moi que je rêve ?! C’est toi qui me dis ça ?! Joan, les enfants souffre de l’absence de Kelly, tu le sais très bien. Cameron est devenu ingérable, Chloe est redevenue renfermée et Rose… Rose ne connaît pas sa mère et elle nous pose des questions. Chaque occasion est un espoir pour elle. Je ne les laisserais pas dans le trouble. Kelly a perdu la mémoire, c’est vrai. Mais il s’agit de ses enfants et des miens. Je ne leur cacherais rien. Tu cacherais le retour de James à Ethan et Josh, si ça arrivait ?!

- J’n’ai pas dit de leur cacher… mais il faut les préparer.

- Je t’ai dit que je m’en chargerais ! fit il en la fusillant du regard et haussant le ton envers son amie.

- Kaine ! l’interrompit Pete en se glissant entre Will et Joan, qui étaient comme deux chiens à vouloir se mordre. Calme-toi. On va trouver une solution, fit il posément. Joan, tu pourras héberger Kelly ? Parce que ça m’étonnerait que ta femme accepte de l’avoir sous ton toit… lança légèrement le bassiste à son ami.

- Elle n’est pas encore au courant, leur apprit Will.

- Comment va Kelly, vous avez parlé ? demanda alors Juddi en fixant son frère.

- Je ne lui ais pas encore tout dit… Elle sait qu’on était ensemble et qu’on a des enfants. Le médecin parlait de la faire sortir demain, ils veulent la garder en observation pour cette nuit-

- Will, je peux lui parler si tu préfères-

- Non, je vais y retourner… je vais tout lui dire mais je veux d’abord qu’elle mette des noms sur vos visages-

- Mais elle va… vraiment bien ? Redemanda Juddi.

- Oui, elle va bien… elle est sonné, un peu déboussolée d’apprendre qu’elle avait une vie bien remplie… mais il n’y a aucune raison pour qu’elle ne retrouve pas son équilibre… expliqua Will avant de finalement se retourner et de pousser la porte de la chambre. Il les fit alors passer devant lui puis referma la porte derrière sa sœur avant de s’approcher de Kelly et de faire les présentations.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:30

Deux heures plus tard, elle avait pu discuter un peu avec eux. Il lui avait semblé que tous était ému de la revoir. Depuis qu’elle connaissait la vérité sur sa disparition, elle tentait de mieux comprendre leurs réactions. Will était sans conteste le plus affecté par la situation et pourtant il ne se plaignait pas et assumait comme il le pouvait. Elle avait tout de suite remarqué l’intensité de son regard. Elle en avait d’abord été troublée et depuis, elle cherchait souvent ce regard qu’elle qualifierait de presque adorateur. Il avait une façon bien précise de la regarder, avec une douceur infinie mêlé à malice naturelle. Et ce regard l’attirait. Elle éprouvait la sensation que simplement en croisant son regard, il la comprenait. Elle n’avait jamais ressentit ça avec tant d’intensité. La couleur de ses yeux, la troublait également mais c’était ses regards et ses demi-sourires en coin qui faisait naître en elle, ce désir de n’être qu’avec lui pendant un instant. Et dire qu’elle le connaissait depuis quoi ? 5 heures ?! Enfin c’était vite dit car dans la réalité, ne se connaissent il pas depuis plusieurs années. Elle adressa un léger signe de main aux filles qui sortaient de la chambre quand, une fois de plus son regard, se releva dans celui de l’homme qui s’adossait à la porte. En sa présence, elle se sentait protéger, comme si avec lui rien de mal ne pouvait lui arriver. Elle avait apprit qu’ils avaient trois enfants. Elle avait encore du mal à s’imaginer avec une ribambelle d’enfants autour d’elle. Elle ne savait même pas comment on changeait une couche d’un bébé, alors s’occuper d’enfants, en serait elle capable ? Se redressant dans son lit, elle le sentit s’approcher et s’asseoir sur le petit tabouret. Son regard ne mit que quelques secondes à retrouver celui de Will.

- Ne t’inquiètes pas… ils font un peu peur quand ils sont tous ensemble, mais ils sont géniaux.

- Joan avait l’air ailleurs… comme si-

- Je… grimaça Will. C’est très dur pour elle. Elle commençait tout juste à se faire à ta disparition et puis, vous étiez proches… mais ne t’en fais pas. Je suis persuadé que très vite, vous ne tarderez pas à me faire tourner en bourrique !

- J’étais comme ça ? demanda doucement. Du genre à t’embêter sans raison ? Moi qui pensais que je devais être quelqu’un de sage… fit-elle avec un petit sourire.

- Quand tu avais quelques chose en tête que je refusais de faire, tu emplois tous les moyens possibles et inimaginables pour me faire craquer, sourit il en repensant aux nombreuses fois où elle l’avait trainé dans des soirées de gala. Je ne savais pas te résister…

- Tu regrettes notre histoire ? demanda-t-elle en devinant sa tristesse à la fin de sa phrase.

- Non… depuis que je t’ai rencontré, tu es devenu le centre de ma vie. Bien que médiatisé parce qu’on était un couple, qu’on avait une vie de famille et qu’on faisait partie du monde du show business… on a toujours eu une vie simple. Sortir, allez à des spectacles n’était pas évident… tu étais toujours le centre d’intérêt de paparazzis et de journaliste… mais on accordait des interviews à Juddi de temps en temps pour calmer le jeu. Je ne peux pas regretter notre histoire… car cette famille n’existerait pas sans toi. Tu as toujours su quoi faire et quoi dire pour m’aider à aller mieux. Ça marchait dans les deux sens… mais aujourd’hui, beaucoup de choses vont changer-

- A cause de mon retour-

- On était fiancés au moment de ta disparition, souffla-t-il en désignant sa main gauche ou sa bague de fiançailles n’avait perdu de son éclat malgré le crash et ses 3 dernières années. On avait commencé les préparatifs du mariage. A ton retour, on comptait envoyer les invitations… mais ça n’est pas arrivé…

- Will-

- ne t’excuse pas, murmura-t-il. Je ne te le cache pas. Pour les enfants, Joan, Pete, Juddi et moi…ça a vraiment été très dur. Et aujourd’hui j’ai mal parce que je ne peux même plus t’accueillir chez toi, alors que c’est tout ce dont je rêverais-

- Parce que tu t’es marié, conclut-elle en lui désignant son alliance. Tu sais… j’ai rien à te reprocher. Si j’étais vraiment morte, j’aurais surement voulut que tu refasses ta vie-

- Mais tu es là-

- Je ne me souviens de rien Will, répéta-t-elle en haussant les épaules. Peut être que dans le futur, si les souvenirs reviennent, je t’en voudrais… c’est une possibilité. Mais aujourd’hui, je ne t’en veux pas. Je me doute que si tu t’es marié, c’est qu’elle doit te rendre heureux…

Son regard croisa le sien et il en vint alors à poser ses yeux sur sa main posée sur le matelas. Instinctivement, son index vint caresser très lentement sa peau et il la vit légèrement frissonner. Un petit sourire naquit sur son visage. Certaine choses resteraient intact. Avec elle, il savait que rien n’était terminé. Et là, à cet instant, il se demandait comment réagirait Beth lorsqu’il lui expliquerait que Kelly avait été retrouvé, vivante qui plus est.

- Le mariage est un acte important. Je me rends compte que tu avais surement des projets pour… nous. Mais ma disparition t’as obligé à reconsidérer ta vie sans moi…

- Je ne te laisserais pas sortir de ma vie-

- Will, je respecte le fait que tu sois marié et-

- Kelly, je sais ce que tu vas faire-

- Laisse moi finir… souffla-t-elle avec cette douceur qu’elle avait si souvent utilisé avec Cameron. Je vois bien que tu tiens encore à celle que j’étais mais je ne redeviendrais certainement jamais cette personne. Tu ne dois rien espérer. Je ne suis pas du genre à m’accrocher à un homme qui est déjà engagé… tu dois vivre, sans te préoccuper de ma vie-

- Ne m’en demande pas trop… pas après tout ce qu’on a vu ensemble-

- Qu’est ce que tu veux dire ?

- Quand on s’est rencontré, soupira-t-il. Tu ne faisais confiance à aucun homme. Tu mettais toujours une distance de sécurité. Mais je me suis accroché à toi… tu étais toujours suspicieuse envers moi… jusqu’au jour où tu m’as apprit la torture que tu avais vécu… A l’âge de quatorze ans, tu as été victime d’une tournante, finit il tout bas, sa main venant alors se nicher dans la sienne alors que son regard retrouvait la lueur azur de la jeune femme, bien que sous le choc de la révélation.

*.*.*.*.*.*.

2 jours plus tard,

Assise dans son lit, elle avait encore du mal à intégrer une partie des révélations qui lui avait été faite ces derniers jours. Il y avait encore de ça, une semaine, elle vivait dans une tribu africaine dont sa seule préoccupation était de savoir s’il y aurait assez de nourriture pour tout le monde et aujourd’hui, elle devait se préparer à rencontrer ses enfants. De plus, elle habitait chez une femme qu’elle connaissait à peine. Où avait elle mit les pieds ? Elle avait encore beaucoup de mal à se faire à cette situation. Sans parler de Will. En seulement quelques heures, elle avait pu se rendre compte de l’homme qu’il était. Elle était touchée par cet homme au charisme effrayant mais ça n’était pas sa pire crainte. Non, ce qu’elle craignait plus que tout était cette attirance qu’elle éprouvait à son égard. Et d’une certaine façon, elle regrettait de n’avoir aucun souvenir. Pas un seul de leur vie de famille, de leurs enfants, de moment passé n’entre eux. Comment était-elle en leur présence ? Cette question ne cessait de la poursuivre. Posé sur la table de nuit, ses doigts prirent possession des quelques photos que Will lui avait fournis concernant leur famille. Elle y apparaissait avec Will et les enfants au cours d’une sortie en plein air. Le regard qu’elle portait à Will en disait long sur leur relation. Elle avait le sentiment d’être une étrangère à cet instant. Les personnages de la photo semblaient si proches les uns des autres qu’elle n’arrivait pas à se dire qu’il s’agissait d’elle et de sa famille. Son regard glissa alors sur les enfants. Chloe, la plus grande qui posait ce regard protecteur sur son frère et sa sœur comme elle avait pu voir Will, lui adressé ce même regard. Puis Cameron, le portrait miniature de Will avec cet air espiègle qui ne cessait de faire tourner sa sœur en bourrique. Et enfin Rose qui, sur la photo n’était qu’un tout petit bébé. Sur un autre cliché elle apparaissait avec Chloe et bien que l’ai de famille ne soit pas évident à déceler, il y avait cette lueur sur leur visage et dans le regard qui évoquait sans conteste l’air de famille des Kaine. Mais ce qui la troublait était cette ressemblance. Rose possédait un visage triangulaire avec de hautes pommettes, de longs cheveux fins dont la blondeur ne pouvait que rappeler les siens et ce sourire adorable qui ferait craquer n’importe qui. Elle avait encore du mal à se dire que cette petite fille de quatre ans, était la sienne. Ces photos dans les mains, elle n’avait aucune idée de comment elle devrait aborder ses enfants et c’était une chose qui l’angoissait.
Assise en tailleur, elle n’avait pas entendu la personne s’approcher sur le pas de sa porte et lorsqu’elle releva les yeux, le regard de Joan se riva au sien. Avec un triste sourire, cette dernière la rejoignit sur le lit en lui prenant une photo des mains.

- Tu ne dois pas t’en faire-

- Ils ont l’air si heureux…

- C’était avant ta disparition Kelly, murmura Joan. Je suis peut être la seule à en être consciente… mais tu es la même qu’avant-

- Je n’ai aucun souvenir. Je ne pourrais jamais-

- Ces trois là, fit Joan en pointant son doigt sur les photos, ils ne demandent qu’une seule et unique chose. Que tu les aimes.

- Comment j’étais avec eux ? demanda Kelly d’une voix faible.

- Rose était ton bébé. C’était tout juste si tu laissais Will s’occuper de votre fille. C’est ta chair et ton sang. A sa naissance, tu étais séparé de Will. Mais il a su se rapprocher de toi et il a accepté chacune de tes réclamations. Il aurait fait n’importe quoi pour toi… finit Joan avec une pointe de tristesse.

- Il m’aimait vraiment-

- Je te le dis sincèrement parce que tu es mon amie et que je ne t’ai jamais rien caché… ta relation avec Will n’était celle d’un couple normal-

- Qu’est ce que tu veux dire ? Qu’on était un couple-

- Je pense que tu pourrais t’en rendre compte par toi-même… marqua-t-elle un pause. Toi et Will, c’était une évidence. L’un n’était jamais sans l’autre. Ensemble c’est comme si vous n’étiez qu’une seule et même personne. C’est étrange de le dire comme ça… mais vous êtes l’image du couple heureux. Vos sentiments l’un pour l’autre transpirait à chaque instant. Lorsque vous étiez dans la même pièce, on ne voyait que vous et vous étiez attirés l’un vers l’autre-

- C’est avant. Aujourd’hui il est marié-

- Ne le prends pas mal… mais mariage ou pas, cette connexion entre vous est toujours existante. Je ne sais pas ce qui pourrait rompre ça…

- Tu tiens beaucoup à Will, on dirait.

- C’est mon meilleur ami, souffla-t-elle avec un timide sourire. Sans lui, ma vie ne serait surement pas ce qu’elle est aujourd’hui. Tout comme je ne t’aurais jamais rencontré sans lui… C’est toi qui m’a convaincue je devais tenter le coup avec James. Et tu avais diablement raison. Sans James c’est difficile… mais j’ai deux enfants merveilleux et même si j’ai mal de temps en temps, tu m’as fait prendre conscience que par amour on est capable de beaucoup de sacrifices. Aimer est la plus belle chose qui puisse exister… alors peut importe, les décisions que prendra Will à l’avenir, j’ai une confiance totale en lui…

- J’ai encore du mal… avec tout ça, expliqua Kelly en lui montrant les photos et avec toutes ces personnes… je les connais à peine alors que vous savez tout de moi-

- Non… tout le monde n’est pas au courant. Sans te mentir, les personnes à qui tu te confiais facilement ça se résumait à trois personnes, Will, Pete et moi. Tu étais proche de Juddi par rapport à Will et parce qu’elle était la seule à qui vous accordiez des interviews… mais tout le monde ne sait pas ce que tu as traversé…

- J’ai l’impression que tu me comprends… que tout ce que je vis, tu sais ce que ça fait…

- Je ne pourrais pas expliquer le sentiment que tu dois ressentir… mais je sais ce que ça fait d’être seule. Je veux que tu saches que tu peux tout me demander… et crois-moi, avec Will et les enfants, je pense qu’avoir quelqu’un à qui parler est indispensable, sourit elle.

- J’étais vraiment amoureuse de Will… constata-t-elle en posant à nouveau son regard sur l’une des photos.

- Vous étiez indissociable l’un de l’autre. Et sa femme, elle est comment ?

- Beth… A vrai dire, j’ai aucune idée de ce qui peut les rapprocher. Entre eux, je n’ai jamais vu à un seul instant, l’alchimie qui se produisait entre vous. Mais Beth est quelqu’un de bien. Elle est calme, gentille, cultivé et elle aime Will. C’est avec les enfants que c’est plus difficile.

- Will m’a dit que Cameron n’avait jamais accepté ma… disparition, hésita la jeune blonde.

- C’est exact. Will les protège toujours. Et Cameron ne supporte pas Beth. Je crois qu’il vit ça comme un véritable abandon… Lui qui était si expansif et plein de joie de vivre, il est devenu très renfermé-

- C’est de ma faute, s’il est comme ça-

- Non non. Tu ne dois pas culpabiliser… tu étais tellement attaché aux enfants que la séparation a été dure, brutale. Ils ne s’en sont pas vraiment remit.

- Et Chloe ?

- Chloe… murmura Joan. Tu l’as adopté à l’âge de cinq ans. Sa mère est morte et dès que tu as rencontré Will, tu t’es attaché à son adorable petite frimousse. C’est une enfant très calme et qui protège cette petite famille. Elle est très mâture. Dès le départ, tu étais sa mère… je veux dire, Will a vécu avec d’autre femme mais Chloe n’avait qu’une seule et unique maman… Toi. Votre relation était très forte et elle est très proche de Will. Et vu qu’elle est l’ainée, elle s’est également renfermée à ta disparition. Elle parle peu… mais elle t’aime énormément. Il faudra surement du temps pour que ta relation avec les enfants redeviennent naturelle… mais ils sont tous les trois merveilleux Kelly. Tu dois y aller en douceur, vois au jour le jour… ils reviendront vers toi. Je ne serais d’ailleurs pas étonnée de voir Rose se jeter dans tes bras. Tu ne la connais pas, mais elle… elle te connaît à travers nous tous. Elle veut être comme sa maman… reprit Joan avec un vrai sourire qu’elle n’avait pas eu depuis longtemps sur le visage alors qu’elle entendait du bruit venant du salon. Elle se leva alors laissant Kelly dans ses pensées qui réfléchissait aux propos de son amie qui avait eu la gentillesse et la patience de lui expliquer certains détails concernant sa vie.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:31

- Mlle Wells avez-vous revus vos enfants ? Un commentaire peut être-

- Qu’en est-il de votre carrière ? Allez-vous reprendre la musique, le mannequinat ?

- Le retour de Kelly doit changer certaines choses dans votre vie, William, qu’elles sont dorénavant vos relations ? Comptez vous travaillez à nouveau ensemble ? Quand auront nous droit à l’une de vos superbe composition William ?

Devant le flot de questions et les flashs qui crépitaient autour d’eux, il prit la main de Kelly comme par le passé avant de lui ouvrir la portière de la voiture, bien que les journalistes et photographes entourait le véhicule. A cet instant, il sut qu’il n’était pas prêt d’avoir la paix. Il parvint néanmoins à se frayer un chemin parmi eux et à pénétrer dans la voiture. Il ne mit que quelques secondes entre le moment où il s’installa derrière le volant et l’instant où il démarra. Ainsi les photographes furent obligés de se disperser sous peine d’être écrasé par Will. Ils purent alors quitter la place de parking et il engagea la voiture dans la circulation. Il se doutait que soudain attrait de la part des journalistes avait du surprendre Kelly.

- Avec Pete et Juddi, on avait essayé d’enterrer l’histoire de ton retour…

- Will… murmura-t-elle en tournant la tête vers lui. Tu veux bien faire et je te remercie de tout ce que tu fais. Mais cesse de vouloir me protéger. Je suis une grande fille, tu le sais bien… et tu as ta vie à mener de ton coté, rajouta-t-elle après un léger silence.

- Tu peux être sur qu’avec notre silence, les rumeurs vont s’enchainer. Je suis prêt à parier que bientôt, ils vont dire qu’on entretient une liaison…

- ça me ferait mal au cœur pour ta femme… d’ailleurs, je vais la rencontrer ?

- Elle travaille dans le cabinet d’avocat de sa famille. Ça m’étonnerait qu’elle soit rentrée si tôt, expliqua-t-il en gardant son regard sur la route. Joan doit ramener les enfants de l’école-

- Joan m’a dit que vous étiez très proches tous les deux. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai la sensation qu’entre vous, ça ne doit pas toujours être simple. Elle est si spontanée, franche…

- C’est vrai. Joan est quelqu’un d’entier. Tu lui faisais confiance. Avec son emploi d’écrivain, elle a pas mal de temps de libre et quand tu es arrivé à New York, à notre séparation… tu as prit du temps pour toi, puis tu as trouvé du boulot de mannequinat. Le léger souci était que tu étais seule avec Cameron et elle t’a proposé de le garder pendant que t’irait en séances photos. Tous les deux, ils sont très proches…

- J’ai encore du mal à réaliser… il y a de ça une semaine, je tentais de rester en vie avec le peu de vivres qu’on avait là bas… et aujourd’hui, j’ai une famille, des enfants, des amis… un frère un peu bizarre et un ex fiancé surement trop protecteur. Je suis un peu sous le choc…

- Tu trouves Rick bizarre ? Sourit Will. Il va être content de l’apprendre…

- Pas bizarre… mais à chaque fois qu’il me regarde, j’ai l’impression d’être passé au spectromètre…

- Ne t’en fais pas pour lui, la rassura Will. Il est encore surprit mais il va s’y faire. Tu dois te donner du temps pour tout ça…

- Hummm… Quand j’y pense… y’avait toujours autant de journalistes qui nous courraient après ? reprit elle après un silence.

- Honnêtement… c’est l’une des raisons qui nous a fait quitter New York. Et puis, c’est parfois pesant pour les enfants aussi. Le ranch est à un quart d’heure de la ville et là bas, aucun journaliste n’a osé s’y aventurer. On est à l’abri de la folie de New York et les enfants peuvent respirer et sortir dehors sans qu’un appareil photo se retrouve au milieu de leur chemin… fit il en passant le panneau du ranch à moins d’un kilomètre de la maison, où il coupa le moteur.

- Pas trop angoissée ? demanda-t-il tout bas.

- J’avoue que je ne sais pas comment je dois me comporter avec eux, ni ce que je dois dire et encore moins ce qui m’est autorisé de faire-

- Tu as tous les droits. Il s’agit de tes enfants. Personne ne te les enlèvera… et crois moi, y’en a une qui est très impatiente de voir sa maman ! Lui sourit avec cette lueur rassurante dans le regard.

Elle déglutit difficilement lorsqu’elle croisa cette intensité dans les yeux de Will. Il était si tendre, patient et si ouvert avec elle, qu’elle ne souhaitait pas le décevoir mais là, elle avait vraiment peur de faire des erreurs avec ses enfants. Pourtant, elle trouva le courage de sortir de la voiture de se diriger vers la porte alors qu’il récupérait le doudou que Rose avait oublié dans la voiture le matin même. A peine refermait il la portière qu’il entendit la porte d’entrée s’ouvrir, en quelques pas il la rejoignit et put lire la stupeur dans la vingtaine de regard qui venait de trouver leur cible, lui. Il posa alors sa main sur l’épaule de Kelly qui avait tourna la tête vers la table basse du salon où quatre enfants jouaient ensemble, tandis que pour la première fois depuis le matin même, il croisa le regard de Beth. Il ferma alors les yeux une longue seconde avant de réaliser le pourquoi de la raison de tout ce monde à la maison. Il se souvint alors. Leurs deux ans de mariage. Il avait décidément tout foiré. Sans même un seul mot, lorsqu’il rouvrit les yeux, il vit qu’elle s’était réfugiée dans la cuisine. Quelqu’un en profita alors pour mettre de la musique et il remercia silencieusement cette personne. Son regard balaya alors le salon où il vit Joan esquisser une petite grimace alors que Rose se rapprochait d’eux. Levant ses bleus vers son père, elle esquissa un grand sourire tandis que Cameron et Chloe n’avait pas bougé d’un centimètre. Will s’accroupit devant sa fille et Kelly l’imita, se retrouvant à hauteur de sa fille. Will resta silencieux observant sa fille et Kelly durant plusieurs secondes, puis la petite blondinette se jeta dans les bras de sa maman, entourant son cou de ses petits bras, chuchotant à son oreille.

- Je savais que tu reviendrais… parce que je l’ai demandé au papa Noël ! fit cette dernière en embrassant Kelly sur la joue.

Sous le coup de l’émotion, Kelly serrait simplement sa fille contre elle, toute en fermant les yeux, s’imprégnant de chaque détail qui concernait son bébé. Lorsqu’elle rouvrit les yeux, elle s’aperçut que Will s’était volatilisé mais que Cameron et Chloe, se trouvait désormais tout près d’elle. Leur adressant un sourire désolé mais emplit de tendresse, ces deux derniers vinrent se joindre à cette embrassade de groupe.

A quelques mètres, il jeta un bref coup d’œil dans la direction de Kelly, s’assurant que tout se déroulait sans accrochage car il craignait un peu la réaction de Cameron. Il pénétra alors dans la cuisine, s’appuyant contre le plan de travail avant de lever les yeux vers sa femme.

- Tu comptais me le dire quand William ?! Appuya-t-elle sur son prénom en le foudroyant du regard.

- J’attendais le bon moment-

- Le bon moment ?! Parce qu’il y a un bon moment pour ça ?! Tu veux mon avis ? Tu ne l’aurais jamais fait ! Parce qu’à chaque fois qu’il s’agit d’elle ou de votre relation, tu fuis la discussion…

- Beth…

- Quoi ?! Je veux bien que tu puisses oublier notre anniversaire de mariage… et encore, parce que c’est quand même important dans un couple… mais tu arrives avec elle ! ça t’arrive de penser un peu à moi ?! Ça fait combien de temps qu’elle est revenue ? Et je suppose que je suis la dernière à ne pas le savoir, comme à chaque fois-

- Ne le prends pas comme ça… soupira-t-il. Kelly est rentrée, il y a une semaine… elle a tout oublié Beth. Elle est amnésique-

- Bien sûr. C’est tellement plus facile. Mais je ne la laisserais pas faire Will ! Tu es mon mari-

- C’est une crise de jalousie ?! Je pensais que tu me faisais confiance un minimum !

- On parle de ton ex bon sang ! J’aurais dû être la première avertie-

- Je suis désolé… fit il en tentant de retrouver son calme. Kelly a besoin de moi-

- Personne ne t’oblige à t’occuper d’elle-

- Tu ne comprends donc rien ?! On a trois enfants ! Trois enfants traumatisé par la disparition de leur mère… et leur équilibre est ma priorité. Les enfants passeront toujours en premier… que tu le veuilles ou non, soupira-t-il en s’approchant de sa femme. Je ne veux pas te faire de mal, tu le sais…

- J’aimerais que tu comprennes que moi aussi j’ai besoin de toi. Tu es mon mari et je t’aime… ça ne compte donc pas un peu ? Fit Beth du bout des lèvres en plongeant son regard dans celui de l’homme si charismatique qui était en face d’elle.

Si elle n’arrivait pas à déchiffrer ce qu’elle lisait dans son regard, l’esprit de Will était à des kilomètres du sien. Il se demandait ce qu’il faisait avec Beth alors que Kelly était si près. Il tourna alors lentement la tête et observa son ex fiancée avec Rose sur ses genoux et les enfants de chaque coté d’elle et Chloe qui lui tendait un verre de jus d’orange. Elles ne se ressemblaient en rien et pour la première fois, il se demanda ce qui l’avait attiré chez Beth, mais il resta sans réponse. Il profita alors de l’instant pour savourer ce qu’il voyait. Ses enfants réunis et plus détendus et surtout, il voyait sa petite fille de quatre ans avec un sourire béat sur le visage qui gesticulait dans les bras de sa maman, tout comme le faisait Cameron au même âge. Tous les cinq finiraient ils enfin par trouver leur place ? Il croisa alors le regard de Kelly, qui malgré la situation, lui adressa l’un de ses sourires qu’elle n’avait toujours réservé qu’à une personne, lui. Il savait alors que cet instant était particulier pour elle. Elle venait de retrouver ses enfants et son sourire en disait long. En un seul regard, elle venait de le toucher en plein cœur, comme elle le faisait par le passé. Il réalisa alors que si elle avait perdu la mémoire, l’alchimie entre eux n’en était pas affecté et que l’attirance qui les avait poussé l’un vers l’autre, était toujours d’actualité. Mais que leur réservait l’avenir ? Se retrouveraient-ils ou bien le mariage de Will empêcherait leur relation de naviguer en eaux claires ?

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:38

Chapitre 38 : In another life, in another life maybe, in another life you must've been mine


Les yeux posé sur son fils qui jouait avec Rose, elle était toujours attendrit par la douceur de son petit garçon qui lui révélait chaque jour cette qualité, qu’elle ne l’avait vu que chez une seule personne, James. Où qu’elle allait, il fallait qu’elle le cherche des yeux. Ça devenait plus fort qu’elle. Depuis l’incident à l’hôpital, elle se demandait où il pouvait bien être et pourquoi, il n’essayait pas de venir la voir. Après tout, ils avaient des choses à se dire. Et puis, elle voulait lui parler de ce qu’elle ressentait et qu’elle ne lui en voulait. Mais toutes ses choses étaient à passer sous silence car il ne reviendrait pas. Elle émit un léger soupir en observant les enfants jouer tous ensemble, même Cameron qui avait tendance à s’écarter en général. Kelly ne les quittait pas et Joan n’en était que très guère étonné. Elle savait qu’elle ne mettrait pas longtemps pour faire renaitre le lien qui les unissait aux enfants. Elle sortit néanmoins de ses pensées en sentant une présence près d’elle.

- Tu sais ce qui se passe avec Will ?

- Je crois qu’il avait oublié… l’anniversaire de mariage-

- Tu rigoles ?! fit la journaliste en fixant son amie. C’est vraiment pas son style d’oublier-

- Sauf qu’entre temps, Kelly est revenue… et crois moi, ça pèse lourd dans la balance.

- Humm… t’as parlé avec Kelly ?

- Tu comptes me faire passer un interrogatoire en règle ? la piqua son amie avec sa légendaire franchise.

- Joan… souffla sa meilleure amie. J’essaye de te faire penser à autre chose-

- J’ai pas besoin qu’on me divertisse-

- T’as revu ton vétérinaire ?

- C’est pas mon vétérinaire-

- Mais vous sortez ensemble… donc c’est ton vétérinaire, c’est bien ce que je dis ! fit remarquer Juddi.

- Tu m’exaspères-

- T’as couché avec lui ?

- Quoi ?! Mais ça va pas ?! je suis marié Juddi et j’aime James-

- Mais tu sors pourtant avec un autre-

- ça n’a rien à voir. J’ai de l’affection pour Mark… c’est tout.

- Ouais… mais tu sais, un beau gosse comme lui, il attend autre chose-

- Et bien, il ira voir ailleurs… conclut Joan. Je ne tromperais pas James-

- C’est déjà à moitié fait ! fit remarquer Juddi.

- Si on parlait plutôt de toi et de ton désert affectif, hein ! Tu es jeune, belle, talentueuse et y’a pas un seul homme dans ta vie ! Je trouve ça plutôt étrange-

- Joan-

- Tu fais moins la fière maintenant. T’as tourné la page sur Owen ? Définitivement ?

- Je… non… enfin je ne sais pas. Je crois que je suis faite pour rester seule…

- Ouais, bah va faire croire ça à une autre… répliqua Joan. Tu l’aimes toujours et tu crèves de le voir revenir vers toi.

- Il ne reviendra pas. C’est quelqu’un de trop loyal… et il aime sa femme. Je ne me fais plus d’illusions…

- Alors tu vois comme c’est agréable de passer sur le grill !! Sourit Joan, avec cet air espiègle avant de diriger son regard vers Will près du mur du salon qui fixait directement Kelly. En tout cas, je sens que Beth va avoir du mal à gérer Will…

- Will ou Will et sa dépendance pour Kelly ?

- ça revient au même non ? murmura Joan.

- exact… je n’aimerais vraiment pas être à la place de Beth, rajouta Juddi plus pour elle-même tandis qu’elle captait à son tour le regard que portait Will sur Kelly et les enfants. Elle sut alors que quoi qu’entreprenne Beth, elle avait déjà perdue Will. Mais Will avait il réellement aimé Beth ?

*.*.*.*.*.*.

Un verre à la main, à quelques mètres de Juddi et de Joan, il jetait un coup d’œil dans les cd de Will lorsqu’une présence à quelques pas de lui attira son attention. Levant les yeux, il aperçut Beth dont le regard était rivé, il en était sûr, en direction de Will. A peine tourna-t-il la tête dans la direction où se tenait que Will que lorsqu’il chercha le regard de Beth, il s’aperçut qu’elle s’était volatilisé. Se déplaçant sur le coté, il s’avança vers la terrasse où il ne tarda pas de la voir, les muscles visiblement raides, debout à quelques pas de la piscine. Il hésita une longue seconde à aller parler à son ami puis se ravisa. Il connaissait le discours par cœur, tellement ils en avaient parlé ensemble. Il se rapprocha alors de la jeune femme, assise au bord de la piscine. Il prit place à coté d’elle, sans pour autant savoir ce qu’il serait bon pour elle d’entendre.

- Mauvaise journée ? lança alors Pete en douceur.

- Très mauvaise fin de journée, plutôt… commença Pete. J’ai pas besoin que tu essaies de me rassurer sur Will ou sur… enfin bref. Ne te préoccupe pas de moi. Je vais bien-

- Je sais qu’on a jamais été très proche Beth… mais ne le prend pas mal. Will t’aime-

- ça sert à rien d’en parler. C’est gentil de ta part de vouloir m’aider à me sentir mieux-

- Beth, c’est qu’une question de temps. Je connais Kelly et tu la vois comme un danger. Ta réaction est on ne peut plus normale… Will reviendra vers toi.

- Je ne tiens pas à le partager avec elle-

- ça ne sera pas le cas, la rassura-t-il. C’est vrai que les voir si proches parait suspect… mais as-tu vus une seule fois les enfants aussi heureux ?

- C’est vrai… je sais qu’ils ne m’aiment pas. Pourtant, j’ai essayé Pete. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour leur être agréable-

- Tu n’aurais rien pu faire de plus. Kelly a toujours eu une relation privilégié avec eux et à sa disparition, ils ont perdu leur équilibre. Laisse les choses se faire et ne te fais pas un sang d’encre pour ton mariage. Will reviendra vers toi. Il lui faut du temps pour retrouver un équilibre…

- C’était comment entre eux ? je veux dire leur couple…

- Je veux pas te faire de peine Beth… mais ce que tu as vu tout à l’heure, ça n’est rien en comparaison du couple qu’ils ont été.

- Je vois… j’ai vraiment de quoi être inquiète-

- Non. Ecoute moi… Will est un homme qui n’a pas peur de s’engager et de faire des promesses. Il fait toujours son maximum pour s’y tenir. Je ne connais pas beaucoup de type qui aurait fait la moitié de ce qu’il a fait pour sa famille. Toute sa vie, il s’est sacrifié et je crois que le retour de Kelly… C’est comme si on le remerciait pour tout ce qu’il a fait. Du moins, je crois que c’est ainsi qu’il le voit…

- Tu le défends toujours, fit remarquer Beth avec mélancolie.

- C’est mon meilleur ami mais je ne te l’apprends pas…

- J’en reviens toujours pas qu’il ait oublié notre anniversaire de mariage… fit elle après un long silence. Comment il a pu ? Je compte si peu que ça pour lui ?

- Ne sois pas si négative… Will a la tête ailleurs, mais dans quelques jours tu verras qu’il trouvera le moyen de se faire pardonner. Il est très doué pour ça ! fit-il avec un sourire sincère en se levant et lui tendant la main. Allez viens, je te paie un verre !

- Un verre que tu ne paieras pas. Lui lança la jeune blonde avec un demi-sourire.

- Tu vas me vexé là ! Sourit-il en tentant de la détendre et de dédramatiser la situation. Ensemble, ils rentrèrent alors à l’intérieur ou cette fois, Will semblait avoir disparut du salon. Apercevant Joan, il voulut lui demander quand il vit un type l’enlacer. Sur le coup, il resta surprit puis songea qu’il devrait plutôt éviter de s’approcher. Ce type était bien plus grand et plus costaud que lui. Il vit alors un verre atterrir dans ses mains.

- Tu te cachais ou ? Souffla Juddi alors que Beth était partie se chercher un verre.

- Nulle part… T’as fait quoi de Will ?

- Il est monté à l’étage mais je ne veux pas parler de lui… marmonna la jeune brune.

- Je vois… qu’est ce qui t’arrive ?

- Regarde là bas… fit elle en pointant son menton dans un coin du salon où un couple était en pleine discussion avec deux enfants. Il ne fallut qu’une seconde pour reconnaître son ex guitariste et sa femme. Instinctivement il poussa Juddi de quelques mètres dans un coin, s’apercevant que son verre ne contenait pas d’alcool. Il haussa un sourcil et prit une lente inspiration.

- Tu dois avancer sans lui. Je dois te le dire dans quelle langue…

- C’est impossible. Il est là, tout près de moi… il me manque-

- Tu te fais du mal. Tu sais qu’il ne quittera jamais Billie. Pourquoi tu espères qu’il se rapprochera de toi ?

- Parce que je l’aime… je ferais n’importe quoi pour qu’il revienne-

- Tu penses à Alex ? Tu crois que ça serait simple pour lui ?

- Alex adore Owen. Tu les as vus lorsque je venais chercher Alex au studio. Ils sont inséparables-

- Ton fils sera un sacré musicien plus tard… il a ça dans le sang-

- Oui… soupira-t-elle en gardant son regard rivé sur Owen avant de finir son verre de jus d’orange cul sec.

Sans un mot, il l’observa alors disparaître en direction de la terrasse et soudain, il se demanda ce qui pouvait autant la troubler pour qu’elle ne boive même pas un verre d’alcool. Il soupira et finalement se rapprocha de Kelly après avoir croisé Owen dans le salon.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:40

Il avait choisit de rester seul un moment. Etre avec Kelly le chamboulait à chaque secondes et le fait qu’elle ne se souvienne d’absolument rien lui faisait ressentir cette souffrance qu’il souhaitait voir disparaître plus que tout. Isolé dans le studio, il était conscient que très peu de personnes oseraient venir le déranger. Il faudrait déjà qu’il se doute qu’il se trouve ici, songea-t-il. Son regard posé sur le piano, ça ne faisait que quelques semaines qu’il commençait réellement à reprendre goût à jouer et composer. Assis sur le petit banc matelassé, ses doigts frôlaient légèrement les touches blanches et noires tandis que quelques paroles s’échappaient de ses lèvres.

- Then the rainstorm came over me, and I felt my spirit break, i had lost all of my belief you see, and realized my mistake, but time threw a prayer to me, and all around me became still…

Sa voix n’était qu’un souffle de velours, des paroles semblant sortir de lui-même, d’une douleur trop profondément ancré en lui. Une douleur qui le poursuivait et qu’il voulait voir s’envoler le plus loin possible. Des mots sincères ajoutés sur une musique. Quelque chose de trop vrai, de trop intime pour qu’un jour il accepte de dévoiler ça à son entourage. Il ne s’agissait que d’un bout de chanson alors que des dizaines dormaient dans un dossier qu’il tenait depuis près de quatre ans. Ses doigts poursuivaient leur danse sur le clavier, envahissant alors la pièce d’une mélodie douce et triste. Les yeux fermés, il laissait cette mélodie et cette tristesse infinie s’empara de lui. Ses doigts fins parcouraient le clavier naturellement et ça ne fut qu’en sentant deux mains posées sur ses épaules et qui descendirent sur son torse qu’il réalisa qu’il n’était plus seul. Il ferma les yeux. Il sentait sa présence dans son dos et il s’adossa légèrement contre celle-ci. Il savait pertinemment de qui il s’agissait. Ça ne pouvait pas être Kelly. Elle n’aurait jamais mit les pieds ici, seule. Beth au contraire ne se gênait pas et se moquait pas mal de le déranger. Ouvrant les yeux, il bascula sa tête en arrière et croisa son regard pour la première fois depuis des heures. Il savait qu’il devait se rattraper mais il n’était pas certain d’y parvenir à cet instant. Il la vit néanmoins se pencher sur lui et déposer un léger baiser sur ses lèvres. Plongeant son regard dans le sien, il tenta de réunir ses pensées.

- Je suis désolée chérie… murmura-t-il en prenant sa main dans la sienne avant d’y déposer un baiser. Tu ne me croiras peut être pas… mais j’ai été débordé depuis que les flics m’ont annoncé que Kelly était vivante… je ne comptais pas te le cacher…

- Je sais… se contenta-t-elle de répondre en le regardant se tourner vers elle. Je croyais que tu ne comptais plus faire de musique ? demanda-t-elle doucement.

- Rose m’a demandé de lui apprendre à jouer au piano.

- Vraiment ?

- On dirait que ça t’étonne que ma fille veuille être musicienne.

- Non… c’est juste que… je ne m’attendais pas à ça. Elle n’a que quatre ans.

- Elle est très doué. Et elle a de qui tenir ! Sourit-il en l’attirant doucement vers lui, l’obligeant à s’asseoir sur ses genoux avant de glisser ses bras autour de sa taille.

- William… fit elle mal à l’aise, passant son bras autour de son cou. C’est pour elle que tu fais tout ça ?

- Que je fais quoi ?

- Cette pièce, la musique, tu te remets même à jouer… depuis que je te connais, je ne t’ai pas vu une seule fois prendre un instrument, ni même entendu chanter. Ce soir c’était la première fois… je me pose des questions.

- Je te mentirais en te disant que le retour de Kelly n’y est pour rien, confia-t-il en la regardant. Kelly est très importante dans ma vie. Elle le sera toujours… parce qu’on a vécu une longue histoire et qu’on a eu des enfants ensemble… mais tu ne dois pas te sentir menacé par elle.

- C’est loin d’être aussi simple… j’ai beau savoir qu’elle n’a pas retrouvé la mémoire, je ne peux pas m’empêcher de m’inquiéter. Vous partagiez une relation…unique-

- C’est du passé, mentit il en levant les yeux vers elle. En t’épousant, j’étais conscient que jamais plus Kelly ne ferait partie de ma vie. Je ne t’ai pas épousé parce qu’elle n’était plus là…

- Je t’aime Will, murmura-t-il en collant son front au sien, changeant légèrement de position et s’asseyant à califourchon sur ses cuisses. Je ne veux pas qu’on ait à se battre. Je pense qu’on a une vie équilibré et qu’on est heureux tous les deux… reprit Beth en faisant glisser ses mains sur le torse de son mari.

- Où tu veux venir ?

- Qu’on doit aller de l’avant… ensemble. On devrait sortir plus souvent, être juste tous les deux… sans chaperon ! précisa-t-elle en lui adressant un petit sourire en coin avant de déboutonner lentement la chemise de Will.

- Beth… souffla-t-il, se contractant légèrement, alors qu’il sentait le souffle de sa femme parcourir son cou de légers baiser. On ne peut pas-

- On est chez nous, on a tous les droits chéri-

- Tu oublies toutes les personnes présentes dans le salon…

- ça te préoccupe à ce point ?

- C’est pas raisonnable- le fit elle taire en l’embrassant furieusement avant de le voir céder lentement lorsqu’il glissa ses mains sous son petit pull. Elle lui sourit alors doucement et il poursuivit ses caresses, remontant ses mains dans son dos lorsqu’il sentit une présence. Instinctivement il tourna la tête alors qu’elle déposait à nouveau des baisers le long de sa mâchoire. Il croisa alors le temps d’une seconde, un regard. Un seul regard. Le seul qui pouvait encore plus le briser. Il ferma alors les yeux et ôta ses mains du corps de Beth qui se redressa soudainement. Rouvrant les yeux, elle le regarda avec cette lueur d’incompréhension.

- Je suis désolé… fit il avant de se dégager d’elle, en se rhabillant.

Quelques secondes plus tard, elle se retrouvait seule au milieu du studio sans même qu’elle ait pu comprendre ce qui s’était passé dans l’esprit de son mari. Elle soupira puis se passa une main dans les cheveux avant de sortir par la grande baie vitrée, se demandant ce qui pouvait bien clocher chez Will.

*.*.*.*.*.*.

Debout devant la piscine, une bâche transparente recouvrait l’eau chlorée. Son regard se perdait à travers cette lueur bleuté qui était l’unique source de lumière de la terrasse. Croisant les bras sur sa poitrine, elle se demandait encore ce qu’elle faisait ici. Pete avait raison, elle était en train de se faire du mal à attendre un homme qui ne serait jamais entièrement à elle. Elle aurait du renoncer à lui et surtout mettre un terme à leur liaison. Cependant, elle n’arrivait pas à garder ses distances avec lui. La musique et le bruit des discussions lui parvenait encore par la baie vitrée laissée ouverte. Toutefois, elle s’aperçut que le bruit s’estompait. Quelques secondes s’écoulèrent avant qu’elle sente sa présence à ses cotés.

- Besoin de prendre l’air ?

- je réfléchissais-

- Tu ne me fuyais pas, par hasard ? souffla-t-il comme une évidence.

- Pourquoi je te fuirais-

- Owen, soupira Juddi. Je crois pas que ta femme apprécierait de nous voir ensemble. Elle pourrait se faire des idées sur… enfin tu sais bien.

- On en a déjà parlé des centaines de fois, reprit il très calmement. Depuis plus d’une semaine, tu es complètement ailleurs-

- Je suis juste fatiguée… de tout ça-

- Il y a quelqu’un d’autre ? lâcha-t-il de but en blanc, sans réfléchir.

- Non ! enfin si… c’est plus compliqué-

- Je vois, déglutit Owen difficilement en se retournant.

- C’est pas ce que tu crois…

- Me voilà vraiment rassurée ! S’il ne s’agit pas d’un autre homme, de quoi il s’agit ?! je nage en plein brouillard et tu ne m’aide pas à y voir plus clair-

- Je suis enceinte ! lâcha-t-elle impulsivement, rivant alors son regard au sien tandis qu’elle voyait le visage de l’homme qu’elle aimait, se décomposer littéralement.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:40

Montant les quelques marches qui menait au salon, son regard balaya la pièce à la recherche de sa trace mais il ne l’apercevait nulle part. Il s’approcha alors de Joan et de Mark qu’il salua brièvement.

- T’as vu Kelly ? S’enquit-il précipitamment.

- Elle m’a dit qu’elle rentrait. Qu’elle était fatig-

- Merci, fit il en s’éloignant avant qu’elle ait pu finir sa phrase.

Passant par la tablette de l’entrée, il prit ses clefs et sortit de la maison sans même se retourner. Il devait lui parler, éclaircir tout ça. Bien sur, il était marié à Beth mais voir Kelly souffrir par sa faute, il ne le supportait pas. Il devait lui expliquer et s’assurer qu’elle allait bien. Il ne fut pas long avant de se retrouver sur la route en direction du centre ville de New York. Même de nuit, il la connaissait par cœur et en moins de dix minutes, il se retrouva la voiture de Joan, garée devant chez elle. Sans prendre le temps de verrouiller sa voiture, il monta les quelques marches qui menait à la maison de Joan puis frappa. De la lumière éclairait les pièces, signe qu’elle était bien arrivé mais elle semblait ne pas vouloir lui ouvrir.

- Ouvre-moi, s’il te plait…

- Rentre chez toi Will-

- Non. On doit parler… et à travers la porte, ce n’est pas mon moyen de communication préféré. A moins que tu tiennes à ce que les voisins soient également témoin…

Il savait bien sur qu’elle pourrait refuser mais il devait la voir. Parler à travers une porte ne le mènerait à rien, il en était conscient. Il fut soulager en entendant la serrure se déverrouiller et la porte s’ouvrir tandis qu’elle s’éloignait dans le salon. Il referma alors la porte derrière lui et la rejoignit au salon tandis qu’elle levait ses yeux bleus vers lui. Il déglutit difficilement, cherchant alors ses mots.

- Tu n’as pas à t’expliquer, le devança-t-elle.

- J’y tiens. Je te mentirais en te disant que ton retour ne me trouble pas. Tu es importante dans ma vie et j’ai besoin de t’avoir près de moi-

- Dois je te rappeler que tu dois d’abord te préoccuper de ta femme-

- Laisse Beth en dehors de ça-

- Will-

- Il s’agit de nous bon sang ! J’ai beau être marié, ça ne m’empêchera jamais de penser à toi, à nous, à mes sentiments pour toi-

- Si tu me connais si bien… tu dois savoir-

- Que tu vas m’éloigner, tu vas m’écarter de toi parce que je suis marié. JE LE SAIS KELLY ! et c’est justement ça qui est en train de me rendre dingue. Parce que j’aurais beau essayer de me tenir à distance… je serais toujours poussé dans ta direction, parce que tu me manques et qu’il suffit que je ferme les yeux pour que ton image se matérialise devant moi… explosa-t-il en baissant la tête, avouant enfin ce qu’il avait sur le cœur depuis plus d’une semaine.

Face à lui, il ne la vit pas fermer les yeux. Immobile, elle était envahit d’une sensation étrange, des images brèves et furtives défilant devant ses yeux. Une sensation de déjà vu, de douceur, de sécurité et de bien être la traversa de la tête aux pieds.

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.

La sortie de l’aéroport de Los Angeles n’était pas passé inaperçu. Ils avaient pourtant prit leur précautions en portant des lunettes de soleil et des sweat à capuches qui pourraient dissimuler leurs identités dans la foule mais c’était sans compter sur le passage de la sécurité puis l’attente pour récupérer leurs bagages. Will ou les musiciens n’étaient pas les plus réclamé. Il avait fallu moins de cinq minutes pour que Kelly soit submergé par des demandes d’autographes. Elle avait lancé un regard suppliant à Will et ce dernier avait sourit. Kelly était reconnu et il en était fier. Il était fier de la femme qu’il aimait et surtout son attitude auprès de ces jeunes, il savait que ça serait bon pour son image. Elle était abordable et n’évitait pas ses fans. Alors que finalement la sécurité intervint, la foule se dissipa et ils purent sortir de l’aéroport sans encombre pour rejoindre leur hôtel. La promotion de l’album se déroulait dans l’une des émissions phare du pays. Bien qu’il ait pu laisser Owen prendre sa place sur scène, il souhaitait que Kelly donne le meilleur d’elle-même. Il ne pouvait pas, ne pas être sur scène avec elle. Arrivant à l’étage de leurs chambres, tous se dispersèrent puis après avoir déposé sa veste dans sa chambre, Will sortit dans le couloir avant de frapper à la porte de Kelly. Ouvrant légèrement la porte, elle sourit en le voyant sur le pas de sa porte. Le tirant par le bras, elle le fit entrer avant de le plaquer contre la porte qu’elle venait de refermer.

- ça fait des heures que j’ai envie de t’embrasser… murmura-t-elle en posant ses lèvres sur les siennes, collant son corps au sien…

- humm… fit-il alors qu’elle délaissait ses lèvres pour son cou. L’émission est dans moins de trois heures-

- ça nous laisse deux bonnes heures-

- J’y crois pas ! C’est toi qui me dit ça et qui me saute dessus-

- Parce que je t’ai pas laissé le temps de le faire chéri ! fit elle malicieusement en se détachant légèrement, le prenant par la main avant de le mener jusqu’au canapé de la suite.

- Oui, c’est évident mon cher Watson ! Sourit-il, en l’attirant dans ses bras alors qu’il s’installait sur le canapé. Néanmoins, je ne voudrais pas que tu sois troublée et épuisée avant l’émission-

- Tais-toi ! Le réduisit-elle au silence en l’embrassant furieusement, s’installant à califourchon sur ses hanches, ses mains se faufilant sous ses vêtements.

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.


Il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre ses esprits. A quoi correspondaient ses images qui flottaient toutes seules dans son esprit. Le sentiment qui s’emparait d’elle était nouveau et la présence de Will ne l’aidait pas à faire le tri. De plus ces images étaient bien trop déstabilisantes. Rouvrant les yeux, elle put alors sentir sa présence. Il la couvait de ce regard qui la troublait comme à chaque fois. Elle avait l’impression qu’il sondait son âme et ce regard à la fois intense et adorateur, l’empêchait de réfléchir. Elle tenta de rester maitresse d’elle-même quand elle le vit se rapprocher encore. Elle pouvait sentir les effluves de son parfum et les battements de son cœur firent une embardé bien qu’elle tenta de ne pas se trahir. Elle entendit à peine le son de sa voix qui s’adressa à elle.

- Qu’est ce qui se passe Kelly ? A quoi tu penses ?

- A nous… à… hésita-t-elle, se rendant compte du poids que l’aveu pourrait produire. Tu disais que je chantais-

- Oui…

- Par moments… des images surgissent dans mon esprit.

- C’est génial, fit il avec un sourire tendre.

- Oh non. Je préfèrerais cadenasser ses souvenirs et ne rien ressentir-

- Qu’est ce que tu as ressentis ?

- tes lèvres sur mon corps… chuchota-t-elle spontanément alors en croisant son regard, comme nue face à lui avant de se retourner.

Dos à lui, il était un peu sous le choc de cette révélation et pourtant c’était la plus belle chose qu’il aurait pu entendre de sa part. Posant ses mains sur ses épaules, il la sentit se raidir puis se détendre lentement. Il prit une lente inspiration et fit glisser ses mains le long de ses bras, en l’enlaçant tendrement. Il devinait déjà la bataille acharné qu’elle menait contre elle-même. Il souffla alors à son oreille, doucement.

- Tout va bien se passer… Je suis là pour t’aider, murmura-t-il bien que mal à l’aise de la situation.

Il était dorénavant marié et il était sensé se tenir à distance d’elle. Incapable de se contrôler, il la tenait pourtant dans ses bras comme par le passé. Toutefois, il savait qu’il devait se résoudre à se détacher d’elle. Sa main glissant dans la sienne, il se mit lentement à caresser ses doigts et dans un soupir, elle entreprit de se retourner, levant les yeux vers lui.

- Je suis désolée-

- Shttt… fit il en glissant son index en travers de ses lèvres. Ça fait partit de notre passé. Kelly, je ne nierais jamais qu’on a eu une relation complexe et qu’ensemble on était vraiment heureux. On a eu des hauts et des bas… mais à qui ça n’arrive pas dans un couple ? On était tout le temps ensemble et si certains couples se lassent très vite de leur partenaire… ça n’était pas notre cas. Parce qu’on s’aimait et que notre priorité était de passer du temps ensemble… murmura-t-il avec un sourire.

- Je commence à peine à réaliser qu’on était un couple… très unit.

- on avait prévu de se marier et c’est quelque chose qu’on avait murement réfléchi. Je t’avais fait ma demande pendant nos vacances en Jamaïque-

- Oh… on y était-

- Juste tous les deux… pendant quinze jours merveilleux. Là bas personne ne nous connaissait. On était tranquilles, amoureux et on pouvait faire tout ce qu’on voulait sans qu’un appareil photo pointe son nez. C’est mon plus beau souvenir… avec celui de ton retour, lui expliqua-t-il avec cette lueur indéfinissable qu’il avait toujours dans les yeux dès qu’il parlait de leur couple.

Elle savait qu’elle ne devait pas et pourtant, elle ne pouvait pas y résister. Sans même un mot, elle vint se blottir contre lui, nicha sa tête dans le creux de son cou. Fermant les yeux, la sensation qui s’empara d’elle lui fit peur et en même temps, elle se sentait rassurée. Car même si elle n’avait que peu de souvenir, Will était sa protection, ce rempart contre le monde extérieur qui les entourait. Ses bras autour de sa taille, elle le sentit déposer un baiser sur sa tête.

- Je serais toujours là Kelly. Personne ne pourra te faire de mal… souffla-t-il en s’accordant un moment de douceur et de plénitude avec elle dans ses bras. Fais-moi confiance…

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:41

Le calme plat résonnait dans l’appartement. Il était près de trois heures du matin, lorsqu’il franchit le seuil de son chez lui. Déposant ses clefs sur la table près de l’entrée, il alluma la lumière puis déposa sa valise près de l’entrée. Retirant sa veste, il desserra également sa cravate en soupirant. Son aller retour à Los Angeles pour une réunion de famille l’avait épuisé. Il s’en serait d’ailleurs bien passé mais il ne pouvait leur tourner le dos. Se passant une main dans les cheveux, il s’avança dans le salon et un gilet trainant sur le canapé, il le prit lentement entre ses mains. Elle au moins, elle était là. Depuis sa rupture avec Juddi, elle s’était montrée des plus patiente et adorable avec lui. Ils avaient conclut un marché quand à leur relation et bien qu’il était réticent, il devait reconnaître que la présence de Tracy lui était devenue importante. Car il ne souhaitait pas s’engager dans une relation durable, avec aucune femme d’ailleurs. Sa rupture d’avec Juddi avait laissé pas mal de traces et bien que Tracy soit des plus honnêtes avec lui, il avait peur. Peur de se tromper et de lui faire du mal. A plus d’une reprise, il s’était retrouvé dans une situation compromettante avec elle et à chaque, elle lui rappelait qu’elle ne voulait pas être cette fille avec lui. Ce qu’il avait souvent du mal à comprendre. Car à ses yeux, ça ne changerait rien de leur relation. Cependant il devait voir les choses en face, la présence de Tracy chez lui, chaque jour ne l’aidait pas à y voir claire. Elle ne voulait pas être inscrite au nom d’aventure dans sa vie. Elle souhaitait une place bien précise et que cette réputation de fille facile disparaisse. Reposant son gilet sur le canapé, il ôta ses chaussures et se dirigea vers les escaliers qui menaient à sa chambre.

En haut des escaliers, il n’alluma pas la lumière et s’arrêta sur le pas de la porte. La forme allongée dans son lit le fit sourire. Il se rappela alors qu’elle n’était sensé rentrée que dans deux jours. Tracy était mannequin et elle avait tout pour plaire, si ce n’est une famille qui l’aime. Elle avait finit par tourner la page sur cette période de sa vie mais la douleur n’en restait pas moins présente. Auprès d’elle Andy n’avait pas à se cacher. Ensemble, ils parlaient de tout et c’était naturellement qu’il lui avait proposé de s’installer chez lui au lieu qu’elle loue un appartement au centre de Manhattan pour une petite fortune, en sachant qu’elle ne l’occuperait que trois mois par an. Ils passaient peu de temps ensemble, mais ce temps était précieux. Il s’approcha alors lentement d’elle et s’assit au bord du lit. Ses doigts vinrent délicatement écarter les cheveux de Tracy de son visage. Endormie, elle semblait si calme et sereine qu’il avait la sensation qu’il s’agissait d’une toute autre personne que la femme passionné qu’il avait pu découvrir au cours de ses dernières années. Imperceptiblement, ses doigts vinrent effleurer le visage de la jeune blonde endormie au sommeil du juste. Soupirant dans son sommeil, elle ne pouvait sentir sa présence. Mais il était bien là, à l’observer et à se demander la raison pour laquelle Tracy n’avait personne dans sa vie. Bien évidemment avec son train de vie, il était difficile d’avoir une relation sérieuse mais il savait que c’était la seule chose qu’elle recherchait. Elle était intelligente, épanouie, heureuse de faire des défilés et des photos mais à plusieurs reprises, il avait remarqué cette tristesse sur son visage. Cette tristesse que personne n’était véritablement là pour elle. Ainsi lorsqu’il la voyait si fragile et si sereine, il se demandait ce qui pouvait l’empêcher d’être son épaule, sur laquelle elle pourrait pleurer à volonté. Ils étaient proches, complices, ils croquaient la vie à pleine dents mais ils restaient célibataire tous les deux. N’était ce pas là leur erreur ? Son pouce vint effleurer sa pommette et de nouveau il l’entendit soupirer en marmonnant quelques mots incompréhensibles. Un sourire se dessina alors sur son visage et il se pencha vers elle en déposant un baiser sur son front. Plus il songeait à leur relation, plus il se sentait proche d’elle d’une toute autre façon. Partager des instants avec elle, lui faisait oublier son travail et surtout, il était alors un homme comme les autres. Cependant, il y avait le revers de médaille. S’il se rapprochait d’elle et nouait cette relation, il ne saurait se contenter de la voir que quelques mois par an. Et c’était essentiellement cette dépendance qui l’inquiétait car Tracy possédait un charme et un corps magnifique et il n’aurait guère besoin de plus pour lui succomber. Il la regarda une dernière fois et hésita entre s’allonger à coté d’elle ou de redescendre pour dormir dans le canapé. Il savait néanmoins que la dernière solution était la plus raisonnable. Et pourtant, il ne bougea pas et profita de cet instant où il pouvait la toucher sans qu’elle en soit consciente.

- ça serait une erreur… chuchota-t-il pour lui-même sans réaliser le frémissement qui parcourut la jeune femme.

Il entreprit alors de se lever lorsqu’il sentit les doigts de Tracy caresser son genoux si lentement qu’il n’était pas sur qu’elle était réveiller. Il se pencha alors sur le coté et croisa alors son regard.

- Je ne voulais pas te réveiller. Je vais dormir dans le canapé-

- Pourquoi ? L’empêcha-t-elle de partir, sa main glissant sur son poignet. Pourquoi ça serait une erreur ? demanda-t-elle d’une voix encore à moitié endormie.

- Tracy… rendors toi-

- Non… souffla-t-elle tout bas. Viens te coucher. J’essayerai d’arrêter avec mes questions-

- C’n’est pas raisonnable-

- Ce qui n’est pas raisonnable, c’est que tu ne m’écoutes pas, fit elle en se redressant et s’adossant à la tête de lui. Qu’est ce qui te préoccupe ? On peut en parler. Je suis tout à fait réveillée et en état de tenir une discussion pour les heures à venir-

- Tu sais quelle heure il est ?

- On doit être au beau milieu de la nuit, et alors ?

- Et alors, je rentre à peine de mon séjour dans ma famille où on m’a harcelé parce que je n’étais pas casé et qu’il était peut être temps que je donne une descendance-

- Je sais que ta position est délicate par rapport à ta famille… mais ce qui compte c’est que tu sois heureux non ?

- Ils n’ont aucune idée de la pression qu’il me mette. Parfois j’aimerais être né dans une autre famille-

- Mais les autres ont aussi leurs inconvénients… ajouta Tracy avec un brin d’amertume. Tu es un type génial. Tu n’auras aucun mal à te trouver de la compagnie pour la nuit-

- Je t’ai toi… murmura-t-il en évitant son regard.

- Ah… je vois. C’est ça le problème ? Que j’habite chez toi-

- Non ! répliqua-t-il un peu vivement. Le problème… c’est que toi et moi, on n’envisage pas la vie de la même façon-

- Tu sais que je ne veux pas avoir d’aventure avec toi-

- Oui, et c’est bien dommage…

- C’est toi qui a les cartes en main Andy. Tu n’as pourtant pas réfléchi lorsque tu as commencé à sortir avec Juddi-

- C’est différent-

- C’est là que tu as tors. Tu as une image faussé de moi…

- Non non, tu ne comprends pas… le problème, c’est que je ne veux pas te partager… que ça soit avec des millions de gens qui te verront défilé ou en photos. Vivre trois mois sur douze avec toi, je n’appelle pas ça une relation, s’expliqua-t-il en levant pour la première fois son regard dans le sien. La différence, c’est que Juddi, je la voyais tous les jours au journal… pas toi.

- Tu voudrais que je renonce à ma carrière pour qu’on soit ensemble ?

- Je ne te demanderais jamais une chose pareille. Tu as ramé pour avoir cette place. Et ton bonheur est important… c’est pour ça que je dis que nous deux, ça serait une erreur…

- Je comprends… parfois la vie est cruelle mais ma carrière ne durera pas encore dix ans tu le sais-

- Je ne me mettrais jamais entre toi et ton travail… même si mes… sentiments et mon attirance pour toi me le font regretter tous les jours-

- Andrew… se rapprocha-t-elle de lui en prononçant son prénom en entier, ce qui le fit sourire. Tu as vraiment besoin de dormir ! reprit-elle avec ce demi-sourire sur le visage.

- Tu es incroyable ! Rit-il alors qu’il s’attendait à ce qu’elle lui réponde quelque chose de très sérieux. Il était bluffé par son attitude, sa douceur et sa générosité.

Elle s’était rapprochée et sa main caressait lentement la joue râpeuse d’Andy qui lui souriait toujours, malgré que leur discussion puisse occasionner une gêne entre eux.

- C’n’est pas une chose qu’on me dit tous les jours.

- Et bien c’est un tors…

- Peut être, j’en sais rien… s’écarta-t-elle alors en reprenant sa place contre la tête de lit. Face à cet homme, elle savait qu’elle était en danger mais elle se sentait poussé par vers lui. Car en plus d’être beau physiquement, il possédait une beauté intérieure qui l’émouvait dès qu’elle croisait son regard. Ainsi, c’est naturellement qu’elle glissa sa main dans la sienne comme si elle avait pu le faire à nombreuses fois par le passé. Viens… lui murmura-t-elle alors en l’obligeant à s’allonger près d’elle. Ce fut alors machinalement qu’il vint poser sa tete sur son ventre tandis qu’elle se mettait à caresser sa tempe et ses cheveux. Personne n’a a te dicter ce que tu dois faire… vis, sois heureux… le reste viendra tout seul, j’en suis persuadé-

- Et si je te disais que tu es celle que je veux-

- On a déjà parlé de ça, l’avertit elle tout bas.

- Non… je veux dire… j’ai largement eut le temps de réfléchir à notre relation. Tu es là dès que je ne vais pas bien. On a tous les désagréments d’un couple sans en avoir les bénéfices. Qu’est ce que ça couterait d’essayer ?

- Que si on se trompe, on aura le cœur brisé tous les deux-

- Et si on ne tente rien… on n’avancera jamais. Tracy-

- Je tiens à toi Andy mais j’ai peur que demain tu regrettes tes paroles. Essaies de dormir-

- Je ne m’endormirais pas si tu continues à faire ça, avoua-t-il alors que sa propre main lissait doucement le tissu qui servait de chemise de nuit à Tracy. On dirait une de mes chemises, souffla-t-il pour lui-même.

- C’est le cas… souffla-t-elle sans pour autant cesser ses gestes. Elle avait besoin de le toucher et à cet instant, elle était au bord de la panique car elle se connaissait. Elle pouvait d’un instant à l’autre lui révéler ce qu’elle ressentait pour lui mais elle se contint car elle savait qu’ainsi, elle se mettrait dans une situation très compromettante, elle l’entendit alors souffler quelques mots, relevant la tête vers elle.

- ça changera quelque chose si je te dis que je suis amoureux de toi ?

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:41

La soirée avait été mouvementée. Mark l’avait ramenée et lorsqu’elle avait passé la porte, elle les avait trouvé dans le canapé, Kelly endormit dans les bras de Will, qui semblait perdu dans ses pensées. Ils n’avaient pas parlé et Joan était simplement allé coucher son fils. Revenant au salon, elle fut seul durant plusieurs minutes jusqu’à ce Will revienne après avoir déposé Kelly sur son lit. Et ils ne parlèrent guère plus. Parce qu’elle connaissait son ami et l’amour qu’il portait à Kelly, alors elle ne trouva pas important de le questionner. Il était venu l’embrasser puis avait quitté la maison. Lorsqu’elle le voyait avec Kelly, il s’émanait quelque chose de particulier de lui. Cette douceur, cette façon qu’il se préoccupait d’elle, il ne l’avait envers aucune autre personne. C’était ces petites choses qui convainquaient Joan que ces deux là n’étaient pas près d’être séparé.

Sa nuit avait alors été courte et bien qu’elle aimait profiter du samedi matin pour dormir un peu plus longtemps, Josh ne semblait pas décidé à lui laisser ce repos. Il n’était que huit heures du matin lorsqu’il se faufila dans sa chambre. Elle sut alors que sa nuit était belle et bien terminée. Elle se résolut alors à se lever et à faire déjeuner son fils puis à lui faire prendre sa douche puis la sienne avant de s’habiller. Une heure plus tard, elle quitta la maison avec Josh après s’être assuré que Kelly dormait toujours. Lui laissant un mot sur la porte du frigo, elle sortit de la maison pour voir que Jonathan, le père de James l’attendait dans la limousine garée devant la maison. Si avec ça, elle n’attirait pas l’attention !

- Matt avait des choses à faire ce matin. Je lui ais dit que je vous accompagnerais tous les deux.

- Merci, murmura Joan. Mais on aurait pu s’y rendre par nos propres moyens. J’ai encore ma voiture-

- Vous voulez mettre en colère un vieux monsieur comme moi, Joan, de si bon matin ?

- Je ne voudrais pas vous froissez… mais devez avoir des millions de choses à faire, plutôt que de passer du temps dans une clinique-

- Il s’agit de mon petit fils et si tu ne m’avais pas prévenu, je n’aurais jamais rien su de ce que toi et James traversiez. Et j’ai envie de voir Ethan. Tu ne vas pas m’en empêcher j’espère ? fit il en douceur avec un léger sourire.

- Bien sur que non… mais-

- Joan, l’avertit il gentiment en observant Josh qui restait sagement assis. Pas de mais !

Le reste du trajet se déroula dans le silence et elle put enfin soupirer lorsque le véhicule s’arrêta devant la clinique. Instinctivement, Joan en sortit précipitamment suivit par son fils qui prit immédiatement la main de sa maman tandis que le vieil homme les imitait. Tous trois prirent alors la direction de l’entrée de la clinique alors qu’un portable retentissait. Joan ne se trompait pas en disant que Jonathan était un homme influent, charismatique et très occupé. C’était quelqu’un de bien et aujourd’hui elle savait d’où James tenait ce calme légendaire. Ne lâchant pas la main de son fils, ils montèrent jusqu’à la chambre d’Ethan. Cependant au bout d’un couloir, elle se figea en voyant deux hommes en grande discussions devant la chambre de son fils. Si elle reconnaissait l’allure de Matt, elle hésita en voyant l’autre homme qui lui faisait entièrement dos. Pourtant à sa stature, une part d’elle, imaginait déjà son visage. Il s’était à peine retournée d’un cri de joie de la part d’un petit garçon se fit entendre.

- PAAAPAAAAAAAAAAAAAAAAAA !! cria Josh en courant dans les bras de son père.

Elle était pétrifiée à vingt mètres devant lui. Sa haute stature, ses cheveux un peu trop long et cette barbe de trois jours sur son visage voilaient ses joues. Elle était incapable de bouger mais son regard ne le quittait pas. Elle vit un sourire animer son visage puis soulever son fils dans ses bras, ce dernier se serrant contre lui, réellement heureux. Ce fut alors qu’il osa enfin croiser son regard. Il y avait tellement à dire, tant à faire mais une force la retenait. Elle sentit alors une présence s’approcher mais n’entendit qu’à peine les mots de cet homme.

- Tu as l’opportunité de le convaincre… murmura Matt en s’éloignant.

Son regard rivé au sien, elle pouvait s’apercevoir qu’il se portait bien. Pour elle, c’était déjà réconfortant. Combien de films avait elle pu se faire quand à son état ? Elle prit alors une lente inspiration et fit quelques pas dans sa direction tandis qu’il posait Josh à terre en lui disant d’aller dans la chambre de son frère. Ils étaient désormais seul au milieu de ce couloir d’hôpital et aucun n’était capable du moindre geste l’un envers l’autre. Elle n’eut pas à le chercher des yeux bien longtemps pour que son regard accroche le sien. A moins d’un mètre de lui, elle hésita à le toucher mais c’était plus fort qu’elle. Il fallait qu’elle sente que c’était bien lui et que son subconscient ne lui jouait pas un mauvais tour. Elle leva alors la main à son visage.

- C’était toi la semaine dernière… se contenta-t-elle de dire au lieu de se jeter dans ses bras en guise de bienvenue.

- Tu as l’air en forme.

- les apparences sont parfois trompeuses, souffla-t-elle comme si elle parlait à une inconnu, bien que sa main continuait l’exploration de son visage. Tu aurais du venir me voir-

- Tu n’étais pas seule… marmonna-t-il en évitant cette fois ci son regard. Il n’était pas près à cette discussion mais ils étaient là, ensemble pour le bien de leur fils malade. Il l’observa alors plus méticuleusement et il s’aperçut à son tour qu’elle avait beaucoup maigri, surement une des conséquences de son absence et de la maladie d’Ethan. Face à elle, il n’osait toujours pas la toucher et plongea finalement son regard dans le sien.

- Je n’aurais jamais pensé que tu aurais peur de défendre ton mariage…

- Il ne s’agit pas de ça. Joan… je… si je suis parti-

- Je sais pourquoi tu es partit, souffla-t-elle, sa main quittant alors son visage pour glisser le long de son torse. Arrête de te rendre responsable de ce qui arrive… Tu as entendu ce qu’a dit son oncologue-

- Comment tu sais que j’ai parlé-

- Tu lui rends visite tous les jours depuis un an et demi… je suis sa mère. Je suis la première avertie…

- Tu n’as rien fait, rien dit… tu aurais pu m’empêcher de le voir-

- Tu es son père… et tu souffres tout comme moi, si ça n’est pas pire… murmura-t-elle en prenant soin d’utiliser les bon mots. Ils ont besoin de toi… tous les deux.

- Tous les deux, répéta-t-il alors ne la fixant.

- On a besoin de toi. J’ai besoin de toi…

- Non ! Se détacha-t-il d’elle. Non ! Je ne peux pas Joan. Je suis désolé…

- Jamie ne fait pas machine arrière. Pas maintenant… ils sont deux dans cette chambre, fit-elle lui montrant la porte de la chambre. Tu as deux garçons qui n’attendent que ça ! Voir leur père ! As-tu la moindre idée du nombre de fois où ils m’ont demandé quand est ce que tu reviendrais ?! Ce que tu faisais ?! Pourquoi tu n’étais pas là ?!

- Tu leur as déjà trouvé un père pour me remplacer-

- Ne dis pas des choses que tu pourrais regretter ! Tu peux me détester si ça te fait du bien… mais ça ne changera jamais rien au fait, que tu es leur père. Ce n’est pas un titre qu’on donne au hasard. Tu souffres parce que tu as perdu Luka ! Je le sais… mais tu as l’occasion de sortir la tête de l’eau ! Alors réagit au lieu de fuir !

- qui t’a parlé de Luka ?!! S’énerva-t-il soudainement.

- Moi, fit alors une voix masculine dans le dos de James, on ne peut plus calmement

James se décomposa alors en croisant le regard de son père qui semblait en colère à travers son regard. Face à celui qui l’avait élevé, il ne baissa même pas le regard puis secoua la tête. Ils s’étaient tous ligués contre lui. Même sa femme. Aucun ne pouvait comprendre ce qu’il traversait. Joan l’avait remplacé, il le savait. Il avait déjà perdu un jumeau, il ne se ferait surement pas à la perte de l’un de ses enfants mais ça, personne ne pouvait le comprendre. Il les fixa tour à tour et son regard vint capter celui de Josh qui se tenait sur le pas de la porte.

- Pourquoi tu nous as abandonné papa ? fit alors la voix cristalline et spontané de son fils qui le paralysa sur l’instant. Un poids vint alors s’abattre sur lui en voyant son fils posé sur lui, cet intense regard qui l’avait mainte fois déstabilisé par le passé. Le même regard que Joan, réalisa-t-il avant de songer qu’il n’avait peut être que provoqué encore plus de mal en les quittant tous du jour au lendemain. Allait-il faire le bon choix ? En existait-il un ? Un jour Joan lui pardonnerait-elle ? Et les enfants ? La réalité était dure à accepter et à cet instant, il craignait de reprendre cette vie car à ses yeux, il ne méritait aucune des personnes qui l’entouraient. Car il n’était que le survivant et l’héritier d’une famille qu’il avait apprit à détester à cause d’une mère qui le martyrisait et le rendait responsable du malheur qui s’était abattus sur leur famille. Avait-il alors encore sa place près de son père, de Joan et de ses enfants ? Il n’avait encore aucune réponse mais il s’approcha de son fils et s’accroupit devant lui, sous le regard de sa femme et de son père.

- Je suis là maintenant… eut il juste le courage de dire.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:49

Chapitre 39 : What I’ve Become


L’observant rentrer dans la chambre avec Josh, elle ne bougea pas. Elle ne savait réellement plus comment s’y prendre avec lui. Sa souffrance, elle la voyait mais il lui semblait que lui seul avait la solution à leur problème de communication. Elle ne pouvait rien faire de plus. Elle ne voulait pas rester à rien faire mais comment pouvait elle l’aider, s’il ne souhaitait pas son soutien. Tournant la tête, elle vit Matt qui était revenu. Elle posa sur lui, un regard qui cette fois ci ne cachait plus rien de cette colère qui bouillonnait en elle.

- Toi, j’ai deux mots à te dire ! fit-elle en le poussant dans la direction de la cafétéria.

- Je pensais que tu serais avec eux-

- T’as des choses à me dire ! fit elle, on ne peut plus sérieuse en le fusillant du regard. Depuis combien de temps, tu le revois ? Qu’est ce que tu lui as dit ?! Et pourquoi, tu ne m’as rien dit ?! Bon sang Matt ! Je te faisais confiance ! Abattit-elle son poing contre son torse.

- Du calme…. Souffla-t-il en lui attrapant les poignets. Je sais que c’est dur pour toi-

- Que c’est dur ?! As-tu la moindre idée du choc que ça m’a fait de vous voir tous les deux ?! Tu m’aurais dit qu’il t’avait recontacté mais qu’il n’était pas près à me revoir, je l’aurais comprit ! Mais tu m’as mise devant le fait accomplie ! Tu sais que j’ai horreur de ça !

- C’était le meilleur moyen pour qu’il te reparle et j’ai eu raison-

- Tu as tors sur toute la ligne Matt ! Si l’envie lui en prend ou que ça lui devient insupportable, il va disparaître à nouveau ! Et pour combien de temps cette fois ci ?! Je n’en ai aucune idée ! Mais en me gardant à distance, je savais qu’il venait tous les jours voir Ethan, ce qui voulait dire qu’il se portait bien… même s’il souffrait terriblement ! Tu n’aurais pas dû t’en mêler !

- Je l’ai fait pour une bonne raison. Tu ne peux pas m’en vouloir pour ça… et vous avez besoin de parler ! Alors va le voir ! T’es la seule qui est capable de le comprendre et de l’aider-

- Non. Je ne le ferais pas.

- Joan-

- Tu vas bien m’écouter Connors ! Je ne vais pas me répéter ! Il s’agit de James et moi ! Uniquement nous ! A ce que je sache on n’a jamais fait ménage à trois donc disparaît ! Si James veut parler, il viendra me voir. La maison est toujours au même endroit… et fait attention, t’as pas intérêt à lui souffler quelque chose ou encore à essayer de nous rapprocher. C’est à James de se remettre en question !!

*.*.*.*.*.*.

Depuis le matin même, elle se repassait toute cette conversation en boucle dans son esprit. Où avait elle commit une erreur ? En lui révélant ou en se taisant ? Toute la matinée, elle avait été incapable de se concentrer sur un article et maintenant elle se demandait si garder cet enfant n’était pas l’erreur de sa vie ? Elle vivait avec son fils de quatorze ans, pouvait elle vraiment avoir un enfant maintenant ? Secouant la tête, elle se dirigea dans le couloir qui menait à sa chambre quand elle s’arrêta devant celle de son fils. Assis à son bureau, il avait le regard rivé sur un livre de littérature et un dictionnaire de français ouvert à coté de lui. Elle posa son regard sur lui. Il était difficile de nier qu’il était un acharné. Il aimait les choses bien faites et il prenait aussi le temps de se distraire mais elle devait lui reconnaître qu’il avait une soif d’apprendre assez impressionnante. Tournant la tête, il vit sa mère qui le dévisageait.

- Je me demandais… commença Juddi avant qu’Alex l’interrompe.

- Owen est arrivé ?

- Non… je ne suis pas encore sûre qu’il vienne-

- vous vous êtes disputé ?

- Non… mais je crois qu’il a d’autres priorité-

- D’autres priorités ? releva Alex. Je ne comprends pas bien… murmura-t-il. Je sais que ça ne me regarde pas… toi et Owen… mais sérieusement… je n’arrive pas à comprendre que tu t’accroche à lui alors qu’il est marié. Tu serais la dernière à accepter qu’on te trahisse de cette façon-

- Tu as raison sur le point que ça ne te regarde pas… quand au reste-

- Je vois bien qu’il te rend heureuse, la coupa-t-il. Mais maman… tu n’auras jamais de vie avec lui. Comment tu peux l’accepter ? Vous ne vous verrez qu’en coup de vent… ce n’est pas être un couple ça. C’est malsain…

- Je sais que tu veux me protéger comme ton oncle à tendance à le faire depuis que je suis gosse… mais tu dois rester en dehors de ça. Ne t’accroche pas à Owen. Tu l’adores, je le sais… mais si jamais Owen et moi, on se sépare…

- Si tu dis ça, c’est qu’il s’est passé quelque chose, releva Alex en plongeant son regard dans celui de sa mère.

- Ne me regarde pas comme ça, l’avertit-elle.

- Mais j’ai rien fait ! fit il en se levant.

- Soit ! marmonna-t-il avant de grimacer. Si jamais il arrivait que nos vies soient… chambouler par un évènement-

- Un évènement ?

- Oui… je veux dire… hésita-t-elle avant de finalement le fixer et d’y aller franchement. Est-ce que tu serais choqué et mal à l’aise, d’apprendre qu’Owen et moi… on va avoir un enfant-

- T’es enceinte ?! La fixa-t-il, très surprit. Sérieux ?! Je vais avoir une petite sœur ?! S’enquit-il précipitamment.

- La question n’est pas encore de savoir s’il s’agit d’une fille ou d’un garçon. Je voudrais d’abord m’assurer… que ça ne te trouble pas trop-

- J’avoue que ça surprend… mais est ce que ça n’est pas la meilleure chose qu’il pourrait t’arriver ? Je veux dire, au-delà de ta relation avec Owen. Tu l’aimes et avoir un enfant de lui, c’est une autre façon de l’avoir près de toi de façon permanente… bien que je me doute que son mariage avec Billie doit être un sérieux obstacle. Il est au courant ?

- Oui.

- Et ? Je vais devoir jouer au flic en plein interrogatoire ? lança-t-il avec un petit sourire.

- Et il n’a pas vraiment eut la réaction que j’espérais… répondit elle avant de marquer une pause. Ne te fais pas trop d’illusions à propos d’Owen et moi. Je crois que c’est très mal parti-

- Et le bébé? Tu vas le garder ? Je veux dire… il n’a pas à payer les frais de votre histoire. Il ne demande qu’à être aimer. Et tu sais y faire-

- J’y réfléchis encore… murmura-t-elle encore indécise. Besoin d’aide, fit elle en lui montrant son livre de littérature française.

- Non ça va… merci… fit il alors qu’il la voyait commencer à s’éloigner. Maman, appela-t-il. T’es une excellente mère… mais la décision t’appartient…

*.*.*.*.*.*.

1 semaine plus tard,

Debout devant la commode de son fils, elle sortait des vêtements avec Josh qui la regardait faire en faisant ses commentaires. Elle s’était habituée à ce genre de choses au fil des années. Vivant seule avec son fils, elle avait du se faire au silence dans la maison. Mais le silence avait vite disparu en la présence de Josh. Vif d’esprit, petit garçon énergique, il était rare de ne pas l’entendre à travers toute la maison. Enfouissant une série de tee shirt et de pantalons dans le sac elle écouta Josh qui lui demandait pour la énième fois pourquoi elle ne venait pas chez « oncle Will ».

- Chéri… fit elle en s’accroupissant devant lui, lissant son tee shirt bleu à l’effigie de spider-man. Je t’ai dis que ce soir, je devais rester ici avec tante Kelly et tante Juddi-

- Oui mais là… tu peux passer la journée avec oncle Will et moi-

- Josh, tu sais que je dois passer voir ton frère-

- Mais maman-

- Tu ne discutes pas, Josh. Et puis, une fois que tu seras avec Rose, tu m’auras vite oublié-

- Non ! C’est pas vraiiiiiiii ! fit le petit garçon spontanément en fixant sa mère.

Se redressant elle vint s’asseoir sur le lit de son fils avant de le prendre par la main. Le soulevant légèrement, elle l’installa sur ses genoux et l’entoura de ses bras.

- Je sais que c’est difficile pour toi d’être tout seul-

- Je veux passer la journée avec toi maman.

- Pas aujourd’hui chéri. Demain c’est promit, je resterais avec toi-

- Et on ira au parc ? Et je pourrais avoir une glace ? fit-il avec ce même sourire qui fendait le cœur de Joan. Le sourire de James. Passant alors naturellement une main sur le visage de son fils, elle répondit avec un sourire.

- Oui c’est promit ! À condition que tu restes sage. Tu m’as bien comprit ?

- Mais je suis un ange maman ! Rajouta-t-il en souriant dont la malice était contenue dans son regard. L’embrassant sur le front elle le vit sauter de ses bras pour aller courir dans le salon. Secouant la tête, elle leva les yeux vers l’entrée de la chambre où Mark la fixait avec une lueur malicieuse.

- Et moi aussi j’aurais droit à une glace ? fit-il en s’avançant vers elle, alors qu’elle refermait le petit sac de Josh. Elle se tourna alors vers lui avec un petit sourire.

- Je ne suis pas sur que tu sois assez sage pour ça.

- oh vraiment ! S’approcha-t-il en venant glisser ses bras autour de sa taille. On m’a pourtant encore dit, il n’y a pas très longtemps que j’étais un homme adorable et très sexy-

- C’n’est surement pas moi qui aurais dit une telle absurdité ! Se retourna-t-elle dans ses bras avec un sourire espiègle.

- Bien sur ! T’es bien du genre à ne jamais faire de compliments-

- Erreur Monsieur Fisher ! Les compliments doivent se mériter ! Contra-t-elle en douceur tandis qu’elle le voyait se rapprocher d’elle, et se pencher pour l’embrasser.

- Je sais que tu veux prendre ton temps-

- Mark… fit elle tout doucement. Parfois on peut vouloir quelque chose de toutes ses forces mais ça ne restera qu’un rêve. Je t’apprécie beaucoup… murmura-t-elle alors que la sonnerie de l’entrée retentissait.

- Je vais ouvriiiiiiiiiiiiiiir !! Fit la voix tonitruante de Josh dans le salon qu’on entendait déjà courir en direction de la porte.

- Je dois y aller… fit elle en fermant les yeux avant d’attraper le sac de Josh posé sur le lit.

- Joan… s’entendit il prononcer alors qu’elle quittait la pièce sans même le regarder. Il y avait des choses qu’il pouvait comprendre. Comme le fait qu’elle soit marié et qu’elle assume ses deux enfants avec pour seul aide, la présence de son beau père. Il n’avait aucun mal dans ce cas là mais pour eux, leur histoire, il n’y parvenait. Pourquoi refusait-elle de se confier à lui ?

Sortant à son tour de la chambre, il repoussa ses pensées et songea qu’il lui en parlerait plus tard mais il la vit, figée à quelques mètres de la porte, un homme devant elle avec Josh dans les bras qui souriait plus que jamais.
Mark ne fut pas long à croiser le regard de cet homme qu’il ne connaissait pas. Il vit alors Joan se tourner légèrement vers lui.

Le regard de la jeune femme oscilla entre les deux hommes durant quelques secondes puis elle prit une lente inspiration avant de déclarer simplement.

- Mark, je te présente James… mon mari. Jamie, voici Mark… un ami-

- Bonjour fit simplement Mark après avoir observer Joan durant plusieurs secondes tandis que James se contentait de le saluer d’un simple signe de tête.

Il ne lui en fallut pas plus pour comprendre le malaise de Joan. Son mari était revenu et c’était la raison pour laquelle, elle devenait si distante. Il ne lui en voulait pas vraiment. Après tout, il savait qu’elle tenait encore beaucoup à lui. Pour ça, il lui suffisait simplement de se rappeler ce jour à l’hôpital où elle l’avait remit en place vis-à-vis de James. Il en gardait un souvenir marquant.

- Je vais y aller… fit il en s’approchant d’elle. Je t’appelle, murmura Mark après l’avoir embrassé sur la joue. Une nouvelle fois, il croisa le regard de James et après une dernière salutation et un clin d’œil à Josh, il quitta la maison de la jeune femme.

Face à lui, elle savait qu’il n’avait pas dû apprécier une seule seconde de voir qu’elle n’était pas seule. Mais elle se moquait bien de ce qu’il pensait. Ou du moins en partie car, elle se souciait toujours de lui et elle comprenait qu’il ait voulut s’éloigner. Cependant, ils n’avaient toujours pas percé l’abcès. Était-il venu pour parler ? Durant un instant, elle songea que c’était peut être le but ou bien était il venu voir son fils ? Se retournant, elle ne fit aucun geste vers lui et se rendit dans la cuisine, leur servant deux tasse de café dont une, noir et sans sucre pour lui et l’autre avec un nuage de lait pour elle.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:50

Reposant son fils à terre, il fit quelques pas et s’approcha de la cuisine. Il l’observa alors pousser la tasse de café dans sa direction, son regard croisa brièvement le sien. Il aurait du faire ça, il y a bien longtemps mais il n’en avait pas eu la force. Le médecin lui avait assuré que l’état d’Ethan était stabilisé et qu’ils pouvaient commencer à parler de rémission mais James était toujours sceptique. Avec son père dans les parages, il ne doutait pas que son fils devait avoir les meilleurs soins mais il ne pouvait pas avoir confiance en les médecins. N’était ce pas eux qui avaient gâchés son enfance ? N’avaient ils pas assuré qu’il ne pourrait jamais plus danser après son accident ? Il lui était inconcevable de leur faire confiance. Il repoussa alors ses pensées pour se concentrer sur la jeune femme près de lui, sa femme. Il l’avait abandonné avec deux enfants en bas âge dont l’un terriblement malade. Il était conscient qu’il n’était pas le mari parfait et encore moins le père dont avait du rêvé ses enfants mais il savait que Joan saurait leur assuré une bonne éducation. Joan était bien plus forte que lui et même s’il aurait volontiers sauté à la gorge de ce type en le voyant si proche de sa femme, il était conscient qu’il n’avait aucun reproche à lui faire. C’était lui qui était partis. Prenant cette tasse de café, il baissa ses yeux dans le liquide chaud et sombre durant plusieurs secondes avant d’entendre son murmure.

- Qu’est ce que tu fais là, James ? Avait-elle demandé.

- Je pensais… commença-t-il avant de s’arrêter en levant finalement les yeux vers elle. Je voulais passer la journée avec Josh… j’aurais du appeler-

- Exact. Je dois l’emmener chez Will.

- Je vois. Tu m’interdis de passer du temps avec mon fils-

- Quoi ?! Balbutia Joan. J’ai du mal entendre James ! Tu me reproches de t’empêcher de voir Josh ? Où étais-tu ces trois dernières années ? Dis le moi, parce que tout à coup j’ai un trou de mémoire ? Où étais-tu lorsque tes deux fils étaient malades ? Quand ils faisaient des cauchemars ou que la maitresse de Josh m’appelait en catastrophe parce qu’ils avaient du l’emmener à l’hôpital parce qu’il s’était blessé ?!

- Joan-

- Non Jamie ! Le pointa-t-elle du doigt. Tu es parti ! Tu as renoncé à tes droits parentaux ce jour là ! J’assume leur éducation toute seule, alors qu’ils ont besoin de leur père pour les rassurer ! Mais non, toi tu t’en moque ! Tu vis ta petite vie bien tranquillement !

- Arrête Joan-

- Pourquoi ?! Ce n’est pas la vérité ?! Donne-moi une bonne raison pour que je ne te jette pas dehors ! Parce que c’est tout ce que tu mérites ! Lâcha-t-elle en le fixant, gardant pour elle qu’elle parvenait à lui trouver des excuses à chacune de ses absences.

- Parfois choisir n’est pas une option… la fuite est l’unique solution-

- James ! Va essayer de dire ça à Ethan ! fit-elle en le dévisageant. Ton fils est malade, il se bat chaque jour en espérant que son père ne l’oublie pas ! Il se bat pour toi ! Et toi, tu n’as même pas le courage de lui parler et de le rassurer !

- Qu’est ce que tu en sais ?! Tu étais bien trop préoccupé avec ton Mark-

- Ne te lance pas sur ce terrain avec moi ! le prévint-elle froidement.

- Sinon quoi ?! Tu vas me jeter dehors ? Tu m’interdiras de voir les enfants?! On est marié-

- C’est bien que tu t’en souviennes ! fit-elle sarcastiquement. Mais à ce rythme, on ne le sera plus très longtemps-

- Tu couches avec lui ? demanda-t-il alors soudainement, son regard rivé au sien.

- ça ne te regarde pas-

- Je suis ton mari ! Bien sur que ça me regarde ! fit il en posant finalement sa tasse sur le plan de travail et s’avançant vers elle. Tu crois que ça ne m’a rien fait de te voir avec lui ?! Tu crois que j’ignore depuis combien de temps vous vous fréquentez ?! Je ne suis peut être pas présent mais je ne vis pas à l’autre bout du pays !

- Je ne crois pas que tu ais des reproches à me faire. Tu veux peut être que je te rafraichisse la mémoire avec Marisa ?

- Tu penses que j’ai besoin qu’on me le rappelle ? Oui j’ai fait une connerie et je l’assume entièrement-

- Et quoi ? Tu crois que tu peux me reprocher d’essayer d’avoir une vie maintenant que tu es parti ? demanda-t-elle, alors qu’il se rapprochait encore.

- Non… tu as des besoins mais je ne veux pas entendre un des garçons l’appeler papa-

- Les jumeaux savent qui est leur père… murmura-t-elle en tentant de se calmer alors que son corps n’était qu’à quelques centimètres de James.

Si elle avait ressentit une sensation d’apaisement en présence de Mark, elle ne pouvait décidément pas le comparer à James qui par sa présence, la mettait au bord de la crise de nerfs mais qui parvenait également à lui apporter cette sérénité intérieure qu’elle n’éprouvait qu’en sa présence. Levant finalement une main à son torse, cette dernière vint lisser son sweat. Levant son regard dans le sien, il fut le premier à parler alors que leur regard ne se quittait plus. La tension entre eux était désormais d’un ordre tout autre et elle se connaissait assez pour savoir qu’elle n’aurait pas la force de lui résister.

- J’aurais dû te parler de Lukas plus tôt… murmura-t-il. Ça nous aurait peut être évité cette situation-

- Je sais que tu en souffres encore Jamie… Ton père et Matt m’ont expliqué certaines choses.

- ça n’était pas à eux de le faire. J’ai tout foiré… avec toi, avec les enfants…

- Jamie… l’avertit elle, en lui adressant un long regard. Regarde le, souffla-t-elle en lui désignant Josh qui jouait dans le salon. Est-ce qu’il a l’air malheureux ? Est-ce qu’il manque de quelque chose ?

- Il ne s’agit pas que de ça-

- Il est bonne santé. C’est un petit garçon plein de vie. Et si je tiens c’est entre autre grâce à lui. Il n’y a pas une journée où je me dis que même si c’est dur, je suis fier de l’avoir près de moi. Sans lui, je n’aurais peut être pas eu le courage d’accepter la situation. Alors tu peux te reprocher beaucoup de choses… mais tu m’as donné une raison de me surpasser. Et cette raison c’est tes fils ! C’est Josh et Ethan ! Finit-elle en relevant son regard dans le sien. Ne sois pas aussi dur envers toi-même…

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:51

La porte de son bureau se refermant, il n’avait pas levé les yeux du dossier financier qu’il étudiait depuis quelques minutes. Le poste de rédacteur en chef n’était en soi pas un poste très gratifiant. Il se devait de rendre des comptes aux actionnaires au cours d’une réunion hebdomadaire chaque semaine. A cela s’ajoutait la qualité des articles des journalistes puis l’aspect financier du travail. Etre toujours les meilleurs sur le marché. Et bien que c’était des aspects qui lui avait plus depuis très longtemps, aujourd’hui il commençait à saturer. C’est ainsi, concentré à sa tâche qu’il n’entendit pas la porte s’ouvrir. Cependant le bruit de la clenche lorsqu’elle se referma l’alerta.

- Elizabeth, vous pouvez appeler Gorky pour la réunion de demain-

- C’n’est pas Elizabeth… se fit entendre une voix qu’il ne connaissait que trop bien.

Obligé de sortir la tête de son dossier, il releva les yeux vers la jeune femme qui s’avançait en direction de son bureau. Cette voix, bien sur qu’il la connaissait. Son regard remonta le long du corps de la jeune femme, commençant par ses jambes, sa taille élancée et si fine, sa poitrine généreuse mais juste le nécessaire puis ce visage à la fois angélique et malicieux. Son regard vint alors à la rencontre du sien. Un petit sourire s’étira alors sur son visage avant qu’il se lève et la rejoigne devant son bureau.

- Je ne t’attendais pas avant deux heures…

- Tu veux peut être que je parte alors ? demanda-t-elle sans le quitter des yeux.

Andy était sexy au naturel et elle en avait eu un aperçu à plus d’une reprise. Mais à cet instant, elle ne savait toujours pas comment elle faisait pour lui résister. En costume devant elle, il était un fruit défendu. Sexy à souhait et ce sourire espiègle en disait bien long sur ses pensées. Le voyant s’approcher, elle ne recula pas et ferma les yeux à la sensation de ses doigts qui vinrent effleurer son visage.

- Surement pas… murmura-t-il en comblant le dernier espace entre eux.

Sa main glissé sur taille, il lui adressa un sourire malicieux. Tout était si étrange entre eux. Leur relation entière l’était. Ils étaient un couple sans en être un. Andy l’avait finalement convaincu qu’entre eux quelque chose de plus fort existait. Elle avait finit par cédé devant l’insistance du jeune cadre et surtout parce qu’elle croyait en sa sincérité. Bien sur qu’elle l’aimait. Depuis combien de temps, peu lui importait, mais elle l’aimait. Cependant, elle refusait qu’il ait une certaine image d’elle. L’image de cette fille facile qu’on la réputation des mannequins. Elle se savait capable de tout abandonner pour lui mais elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle s’accrochait à lui.

Face à lui, elle fit remonter sa main sur sa veste dans un geste quelque peu naturel et intime en lissant sa chemise sous sa veste.

- ça veut dire que tu m’emmènes déjeuné ? lança-t-elle avec ce petit sourire contenu dans son regard.

- Je ne savais pas que c’était à moi de te nourrir ! répliqua-t-il dans un sourire. Je crois que je vais devoir demander une augmentation à mon supérieur dans ce cas-

- C’est le minimum que tu te dois d’accomplir, si tu me veux en pleine forme ! Sourit-elle avec cette lueur espiègle

- En pleine forme… Dans ce cas, je crois que c’est dans mes possibilités ! Souffla-t-il en se penchant pour l’embrasser. Ses mains venant entourer sa taille, il ne fallut quelques secondes avant qu’il sente les courbes parfaites de la jeune femme se coller à son corps et ce désir qu’il avait cru volatilisé se réveillait instantanément.

Passant ses bras autour de son cou, elle ne fut pas longue à répondre à son baiser emplit de passion. Elle avait besoin de lui. Pourtant, elle ne s’était jamais permit de se l’avouer. Sa main caressait lentement sa nuque et glissée dans ses bras, elle se sentait en paix. Elle était juste avec lui et cette notion de sécurité l’emplissait complètement. Depuis combien de temps ne s’était elle pas sentit aussi à l’aise dans les bras d’un homme ? Si elle savait qu’il avait eu des aventures depuis sa séparation avec Juddi, de son coté, elle ne pouvait pas dire qu’elle avait recherché la présence d’homme dans sa vie, ses dernières années. Bien sur, elle était entourée par des photographes, coiffeurs, mannequins et autres mais connaissait l’envers du décor du métier. Elle cherchait un homme sur qui elle pourrait se confier, une présence sur laquelle s’appuyer en cas de coups de blues. Et cette présence elle ne l’avait trouvé que chez lui. Alors était-ce un signe ? Avait-il quelque chose de plus important à partager que cette amitié dont tous les deux se persuadaient qu’elle ne cachait rien d’autre de plus intense ?

- J’ai faim… fit elle en se détachant de lui avec ce demi sourire en coin. Tu es prêt ?

- Tu as faim, murmura-t-il plus pour lui-même avant de se souvenir de sa question. Je dois prévenir Juddi.

- Juddi ? Ta secrétaire je comprends mais-

- Juddi est mon bras droit… j’ai besoin de quelqu’un de confiance pour gérer le journal pendant mes absences, lui expliqua-t-il avant d’appeler Juddi, lui demandant de venir dans son bureau.

- Je vois…

- Je sais que vous n’êtes pas en très bon termes… mais il serait peut être temps d’enterrer la hache de guerre-

- J’ai déjà essayé… à croire que tu ne sais pas combien elle est têtue.

- Vous vous ressemblez beaucoup et vous n’en avez pas conscience. Juddi est forte par certain coté. Elle sait toujours quoi faire lorsqu’il s’agit de son boulot… et puis elle a beaucoup changé depuis qu’Alex fait partit intégrante de sa vie. Elle n’est plus une journaliste qui ne pense qu’à son travail. Elle a une vie et elle prend le temps de vivre… et c’est également ce que tu es en train de faire…

- Tu la défendras toujours… soupira Tracy.

- C’est mon amie et la tienne…

- Tu voulais me voir ? entendirent-ils une voix en pénétrant dans le bureau.

D’un infime signe de tête, Juddi salua Tracy puis elle dirigea son regard vers Andy qui les dévisageait tour à tour.

- Oui. On sort déjeuner. Je te laisse la maison-

- Aucun souci-

- Je dirais à Elizabeth de te renvoyer les appels-

- T’as pas oublié que j’ai prit mon après midi ? lui rappela Juddi.

- Non, ne t’inquiète pas. Je serais de retour avant 14 heures.

- Bien… murmura-t-elle mal à l’aise. Bon déjeuné… tenta-t-elle de dire mais ses mots restèrent coincés entre ses lèvres alors qu’une sensation étrange l’envahissait. Les yeux révulsé et son corps devenu aussi élastique que de la guimauve, elle s’écroula comme au ralentit dans le bureau sous les yeux de Tracy et Andy. Ce dernier resta une secondes paralysé en voyant Juddi inconsciente. Tracy prit alors le relais et lui demanda de porter Juddi sur le petit canapé qui occupait l’angle du bureau. Comme un automate Andy lui obéit et resta de nouveau paralysée par la vision qui s’offrait à lui. Juddi ne lui avait jamais paru aussi faible. Elle avait toujours été forte, comme un soldat, songea-t-il alors que Tracy s’était accroupi devant Juddi, cherchant son pouls carotidien.

- Elle va bien. Va me chercher un verre d’eau s’il te plait…

- Je-

- Andy, dépêche toi ! fit-elle avec aplomb avant de le voir finalement sortir du bureau.

Son regard posé sur son amie, elle dissimulait une certaine inquiétude. Elle avait remarqué le teint diaphane de Juddi et le fait qu’elle fasse un malaise, ne pouvait indiquer qu’un seul diagnostic. Elle s’aperçut alors que son amie papillonnait des yeux puis s’apprêtait à se lever. Posant une main sur son épaule, Tracy l’empêcha d’aller plus loin.

- Rallonges toi-

- Non !

- Juddi, s’il te plait. Tu viens de faire un malaise-

- Je vais très bien. Andy va t’attendre-

- Il est partit te chercher un verre d’eau-

- T’es pas ma mère ! Arrête-

- C’est vrai ! Je ne suis pas ta mère… d’ailleurs je doute qu’elle ait connaissance de ta situation, figure toi ! Lâcha finalement Tracy avant de marquer une pause et croiser le regard de son ancienne amie. Ça fait combien de temps ?

- combien de temps de quoi ? Mentit Juddi.

- Tu sais très bien de quoi je parle.

- Non-

- Bon sang Judd’ ! Tu crois qu’en temps que mannequin, les filles ne tombent jamais enceinte ? Leur carrière passe avant tout et des filles enceintes qui se font avorter… c’est plus que courant ! Pourquoi-

- Je te jure que tu dis un mot à Andy là-dessus-

- ça n’est pas à moi de lui dire, la rassura Tracy.

- Deux mois, finit alors par répondre Juddi bien qu’elle craignait un coup tordu de la part de Tracy. C’est sérieux ?

- De quoi ? répondit Tracy, pas tout à fait sur du sujet.

- Toi et Andy. Si tu sors avec lui pour-

- Judd’… j’ai fait des conneries. Beaucoup de conneries même… avoua-t-elle dans un soupir. Embrasser ton frère en était une. Mais Andy… je sais qu’elle image on a de moi. Andy est le premier à m’apprécier à ma juste valeur. Et à m’aimer comme femme.

- Ne lui fais pas de mal. C’est tout ce que je demande-

- C’est une menace ?

- Je… Soupira Juddi. Non. Mais peut importe votre relation, tu ne dois pas sous estimer ses sentiments. C’est quelqu’un d’entier. Il n’attendra de toi qu’une chose… que tu donnes le meilleur de toi pour votre histoire-

- ça veut dire que j’ai ta bénédiction ? demanda Tracy avec un demi-sourire en fixant la jeune journaliste.

- Je ne crois pas que t’ai besoin d’une bénédiction… mais fait attention à lui. Andy a beaucoup de pression sur les épaules-

- Tu penses que je veux le briser ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça-

- Le prends pas mal… mais je ne voudrais pas que l’histoire avec Will se reproduise-

- ça n’arrivera pas. Pas avec Andy… murmura Tracy. Tu comptes le garder ?

- Je ne sais pas encore-

- J’n’étais même pas au courant que tu voyais quelqu’un-

- Ma vie est un désert affectif-

- Donc ce bébé se retrouve là par l’opération du saint esprit, c’est ça ? À d’autres Judd’…

- Merci pour ton assistance Tracy… mais ça ne te regarde pas, répliqua la journaliste sur la défensive.

- Je vois… Tu sais où me trouver si tu veux en parler.

- Je ne manquerais pas d’y penser… marqua-t-elle une pause en se redressant cette fois ci. Tu devrais y aller. Andy…

- Très bien, soupira Tracy. Mais fait attention à toi…

Un léger hochement de tête et un regard bref, puis Tracy quitta le bureau avant de tomber sur Andy qui revenait avec une bouteille d’eau. Quelques minutes plus tard, ils quittaient le bâtiment pour aller déjeuné après s’être assuré que Juddi se portait bien.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:52

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.

Elle ne l’avait pas prévenue de sa visite. D’ailleurs, elle ne savait pas s’il avait prévu de sortir ce soir mais elle se trouvait sur son palier, une clé entre les mains. Bien qu’il lui ait confié qu’elle pouvait venir quand elle le souhaitait, elle songea qu’elle aurait du l’appelé auparavant. Hésitante, elle inséra la clé dans la serrure puis effectuant un demi-tour, la porte se déverrouilla. Faisant pivoter la poignée, elle pénétra dans la maison aux couleurs chaudes et dont elle reconnaissait le coté convivial. La maison respirait la vie et il avait aménagé la maison toute en simplicité. Refermant la porte, elle déposa sa clef dans son sac, qu’elle laissait sur la console de l’entrée. Avançant à pas de loups, elle s’arrêta près du sofa lorsqu’elle l’aperçut près de la fenêtre, le téléphone collé à l’oreille. Elle ne comprenait pas un traitre mot de sa conversation. Lorsqu’il se retourna, un sourire se dessina sur son visage en la voyant. Il mit fin alors rapidement à sa conversation puis posa son téléphone sur la table basse avant de la rejoindre.

- J’appelle ça une très bonne surprise… sourit-il. Tu m’en réserves d’autres comme celle là ?

- Peut être… fit elle, en glissant une main le long de son bras.

- Je parlais avec Pete. Il prévoit une tournée de dates pour des émissions-

- Je ne suis pas vraiment venu pour parler… enfin si… mais disons que… j’avais envie de te voir, confia-t-elle tout bas.

- ça c’est la meilleure excuse qui soit pour venir me rendre une petite visite nocturne, souffla-t-il, en glissant ses bras autour de sa taille.

- Tu étais sans doute occupé et-

- Très… je pensais à toi et à ce que tu ferais ce soir, si tu veux savoir… souffla-t-il en penchant sa tête dans son cou, déposant de légers petit baisers.

Il la sentit frissonner puis se blottir un peu plus dans ses bras. Il aimait ça. Il aimait savoir qu’elle ne se cachait pas. Qu’elle aimait être dans ses bras et qu’elle aimait sentir son cœur battre uniquement pour elle. Remontant ses mains sur sa chemise, qu’elle cramponna, elle sourit contre ses lèvres, qu’elle effleurait avec légèreté. Son regard ancré dans le sien, elle se savait protégé et aimé dans ses bras. Elle songeait parfois à lui pardonner ses trahisons mais elle hésitait. Toutefois, elle ne voulait pas se priver d’être de nouveau comblé dans ses bras. S’accrochant à lui, elle le fit reculer jusque dans la chambre qui se trouvait juste au bout du couloir. Elle savait ce qu’elle voulait et ne comptait pas faire machine arrière. Elle avait dit à Joan qu’ils voulaient prendre leur temps mais la vérité c’était qu’elle crevait d’amour pour lui et qu’elle attendait ce moment depuis trop longtemps. Ils avaient juste été débordés par leurs activités entre la promotion de l’album et les émissions de télé et de radios. Le poussant d’un geste un peut brutal sur le lit où il tomba en riant, elle vint s’installer à califourchon sur lui.

Il n’avait pas le souvenir de l’avoir vue si sauvage. Bien sur, c’était un trait de personnalité qu’il connaissait mais la repousserait il ? Au contraire. Il aimait ça. Elle n’était plus la petite Kelly qu’il avait protégé. Elle était une femme très sexy et libéré d’un poids qu’elle portait depuis trop longtemps. Et Dieu qu’il aimait cette femme passionnée. Arrachant la moitié des boutons de sa chemise, il sourit alors que ses lèvres traçaient un sillon sur son torse. Sa respiration se fit plus laborieuse à force qu’elle le caressait et l’embrassait avec tant d’intensité. Il sentait le sang pulser dans ses veines et son cœur battre contre ses cotes. Croisant son petit regard espiègle, il faufila une main sous son petit gilet qu’il lui ôta en la faisant glisser de ses épaules. Penchée sur son corps, elle captura ses lèvres intensément et alors que leurs langues se cherchaient, elle sentit ses mains remonter sur ses cuisses. Elle ne put retenir un gémissement au contact de ses mains chaudes qui parcouraient sa peau sous sa jupe légère. C’était passionnée et sauvage qu’il l’aimait le plus, elle était spontanée et naturelle. Bien que différente de la jeune fille qu’il avait connue, il savait que dorénavant il ne pourrait plus la laisser le quitter. Tirant sur la fermeture de sa jupe, cette dernière glissa très vite le long des jambes de la jeune femme. Retirant d’un geste vif son débardeur, elle apparaissait en sous vêtement devant lui. Esquissant l’un de ses petits sourires malicieux, elle se rapprocha de lui avant de lui défaire la boutonnière de son jean. Faisant glisser le tissu le long de ses jambes musclées, il éjecta son pantalon au fond de la pièce d’un geste rapide puis l’attira dans ses bras très vite. Assise sur lui, ses mains exploraient un peu plus ce corps dont elle connaissait chaque particularité. En presque quatre ans, elle n’avait rien oublié mais elle savait une chose, il était encore plus beau qu’auparavant. Il lui avait terriblement manqué. Les frissons qui parcouraient Will, elle savait que c’était une réaction naturelle et qu’elle seule lui faisait éprouver ça. Elle était la seule et le regard qu’il lui adressait valait tous les mots qu’il avait pu déjà lui chuchoter. Se penchant sur lui pour l’embrasser, elle rit quand il la retourna sur le lit et se mit à l’embrasser en douceur.

Si une chose n’avait pas changé c’était ça. La douceur et la patience dont il usait avec elle. Cette façon qu’il avait de ne pas vouloir l’effrayer de prendre son temps pour qu’elle soit en confiance, pour ne pas qu’elle se dérobe à lui. Sentant ses lèvres sur sa poitrine puis sur ses seins à travers le léger tissu de dentelle, elle ne retint pas un long gémissement de plaisir. Cette pointe de désir, elle ne l’avait pas éprouvé depuis si longtemps qu’elle en avait presque oublié combien c’était bon. Passant une main dans le dos de la jeune femme, il décrocha l’un des derniers remparts entre leurs corps avant de gouter plus profondément au corps exquis de la jeune femme. Basculant la tête en arrière, elle murmura son prénom avec lenteur dans un ton suppliant. Lui non plus ne supportait pas cette attente mais il ne voulait pas lui faire simplement l’amour, il voulait bien plus. Quelque chose qu’ils avaient déjà vécu, cette passion si puissante qui les avait menés au paroxysme complet du plaisir, il voulait de nouveau toucher à l’extase avec elle. Ecartant lui largement ses jambes, il n’eut pas besoin de mot pour comprendre sa réclame. Se délestant de leurs derniers sous vêtements, il s’immisça doucement en elle avant d’entamer une danse dans un rythme déjà très soutenu. Ses lèvres retrouvant les siennes, il caressait toujours son corps, trouvait ses petites imperfections qu’il aimait tant. Il sentait ses muscles se resserrer et son corps se raidir sous la violence du désir qu’elle éprouvait. Elle était toujours aussi réceptive et rien d’autre ne pouvait plus l’émouvoir à cet instant. Accentuant encore ses vas et viens, leurs respirations étaient encore plus saccadés, il la sentit frissonner puis lorsqu’elle cria son prénom, il sut qu’elle succombait au plaisir intense de ne plus faire qu’un. Déposant une myriade de baisers sur son visage, son plaisir répondit à celui de la jeune femme entre ses bras qui en tremblait toujours et qui semblait incapable de faire le moindre geste. Se délectant à son tour de ce puissant plaisir qui le liait à elle, il déposa un long baiser sur ses lèvres avant de glisser sa tête dans son cou, reprenant sa respiration. La main de Kelly vint alors faire un long va et viens dans son dos, le faisant frissonner.

- C’était mon dessert ? demanda-t-elle dans un souffle, souriant.

- Non, ça c’était que l’entrée… t’as pas encore goûté au plat de résistance, chérie… je compte bien te garder toute la nuit et toute la journée de demain pour une remise à niveau, fit il en se détachant et l’attirant dans ses bras avant d’étendre une couverture sur eux.

- Une remise à niveau ? Rit-elle. Tu te moque de moi ?!

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.



Le regard perdu à travers la fenêtre, des images défilaient à nouveau dans son esprit. Elle n’avait aucun contrôle sur celles-ci. Elles arrivaient sans qu’elle s’y attende. Parfois c’était dû à de nouvelles sensations, un parfum, un mot, une photo. Elle savait que c’était ses souvenirs qui remontait à la surface et avec tout ce que Will lui avait révélé sur son passé, elle songeait avoir de bonnes raisons d’être effrayé. Mais pour l’instant chacun de ses souvenirs ne concernait que Will ou leur relation. Elle prenait conscience de l’intensité du lien qu’ils avaient partagé. Elle avait du l’aimer déraisonnablement et c’était une chose qui lui faisait peur. Car elle ne souhaitait pas commettre les mêmes erreurs. Perdue dans ses pensées, elle revint soudainement à la réalité en sentant une main sur son épaule. Son regard tomba alors sur une photo de famille dont Will et les enfants étaient l’objet. Elle tourna alors brièvement la tête et croisa le regard inquiet de son amie.

- Ne me regarde pas comme ça. Je vais bien.

- Je sais… mais là, tu te tortures.

- Qu’est ce que tu veux que je te dise ? Soupira Kelly. Mon fils n’ose même pas m’adresser la parole. Chloe est distante. Will… Will est torturé par ses remords. Il n’y a que Rose qui semble heureuse que je sois revenue…

- Ils reviendront vers toi. Rose t’idéalise. C’est une petite fille adorable, pleine de vie. Elle te ressemble énormément sur tous les points. Chloe ne cherche qu’à protéger tout le monde et Cameron… il faudra surement que tu le pousse un peu, mais il reviendra.

- Peut être… il s’agit de mes enfants et en même temps, j’ai peur de ne pas être une bonne mère pour eux-

- Tu as un feeling pour ça, Kelly. Tout va s’arranger ave eux, j’en suis persuadé.

- Elle a raison, Kelly, fit la voix de Juddi qui revenait de la cuisine. Les enfants sont encore sous le choc, particulièrement Camie. Il s’est beaucoup renfermé à ta disparition… et l’arrivée de Beth dans leur vie… Chloe ne l’aime pas-

- Et Camie ne lui parle pas, renchérit Joan.

- Je vois, soupira Kelly. C’est juste que j’ai l’impression d’être une autre personne… que cette vie c’est celle d’une autre, pas la mienne.

- Et Rick, tu lui as parlé ? demanda Joan un peu inquiète vis-à-vis de son amie.

- Si par parler, tu inclus une quantité astronomique de monosyllabes. On peut dire ça… murmura Kelly avant de croiser les regards amusé de Joan et Juddi. Quoi ? fit elle innocemment comme si elle avait dit quelque chose d’étrange.

- Là, on te retrouve ! fit Joan. Tu as toujours eu coté cynique… et on trouvait ça bizarre qu’il n’ait pas encore fait sa réapparition.

- Et avec Will… comment ça se passe ? demanda Juddi avec un regard entendu avec Joan.

- Will… Sa présence m’aide à mieux savoir qui je suis-

- Non, je parle de vous deux… ensemble-

- Oh… fit-elle, un peu mal à l’aise. Will est un ami, je crois-

- Un ami… répéta Joan. C’est évident. Il ne doit surement être rien d’autre.

- Et c’est ton type ? Je veux dire… hormis cette « amitié », tu le trouve comment-

- Juddi-

- Tu ne peux pas nous laisser dans l’obscurité, intervint Joan. On sait toutes que Will te vouait un amour inconditionnel et ton retour… signifie beaucoup. J’ai même pu le voir sourire et crois moi, en quatre ans je peux compter sur les doigts d’une seule main, le nombre de fois où c’est arrivé.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:53

Les observant tour à tour, elle n’était pas sur du bien fondé de cette conversation. N’était ce pas un moyen de souffrir encore plus en sachant que Will était désormais un homme inaccessible ? Se mordillant la lèvre, elle soupira finalement avant de pose son regard sur une des photos de Will posé sur un meuble.

- Will et moi ne formerons plus jamais le couple que vous avez connus… mais je ne peux pas affirmer que je ne ressens rien pour lui. ça serait vous mentir. Will est le genre de beaucoup de femmes-

- Ce qui nous intéresse, c’est s’il est le tien…

- Bien sûr qu’il l’est. Quelle femme ne voudrait pas d’un homme sexy, attentionné, charmant et protecteur ? Et le problème c’est que je ne peux pas tomber amoureuse de lui. Je ne dois pas-

- C’est pas une chose qu’on peut contrôler, murmura Juddi.

- Sa femme ne mérite pas d’être trahit. Elle a prit soin des enfants avec lui-

- Kelly… murmura Joan. Tu dois savoir que… ce qui te liait à Will, votre relation était au-delà du raisonnable. Et en rien, elle n’est comparable à ce qu’il partage avec Beth-

- Mais ils sont mariés. Ça veut bien dire qu’il l’aime. Ça n’est pas une décision qu’on prend à la légère-

- Mais a ton avis, qui aime-t-il le plus ? sa femme qui passe plus de temps à son bureau qu’avec son mari, ou toi qui est toujours disponible pour sa famille et pour lui ?

- Vous m’entendez, je ne peux pas laisser ça arriver. Will est un homme marié et peu importe ce que je ressens pour lui, les liens du mariage sont sacré. Trop sacrés pour être brisés par mon retour…

Joan s’y attendait. Elle connaissait Kelly. Sa façon de penser, cette loyauté vis à vis de lui, ce respect total, elle était capable de se faire du mal pour le bonheur de Will. Mais Will était il heureux avec Beth ? Cette question Joan se l’était souvent posé. D’ailleurs, elle avait toujours eu du mal à comprendre comment ils en étaient arrivés si rapidement à se marier alors qu’elle savait que Will aimait éperdument Kelly. Décider ainsi sur un coup de tête ne lui ressemblait pas. A la remarque de Kelly, Joan s’installa dans le canapé et se mit à fixer devant elle, sans rien regarder de particulier. Elle pensait à James à leur histoire, cette séparation et à Mark. Avait-elle trompé James ? La question lui revenait sans cesse en tête, sans aucune réponse limpide. Elle sentit les deux jeunes femmes s’installer de parts et d’autres du canapé. Elle sentait le regard de Juddi braqué sur elle. Ce regard à la fois intense, compatissant, inquiet et curieux. Combien de fois avait elle croisé ce regard ? des milliers de fois et pas uniquement chez Juddi mais chez chacun des Kaine.

- James est passé à l’hôpital et ici, leur avoua-t-elle dans un souffle fatigué.

- Alors ça… murmura Juddi. C’est bien la chose que j’imaginais qui n’arriverais plu. Qu’est ce que tu lui as dit ?

- Beaucoup de choses, des reproches essentiellement… mais c’est comme si on était incapable de se parler sans s’affronter. J’aimerais qu’il revienne-

- Tu lui as demandé, murmura Kelly en posant une main sur son bras.

- Non. Je n’arrive pas à lui parler… C’est comme si ce qui est arrivé aux enfants, nous empêchait de communiquer… et il souffre, je le sais. Je le vois dans ses yeux dès qu’il est en face de moi. J’aimerais l’aider, être là pour s’appuie sur moi… mais en même temps, il fait tout pour entretenir ma colère. Je ne sais plus ce que je dois faire-

- Etre présente et lui laisser du temps. Je ne dis pas de l’ignorer. Non, propose lui de passer du temps avec les enfants, tous les quatre même… les enfants seront heureux de vous voir à nouveau ensemble… et James pourrait prendre conscience que vous pouvez toujours être une famille… expliqua Kelly doucement.

- Il est au courant pour Mark ?

- Ils se sont vus ici… et tu te doutes bien que la discussion… à prit un virage-

- Vous vous êtes engueulé en fait, termina Juddi.

- Oui et non… grimaça Joan. Il s’en veut d’avoir gardé certaines choses pour lui, en sachant que j’aurais pu l’aider. Et de l’autre, il souffre de voir Ethan malade. Je crois qu’il est simplement perdu et qu’il est agressif envers moi parce qu’il sait que j’aurais la force et le courage de l’affronter…

- Tu devrais essayer de te rapprocher et de passer un maximum de temps avec lui, suggéra Kelly. Si ça se trouve, il attend juste un signe que tu l’aime encore…

- Ou alors… il préfère les hommes… lança innocemment Juddi avant de croiser tour à tour les regards de Joan et Kelly. Toutefois, elle ne put s’empêcher de rire en voyant la mine défaite de sa meilleure amie qui vint joindre son rire au sien, tout comme Kelly.

- Et si tu nous parlais de ton désert affectif… et de ce qu’il en est des « hommes » de ta vie ? reprit Joan en tentant de calmer son rire.

- Il n’y a personne… mais Tracy sort avec Andy-

- Tu changes de sujet ! releva Kelly avec un amusement non feint.

- Je… Soupira Juddi. A vrai dire… je voyais quelqu’un-

- Et ce quelqu’un s’appelle ? La poussa Joan sans la quitter des yeux.

- En fait depuis que je lui ais parlé… je n’ai pas eu de nouvelle-

- Tu lui as parlé de quoi ? S’enquit Kelly, n’arrivant pas vraiment à suivre où elle voulait en venir.

- Alex était au courant… je préférais qu’il sache la vérité plutôt que de lui mentir… et j’avais besoin d’être sûr qu’il ne le détesterait pas-

- Je comprends rien Judd-

- Je suis enceinte… d’Owen… rajouta-t-elle après une seconde, hésitant à croiser le regard de ses deux amies. Car même si elle se doutait qu’elle n’allait pas beaucoup aimer cette révélation, elle ne pouvait plus se taire. Surtout si elle décidait de garder ce bébé.

- Comment l’a prit Owen ? demanda alors Joan, qu’à moitié surprise de la révélation de son amie.

- Tu ne m’engueule pas ?! Tu ne me fais aucun reproche parce que j’ai une liaison avec un homme marié ?!

- Tu veux que je te dise quoi Juddi ? Toi et Owen… ça fait deux ans que je te vois heureuse. Tu m’affirmes n’avoir rencontré personne… mais tu es souriante, posée, calme… Owen a toujours été le seul à parvenir à un tel résultat. Alors oui d’une certaine façon je t’en veux de détruire un couple… mais de l’autre, tu as également droit au bonheur. Et je préfère me pencher sur ce point que de te faire la morale.

- Tu comptes garder le bébé ? fit alors Kelly pour changer un peu de sujet.

- Je ne sais pas. J’aimerais. Quand je l’ai dit à Alex, il était fou de joie… mais Owen est resté silencieux. Il m’a dit qu’on allait devoir trouver une solution… et depuis, je ne lui ais pas reparlé…

- C’est ton choix même si Owen est le père. C’est ton corps, ton bébé… Et celui là, tu as aujourd’hui les moyens de l’élever…

- Un enfant c’est beaucoup de responsabilité, murmura Kelly. Mais c’est également un être qui ne demande que de l’amour et c’est un mélange de vous deux. Si Owen ne revient pas vers toi, il y a une part de lui en toi. C’est la plus belle chose qui pouvait t’arriver… lui sourit Kelly en songeant à ses propres enfants et particulièrement au soir où elle les avait revu pour la première fois.

*.*.*.*.*.*.

- Billie ?! fit-il en ouvrant la porte de l’appartement. Mais qu’est ce- eut il à peine le temps de murmurer qu’elle se jetait sur lui, l’embrassant furieusement et claquant la porte derrière elle.

En sortant de chez elle, elle avait juste voulu prendre l’air. La discussion avait été dure et même si elle avait été la première à lui proposer cet arrangement, il n’en restait pas moins qu’elle avait toujours de profond sentiments pour lui. C’était en passant à quelques rues de chez lui, qu’elle avait prit cette décision. Bien qu’elle sache qu’il ait une vie plutôt mouvementée, il s’était toujours débrouiller pour lui trouver du temps et cette fois ci, également.

Les bras glissés autour de son cou, sa main remontait dans ses cheveux alors qu’elle sentait ses lèvres dans son cou. Elle ne se sentait qu’heureuse entre ses bras. Tout était si différent dès qu’il était là. Ils s’embrassaient, faisaient l’amour et discutaient. Ils agissaient comme un couple classique mais devait être vigilent à ne pas être repéré. C’était ça le plus dur, en plus de devoir se montrer indifférent lorsqu’il se rencontrait en public et dans des soirées entre amis. Elle sentait ses mains sur ses hanches puis se faufiler sous son pull. Le contact de ses doigts étaient électrisant et elle n’arrivait jamais à se détacher de lui lorsque cet onde la parcourait. Elle fit alors glisser une main sur son tee shirt qui moulait ses pectoraux. Fermant les yeux une seconde, elle savourant le contact de ses lèvres sur son visage alors que sa respiration s’entrecoupait et que les battements de son cœur s’affolaient.

- J’étais venu pour te parler, murmura-t-elle, toujours incapable de se détacher de lui.

- On peut parler après…

- C’est important Tommy… ça te concerne d’assez près-

- Quoi ? fit-il en fronçant les sourcils et détachant légèrement sa tête.

- J’ai parlé avec Owen… de nous.

- Quoi ?! Tu lui as dit ?! répondit il en s’emballant impulsivement.

- Oui mais il y a autre chose, soupira Billie en posant ses mains bien à plat contre le torse du jeune agent. Owen a une liaison avec… ta sœur-

- Ah non ! non ! non ! Pas Juddi-

- C’n’est pas tout… elle est enceinte-

- Dis-moi que je rêve ! Alors ça c’est le pompon ! Et je suis sensé faire quoi ? Donner ma bénédiction à ton mari pour avoir enfanter ma sœur ?!

- On va divorcer Tommy. On est libre d’être ensemble… et ce qui se passe entre Owen et ta sœur, ne regarde qu’eux-

- Il s’agit de ma sœur Billie. Ça me regarde, comme ça regarde Will-

- Vous êtes bien tous pareil les Kaine !

- On s’est toujours serrés les coudes. Tu devrais comprendre-

- Ce que je comprends c’est que je t’apporte une excellente nouvelle pour nous et que toi, tu penses d’abord à ta sœur-

- Billie… murmura-t-il en prenant une lente inspiration. Je ne pensais pas te revoir avant mon départ-

- Ton départ ?! Comment ça ? Tu vas ou ? Tu me quittes maintenant qu’on peut être tous les deux-

- Ils avaient besoin d’envoyer un agent sous couverture. J’étais volontaire… je pars dans trois jours pour le Laos… expliqua-t-il avant de terminer tout bas. C’est une couverture d’agent double. Je ne sais pas pour combien de temps j’en ais… je suis désolé…

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 17:57

Chapitre 40: Underneath the stars, fall asleep with my hand on your heart, I won't let it skip a beat


1 mois plus tard,

Le temps était gris comme son humeur. Chaque jour, elle se demandait si revenir avait été la meilleure des idées. Car depuis son retour, sa vie avait été chamboulée. Apprendre qu’elle avait des enfants, une famille, des amis et une notoriété publique, tout ça elle ne s’y était pas attendu. Et depuis quelques semaines, des images se faufilaient dans son esprit l’empêchant d’être en paix avec elle-même. Elle avait toujours feint que tout allait bien ses derniers temps. Elle essayait d’être elle-même mais il lui était difficile de savoir comment réagir en présence de personne de son entourage. Elle venait de ramener les enfants de l’école et depuis elle était là, sur la terrasse, le regard fixé dans le vide, repoussant à nouveau ses images qui la brisait un peu plus à chaque secondes. C’est ainsi qu’à l’instant où deux mains se posèrent sur ses épaules, elle se raidit puis détacha d’un geste très vif, adressant un regard noir à cette personne en se retournant. Elle déglutit difficilement en reconnaissant la carrure de Will. Car avec lui, impossible de lui cacher quoi que ce soit. Lorsqu’il dardait ce regard azur sur elle, elle éprouvait la sensation d’être aussi transparente que de l’eau de roche. Elle baissa la tête quelques secondes et mit encore de la distance entre eux. Cependant, il avait déjà remarqué que son attitude n’était pas normale.

- Il y a quelque chose dont tu voudrais me parler ? demanda-t-il tout bas.

- Non. Je vais rentrer-

- Non attends. On peut parler un peu… et puis je crois que Rose veut te montrer ses progrès. Elle est très douée-

- Will. Je ferais vraiment mieux de partir, souffla-t-elle sans même lever les yeux vers lui.

- Tu penses qu’en me fuyant tu résoudras tout ? Tu as toujours tout affronté Kelly, même si parfois c’était difficile et cruel. Au tout début tu me faisais confiance-

- C’était il y a longtemps Will-

- Donc tu te souviens, déduisit-il simplement sans cesser de l’observer.

- Non… je sais que je peux te faire confiance sur certains points, c’est tout.

- Je vois… murmura-t-il, blessé de sa remarque. Si tu ne veux pas me voir, il te suffit de me le dire-

- Parce que tu l’accepteras ? Je commence à te connaître et tout ce que je découvre, c’est que tu m’a projeté sur un piédestal. Je ne veux pas te blesser mais hormis les enfants, rien ne nous relient l’un à l’autre. Je dois y aller… finit elle en passant près de lui mais ce dernier ne parvenait pas à la laisser partir, il referma ses doigts sur son poignet.

- Je ne peux pas te laisser faire ça-

- On n’a pas le choix ! Soupira-t-elle. Il n’y a pas d’autres solutions-

- Je sais qu’il se passe quelque chose. Quelque chose que tu tiens volontairement à me cacher. Tu me tiens en dehors de tes problèmes. Et là, je sens que quelque chose te ronge de l’intérieur et ça n’a rien à voir avec notre relation-

- Will, arrête… Je dois vraiment partir-

- Tu t’éloignes de moi… et pour que tu ais cette réaction, je ne vois qu’une seule raison. Et cette raison, c’est que tu souffres à cause de ce qui t’es arrivé-

- Tu tiens réellement à l’entendre ?s’énerva-t-elle alors que cette douleur qu’elle tentait de faire taire, ne cessait de revenir la foudroyer.

- Oui… on est déjà passé par là et je sais qu’on peut encore y arriver, si tu me parles…

- Jason, souffla-t-elle alors que les images de son viol revenaient la torturer.

C’était exactement ce qu’elle voulait oublier. Will lui avait raconté la vérité et ça ne faisait qu’amplifier ses sentiments pour lui parce qu’il avait été sincère et droit envers elle. Mais là, elle ne pouvait pas s’appuyer sur lui, il était marié. Comment pourrait-elle, lui parler alors qu’elle commençait à se souvenir de ce qu’elle avait partagé avec lui. Elle ne voulait plus souffrir. Elle voulait être tranquille et reprendre un semblant de vie normale. Déglutissant difficilement, elle sentait ses larmes bruler ses paupières puis ses joues. Elle ferma alors les yeux et sans qu’elle s’en aperçoive réellement, elle se retrouva dans ses bras, sa tête nichée dans le creux de son cou tandis que la main de Will parcourait son dos dans un mouvement rassurant. Elle tentait de se reprendre mais elle n’y parvenait pas. Dès qu’elle était seule, ces images revenaient la torturer. Elle entendait à peine son souffle rassurant mais là, dans ses bras, elle redécouvrait cette notion de sécurité et de douceur. Lui seul lui apportait cet apaisement et c’était la raison pour laquelle, elle souhaitait s’éloigner de lui, car en s’accrochant elle se ferait du mal. Ses sentiments pour lui étaient déjà difficiles à contenir mais si elle continuait à s’accrocher à lui, elle ne s’en sortirait jamais. Cependant, elle ne trouva pas la force de se détacher de lui, car pour la première fois depuis des semaines, elle se sentait à sa place.

Déposant son sac près de l’entrée, Beth fut surprise par le silence qui régnait dans la maison. Elle traversa le salon pour voir où se trouvaient les enfants, lorsqu’elle se figea à quelques mètres de la baie vitrée. Elle déglutit difficilement en voyant Kelly dans les bras de Will. Décidément, elle n’arriverait jamais à garder Will à distance de la jeune chanteuse. Elle était tiraillée par l’envie de mettre les points sur les I avec Kelly, car elle savait que Will n’accepterait jamais de s’éloigner de Kelly. Elle ne pouvait s’empêcher de se demander si elle n’était pas en train de perdre Will. Cette vision allait la rendre dingue et pourtant, elle n’hésita plus à les rejoindre.

- Je dérange peut être ?! Lâcha-t-elle un peu brutalement.

*.*.*.*.*.*.

Il lui avait proposé de l’accompagner. Au début, elle avait été réticente. Pas qu’elle n’appréciait pas son soutien, au contraire. Cependant, elle se sentait incapable d’occulter ses idées parasites. Elle avait pu lire sa joie dans son regard à l’instant où il avait entendu battre le cœur du bébé lors de l’échographie. A la simple vu de son visage et de la joie qui transparaissait dans son regard, elle pouvait déjà savoir quel homme il serait dans le futur. Elle avait raté beaucoup de moments avec lui et leur relation était devenue importante au fil des années. Jamais, elle n’aurait pu imaginer nouer une telle relation avec Alex. Car en plus d’être son fils, il était à l’écoute de tout. Il lui rappelait énormément Tommy et Will à la fois. Toujours attentionné et protecteur. C’était la qualité qui primait chez les Kaine et elle était heureuse que son fils en ait hérité. Elle avait appréhendé ce rendez vous chez le gynécologue et elle savait parfaitement que ça n’était pas Alex qui aurait du être présent lors de l’échographie. Toutefois, elle avait accepté la situation, elle élèverait cet enfant seule, comme elle l’avait fait ses dernières années avec Alex. Ils marchaient cote à cote dans la rue en remontant en direction du parking où était stationnée la voiture de Juddi. Alex fut le premier à l’apercevoir et le temps d’une seconde à peine, il l’entendit soupirer légèrement. Il leva alors un regard inquiet vers elle.

- Je vais rentrer en bus, expliqua Alex. Vous avez besoin de parler-

- Non-

- Si. Tu le sais très bien. J’adorerais avoir Owen comme père… mais vous avez besoin de vous parler… et seuls de préférences. Je serais à la maison. Fit-il sans plus d’explication avant de faire demi-tour après avoir salué Owen de loin. Il prit alors la direction de l’arrêt de bus.

Jetant quelques coups d’œil par-dessus son épaule, il se retourna et la vit s’avancer vers lui alors que ce dernier était appuyé contre sa voiture.

- Comment tu as su que j’étais ici ?

- Pete m’a apprit que tu avais un rendez vous chez ton médecin aujourd’hui, expliqua-t-il en rivant son regard à celui de la journaliste.

- Magnifique ! Je suis trahie par mon meilleur ami-

- Tu sais qu’il s’inquiète-

- C’est pas une raison suffisante-

- C’est moi Juddi ! avoua-t-il finalement en la sentant sur les nerfs. C’est moi qui l’aie forcé à tout me dire. Il ne voulait pas-

- Qu’est ce que tu lui as dit ?

- La vérité. Toute la vérité…

- Toute la vérité, répéta-t-elle dans un murmure.

- Ecoute… Je sais que j’ai mal réagit. J’aurais dû être là, dès le départ… Je t’ai fait beaucoup de mal mais ça n’était pas mon intention. Je voulais juste faire les choses correctement-

- Ce qui est sensé vouloir dire quoi ? Que tu renies ton enfant et que tu retourne auprès de ta femme ?-

- Non… ce que je veux dire… Billie et moi, on a prit la décision de divorcer. Je lui ais tout dit… pour notre liaison.

- Et ça te donne le droit de revenir comme une fleur vers moi ? Ça fait un mois Owen ! Un mois sans aucune nouvelle ! Comment tu crois que j’ai pu encaisser ça ?!

- Je sais que je mérite ta colère. J’ai tout fait de travers… mais tu es encore là à me parler, donc c’est qu’il y a toujours un espoir qu’on mette cette histoire derrière nous-

- Va te faire voir ! S’emporta Juddi, en contournant la voiture.

- Si tu avais vraiment voulu me tenir hors de ta vie, tu ne m’aurais même pas adressé la parole. C’est la preuve suffisante pour moi… que tu ne veux pas mettre un terme à notre histoire, expliqua Owen en la rejoignant de l’autre coté de la voiture. On est libre d’être ensemble cette fois ci. On peut même se balader main dans la main. Ça n’était pas ce que tu souhaitais ? Qu’on soit libre de se voir dans un lieu public ?

*.*.*.*.*.*.

Il s’était résolu à la laisser partir non pas sans une appréhension. Il n’aimait pas la pousser à bout pour la forcer à lui parler. Toutefois la lueur qu’il avait vu dans son regard, il ne pouvait l’oublier. En plus d’être torturée, elle était dévasté par ses souvenirs qui refaisaient surface. D’un coté il était fier et heureux qu’elle recouvre la mémoire mais de l’autre, il y avait ce drame qu’elle avait enduré adolescente. Leur relation conjugale n’avait pas non plus été une relation simple à gérer. Entre trahison, surprotection et manque de confiance, leur couple avait été ébranlé à plus d’une reprise mais ils s’en étaient toujours sortit plus forts et ensemble. Cependant, cette fois ci son mariage rentrait en compte. Will était celui qui la connaissait le mieux et il prévoyait qu’elle le garderait à distance. Il s’était préparé à cette éventualité car elle respectait les coutumes et les traditions, sans parler de l’importance d’une union tel qu’un mariage. Toutefois, il était conscient de la force de leur relation et qu’elle pouvait en devenir incontrôlable. Il était préférable vis-à-vis de son mariage qu’elle la laisse prendre le large mais parviendrait-il à garder à l’esprit que c’était la chose la plus raisonnable à faire ? Lorsqu’il pénétra dans la maison, il entendit le bruit un moteur de voiture et il sut qu’elle venait de partir. D’un geste quelque peu maladroit, il se dirigea vers la cuisine, où Beth était en train de préparer le dîner. A peine eut il croisé son regard qu’il sut qu’un nouvel épisode de leur mariage était en train de se jouer.

- ça sera tout le temps ça ?

- de quoi tu parles ? demanda-t-il en haussant un sourcil.

- De toi et elle. Je vais être obligé de te rappeler que c’est avec moi que tu t’es marié ?

- Je ne vois pas pourquoi tu réagis comme ça. Kelly n’est pas un obstacle à notre mariage. Elle fait partit de mon passé. C’est la mère de mes enfants…

- C’est ce que tu crois. Mais je ne la laisserais pas faire. Elle ne t’enlèvera pas à moi-

- Tu ne sais pas la moitié de ce qu’elle endure-

- Parce que toi bien sur, en bon samaritain, tu sais tout-

- Bon sang Beth ! Elle a été violée à l’âge de 14 ans ! Tu veux que je reste de marbre alors que je m’aperçois que ce souvenir est en train de la détruire ? Tu ne la connais pas. Elle va repousser tout le monde et peut être même ses enfants. Je ne peux pas la laisser faire ça !

- Evidemment. Il aurait été trop simple pour que tu ne prennes pas son parti. D’ailleurs, il t’aura fallu trois ans pour que tu me parles enfin de votre relation-

- Ne cherche pas la bagarre Beth-

- Pourquoi ?! Tu passes tout ton temps avec elle ? C’est à peine si on se voit ! Et pourtant on est marié. Ça n’est pas d’elle que tu dois te préoccupé ! C’est de moi !

- Beth ! L’avertit il en lui lançant un regard noir.

- Quoi ?! C’est la vérité non ?! Ces derniers mois, je peux t’énumérer sur mes mains, chaque moment qu’on a passé ensemble ! Je devrais trouver ça normal que tu passe plus de temps avec elle qu’avec moi ?!

- Bon sang ! Kelly a tout Perdue! Les enfants et moi, nous sommes ses seuls repères-

- Elle a un frère ! lui rappela Beth, toujours aussi têtue.

- Tu ne pourras jamais comprendre Beth. Jamais. Tu peux penses ce que tu veux… mais Kelly fera partie de ma vie et tu devras t’y faire !

- Et sinon quoi ?!

- Sinon, je crois qu’on n’aura plus rien à faire ensemble ! Lâcha-t-il soudainement en la fixant une longue seconde.

Il n’avait jamais pensé que Beth prendrait les choses aussi mal avec Kelly. Bien sur, sa jalousie il parvenait à la comprendre mais Kelly ne serait jamais un obstacle à leur mariage. Était-il le seul à en être conscient ?

- Je vais faire un tour… j’ai besoin de prendre l’air, soupira-t-il avant de se détourner d’elle et de quitter la maison sans se retourner. Il ne la comprenait pas ou plus. Durant l’absence de Kelly, il avait pensé être avec une femme bien mais maintenant, il se posait des questions. Leur mariage n’avait il pas été précipité ? L’aimait il vraiment ou avait il cru l’aimer ?

*.*.*.*.*.*.

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