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 Something's Missing By Sydney

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William C. Silver
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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Jeu 24 Juil - 1:15

Le taxi la déposa devant la salle de spectacle où elle venait répéter chaque jour depuis un mois. Elle fixait toujours la porte de la salle alors que le chauffeur de taxi lui faisait remarquer qu’elle était arrivée et que le compteur tournait. Elle secoua alors la tête et lui tendit un billet de vingt dollars avant de s’extraire de la voiture jaune. Debout sur le trottoir, elle retenait son sac dont l’anse descendait constamment sur son bras. Se mordillant la lèvre, elle rechercha un soupçon de calme en elle alors qu’elle bouillonnait d’une rage portée envers elle-même. La bague de fiançailles que lui avait offerte Will pendait toujours à sa chaine, glissée autour de son cou. Aussi stupide soit elle, elle ne parvenait à s’en séparer et à la lui rendre. D’un pas lent, elle monta les quelques marches avant de longer plusieurs couloirs qui la mènerait à la salle réservé par Will. Elle aperçut alors tout le monde sur scène, les danseurs, les musiciens, les choristes et Pete qui leur expliquait méticuleusement ce qu’il attendait de chacun séparément. En haut des marches, où les fauteuils s’alignaient par rangés, elle était figé. Soudain, une vague d’angoisse la frappa de plein fouet. Elle était comme planté dans le sol incapable de bouger quand elle vit les regards posé sur elle. Elle inspira alors profondément et entama sa descente jusqu’à l’approche de la scène où Pete la rejoignit quelques secondes plus tard.

- T’es en retard, lui fit-il gentiment remarquer avec un sourire.

- Désolée… j’ai du prendre un taxi pour venir, fournit elle pour unique excuse.

- Je ne t’en tiens pas rigueur, tu le sais bien… j’en ai profité pour leur parler de ce qu’on envisageait pour le spectacle.

- Pete… murmura-t-elle en posant sa main sur son bras, l’attirant à l’écart des autres. Je n’avais rien dit jusqu’à aujourd’hui parce que Will était très impliqué et que c’est tous les deux votre monde mais… ça va beaucoup trop vite pour moi. J’ai besoin de temps… pour me faire à toute cette médiatisation-

- Tu parles de la tournée ou de ton couple avec Will ? Hésita-t-il légèrement.

- Je…pour l’instant je voudrais passer du temps avec mes enfants-

- Pas de problème… prévient moi, si tu veux tout annuler. Par contre, tu dois savoir une chose…

Un vent de panique l’envahit aux mots de son ami. Elle se sentait sale et trahit. D’un coté parce que Will avait agit comme elle s’y était attendu en réalité, en cédant aux avances d’une belle femme et il y a cette partie d’elle-même qui la dégoutait. Elle voulait faire du mal à Will, en plus de sa propre douleur de leur séparation. En couchant avec Gregory, elle ne réalisait qu’une seule chose, c’était qu’elle se détestait encore plus d’avoir agit ainsi, car au lieu de se sentir soulagée d’avoir accomplit une certaine vengeance, elle prenait conscience que cet acte n’avait eu aucun effet pour ses sentiments envers Will. Comment était elle sensée vivre dorénavant, en sachant qu’elle avait agit comme lui, l’avait fait par le passé ? Elle revint alors à la réalité quand Pete prononça le prénom de son frère.

- Rick ? Qu’est ce qu’il a fait ? S’empressa-t-elle de lui demander tandis qu’une certaine crainte l’envahissait.

- Il m’a appelé sur le coup des quatre heures du matin… apparemment, tu ne l’avais pas prévenu que tu ne rentrerais pas cette nuit-

- Je vois, marmonna-t-elle en se détournant volontairement de lui, enfilant alors ce bouclier qu’elle se permettait d’endosser pour ne pas être blessée.

- Je tenais juste à ce que tu sois au courant… pour le cas où tu croiserais son chemin-

- Merci, souffla-t-elle alors que de nouvelles pensées contradictoires l’envahissaient. Will n’était pas tenu d’apprendre son aventure. D’ailleurs leurs relations se cantonnaient uniquement à un arrangement vis-à-vis des enfants. Et pourtant, elle n’arrivait jamais à rester insensible à sa présence. Elle était toujours attirée par lui, même si la colère primait sur le reste ces dernières semaines. Le voir coller à Tracy, et partageant un baiser avait détruit tout ce qu’elle avait vainement essayé de construire avec lui ses derniers mois. Will était un homme inaccessible et n’appartiendrait jamais à une seule et unique femme. Cette réalité la dévastait mais elle devrait vivre avec.

- Je sais que tu as d’autres choses en tête en ce moment, mais prévient moi si tu changes d’avis pour la tournée…

- J’y réfléchirais-

- L’anniversaire de Will est la semaine prochaine… tu n’as pas oublié ?

Il savait que cette remarque ne serait pas forcément reçue avec joie mais il avait eu l’occasion de voir son ami la veille. Bien qu’il n’ait fait aucune remarque, il savait qu’il filait un mauvais coton. Pour ça, il n’y avait qu’à voir l’état de la maison. Pete se mordit la lèvre, cherchant les mots qui pourrait pousser Kelly à passer voir Will.

- Je n’irais pas. Hormis les enfants, rien ne me raccroche à Will. On savait que ce bonheur ne durerait pas… enfin moi, je le savais.

- La presse est en train de se faire des gorges chaudes de votre rupture-

- Pete-

- Tu es humaine Kelly. Arrête de vouloir tout contrôler… Quel mal y a-t-il à être malheureux ? Et à le montrer ?

- Je ne suis pas faible !! s’écria-t-elle en rivant son regard au sien.

- Je n’ai jamais prétendu ça… mais avoir quelqu’un à qui parler, parfois ça aide à se sentir mieux, libéré-

- Il n’y a plus rien à dire à ce sujet… mais si un jour j’en ressens le besoin, je n’oublierais pas ton offre, promit elle en lui adressant un lent sourire. Tu m’excuse pour aujourd’hui ? J’ai besoin de prendre l’air.

- Pas de soucis. Passe voir les enfants, à défaut de reconnaître que voir Will te manque… rajouta-t-il avec un tout petit sourire malicieux.

Secouant la tête, elle était à deux doigts de lui rétorquer quelque chose mais s’en abstint. Dans le fond, elle savait qu’il avait raison. Elle avait besoin de voir ses enfants mais Will lui manquait cruellement, bien que ce dernier n’en saurait jamais rien. Il était important qu’elle fasse taire ses sentiments à son égard.

*.*.*.*.*.*.

- Papa, pourquoi maman elle est partie ? fit Cameron en levant les yeux vers son père.

- Elle reviendra mon cœur… dit il simplement en s’agenouillant à coté de son fils. Je te promets que tu verras bientôt maman. Et si tu lui faisais un dessin ? suggéra-t-il en espérant mettre un terme à la montagne de questions que risquait de lui poser son fils. Il glissa une main dans les cheveux courts du petit garçon avant de l’embrasser sur la tête quand il entendit qu’on actionnait la poignée de la porte d’entrée. Relevant la tête, il retint sa respiration, espérant voir Kelly. Réaliser qu’elle avait changé d’avis et qu’il lui manquait. Depuis une semaine, il ne dormait plus. Ses rêves étaient peuplés de Kelly et il revivait la scène de leur rupture en boucle, avant de se réveiller en sursaut dans un lit froid. La porte s’ouvrant, la stature de son frère se découpa devant lui et la tension accumulée dans ses épaules se détendirent. Il entendit alors à peine la voix de Tommy.

- Will, tout va bien ?

- Ouais, ouais… marmonna-t-il avant de finalement se diriger dans le studio en refermant la porte derrière lui. Il ne souhaitait pas être psychanalysé par son frère. Dans la pièce baignée par le soleil couchant, il s’approcha du piano hésitant une longue seconde avant de finalement, attraper sa guitare. Ses doigts vinrent glisser sur le manche de la guitare alors de sa main droite entamait une lente mélodie en pinçant les cordes une à une.

Il aurait voulu pouvoir revenir en arrière et la dissuader de mettre un terme à leur relation. Dorénavant, il savait qu’elle ne voudrait plus rien entendre de sa part. Qu’elle ne viendrait ici pour une seule et unique chose, les enfants. Bien sur, il avait songé qu’il devrait en profiter pour parler avec elle et de profiter du peu de temps qu’elle serait là, mais il avait peur de mal agir et de faire des erreurs. Le baby-phone posé sur le piano, il reconnut des pleurs de bébé et il se leva machinalement puis remonta jusqu’à la cuisine en traversant le salon où il entendit son frère rire avec son fils. Tel un automate, il monta à l’étage où il avait couché les jumeaux au calme.

Du salon, Tommy l’avait observé du coin de l’œil mettre à chauffer les biberons des jumeaux, il réalisait seulement que Joan avait du passé les déposer. Répondant évasivement à son neveu, il patienta quelques minutes avant de voir son frère redescendre avec le cosi où les jumeaux étaient installés l’un en face de l’autre. Tommy hésitait à s’approcher et de se lancer dans une discussion avec son frère. Ce dernier avait d’ailleurs accepté de l’héberger le temps qu’il prenne ses dispositions pour se trouver un appart à New York. Posant le cosi sur le comptoir de la cuisine, il contourna les jumeaux et vérifia la température des biberons, plongé dans le bain marie. Il sentit alors une présence dans son dos et se tourna machinalement avant de voir son frère avec un des jumeaux dans ses bras.

- Tu crois qu’à attendre désespérément, elle reviendra d’elle-même ? releva-t-il lentement en prenant le biberon que Will lui tendait.

- Je te pose des questions sur ta relation ambiguë avec Kendall ?

- Comme si t’avais pas l’habitude de le faire, ironisa Tommy. Ecoute, personne n’est dupe. Depuis qu’elle est partie, tu es à peine reconnaissable. Même à la mort de papa, tu n’étais pas aussi désemparé-

- Je ne suis pas désemparé ! Je vais très bien !

- Oh… et qu’en dit Joan ? Je trouve ça étonnant qu’elle te laisse les jumeaux-

- Je ne l’ai pas vu. James m’a déposé les enfants et m’a demandé si je pouvais les garder cette nuit-

- Je comprends mieux alors… Tu as des nouvelles de Kelly ? Tu sais comment elle va-

- Pete m’a simplement dit qu’elle se portait bien.

- Et ça te suffit ? S’étonna Tommy. Will tu es mon frère, et en temps normal tu te battrais pour elle. Tu ne la laisserais pas respirer une seule seconde pour lui prouver que tu l’aimes. Pourquoi tu ne réagis pas ?!

- Elle ne croit pas en moi. Peu importe ce que je dis, elle remet chacune de mes paroles en doute. Que veux tu que je fasse ? Si je m’approche à nouveau, elle va me fuir… ce qu’elle fait déjà !

- Je sais que tu l’aimes mais Will, ouvres les yeux. Tu peux tout arranger… essaye de lui parler. Tu es doué pour ça. Touche là comme tu sais si bien le faire, avec des détails qui ne vous concerne que tous les deux, des moments intense et important pour vous deux.

- Kelly ne se laisse pas convaincre Tommy. Lui parler, c’est affronter un mur et ce mur j’ai déjà vu de près à quoi il ressemblait ! Elle n’abandonnera jamais les enfants et si c’est mon seul lien avec elle, alors je profiterais de ses moments pour rétablir le contact… mais pour l’instant, elle veut du temps pour réfléchir. Si je la harcèle, je ne ferais qu’attiser sa colère.

- De toute façon, tu feras uniquement ce que tu auras décidé… mais ça n’empêche pas que tu pourrais te raser-

- Va te faire voir Tommy ! grommela-t-il en prenant le second biberon et s’approcha de Joshua pour lui donner son biberon.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Jeu 24 Juil - 1:16

Par précaution, Will avait engagé des gardes du corps pour certains déplacements de Kelly, endroit où il se doutait qu’elle aurait droit à des bains de foules ou encore à cause de certains photographes. Cependant depuis déjà plusieurs semaines, elle refusait complètement la présence de l’un d’eux dans ses déplacements. Elle savait néanmoins les risques qu’elle prenait. N’avait elle pas été témoin de l’accident survenu à Will, lorsqu’il avait tenté de la protéger ? Descendant les escaliers de la salle de spectacle qui menait au trottoir, son regard fixa durant plusieurs secondes les voitures qui défilaient sur la chaussée. Elle avait laissé sa voiture à l’autre bout de la ville, au studio où elle avait fait les derniers clichés avec Gregory. Penser à lui, enserra sa gorge et une douleur lancinante lui broya le cœur. Elle n’avait pas compté qu’en couchant avec lui, la culpabilité serait aussi dévastatrice. Secouant la tête elle s’approcha de la chaussée dans l’espoir d’arrêter un taxi qui lui permettrait d’aller récupérer sa voiture mais une voix interpellant son prénom, la stupéfia. Elle s’arrêta alors le bras à moitié levé et se tourna vers la provenance du son de cette voix alors qu’une voiture s’arrêtait au même moment devant elle. Elle entreprit alors d’ouvrir la portière arrière du véhicule. Elle fut alors surprise en voyant la haute stature d’un homme, un homme qu’elle connaissait depuis des années mais avec qui elle était toujours restée distante. Le sourire qu’il lui adressa, lui réchauffa un instant le cœur et il vint l’embrasser sur la joue comme c’était déjà arrivé par le passé.

- J’avais peur que tu sois déjà partie-

- Comment tu savais que je serais là ? S’enquit-elle brusquement, en fronçant les sourcils.

- Joan avait l’adresse de la salle de répétition, répondit-il immédiatement avant de marquer une pause, tout en cherchant ses mots. Ces dernières semaines, toi et Will… enfin, avec Joan on voulait que tu saches que si tu as besoin de quoi que ce soit-

- James, c’est adorable de votre part… mais tout va bien en ce qui me concerne-

- Joan va être furieuse si je reviens avec une telle phrase de ta part, ironisa-t-il. Viens au moins dîner à la maison-

- Je dois récupérer les enfants ce soir-

- Donc c’est officiel… votre séparation, conclut-il en rivant son regard doux et chaud à celui de la jeune artiste.

- C’est la seule issue à notre couple et ça, je le savais depuis longtemps.

- On n’a jamais beaucoup parlé tous les deux, admit James en s’approchant d’elle. Comme tu le sais, je n’ai pas eu une conduite exemplaire avec Joan mais votre couple ne mérite-t-il pas la peine d’être sauvé, tout comme Joan a accepté un compromis entre nous ? Vous êtes une famille, Kelly. Avec des efforts des deux parties, être heureux est il impossible ?

- Le moment est mal choisi pour parler de ça, surtout en pleine rue-

- Alors ferme cette portière et viens avec moi. Tu as bien quelques minutes à m’accorder non ? suggéra-t-il avec un lent sourire.

- Je dois récupérer ma voiture-

- Je t’y conduirais, proposa James en lui offrant son bras, tout en entamant quelques pas dans les rues qui se noircissaient de monde. Joan n’a pas vraiment réussi à briser la carapace de Will. Il reste fermé-

- J’apprécie votre sollicitude à tous… parce que je suppose que tu as été choisi pour venir me parler, comprit-elle lentement. Je n’ai rien contre Joan et Juddi, je les adore, tout comme Tommy… mais cette histoire ne concerne que Will et moi-même. Je ne tiens pas à ce que vous soyez impliqué à votre tour.

- Joan voulait venir et je l’en ais dissuadé. Je ne suis là en le nom de personne. J’ai brisé mon couple, il n’y a pas si longtemps et obtenir une nouvelle chance de la part de Joan, c’est révélé un défi de tous les instants… confia-t-il sincèrement à Kelly. Je suis peut être trop romantique mais… Toi et Will, je n’arrive pas à vous imaginer séparé à nouveau.

- Il m’a trompé James ! Explosa-t-elle. Qu’est ce que j’étais sensée faire ? Lui remettre une médaille ? L’encourager ? Lui proposer une partie à trois ? D’entrer dans un club échangiste tant qu’on y est ! Oui j’aime Will !! Je le dis sans honte mais il me brise le cœur un peu plus à chaque seconde-

- Pour tromper la personne qu’on aime, il faut être deux, lui fit remarquer le tout jeune papa. Je ne dis pas qu’il a des excuses ou que je le soutiens… le fait qu’il t’ait trahit par le passé te pousse à croire ce que tu vois plutôt que sa parole. Mais depuis son retour ici, t’a-t-il déçu ? T’a-t-il donné le moindre signe d’un homme qui te manipulerait en optant pour un double jeu ?

- ça serait arrivé à un moment où à un autre… objecta Kelly. Will est comme ça. Il ne sait pas résister à une belle femme. Ce qui vient de se passer avec Tracy me le confirme.

- Dans ce cas… pourquoi t’avoir demandé en mariage, et pourquoi accepter en sachant que votre couple finirait brisé ? Tenta James.

- Je comprends ce qui a séduit Joan chez toi, soupira Kelly avec un léger sourire.

- Joan est inquiète pour vous, tout comme moi. Toi et Will, vous représentez l’image d’un couple solide et heureux. Comment tu peux laisser Tracy, briser tout ça ? Et votre famille… qu’est ce que t’as dit Will à propos de Tracy ? Il s’est excusé ?

- Je… fis Kelly, détournant la tête, du regard insistant de James. On n’en a pas reparlé. J’ai simplement quitté la maison…

- Et depuis tu l’évites, devina-t-il. Je ne cherche pas à te donner de leçon de morale ou de conseils… mais les enfants ne devraient pas avoir à souffrir de votre séparation. Parler à Will sera surement l’acte le plus difficile que tu devras accomplir… mais les réponses te délivreront peut être du poids qui pèse sur ton cœur.

- Pourquoi t’as pas fait psy ? Ironisa-t-elle, avec un lent sourire sur les lèvres.

- Parce que Joan ne m’aurait jamais laissé dans un cabinet envahit par une majorité de femmes ! Sourit-il.

- C’est vrai, elle préfère que tu sois entouré de danseurs et danseuses !

- Personne ne peut être plus belle que Joan à mes yeux. Surtout maintenant que je suis papa de deux petits garçons plein de vie !

- Parle moi d’eux… l’encouragea-t-elle.

- Josh et Ethan sont de vrais jumeaux. A cet âge les différencier est pratiquement impossible. C’est pour cette raison que les médecins nous ont conseillé leur faire porter un signe distinctif, une gourmette ou une chaine…

*.*.*.*.*.*.

Se débarrasser de Tommy ne s’était pas avéré être facile mais il songea qu’il s’en était plutôt sortit avec les honneurs. Cameron et Chloe était au lit depuis une bonne quinzaine de minutes et il les avait embrassé et souhaité bonne nuit. Coucher les enfants n’était pas chose aisé. C’était généralement à cet instant précis que leurs questions redoublaient sur l’absence de leur mère. Il hésitait toujours entre la vérité et un mensonge mais le mensonge n’était pas la solution, il en était conscient. Il leurs expliqua alors que leur maman travaillait tard. Il doutait cependant que ses enfants le croyaient, surtout lorsqu’ils ne voyaient pas Kelly de la journée. Exténué, il descendit au salon et se mit à faire un peu de rangement, songeant aux propos de Tommy sur l’allure de la maison et sur sa propre image. Haussant finalement les épaules, il engrangea tous les jouets qui trainaient sur le sol dans une grande caisse qu’il repoussa contre le mur. Pour la nuit, il avait descendu le cosi où s’était endormit les jumeaux. Ils n’allaient pas tarder à se réveiller. Il avait alors profité de se laps de temps pour installer le petit lit de bébé dans sa chambre afin d’éviter de devoir monter à l’étage pour les biberons de la nuit. Jetant un coup d’œil à l’horloge, il réalisa que le dernier biberon remontait déjà à quatre heures. Machinalement, il se rendit dans la cuisine et entreprit de préparer leur biberon afin de n’avoir plus qu’à le faire chauffer au moment voulu. Versant les doses de lait dans les biberons, il se perdit dans ses pensées.

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.

Dans la piscine, il faisait quelques exercices que lui avait conseillés le médecin quelques jours plus tôt pour accéléré son rétablissement. En effet, depuis quelques semaines, son corps se réveillait et ses sensations revenaient lentement. Si aujourd’hui il pouvait bouger ses orteils et tenir debout quelques secondes sans appuis, il n’était pas encore près à marcher mais tout reviendrait s’il s’en tenait à son programme de rééducation, comme le lui avait précisé son médecin. Dans un milieu aquatique, il était sensé récupéré plus vite et c’était bien son intention. Il se donnerait à fond pour être sur pied le plus tôt possible. Ainsi, il pourrait être auprès de Kelly et s’occuper de sa famille comme il le souhaitait. Pliant et dépliant une jambe, son pied vint reposer sur le carrelage de la piscine avant de pousser se dernier contre l’eau. Un test de résistance que quelques mois plus tôt il n’aurait jamais eu de mal à faire. Il n’aimait que ça lui résiste, il détestait échouer et il ne laisserait personne se mettre en travers de son chemin. Parvenant enfin à faire avancer sa jambe gauche, il grimaça sous l’effort quand il entendit des pas s’approcher.

- Il a aussi préconisé du repos, tu te souviens… l’avertit Kelly en ôtant ses chaussures.

- Je sais… fit il en se retournant et s’apercevant qu’elle s’asseyait au bord de la piscine, ses pieds venant légèrement tremper dans l’eau. J’aimerais déjà pouvoir te porter dans mes bras et te dire que tout ça est derrière nous…

- Mais on avance, Will… ajouta-t-elle simplement en le voyant la rejoindre. Il a dit que ça serait long et qu’il faudrait beaucoup de travail… mais j’ai aussi besoin de mon petit ami, sourit elle en passant une main tendre dans ses cheveux, sentant à son tour ses bras autour de sa taille. Ça ne sert à rien de t’épuiser autant-

- Je ne suis pas épuisée, sourit il en l’attrapant par la taille et l’attirant avec lui dans l’eau.

- Je vais être trempée-

- Et alors ? murmura-t-il, la serrant contre lui alors qu’elle glissait ses jambes autour de sa taille.

- C’est pas raisonnable-

- C’est bien le cadet des mes soucis ça… ce qui compte, s’arrêta-t-il une brève seconde. C’est que dans quelques semaines, je t’enlèverais à Pete et aux enfants pour une semaine ou deux-

- Quoi ? fit-elle surprise. Will, on est en pleine tournée de date-

- Rien à faire ! Toi, moi et quelques jours de vacances… en amoureux, loin de toute population… comme beaucoup de couple le font ! Souffla-t-il en lui volant un baiser.

- Ce qui explique le fait que tu veuilles être sur pied si vite…

- Il y a des centaines de raisons pour que je veuille être sur pied… et la toute première, c’est toi…

Touché par ses mots, ses doigts vinrent caresser le visage de Will avant de l’embrasser passionnément. Etait-ce une promesse en l’air ? Elle aimait qu’il fasse ça pour elle. C’était la preuve flagrante qu’il l’aimait et que ses actions rejoignaient ses paroles. Détachant légèrement ses lèvres, elle lui sourit alors qu’il venait l’adosser à l’une des parois de la piscine. Caressant doucement son torse, elle vint déposer de long baiser dans son cou, puis sur sa gorge alors qu’elle le sentait la caresser de plus en plus intensément. Elle ne put retenir un gémissement puis elle plongea son regard dans le sien avant de se coller un peu plus contre lui.

- Tu crois que c’est trop tôt pour un troisième Wells-Kaine ?

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Jeu 24 Juil - 1:16

Les bons comme les mauvais moments, il ne les avait pas oubliés. Il gardait en mémoire chacun de ses instants avec elle. Les promenades dans le parc avec les enfants, les répétitions d’avant représentation, des moments dans la piscine, leurs étreintes passionnées et même leurs violentes disputes. Kelly représentait tout ce qu’il cherchait chez une femme. Il avait connu la jeune fille brisée, l’avait vu se transformée en une mère protectrice et attentionnée, sans parler de la petite amie passionnée. Il avait été complètement séduit par elle et bien qu’il comprenait que depuis plusieurs semaines, elle ne voudrait surement pas le revoir avant longtemps, elle ne pouvait pas pour autant négliger les enfants. Ces derniers la réclamaient et pour eux, il se devait d’avoir une conversation avec elle. Ça ne pouvait plus durer. Josh éveillé dans ses bras, il le berçait lentement, le faisant alors patienter alors que son biberon chauffait. De nouveau ses pensées s’évadèrent. Il songea que peut être, jamais plus il ne connaitrait ça. Les biberons, les couches, les réveils en pleine nuit ou même kes heures d’angoisses parce que son bébé serait malade ou à cause des poussées de dents. Les mots de Kelly résonnaient encore dans son esprit. Elle ne voulait plus de cet enfant avec lui. Il ne serait plus jamais père. Cette pensée le dévasta et il dut déglutir pour refouler la tristesse qui s’emparait de lui. Attrapant le biberon qui flottait dans l’eau frémissante, il s’assura que le lait n’était pas trop chaud avant de faire glisser la tétine entre les petites lèvres de Josh qui le regardait avec ses grands yeux sombres, fascinés. Un sourire vint alors se dessiner sur ses lèvres en croisant son regard. Ce bébé était tout simplement magnifique. Se perdant dans la contemplation du moment, il entendit à peine la sonnerie de l’entrée ajouté à une clé qu’on faisait tourner dans la serrure, se rapprochant il vit alors la porte s’ouvrir sur Kelly.

Il ne s’attendait pas à la voir et maintenant il songeait qu’il aurait du prendre un peu plus soin de lui. Ses cheveux étaient un peu trop longs, sa barbe de quelques jours le grattait. Il portait un t-shirt usagé et difforme, son jean lui tombait sur les hanches comme s’il n’avait pas fait attention à son alimentation depuis ses dernières semaines. Son jean semblait trop grand pour lui. D’ailleurs Juddi ne lui avait elle pas fait remarqué qu’il avait perdu du poids ? Il était également pieds nus sur le carrelage avec toujours Josh dans les bras. Son regard était toujours rivé à celui de Kelly qui était sur le pas de la porte. Il resta interdit plusieurs secondes et s’autorisa une longue respiration alors qu’elle refermait la porte. Son regard en profita alors pour parcourir le corps de sa fiancée ou ex fiancée. Elle semblait se porter plutôt bien. Portant un pantalon noir slim accompagné un d’un débardeur et d’un cache cœur blanc, elle se retourna vers lui. Ses cheveux était relevé dans une queue de cheval lâche et ses yeux était remplie d’une certaine fatigue, malgré qu’elle les ait maquillé pour masquer sa lassitude. Il prit alors la décision de s’approcher d’elle et de faire le premier pas. Il ne savait pas encore ce qu’il devait lui dire mais il fut choqué de remarquer qu’elle ne portait plus la bague qu’il lui avait offerte. Dorénavant tout était clair, elle avait tiré un trait sur leurs fiançailles, sur leur histoire et leurs récentes vacances. Que restait-il dorénavant de leur histoire ?

Kelly quand à elle, restait figée en le voyant. Comment pouvait elle vivre le poids qu’elle l’avait trahit, lui, l’homme qu’elle aimait depuis leur rencontre. Il était ce tout, cet homme qui faisait d’elle une femme à la fois comblée, heureuse et vulnérable à la fois, tout en même temps. La main plongée dans son sac, elle y fit tomber ses clefs en se retournant. Relevant les yeux, elle y vit cette étincelle. Pourquoi n’arrivait-elle jamais à rester distante et froide lors de ces instants. Son charisme la frappait de plein fouet et cette lueur dans son regard la terrassait. Il n’avait pas encore émit un seul son, qu’elle ne rêvait que d’une chose, se faufiler dans ses bras, sentir la chaleur de son corps et le goût de ses baisers. Elle tenta néanmoins de refouler cet élan de désir et de passion pour lui, en posant son regard sur le bébé qui se trouvait entre les bras de son fiancé. Même pour ça, il était exemplaire. Un père formidable et dire qu’elle ne le verrait jamais s’occuper de leur enfant, la secoua une nouvelle fois. Elle se rappela alors des mots qu’elle avait proférés à son égard quelques semaines plus tôt et inévitablement, elle releva les yeux vers lui.

- Kelly… souffla-t-il en s’approchant à pas lent.

- J’étais venu récupérer quelques affaires, fit-elle précipitamment. Je ne compte pas te déranger-

- Cette maison est la tienne.

Cette remarque la figea sur place. La sienne mais comment pouvait il affirmer ça ? Elle avait été leur maison mais jamais elle n’avait été la sienne. Comment pourrait-elle vivre seule dans un complexe aussi grand ? Durant plusieurs secondes son regard resta rivé au sien et ce désir qui l’avait parcouru lorsqu’elle avait pénétrer dans la maison, revint enflammer ses sens et parcourir ses veines comme de la lave en fusion. Elle déglutit alors difficilement et murmura en traversant le salon et s’approchant de la porte de la chambre.

- J’en ai pour quelques minutes, souffla-t-elle en tentant de se reprendre, tandis qu’à son tour, Will ne la quittait pas des yeux une seule secondes ; en oubliant presque la présence de Josh dans ses bras.

Il l’observa alors disparaître derrière la porte de la chambre et reporta son attention sur le nourrisson dans ses bras qui tétait son biberon. La tension qui régnait entre eux s’intensifiait un peu plus à chaque instant. Il hésitait entre crever l’abcès et se rapprocher lentement d’elle… à moins qu’elle préfère qu’il lui laisse son espace. Il était partagé et ne voulait en aucun cas prendre la mauvaise décision. Entendant la porte grincer légèrement, son regard trouva de nouveau le sien et il n’eut pas le temps d’ajouter un mot qu’elle le devança.

- Je voulais qu’on se mette d’accord pour les enfants-

- Tu leurs manques… ajouta-t-il simplement, tandis qu’il souhaitait lui crier, qu’elle lui manquait terriblement.

- ça t’embête si je viens les chercher demain pour quelques jours ?

- Je préfèrerais que les enfants ne devienne pas le sujet d’une dispute et qu’ils passent leur temps entre deux maisons, choisit il méticuleusement ses mots, tout en reposant le biberon vide de Joshua sur le comptoir, tout le redressant dans ses bras. Ce bras même qui longeait le dos du nourrisson jusqu’à sa tête en cas de coup brusque. Il le garda ainsi contre lui, afin de lui faire faire son rôt.

- Si tu comptes sur l’hypothèse que je pourrais revenir-

- Je suggérais uniquement que je pourrais quitter la maison pour te laisser avec les enfants. Juddi peut m’héberger quelques jours, au pire je serais chez Pete. Je suis toujours joignable sur mon portable-

- ça n’est plus ma maison Will.

- L’a-t-elle seulement été un jour ? Souffla-t-il. Les enfants n’ont pas à souffrir de notre relation.

- Je ne veux pas les voir souffrir non plus. Ils sont ce que j’ai de plus cher dans ma vie…

- Alors accepte de rester. Tu peux même rester vivre ici et je me débrouillerais pour les voir lorsque tu-

- Arrête de te sacrifier pour une fois !! Lâcha-t-elle soudainement excédée.

- Kelly…

- La situation n’est elle déjà pas assez compliquée et pesante ? Je n’ai pas besoin que tu sois le parfait papa ! Bon sang, comment on en est arrivé là ?!

- Tout peut encore s’arranger… avec un peu de volonté, murmura-t-il alors qu’un long rôt s’échappait de la gorge du bébé. Déposant un baiser contre le front de ce dernier, il osa enfin un regard dans sa direction.

- Arrête avec ça ! Ça ne changerait absolument rien et tu le sais.

- Parce que tu ne me fais plus confiance depuis des années.

- Parce que je n’ai plus eu confiance en toi, depuis ton aventure avec Jess ! répliqua-t-elle avec aplomb.

Il savait déjà tout ça mais cette fois, l’impact était encore plus important dans son cœur. Il avait la certitude qu’elle ne lui accorderait plus jamais une seule chance. Il traversa alors le salon pour déposer Joshua dans son cosy, disposé dans la chambre. Tirant la porte derrière lui, il revint au salon, tout en tentant de garder son calme. Il prit une lente inspiration et releva les yeux vers elle.

- Je n’ai jamais prétendu être parfait. J’ai commis des erreurs et depuis mon retour à New York, je me suis efforcé de ne pas m’écarter du droit chemin. Ce qui me blesse, c’est de voir que tu n’accordes aucun crédit à ça. Ais je fais le moindre écart de conduite depuis ce jour dans le studio où l’on s’est revu ? Dis moi la vérité, soit sincère.

- La seule chose que j’ai à te reprocher c’est d’avoir embrasser Tracy sous notre toit-

- J’arrive même pas à croire que tu puisses penser que j’ai pu faire une telle chose. Ma demande en mariage et tous mes discours ne t’ont pas convaincu de ma sincérité ?

Restant silencieusement, elle restait plongée dans son regard. Elle ne pardonnerait pas mais résister à ce désir lui devenait de plus en plus insupportable et il n’en faudrait que peu pour qu’elle lui cède.

- Je n’ai jamais prêté aucune attention à toutes ses rumeurs qui te prêtait une relation plus qu’amicale avec Pete… et pourtant aujourd’hui, j’ai l’impression que j’aurais peut être dû. Tu penses que j’ai dû te tromper avec chaque femme que j’ai rencontrée-

- Ce n’est pas ce que j’ai voulu dire… mais tu es un homme qui fait fantasmer beaucoup de femmes-

- Mais il n’y en a qu’une seule à qui je porte un intérêt particulier ! Toi… Je peux encore tout t’expliquer au sujet de Tracy-

- Je n’en vois plus l’intérêt. On ne peut pas revenir en arrière-

- Quand j’ai ouvert la porte, elle s’est jeté dans mes bras et elle m’a embrassé avant même que j’ai eu le temps de dire un seul mot, confia-t-il malgré la remarque de la jeune femme. Je sais que tu ne me croiras pas mais tu dois savoir la vérité.

- ça ne changera rien à notre relation… souffla-t-elle en sentant ses défenses tomber les unes derrières les autres, son regard rivé au sien.

- Même si tu m’en veux… je peux encore lire en toi. Ce que je ressens pour toi, je le lis dans ton regard… chuchota Will en s’approchant d’elle. Jamais je n’aurais songé à te tromper alors qu’on venait de se fiancer… je suis désolé si ça peut changer quelque chose… mais tout ce que je souhaite, c’est t’aimer jusqu’à la fin de mes jours…

Elle allait craquer. Comment parvenait-elle encore à lui résister ? Sa respiration se saccadait et les battements effrénés de son cœur ne l’aidaient pas à réfléchir correctement. Sa présence et son corps à moins de quelques centimètres du sien, mettait ses nerfs à rude épreuve. L’intensité des prunelles bleues de Will la foudroyait, car si elle le désirait, elle pouvait lire la réciproque dans son regard mais ne serait ce pas une grave erreur que de lui céder ? Elle ferma alors les yeux une brève seconde baissant très légèrement sa tête et la seconde suivante, elle sentait son front se coller au torse puissant de Will et ses bras entourer son corps. Elle était folle de lui et il allait la mener à sa perte, si elle ne réagissait pas maintenant en se dégageant de ses bras. Après un ultime effort, elle releva la tête et l’amour qui animait son regard l’acheva, elle n’y parviendrait jamais. Il l’aimait désespérément. Envers et contre tous. Comme pétrifié, elle ne bougea et les lèvres de Will vinrent alors lentement recouvrir les siennes comme si elle attendait cet instant depuis une éternité. Un courant parcouru alors son corps et elle ne pensa plus, se concentrant sur les sensations qui l’envahissait et sur les mains de Will qui lui prodiguaient d’intenses caresses.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mar 29 Juil - 17:40

Chapitre 27 : I'm about to lose control…


Déambulant dans les allées d’une grande enseigne de vêtements, elle se permettait pour la première fois depuis des mois, de penser à autre chose que sa tournée et son couple. Pouvoir faire du shopping tranquillement ne lui était pas arrivé depuis des mois et à cet instant elle pouvait enfin en apprécier le moment. Les enfants étaient à l’école depuis plus de deux heures et bien qu’elle ne soit pas très à l’aise avec la proposition de Will, elle avait accepté de rester vivre à la maison alors qu’il s’installerait temporairement chez Pete. Inspectant le matin même la commode de Cameron à la recherche d’une tenue encore potable et non-troué, elle dut reconnaître que son fils était l’exemple parfait du petit garçon typique. C’était ainsi qu’elle se retrouvait dans ce magasin à lui chercher des vêtements. Toutefois, elle admettait facilement qu’elle aimait faire ça et en prime, elle pouvait le faire sans avoir à courir derrière son fils qui rendrait la tâche impossible. Elle n’avait pas ce problème avec Chloe, qui prenait toujours un soin particulier à ses affaires, quitte à parfois ne pas vouloir les mettre à laver. Fouillant parmi les articles tandis qu’elle tenait déjà plusieurs vêtements susceptibles de plaire et d’être à la bonne taille de Cameron, elle ne fit pas attention aux personnes qui la dévisageaient et elle se redressa alors soudainement lorsqu’elle reconnut une voix qui ne la surprit pas autant que ça.

- Vous avez rien d’autre à regarder ! Lâcha la voix exaspérée de Joan, d’un ton las. C’est quand même incroyable ! Pesta-t-elle, en s’approchant de Kelly tout en poussant le landau où les jumeaux dormaient encore.

Se retournant, Kelly leva les yeux vers Joan durant une longue seconde, puis elle haussa les épaules. Elle s’était habituée aux regards et puis elle ne voulait pas en faire cas, même si parfois elle reconnaissait que c’était très pesant. Ces dernières semaines, elle était restée très distante, surtout avec l’histoire entre Tracy et Will. Même si elle connaissait aujourd’hui la vérité, il n’en restait pas moins qu’entre Will et elle, rien n’était envisageable. Certes, elle avait passé la nuit avec lui et elle ne regrettait rien mais elle ne voulait pas que ça se reproduise et que leur histoire redémarre. Il lui fallait du temps, pour réfléchir et parce que la pensée qu’elle avait couché avec Gregory la torturait de plus en plus. Comment avait elle pu faire ça, sans au préalable écouter la version de Will par rapport à Tracy ? Lui mentir la dévastait mais comment lui dire et pourquoi ? Après tout, entre eux il n’existait plus de relation hormis celle de deux parents s’inquiétant pour leurs enfants. Quoiqu’elle ne pouvait nier son attirance et que même négligé, il était encore plus sexy. Elle n’avait qu’à fermer les yeux une brève seconde pour se rappeler de cet instant où il l’avait prit dans ses bras. Will ne pouvait lui appartenir. D’ailleurs, aucune femme ne le pourrait. Will était l’image même de l’homme trophée. Trop beau, trop sexy, trop intelligent, trop attentionné. Aucune femme ne pourrait le garder plus de quelques mois, elle en était persuadée. Parallèlement, elle était détruite à l’idée de cacher à Will son aventure avec Gregory, elle ne lui devait strictement rien… et pourtant, ça la brisait entièrement.

- Alors comme ça, tu sors toute seule ? fit Joan, l’obligeant à sortir de ses pensées.

- Désolée… s’excusa Kelly d’un sourire à son amie. Disons que Camie a besoin de vêtements de toute urgence… de préférence des vêtements qui donne l’impression de ne pas avoir été mangé par les mites ! Je ne compte plus les pantalons troué au genou !

- C’est un garçon-

- Oui et toi, t’en a deux, fit Kelly en jetant un regard attendrit sur les jumeaux toujours endormit. Tu vois ce qui t’attend alors !

- merci de me le rappeler ! rit Joan, en observant la mine fatiguée de Kelly.

- C’est les meilleurs moments… ils ne grimpent pas encore partout, ne font pas de caprices et ne te font pas tourner en bourrique pour éviter la douche… crois moi, même si c’est dur de suivre la cadence, c’est la période que tu finiras par bénir dans quelques temps-

- Des regrets ? suggéra la récente maman.

- Non… c’est juste que parfois, on aimerait qu’ils restent nos bébés… souffla-t-elle en relevant les yeux vers elle avant de marquer une brève pause. En tout cas, j’ai cru comprendre que Jamie prenait son rôle de papa très à cœur.

- Il est remarquable, sourit Joan en se penchant sur les jumeaux, faisant glisser son index sur la joue de Joshua. Il prend son rôle très à cœur. Tu devrais le voir, se lever toutes les nuits pour s’occuper d’eux. Je crois que y’a rien de plus sexy qu’un papa qui s’occupe de son bébé en caleçon !

- Je reconnais que c’est quelque chose d’unique, rajouta doucement Kelly.

- ça te dirait d’aller boire un verre ? À moins que tu ais quelque chose de prévu-

- Je dois encore faire quelque courses si je veux pouvoir donner à manger aux enfants ce soir-

- Oh… mais je croyais, hésita Joan. Tu n’es pas retournée au ranch-

- Si… mais pour le moment, je veux me consacrer aux enfants… et uniquement à eux-

- Oh ! Réalisa Joan, songeant soudainement qu’elle s’était peut être réconcilié avec Will. Donc toi et Will c’est repartit comme avant-

- Non! Précipita Kelly. Non. Will s’est installé chez Pete-

- Chez Pete ? Je crois pas que ça soit le meilleur choix. Ça sera une vraie garçonnière maintenant chez lui ! marmonna Joan. Je pensais qu’avant d’en arriver là, vous auriez parlé… de ce qui s’est passé-

- Joan… soupira Kelly avant de secouer la tête négativement. Will et moi, on n’a plus rien à se dire. C’est ton meilleur ami et je comprends que ça te touche… mais c’était inévitable.

- Inévitable ?! Bon sang Kelly, chuchota Joan. Comment veux tu que j’essaie de vous croire lorsque vous faites tous les deux des têtes d’enterrements !

- Je savais que ça se terminerait ainsi ! Faut être suicidaire pour vouloir se faire briser le cœur une seconde fois par le même homme… rajouta Kelly alors que des femmes contournaient Joan et les jumeaux en traversant l’allée. Le pire dans tout ça c’est que j’ai cru qu’après toutes ses années ça pouvait réellement marcher entre nous…

- Et maintenant qu’est ce que tu comptes faire ? Tu ne pourras pas éviter Will-

- Je veux passer du temps avec les enfants… quand au reste, je verrais au fil du temps. Et contrairement à ce que tu penses, je n’évite pas Will.

- Evidemment-

- Joan ! Même si mon couple avec Will ne sera plus, je ne l’éviterais jamais… parce qu’on a deux merveilleux enfants et que je veux qu’ils soient heureux. Si je dois passer du temps avec Will et les enfants, je le ferais parce qu’ils sont ce que j’ai de plus cher…

- Je sais-

- Tu voudrais qu’on soit heureux tous les quatre comme tu l’es avec James et vos enfants… mais parfois ça ne peut pas se passer comme ça. Will est un homme et un père merveilleux. Ma priorité est leur équilibre… de plus j’ai besoin de me retrouver seule pour savoir où j’en suis. Quoi qu’il arrivera, Will fera toujours partie de ma vie. Ne t’inquiètes pas pour ce qu’on va devenir… tenta de la rassurer Kelly, alors qu’elle savait très bien que son avenir avec Will était couru d’avance. Elle ne le laisserait jamais plus pénétrer son cœur, ni lui donnerait les armes pour pouvoir la détruire à petit feu. Il était dorénavant inconcevable pour elle de donner une autre chance à Will.

*.*.*.*.*.*.

Son portable entre les mains, il vérifiait ses derniers mails qu’il venait de recevoir. Vivre avec Pete n’avait rien de désagréable. De plus, ils se connaissaient depuis longtemps et malgré leurs derniers désaccords, leur amitié n’en était pourtant pas entachée. Il n’avait pas voulu s’installer chez Juddi, qui n’aurait surement pas manqué de lui faire la morale. Il avait besoin d’un endroit où il pourrait réfléchir et où il ne serait pas jugé sur sa façon de vivre. Bien sur, il souffrait de la situation. Se retrouver à nouveau loin des enfants lui brisait le cœur. Toutefois, Kelly lui avait bien dit qu’il pouvait venir dès qu’il le souhaitait et que les enfants avaient besoin de lui. De lui et pas d’elle. Cette constatation le détruisait petit à petit. Depuis cette nuit où il n’avait pas pu se tenir à distance d’elle, il avait comprit qu’elle ne laisserait plus jamais une telle chose arriver. Durant tous ses mois, il avait cru qu’elle avait comprit et qu’elle cesserait de douter de lui. A plus d’une reprise, il avait songé avoir eu une attitude normale et qu’il n’avait fait aucun sous entendus ou même des remarques qui permettrait à Kelly de croire qu’il aurait fréquenté une autre femme. Son regard posé sur l’écran de son portable, il parcourait en diagonale les e-mails de la maison de disque et il tiqua lorsqu’il se rendit compte qu’on lui proposait un rendez vous pour parler de lui. il referma alors son portable et se redressa en entendant à peine Pete qui lui parlait.

- Kelly t’a parlé de sa décision pour la tournée ?

- Je l’ai pas revu depuis deux semaines. Tu sais pourquoi la maison de disque tient à me voir ? demanda finalement Will alors que l’idée de les rencontrer ne l’emballait pas.

- Non. Depuis votre rupture, elle est étrange. T’as aucune idée de ce qu’elle a ?

- Pete, je suis bien la dernière personne à qui elle se confierait.

- Désolé… Tu as beau ne pas montrer ta déception, on sait tous que tu ne vas pas bien-

- Je ne vais pas sauter de ta terrasse situé à 47ème étage de ton appartement ! Cesse de t’inquiéter et fais passer le mot à Joan et Juddi !

- Et le fait que tu n’ais pas touché à ta guitare ou même approché un instrument depuis des semaines… tu vas me dire que c’est normal ?

- T’attends quoi de moi ? Que je me morfonde devant tout le monde ? J’ai mal, oui ! J’arrive pas à comprendre comment elle tourne si vite la page sur notre histoire et je me dis qu’elle a surement besoin de temps pour faire la part des choses et réaliser son erreur. Mais une petite voix me met en garde sur le fait qu’il est possible que ça ne sera jamais une erreur à ses yeux. Et ça, ça me met hors de moi !

- Elle reviendra Will-

- Non Pete. Je sais qu’elle ne fera jamais ça. Pendant notre séparation, elle ne m’a pas appelé une seule fois et elle ne le fera pas non plus maintenant-

- La situation est différente. Sara avait une emprise sur toi que tu refusais de voir… Tu n’as commit aucune erreur cette fois ci. La situation t’a échappé avec Tracy… mais tu ne t’es pas jeté dans ses bras. Kelly est peut être simplement terrifié par l’étendue de ses sentiments et te repousser était surement la solution la plus facile à gérer, ajouta Pete simplement. Si j’étais toi, je profiterais de l’occasion de voir les enfin pour renouer le contact avec elle. N’oublie qu’il se peut qu’elle ne sache pas comment te parler après les révélations que tu lui as faites sur Tracy…

- Kelly n’a plus confiance en moi depuis des années… et mon avis, c’est pas l’amour qu’on se porte l’un à l’autre. Parce que je sais qu’elle m’aime tout autant que je l’aime… mais on ne peut pas construire une relation sans confiance.

- Elle n’est pas aveugle pour autant. Tout ce que tu as fait pour elle et votre famille… je suis persuadé qu’elle en est consciente. Peut être n’est elle pas prête à s’avouer que tu as changé et qu’elle peut se reposer sur toi. Lui demander de se fier à toi, ça n’est pas une simple décision Will… c’est sa vie et son cœur qu’elle te remettrait…

- Tu penses que je n’y ais pas penser un bon millier de fois déjà ? Quand je lui ais demandé de m’épouser, j’avais songé que ça dissiperait ses craintes et qu’elle accepterait alors de se confier un peu plus à moi, mais ça n’a rien changé…

- Tu devais quand même essayer de la revoir… pour elle et pour les enfants. Même si elle ne l’avouera pas, elle a besoin de ta présence. Quand elle est venue s’installer ici, elle n’était pas tranquille… et honnêtement Will, j’ai vu la différence entre une Kelly angoissée et malheureuse et l’autre Kelly, plus apaisée et souriante, du jour où tu es parvenu à briser la glace avec elle. Quoi qu’on en dise, vous aurez toujours besoin l’un de l’autre-

- Depuis quand, tu fais attention à ce genre de détails ?! Lâcha Will un peu brutalement.

- Depuis peu avoua son ami. Mais, le fait qu’elle se renferme et que je sois l’un des rares à qui elle communique encore, y est pour beaucoup. Prouve-lui que votre relation vaut le coup d’être sauvée et que tu es celui qui lui faut.

Observant son ami, il était sceptique. Kelly était attachante et fraiche avec les personnes qu’elle ne connaissait pas. Et complètement différente avec lui, parce qu’il avait su la toucher d’une façon bien différente des autres et parce qu’il ne l’avait jamais jugée. Il savait quasiment tout sur elle. Bien que la presse ne les aide pas dans leur vie privée, il savait où il pourrait la voir en action, sans qu’elle ose faire une crise devant lui. Ça n’était surement pas la meilleure des options qui s’offrait à lui mais il avait besoin de la voir. Marmonnant quelques mots il partit sans attendre de l’appartement. Tout le monde voulait les voir recoller les morceaux. Il comprenait aisément que son entourage soit déçu de l’issue de leur histoire mais il songeait de plus en plus qu’insister n’arrangerait pas sa situation avec Kelly. Il ressentait ce vide, cette absence qu’il n’arrivait toujours pas à combler. De plus, il savait que c’était dû au manque, manque qu’elle se soit plus là, qu’il ne la voit plus, ne plus sentir son parfum, ne plus croiser son sourire ou encore entendre son rire sincère, le rendait presque fou. Toutefois, aller à sa rencontre sans un plan relevait de la folie, car elle ne mettrait que quelques secondes pour le repousser. Sortant de l’ascenseur, il soupira puis fit glisser ses lunettes sur son nez avant de revêtir sa tête de la capuche de son sweat. Passez inaperçu devenait de plus en plus compliqué, car bien qu’ils soient en Amérique et que les célébrités ne manquaient pas, Kelly et lui restaient dans les dix personnalités les plus appréciés du public, sans parler de leur couple qui alimentait des chroniques presque quotidiennement. Il traversa alors le hall d’un pas décidé puis poussa la porte de l’immeuble où après quelques secondes, il vit des flashs commencer à crépiter. Ça n’était pas aujourd’hui qu’il passerait inaperçu.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mar 29 Juil - 17:41

Depuis des années sa tenue se devait d’être en adéquation avec son travail. Un costume, une chemise claire, une cravate assortit. Il ne pouvait pas se permettre le moindre écart. En changeant d’agence, il se rapprochait de sa famille d’une part et, plus important il laissait Kendall derrière lui, se donnant alors la chance d’un nouveau départ. Il était rentré de mission la veille. Ses nouveaux collègues ne semblaient pas déçus mais il avait du mal à prendre ses marques. Décidant de profiter de cette journée de récupération, il avait commencé par aller courir à Central Park mais ça ne lui suffisait pas. Il ne voulait pas déranger Joan avec les jumeaux, sachant qu’elle devait être débordée et qu’il lui serait difficile de lui accorder un peu de son temps. Son frère, il y avait bien pensé mais leur relation avait toujours été un peu conflictuelle et vivant sous le toit de Kelly, il se sentait un peu mal à l’aise. Il ne restait plus que sa sœur. Il n’était pas encore sur de ce qu’il pourrait lui dire, d’autant plus qu’elle ne manquerait pas de lui faire passer un interrogatoire digne de la journaliste qu’elle est.
La salle de rédaction se trouvait au dernier étage de l’immeuble, marqué par le temps. Malgré les ravalements effectués ses dernières années, il était l’un des plus vieux bâtiments de la ville. New York comptait de nombreuses tour et celle là n’entrait pas dans les plus grande mais parmi les plus anciennes et qui donnait un cachet particulier à la ville. Tout le monde connaissait le journal et certains y vouait même une certaine admiration. Esquissant un bref sourire, Tommy sourit doucement. Il avait toujours adoré New York. Malgré une enfance difficile, il gardait de bon souvenir de cette ville et de sa vie ici. L’ascenseur le menant au dernier étage, il pensa à toutes ses années où Will avait veiller sur leur famille et sur l’homme qu’il était devenu. Cependant, il grimaça en se rappelant le visage grave de Kelly, ce matin même. Il n’était pas insensible à la jeune femme. Elle s’occupait avec efficacité et un amour sans borne de ses enfants mais il avait vu comme une flamme éteinte dans son regard. Il la connaissait peu. Toutefois, il avait pu lire son bonheur quelques semaines plus tôt lorsque Will vivait toujours à la maison. Il n’était pas du genre à s’immiscer dans la vie des autres et il ne songeait pas à le faire avec elle. De plus, elle semblait parfaitement gérer la situation. Les portes de l’ascenseur s’ouvrant devant lui, il refoula ses pensées et pénétra dans la salle de rédaction où avec un léger coup d’œil, il repéra des journalistes passer d’un bureau à l’autre, d’autres concentrés sur l’écran de leur ordinateur ou encore d’autres qui parlaient au téléphone. Descendant les quelques marches, il n’eut pas grand mal à repérer sa sœur. L’organisation n’étant pas sa principale qualité, il lui fut évident que son bureau était celui où une montagne de dossier trônait. Elle n’était pourtant pas à son bureau et il patienta quelques minutes sachant parfaitement où elle se trouvait. Sa voix lui parvenait depuis le bureau d’Andy où elle semblait un peu plus furieuse contre lui. Esquissant un petit sourire, les colères de Juddi n’étaient guères étonnantes. C’était dans son tempérament, son coté à la fois impulsif et sensible. S’appuyant contre le bureau de sa sœur, il l’attendit quelques minutes et à la seconde où il entendit la porte claquer, il sut qu’elle se dirigeait vers lui.

- Tommy ? Qu’est ce que tu fais là ? Lâcha-t-elle, soudainement, sans se soucier de ce que pourrais penser son frère à cet instant.

- Bonjour à toi aussi ! Ironisa-t-il pour la calmer.

- Qu’est ce qui t’amène ? fit-elle avec plus de douceur malgré la colère qui vibrait toujours dans son regard.

- On dirait que t’as besoin de prendre l’air, fit-il remarquer.

- J’ai du boulot-

- C’est ce que j’ai cru remarquer… mais tu sais que s’aérer la tête, ça fait aussi partit des obligations des Kaine ! Tu connais les conséquences qui mènent au surmenage-

- Tommy, j’ai pas le temps-

- Oh mais tu vas le prendre ! fit il en attrapant le sac à main de sa sœur. Soit tu viens de bon cœur, soit je t’y force et je ne pense pas que tu veuilles réellement voir à quoi ça ressemble.

- Depuis quand tu décides à ma place ! T’es bien comme les autres-

- Juddi Prudence Kaine ! L’avertit il d’un ton tranchant avant de la pousser vers la sortie de la salle de rédaction. Si tu désobéis, tu vas le regretter alors avance ! Et arrête de protester ! Rajouta Tommy en appuyant sur le bouton d’appel de l’ascenseur.

Elle était exaspéré et il ne lui avait fallut qu’une seconde pour s’en rendre compte. Depuis son retour, il trouvait étrange de voir sa sœur sortir avec son patron. En réalité, ça n’était pas cet aspect qui le dérangeait, mais plutôt de voir Juddi complètement ailleurs lorsqu’ils étaient ensemble. Comme si quelqu’un d’autre occupait ses pensées. Il l’avait également vu prendre du temps pour être avec Alex. Il préférait de loin voir sa sœur ainsi. Certes, il ne lui était pas facile d’intégrer son fils dans leur famille un peu étrange et bancale mais Alex semblait chercher lui aussi des réponses et l’affection d’une mère, mais pas auprès de Juddi, ce qui le troublait encore. Lui rendant finalement son sac, ils se mirent à marcher dans les rues tout en évitant les passants à l’heure de pointe. Ses lunettes glissées sur son nez, il jeta un bref coup d’œil à la mine fatiguée de sa sœur.

- La nuit est faite pour dormir…

- C’est vrai que tu t’y connais en la matière ! Siffla-t-elle avec agressivité.

- Passe tes nerfs sur moi, si ça peut te faire plaisir… mais en rien, ça ne résoudra ton problème.

- Tu aurais du rester chez toi-

- Et éviter d’avoir cette conversation des plus instructives avec toi ? Jamais de la vie !

- Tommy, c’est pas le jour pour faire de l’humour-

- Andy méritait vraiment que tu t’énerves ainsi ? C’est pas mes oignons… mais j’avais l’impression de te revoir lorsque Will essayait de te faire entendre raison, peu avant ta fuite à Seattle.

- Je reconnais que j’apprécie sa présence… mais je ne suis pas amoureuse de lui. Il y a quelqu’un d’autre… confia-t-elle dans un soupir. Promets moi de ne rien dire aux autres, Tommy ! le supplia-t-elle du regard.

- Il est trop gentil pour toi, sourit légèrement le jeune agent. Tu sais bien que garder des secrets n’est pas compliqué pour moi. Explique-toi…

- Il s’agit d’Owen… Owen Spencer.

*.*.*.*.*.*.

Elle s’y rendait chaque semaine sans exception. S’étant engagé, elle y allait toujours avec une certaine angoisse mais c’était également une façon de se libérer de passé qui la hantait. Elle avait fait connaissance de jeunes mères et d’adolescentes qui sont passés par le même traumatisme qu’elle. Il lui était difficile de les conseillers sur ce sujet. A chaque fois qu’elle essayait, la matérialisation du visage de Will se profilait dans son esprit. Debout près du pupitre ou la présidente de l’association parlait, elle vit la porte s’ouvrir mais son regard se posait sur toutes ses femmes. Elle ne fit alors guère attention à la personne arrivée en retard. Les dernières victimes vinrent alors se présenter et Kelly tenta de les rassurer sur l’instant puis son regard se posa sur lui. Appuyé contre le mur, il ne la quittait pas des yeux et soudain, une boule se forma au creux du ventre de Kelly. Elle avait toujours pensée qu’il ne viendrait jamais ici, qu’elle pouvait être tranquille. Elle était tiraillée entre son envie de le voir et l’envie de le blessé encore plus profondément, se venger. Se pinçant les lèvres, elle lutta durant plusieurs minutes et songea qu’en allant lui parler maintenant il partirait plus vite. Discrètement, elle quitta alors la petite estrade et s’approcha de lui avant de l’obliger à la suivre dans un couloir adjacent à la pièce principale.

- Qu’est ce que tu viens faire ici ? murmura-t-elle en levant les yeux vers lui.

- Je voulais te parler et avoir toute ton attention. J’ai eu tors ?

- Il aurait été préférable… que ça se passe ailleurs-

- A la maison ? Où tu m’aurais évité… et où tu aurais refusé la conversation parce que les enfants pourraient comprendre-

- Will, s’il te plait ! Haussa-t-elle le ton. Va droit au but !

- Pete attend une réponse… et j’ai du mal à croire que tu veuilles tout laisser tomber maintenant ! Tu vas annulé la tournée ?

- Tu n’as plus aucun droit de regard sur ma vie-

- Si je pouvais revenir en arrière, je le ferais volontiers… je ne tiens pas à me disputer mais à comprendre. Tu as tout pour faire une magnifique carrière et tu sais… s’arrêta-t-il, subitement. Les enfants ne seront pas seuls. Ne sacrifie pas cette carrière prometteuse-

- Les enfants sont ma priorité. Je me moque pas mal de l’album. Ce qui compte ce sont les enfants et ils ont besoin de moi.

- Ils ne sont pas les seuls… souffla-t-il en croisant son regard. Tu as d’excellentes raisons de m’en vouloir. J’ai des tas de défauts-

- J’ai eu une aventure, lâcha-t-elle impulsivement sans vraiment réaliser qu’elle l’avait prononcé à voix haute. C’est finit Will, finit !

- Tu… Bon sang… marmonna-t-il en se passant une main nerveuse dans les cheveux. Ta décision est-

- Définitive. Mes sentiments pour toi ne changeront rien. On se verra pour les enfants mais ça sera la seul raison parce que je tiens à ce que leurs bonheurs prime sur nos relations-

- Kelly… souffla Will, d’une voix hachée par la douleur qui lui enserrait le cœur. On peut encore tout-

- Non. J’ai pas la force de recommencer, de te regarder dans les yeux et te dire que je ne recommencerais plus, ni que ce qu’on ressent est plus fort que n’importe quelle trahison. Je veux aller de l’avant… sans toi, ajouta-t-elle doucement sans le quitter des yeux alors que son cœur s’emballait quand elle capta cette lueur de désespoir dans son regard.

- Je ne peux pas te laisser faire ça. Pas après la nuit qu’on a passé-

- Je ne m’en fais pas pour toi. Des tonnes de femmes rêvent de sortir avec toi. Donne-leur une chance. La seule chose que je souhaite, c’est ton bonheur et préserver nos enfants…

Son calme lui faisait presque peur. Elle s’était imaginé plus d’une fois comment elle lui annoncerait son aventure et l’absence de réaction de Will, l’inquiétait. Elle avait si peu l’habitude de le voir aussi calme à ce genre d’aveu, qu’elle avait un peu peur. Cependant, elle était certainement celle qui connaissait le mieux la nature de Will. Il ne ferait pas de scandale car leur famille volerait alors en éclat. Non, il garderait ça pour lui, acceptant alors de souffrir en silence. Dans un certains sens, elle était rassuré et pourtant une partie d’elle rêvait qu’il l’insulte de tous les noms, car elle l’avait mérité, elle avait trahit son amour. Elle se détestait d’avoir fait ça. Elle n’en tirait aucune satisfaction. La vengeance n’avait pas de goût et hormis le visage livide de Will, elle n’avait pas de quoi être fière de son acte. Elle détacha alors son regard du sien et s’approcha de la porte, lui jetant alors un dernier coup d’œil, sentant des larmes se former au fond de ses yeux. Quoi qu’il se passerait, son amour ne pourrait jamais dépasser celui qu’elle porte à Will. Elle devait toutefois avancer sans lui. Rien de bon ne pouvait sortir de leur histoire dorénavant. Tout avait été dit.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mar 29 Juil - 17:43

Garée à quelques dizaine de mètres en amont, elle avait descendu légèrement la vitre de la voiture afin qu’une légère brise pénètre l’habitacle. Les enfants dormaient à poings fermé et ne devaient pas se réveiller avant plusieurs heures. Profiter du moment, lui avait alors traversé l’esprit. Ainsi elle s’était retrouvée devant l’école à attendre sa sortie. Un œil toujours vigilent sur les enfants, elle se moquait bien des personnes qui la dévisageait. Le traitement que lui avait prescrit le médecin quelques semaines plus tôt commençait à faire son effet. D’ailleurs les formes de sa grossesse commençaient à disparaître. Sans même faire de régime particulier. Elle surveillait son alimentation mais ne subissait en aucun cas un régime draconien. De plus, elle n’était ni une mordue de sport et avec les jumeaux, il lui aurait été difficile d’en faire. Certes elle ne rentrait pas encore dans ses vieux jeans ou ses petites robes mais elle savait qu’avec le temps ça viendrait. Appuyé contre la voiture, le vent soufflait dans ses cheveux et son regard se perdait quelques secondes sur les passants avant d’entendre de l’agitation près des escaliers de la prestigieuse école des arts. Relevant les yeux, elle aperçut une déferlante d’élèves sortir de l’établissement. La naissance d’un sourire fleurit sur ses lèvres en songeant à ces jeunes élèves. Des années plus tôt, elle se rappelait sortir du lycée avec Will et Juddi. En aucun cas, ils n’arboraient cette lassitude. Ils étaient heureux de quitter le lycée. Un souvenir la frappa et son sourire s’élargit à la pensée d’un jean tout neuf qu’elle avait troué exprès pour qu’il soit à la mode !
Seule à sourire devant la voiture, elle fut alors surprise par une voix profonde.

- J’espère qu’il est pour moi ce sourire si sexy…

Levant les yeux vers lui, son sourire se fit plus mutin. Face à lui, elle fit remonter ses mains sur son torse avant de déposer une pluie de baiser le long de sa mâchoire avant de capturer intensément ses lèvres. Il ne fallut que quelques secondes avant de sentir ses mains sur son corps. Elle adorait ça. Se retrouver plaquer contre lui, sentir sa force, elle était toute petite dans ses bras mais elle était la femme le plus protégé qui pouvait exister. Détachant légèrement ses lèvres, elle releva les yeux dans les siens, sa main venant caresser sa joue.

- J’avoue que certains étudiants ne sont pas mal du tout à regarder, releva-t-il en se mordillant la lèvre et faisant redescendre lentement une main sur son torse.

- Oh… alors comme ça, les p’tits jeunes t’attirent ? J’en apprends tous les jours avec vous, Madame Callahan ! reprit il, mi-sérieux.

- Et encore vous avez rien vu Monsieur le danseur étoile ! le railla-t-elle avec son petit rire.

- Je t’aime, souffla James en rivant son regard au sien.

- je sais chéri… répondit elle tout bas, dissimulant le sourire qui gonflait son cœur.

- Désespérante ! Tu vas me tuer… fit il avec un sourire malheureux. Je te fais une déclaration et tu me dis que tu sais… Y’a des femmes qui prient toute une vie pour ça-

- Et il y a des femmes comme moi, qui adorent torturer leurs petits maris avec ça, tout en sachant qu’elles sont follement heureuse d’entendre ses mots… As-tu, une seule fois pu douter de mes sentiments pour toi ?

- Non-

- Aussi étrange que ça peut être… aucun homme ne pourra égaler l’amour que je te porte. Tes seuls et uniques concurrents sont tes deux petits garçons… sourit elle doucement en nouant ses bras autour de son cou.

Le sourire de Jamie s’étira sur ses lèvres et l’adossant à la voiture, il vint coller son front au sien. Joan était un phénomène à elle toute seule. Elle s’était élevée et éduquée. Elle ne parlait jamais de son enfance, comme si c’était un sujet tabou et pourtant, il y avait des questions qui le démangeaient. Par ailleurs, il était sur qu’elle dissimulait quelques détails sur son enfance dans le centre social où elle était resté toute ses années avant de croiser la route de Will. Elle n’évoquait jamais ses parents et ne semblait pas vouloir savoir qui ils étaient, détails qui tracassaient James.

- J’ai une forte concurrence alors… murmura-t-il finalement, la serrant contre lui, nichant sa tête dans son cou.

Son regard traversa alors la vitre de la voiture et il put alors observer ses deux petits bonhommes profondément endormis. Ils étaient son bonheur, sa famille, son ancre, la concrétisation de son amour pour Joan. Il avait encore du mal à se dire qu’il était papa. Sentant Joan bouger dans ses bras, il désserra légèrement son étreinte puis se redressa alors qu’elle se tournait pour les regarder à son tour.

- Quand je les vois, je réalise que notre bonheur ne tenait qu’à un fil… murmura James, une boule se nouant dans sa gorge.

- Jamie… je croyais que c’était derrière nous cette histoire…

- J’ai besoin de savoir. Tu m’as vraiment pardonné ?

*.*.*.*.*.*.

2 mois plus tard,

Durant des semaines, elle avait songé qu’en évitant les journalistes, ces derniers se lasserait. Ça s’était ce qu’elle avait cru. La réalité était bien plus controversée. Elle ne pouvait dorénavant, plus mettre un pied dans une rue sans avoir une pluie de journaliste et de photographe à ses trousses. Will était même venu lui prêté main forte à plusieurs reprises afin de pouvoir récupérer les enfants à l’école. Le musicien avait même établit une nouvelle sorte de contact avec elle. Bien qu’il tentait de ne pas se faire pesant, elle sentait parfois son regard s’attarder sur elle. Et la réaction était toujours la même, elle sentait son sang battre à ses tempes, sa température monter en flèche, et certains de ses réflexes devenait plus lent. Elle s’en voulait d’être aussi réceptive au charme de Will et d’être incapable de se tenir à distance de lui. Toutefois depuis trois mois, elle était apparue dans plusieurs magazines aux cotés de James et de Pete sur des clichés volé dans la rue. Elle était rarement en compagnie de Will mais ça arrivait surtout lorsqu’elle allait chercher les enfants à l’école. Will tenait à ce qu’elle utilise les gardes du corps mais il aurait été trop simple pour qu’elle l’écoute.

Will tentait par moment de renouer un lien mais elle s’y refusait. Cependant, elle ne niait pas qu’il était plus que charmant. Malgré elle, elle ne pouvait s’empêcher de chercher dans l’actualité des célébrités des photos qui incluraient Will mais à chaque fois, elle en revenait déçu. Pete lui répétait sans cesse que Will ne fréquentait personne et qu’il était sur un projet avec la maison de disque, qui l’empêchait de faire autre chose. Elle restait quand même dubitative. Il apparaissait de temps en temps le soir pour venir embrasser les enfants. Pour autant qu’elle sache, elle n’était pas sure qu’il était là uniquement pour les enfants. Du moins une partie d’elle, espérait que c’était aussi pour elle mais elle refoulait toujours cette pensée au fond de son esprit. Après tout, elle avait été on ne peut plus claire avec lui, sur la probabilité que leur couple se reforme. Les enfants se portaient à merveilles, ce qui lui fournissait des journées bien remplies. Cependant depuis déjà quelques semaines, la fatigue et la lassitude s’abattait sur ses épaules. Le poids de la responsabilité de sa famille, le contrecoup du lancement de l’album et de la tournée qu’elle avait annulée en dernière minute, ce qui avait déçu Pete sur le coup.

Recroquevillée dans le canapé, elle tenait ses résultats d’analyse dans les mains. La note accompagnée de son médecin était très claire. Elle devait à tout prix prendre du repos. Seulement, le moment était mal choisi. Elle devait s’occuper de ses enfants, de la maison et convaincre Pete de reporter cette tournée. Il lui avait proposé de faire quelques apparitions dans les salles aux environs de New York et si au début, elle avait été tentée d’accepter, elle lui avait demandé le temps d’y réfléchir. Mais avec cette lettre dans les mains, elle comprenait l’étendue du problème. Quoi qu’elle décide, elle devrait en parler à quelqu’un. James l’écouterait, il était un confident et un ami très à l’écoute. Joan risquait de prendre un parti, Juddi la pousserait inévitablement à revoir Will, Tommy était absent et quand à Pete, il resterait silencieux ou évasif. Et Will… pourrait il simplement l’écouter sans tenter de s’approcher d’elle ? Il était peut être le seul capable de comprendre ce qui l’envahissait. D’ailleurs n’avaient il pas des rêves communs ? Reposant les feuilles sur la table basse, elle attrapa le téléphone sans fil et composa le numéro de Pete. Que lui dirait-elle d’abord ? Elle n’y avait pas songé. Peut être était il temps qu’elle cesse d’éviter ce maudit jeu du chat et de la souris et qu’elle se jette à l’eau. Ne risquait-elle pas de se brûler les ailes ?

- C’est moi… fit elle, d’une voix lasse et à peine audible.

- C’est une bonne surprise.

- Je vais être directe… le moment est surement mal choisi, mais j’aurais besoin de parler…

- Avec moi ? S’étonna le musicien. Jusqu’à maintenant, tu t’évertuais à m’éviter… pourquoi ce changement radical ?

- Je ne me sens pas très bien, avoua-t-elle. Tu pourrais passer à la maison, s’il te plait.

- Kelly, c’est grave ? s’entendit-il immédiatement demander, sentant son estomac se contracter le temps de la réponse de la jeune femme.

- Tout dépend du point de vue…

- J’arrive dans un quart d’heure, acheva-t-il la conversation, attrapant sa veste posé sur le canapé et son portable sur la table basse.

Raccrochant, elle se mit à douter. Les yeux plongés dans le vide, elle déposa néanmoins le téléphone sur la table basse avant d’attraper le coussin à coté d’elle, qu’elle se mit à serrer contre son corps. Avait elle prit la bonne décision ? Parviendrait-elle à lui dire ? Trouverait-elle les mots adéquats ? Seulement une chose lui était évidente, il devait être le premier à savoir.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mar 29 Juil - 17:43

- La semaine dernière, Pete Wentz, votre meilleur ami a été vu en compagnie de Kelly Wells au Four Season’s. Qu’en est-il de leur relation ? Est-ce pour Pete que Mlle Wells aurait quitté votre frère ?

- Je comprends que votre job est de rapporter la moindre info… mais si vous tenez à connaître l’étendue de leur relation, il serait plus simple de demander à Pete.

- Mlle Kaine, vous ne répondez pas aux questions-

- Je ne suis pas directement concerné. D’ailleurs je ne pense pas me tromper en affirmant que toutes les rumeurs que vous colporter font énormément de mal à Kelly. Mais bien sur ce détail ne fait pas partie de votre problème-

- Les lecteurs méritent d’avoir une réponse claire aux questions qu’ils se posent sur-

- Très bien, mon frère et Kelly sont séparés. Ceci dit dans la plupart des couples, il y a des hauts et des bas. Pour le reste, adressez vous à eux, ils seront plus à même de vous répondre. Mais sachez une chose, grâce à vous une famille est en train de se détériorer. Quand à Pete, une chose est sure, il ne s’impliquerait jamais dans une relation dont la femme est l’ex de son meilleur ami ! Explosa-t-elle avant de pénétrer dans le hall de son immeuble. Qu’ils tous aillent au diable ! Maugréa-t-elle en rejoignant Alex qui l’attendait près de l’ascenseur.

- J’ai cru que j’allais devoir appelé les flics… fit Alex tout bas.

- Oh, tu serais venu à mon secours ? Je m’en sens flattée ! répliqua Juddi avec un sourire en coin.

- Faut pas exagérer non plus ! Rit-il franchement. Je ne sais pas comment Kelly, Pete et Will font pour supporter ça à longueur de temps.

- En général, les gens s’habituent et finissent par les ignorer-

- Mais pas toi… releva Alex.

- Will a fait énormément pour Tommy et moi. J’aimerais lui rendre la pareille-

- Ces vautours n’en auront jamais assez. Rien ne les arrêtera… ils cherchent à tout prix le scandale qui leur donnera la une de leur foutu magazine. Ce qui me dégoute c’est que pour eux, le bonheur rime avec le malheur de certains couples-

- Si tu parles de Kelly et Will, ils s’en remettront, murmura Juddi. Ton oncle n’est peut être pas le compagnon parfait mais il n’acceptera jamais que du mal soit fait à sa famille ou à Kelly. Et il ne pourra jamais se tenir à distance d’elle.

- Comme Andy avec toi ? suggéra le jeune garçon.

- La situation est bien différente-

- Mais Andy t’aime, je l’ai entendu te le dire…

- J’adore Andy, c’est un homme fabuleux Alex… mais ne te mets pas martel en tête qu’on se mariera-

- Et qu’il deviendra mon père… soupira Alex. Je voulais juste m’assurer qu’il te rend vraiment… heureuse-

- C’est adorable mais… rien n’a jamais été simple entre Andy et moi. On vient de deux mondes bien différents et sa famille n’a jamais vu notre relation d’un bon œil. Bien que je l’adore, il n’est pas le seul à qui je pense régulièrement. De plus, Andy et moi sommes trop différents. Ne t’accroches pas trop à lui… je ne voudrais pas que tu sois déçu… souffla-t-elle en lui faisant signe d’entrée dans l’ascenseur.

- Pour faire simple, t’es pas amoureuse de lui et tu ne voudrais pas que je m’accroche à lui et que je le considère comme un père-

- Si on veut… tu as un père biologique-

- Je suis allé le voir, avoua alors Alex tout bas, croisant simultanément le regard de Juddi avant qu’elle ne déglutisse difficilement.

*.*.*.*.*.*.

Son portable collé à l’oreille, il s’entretenait avec la maison de disque qui l’avait contacté au moment où il sortait de l’immeuble de Pete. Le moment était très mal choisi. D’ailleurs, il avait longuement hésité avant d’accepter leur offre. Seul Pete était dans la confidence. Ce dernier lui avait même proposé ses services puisque Kelly avait annulé la tournée. Il voulait prendre le temps de réfléchir, mais la maison de disque le pressait et voulait qu’il vienne rencontrer d’autres musiciens.

- Aujourd’hui c’est impossible. Je devrais trouver un créneau dans la semaine, ou toutefois je pourrais les rencontrer à la salle de spectacle loué pour les répétitions de Kelly.

- Tous ont d’autres projets également-

- Retenez les pour quelques jours. Vous savez y faire, il me semble ! Tonna-t-il. A moins que vous teniez à ce que j’abandonne ce projet ?!

- William… votre talent est essentiel-

- Très bien, dans ce cas, je les verrais en fin de semaine à la salle de répétition ! Referma-t-il le clapet de son téléphone en sortant de la voiture.

Serrant les dents, il secoua la tête. Réfléchissant rapidement, il songea qu’il aurait surement besoin de l’avis de Pete sur certains points. Il grimpa les quelques marches qui menaient à la maison et sonna une fois. Mais l’absence de réponse l’inquiéta. Elle l’avait appelé et en théorie, elle devait se trouver à la maison à l’attendre. Pourquoi ne répondait elle pas ? Faisant le tour de la maison, il tenta de rentrer par la terrasse mais la baie vitrée était fermée. Il referma alors doucement ses mains sur la vitre avant d’y coller son visage afin de regarder à travers. Il devina un corps allongé sur le canapé. Fronçant les sourcils, son inquiétude s’accentua et il revint vers la porte et utilisa la clé qu’il ne lui avait pas rendue. Sans même refermer la porte, il traversa le salon et vint s’accroupir près d’elle.

Le teint diaphane de Kelly en disait long sur son état actuel. Après son appel, elle avait fermé les yeux quelques secondes et s’était alors sentit emporté par une soudaine fatigue. Ses derniers mois, sa vie s’était bousculée et le stress s’était intensifié entre ses relations avec Will, les avis divers de Joan, Juddi et Pete. Bien sur, Pete restait un ami fidèle et James se révélait être une épaule sur qui elle pouvait s’appuyer dès qu’elle se sentait mal. Et il y avait les enfants, elle faisait son possible pour leur bonheur mais Will leur manquait et elle ne pouvait combler ce manque. Sans compter du jour où elle avait avoué son aventure à Will. Depuis, elle ne savait comment interpréter ses silences. Grognant alors qu’elle entendait une voix murmurer son prénom, elle ne voulait pas ouvrir les yeux. Elle avait la sensation de flotter et se sentait reposer mais la voix se rapprochait d’elle. Elle se sentit alors poussé vers cette voix et à contrecœur elle ouvrit les yeux très lentement. La première chose qu’elle vit, fut ses deux prunelles saphir qui guettait le moindre de ses mouvement et cette lueur d’inquiétude dans ce regard. Ces yeux même qu’elle ne connaissait que trop et dont ses enfants avaient hérités. Avant même qu’elle ait pu dire un seul mot, elle sentit deux bras la serrer contre elle. Bien qu’elle se souvenait de l’avoir appelé, il était peut être encore temps de garder ça pour elle. Face à l’inquiétude qu’elle avait lu dans ses yeux, elle n’était pas sur qu’il serait apte à entendre une telle nouvelle. Elle tenta alors de s’écarter légèrement de lui.

- Je vais bien-

- Tu étais inconsciente quand je suis arrivé-

- Je dormais ! répliqua Kelly sévèrement.

- Je n’y crois pas une seule seconde. D’ailleurs, tu m’as dit ne pas te sentir très bien au téléphone. Je vais appelé un médecin-

- Non !! fit-elle, posant sa main sur son bras, l’empêchant de prendre son téléphone. Je ne suis pas malade… enfin… pas au sens que tu le conçois-

- Ton avis importe peu. Je t’emmène chez un médecin-

- Il ne pourra rien faire de plus que le médecin que j’ai déjà vu-

- Alors je reviens m’installer ici à compter d’aujourd’hui-

- Oh non ! Tu ne feras pas ça-

- Et pourquoi pas ?! Je ne vais pas te laisser seule avec les enfants, en sachant que tu es sujette à des évanouissements-

- C’est passager… dans quelques temps, il n’en sera plu-

- Qu’est ce que tu essaies de me dire ? Tu m’inquiètes sérieusement-

- Dans d’autres circonstances… ça aurait pu être une bonne nouvelle, murmura Kelly. Tout est différent aujourd’hui-

- Une bonne nouvelle ? Je comprends pas-

- Je suis enceinte… souffla-t-elle, à la fois mal à l’aise et désespérée à l’idée du mal qu’elle allait lui faire.

- Un bébé ? On va avoir notre bébé ? répéta-t-il, un sourire naissant sur son visage.

- Non Will…

- Comment ça non ? fit il, soucieux. Tu viens bien de me dire que tu-

- Que j’étais enceinte, c’est exact… cependant, tu n’es pas le père de cet enfant, parvint elle finalement à articuler alors qu’elle sentait son cœur se déchirer en lui annonçant cette nouvelle. Il s’agit de mon bébé et uniquement du mien, affirma-t-elle en lisant la colère, puis le désespoir dans le regard de son ancien fiancé. Coucher avec Gregory avait été une monumentale erreur et briser Will, la détruisait intérieurement, en plus du dégoût qu’elle ressentait vis-à-vis d’elle-même.

- Dans ce cas… pourquoi m’as-tu appelé pour me le dire ? demanda-t-il, encore sous le choc de l’annonce de cette grossesse.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:11

Je me suis embrouillé entre les numéros de chap, donc ne vous fiez pas au numéros ! xD

*.*.*.*.*.

Chapitre 30 : Fall... Sometimes I fall so fast…


Le choc de la nouvelle l’avait secoué bien plus qu’il ne le laissait paraitre. Ce regard qu’elle lui avait adressé restait gravé en lui. Elle lui avait semblé si désolée, si touchée par le mal qu’elle produisait qu’il en était à se demander si elle regrettait leur rupture. Sa réaction n’avait pas été celle escompté. Il aurait du prévoir qu’elle attendait de sa part un soutien et non cette colère qu’il avait librement exprimé. Il ne s’agissait pas de son enfant. Cette idée le détruisait car cet enfant, il l’avait désiré tout autant qu’elle et aujourd’hui il se retrouvait éloigné de la femme qu’il aimait et de cet enfant qui aurait pu être le sien, si elle avait laissé une chance à leur couple. De plus, il maudissait Tracy car elle était la source de leur rupture. Il aurait tant souhaité pouvoir revenir sur ce jour précis où sa vie s’était écroulée à cause d’elle. Ça faisait une semaine qu’il remuait ses pensées, sans pouvoir se concentrer sur autre chose. Il n’avait toujours rien dit à personne, si ce n’est à Tommy de garder un œil avertis sur Kelly et de l’appeler en cas de problème. Ce que bien sur, son frère n’avait pas fait. Il ne savait plus quoi penser. Elle refusait de le voir mais avait cédé sur un point. Il ramènerait tous les soirs les enfants à la maison après l’école. Sa grossesse n’était pas encore visible mais la foule et le manque d’espace l’étouffait, l’empêchant de respirer correctement. De plus, maintenant qu’elle avait annulé la tournée, elle pourrait prendre réellement le temps de s’occuper de l’enfant qu’elle portait. L’avortement, Will ne lui avait pas suggérer car tous deux connaissaient déjà la réponse à cette suggestion. C’était inenvisageable. Elle garderait cet enfant même si pour ça elle devait l’élever seule. Gregory n’était pas réapparu dans sa vie et elle n’attendait en aucun un geste de sa part. Elle aurait voulu lire l’approbation de Will dans ses yeux, mais elle n’y avait vu que cette colère et un désespoir récurrent. Si dorénavant, elle était consciente que le lien qu’elle partageait avec Will était rompu, elle n’en éprouvait pas moins un trouble déstabilisant.

A son tour, Will était planté en bas de la scène de répétition, les mains au fond de ses poches, songeant encore à elle et à cette grossesse soudaine, dont il n’était pas l’initiateur. Il entendit à peine Pete s’approcher, le regarder et se mettre à son tour à fixer la scène.

- Tu voulais me parler de ton projet ? demanda son ami.

- Kelly est enceinte… confia-t-il alors.

- Non ? C’est génial, Kaine ! fit Pete en lui faisant une grande claque dans le dos, heureux pour son ami.

- La maison de disque m’a proposé de monter un spectacle musical. Je dois rencontrer les musiciens demain, j’aurais besoin de toi-

- Will attends ! Tu viens bien de me dire que Kelly est enceinte non ?!

- Oublie ça, s’il te plait. Ce n’est pas la raison pour laquelle, je t’ai fait venir.

- Mais Kelly est quand même enceinte non ?

- Oui, soupira-t-il. Alors tu m’aides ou pas ?

- C’n’est pas Kelly que tu devrais plutôt aider ?

- Pete !! Je te parle du spectacle !

- Oh… Le spectacle évidemment, répéta le bassiste en se frottant sa mâchoire recouvert d’un duvet noir qui le grattait légèrement. Je pense que oui, je te filerais un coup de main…

- Merci-

- Bien, maintenant, tu vas me dire exactement ce qui se passe avec Kelly.

- Il ne se passe rien Pete et il ne se passera rien.

*.*.*.*.*.*.

- Hein mon chéri, tu n’écoutes surtout pas tante Juddi ! fit Joan en souriant à Joshua qui aurait trois mois dans quelques jours.

- Comme si j’étais du genre à souffler toutes les bêtises qu’il pourrait faire pour que ta vie devienne un enfer-

- Et je suis sensée te croire ? releva Joan.

- Tu pourrais au moins essayer, rit doucement Juddi. Comment se porte ton « mari » ?

- Comme un charme. Ça me parait toujours étrange de dire ça mais… tout va bien dans le meilleur des mondes. Je suis comme Alice au pays des merveilles…

- De ta part, c’est inquiétant ! marmonna Juddi.

- Merci Judd’ ! C’est toujours un réel plaisir d’avoir ce genre de conversation avec toi. Et toi, avec Andy…

- C’est… ça va… articula-t-elle après un instant de réflexion.

- « ça va » dans ta bouche ça veut dire, qu’un truc cloche… Quelle abomination il a osé te faire ?

- Rien justement…

- Et c’est sensé être un mauvais présage ? Tenta Joan.

- Avec lui oui.

- Je ne vois pas pourquoi. Il est amoureux de toi ! Ça crève les yeux-

- Non, il aime mon image, l’idée qu’il se fait de moi, l’étudiante que j’ai été… mais il n’est pas amoureux de moi. Je ne vois pas comment ça pourrait être possible. On vient de deux mondes opposés. L’argent a toujours manqué à la maison alors que chez lui, les billets présidentiels coulaient à flot-

- L’argent ne fait pas le bonheur, je n’ai pas à te l’apprendre… sauf s’il y a quelqu’un entre vous deux.

- J’ai surprit Tracy plusieurs fois dans son bureau.

- Qu’est ce qu’elle y faisait ? Enfin non… pourquoi elle y était… ?

- Un prétexte avec son boulot… Depuis qu’elle a foutu la zizanie entre Kelly et Will, j’ai envie de lui refaire le portrait.

- Tu devrais attendre un peu pour ça… ça ferait pas bon effet sur ton cv, ironisa Joan.

- Et puis, même s’il me dit le contraire, j’ai bien vu comment Andy la regardait-

- Il est comme les autres Judd’. C’est un mec et je suis au regret de t’ouvrir les yeux que Tracy a toujours été la mieux foutue de nous trois.

- J’aimerais juste pour une fois que mon mec ne fantasme pas sur elle et qu’il fasse abstraction de tout ce qui porte une jupe ou qui a des attraits féminins.

- T’es jalouse ma parole ! Sourit Joan, amusé de réaliser que son amie était amoureuse. Tu as pensé que c’était peut être une stratégie pour savoir ce que tu ressens pour lui ?

- Il ne ferait pas ça…

- A ta place, je ne serais pas aussi convaincue. Je te connais assez pour savoir que tu ne lui répondrais pas s’il te demandait de parler de tes sentiments… mais c’est une façon de tester tes sentiments. Et ta réaction sera plus équivoque que n’importe quel discours que tu oseras faire.

Elle détestait Joan pour sa façon de faire. Et pourtant, elle n’avait peut être pas complètement tors. Toutefois, Andy serait il capable de faire ça, en sachant qu’il prenait un risque de la perdre ? Surtout s’il tentait de la rendre jalouse avec Tracy… sauf si bien sur, il existait une relation entre eux. Cette idée la mettait dans une colère noire. Qu’elle s’en prenne à Will, lui était déjà insupportable mais à Andy, c’était pire que tout, car une partie d’elle appréciait énormément l’homme, même si ces véritables sentiments s’adressaient toujours à Owen. Elle se détourna alors de Joan après avoir prit le biberon d’Ethan, posé sur la table basse. Elle entreprit alors de faire boire le biberon à son neveu.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:12

Refermant les portières de la voiture, il suivit les enfants du regard qui prenait la direction de la maison. En les observant ainsi, il prenait conscience qu’il manquait beaucoup de chose de leurs vies quotidienne, peut être même trop. Cependant, il n’avait pas la force de mettre Kelly devant un ultimatum. Elle était enceinte et d’un autre que lui, mais cela lui donnait il le droit, de ne pas penser à elle en premier ? À ce que pouvait lui faire ressentir la situation ? Quand à lui, pouvait-il être égoïste et se disputer la garde des enfants avec elle ? Il le pouvait bien évidemment… mais cela ne mènerait qu’à la souffrance de leurs enfants. Il ne pouvait pas lui faire endurer ça, et pourtant une petite voix lui répétait que même si elle tenait à lui, elle portait l’enfant d’un autre. Quel devait être l’attitude à adopter pour que la souffrance soit moindre ? Cette question le poursuivait… tout comme une autre. Pourquoi l’avait elle appelé lui en premier ? Ses questions redoublaient alors qu’il poussait la porte d’entrée avant de la refermer lentement derrière lui. Il n’avait aucune idée de la façon dont il serait reçu. Passant la tête dans le salon, il hésita un moment puis décida finalement de se montrer. Son regard parcourut alors son corps, si fin, gracile et parfait à ses yeux tout en remontant à son visage, dont un unique sourire suffisait à lui redonner vie. Il la devina en grande conversation avec Cameron qui lui montrait le cahier qu’il avait ramené et qu’il n’avait pas voulu lâcher dans la voiture. Il lui suffisait de la voir avec leurs enfants pour être rassuré. Cette tendresse et cet amour maternel qui émanait d’elle, le sidérait à chaque fois et l’émouvait. N’avait il jamais vu une femme si irrésistible qu’elle ? Il en avait connu mais jamais aucune n’était parvenue à le charmer encore cinq ans plus tard. Levant à nouveau les yeux vers son visage, il ne fallut que quelques longues secondes avant que leurs regards s’accrochent. Mal à l’aise, il fit néanmoins quelques pas dans le salon, ne sachant par où commencer.

- Il n’a pas voulu le lâcher depuis qu’il est sortit de l’école… fit Will en désignant le cahier de Cameron du menton. Ils vont préparer un spectacle pour Halloween-

- Je viens de lire le mot dans son cahier… murmura-t-elle, en levant les yeux vers lui.

Elle le détestait d’être aussi sexy même quand il ne prenait pas soin de lui. De plus, elle n’avait pas besoin de croiser son regard pour savoir qu’il était malheureux. Tout le prouvait. Sa présence, sa façon de se retrancher derrière ce masque imperturbable. Peut être était ce parce qu’elle le connaissait trop qu’elle n’arrivait pas à ne pas être touché par sa présence. Passant une main dans les cheveux de Cameron, elle lui murmura quelques mots et il disparut avec sa sœur en direction de la cuisine, tandis qu’il voyait Kelly se lever et faire quelques pas vers lui.

- Merci d’être passé les chercher-

- C’est ce qui était convenu, répondit il d’une voix terne.

- Will-

- Oui ? fit il comme si de rien était.

- Pete est partit, il y a moins d’une heure…

- Oh… Je… je ne comptais pas lui dire-

- ça n’a aucune importance, je ne pourrais pas le cacher éternellement… et puis maintenant, il a une bonne raison d’accepter d’annuler la tournée-

- Il a dit qu’elle était reportée, lui fit remarquer Will, tout bas. Je ne pense pas qu’il te lâchera de si tôt… et je suis d’accord sur le fait que tu es promise à une très belle carrière-

- Mes enfants passent avant tout-

- Tu ne me l’apprends pas… mais je serais tout à fait capable de m’occuper d’eux pendant que tu seras en tournée.

- De toute façon, je ne reprendrais pas avant au moins un an… entre ma grossesse et la naissance, mais j’ai besoin de m’assurer que je peux compter sur toi pour Cameron et Chloe-

- Leur bonheur prime avant tout. Il me semblait qu’on s’était mit d’accord. Je ne reviens jamais sur mes paroles…

- Je sais… esquissa-t-elle un tout petit sourire, en se remémorant un bon nombre de promesse de Will. Ce bébé, tu le voulais tout autant que moi, j’en suis consciente-

- j’ai été incapable de satisfaire ton besoin… je ne peux rien te reprocher et je n’y compte pas. Toute cette histoire avec Tracy n’aurait jamais dû se produire… et je pensais sincèrement qu’on y serait parvenue cette fois. Lorsque je t’ai demandé de m’épouser, je pensais tout ce que je t’ai dis-

- Le problème ne vient pas de toi, le coupa-t-elle. On est deux dans un couple… j’ai surement jugé trop vite ce que j’ai vu… mais je crois que je ne pourrais jamais te donner l’amour que tu mérites Will. Trop de choses se sont passés… je n’ai pas non plus toujours fait les bons choix. Et je m’en veux que tu en souffres autant… parce que même si cet enfant n’est pas le tien, je t’aimerais toujours… peut importe ce que nous réserveras l’avenir. Pour le moment, j’ai besoin de faire le point… loin de toi. Je vais devoir m’organiser pour le bébé-

- J’ai envie de t’aider-

- ça ne serait pas raisonnable-

- Qu’est ce que ça peut faire, que ce soit raisonnable ou non ? Sauf si tu as rencontré quelqu’un d’autre… dans ce cas-

- Will-

- Je ne sais même pas qui est le père de ton bébé. Tu crois que ça ne me touche pas ? Que je n’aie pas mal qu’un autre t’ai fait un enfant ? Qu’un autre homme t’ait touché ? Je n’arrive toujours pas à y croire-

- Tu ne le connais pas et ne le verras jamais. C’était une erreur Will ! À croire que tu n’en as jamais faite… s’énerva-t-elle soudainement. Je ne suis pas parfaite je te l’accorde… mais cet enfant est là, je ne me ferais pas avorter-

- Je n’y ais pas songé une seule seconde… souffla-t-il après un long silence. Je m’inquiète… et j’aimerais que tu reconsidère ma proposition-

- Je ne suis pas une enfant Will ! Tu penses que je suis incapable de m’occuper de ma famille-

- Loin de moi cette idée… les premières semaines de grossesse sont parfois désagréable, mais dans quelques mois… Les enfants sont encore jeunes et les obliger à rester calme s’avérera plus difficile-

- Je sais ce que tu vas me dire, que je vais devoir penser à moi et me reposer-

- Je pourrais garder les enfants lorsque ta grossesse t’imposera plus de repos. Je n’ai pas l’intention de te dire ce que tu dois faire ou non. Tu es assez grande pour le savoir et je n’ai pas mon mot à dire… mais si je peux t’aider en quoi que ce soit, je tiens à le faire. Je veux juste que tu sois heureuse-

- Tu n’as aucune raison de faire ça. Ne me dis pas que tu acceptes le fait que je porte l’enfant d’un autre, je ne te croirais pas. Tu n’as pas à être si gentil et à me proposer ton aide. Je peux parfaitement m’occuper des enfants jusqu’à la naissance du bébé-

- J’en suis conscient… mais on va devoir les préparer à ça. Cameron ne sera pas forcément ravit de ne plus être le centre de l’attention. Je tiens uniquement à te faciliter les choses… mais si tu tiens réellement à faire tout ça toute seule, je m’effacerais…

- Je ne voudrais pas remettre ta parole en doute, mais je n’y crois pas une seconde-

- Je vois, c’est on ne peut plus clair… marmonna-t-il froidement, se détournant alors d’elle.

- Will, soupira Kelly. Je… enfin…

- Quoi Kelly ? S’emporta-t-il, pivotant alors dans sa direction, vrillant son regard au sien. Tu t’attends à quoi bon sang ?! Je veux t’aider et tu m’envoies balader… je veux que notre famille reste unie et toi, tu me fais clairement comprendre que tu ne veux pas que je sois dans les parages ! Quelle réaction tu t’attends à ce que j’ai ?! Je t’aime et tu ne veux pas l’entendre ! Tu veux que je fasse quoi ? Que je disparaisse de ta vie et que j’en oublie la femme que j’aime et la famille qu’on formait ?! C’est vraiment ça que tu veux ?!

- Je suis désolée, se contenta-t- elle de dire, ne sachant plus comment aborder celui qui était encore son fiancé quelques semaines plus tôt.

*.*.*.*.*.*.

Seule dans la salle de rédaction, elle appréciait cet instant. La pièce était en majorité plongée dans la pénombre et seuls quelques postes restaient encore éclairés par des petites lampes de bureau. Le silence qui planait la reposait et l’aidait à rester concentrée. Elle aurait très bien pu terminer son article à la maison. Will était venu chercher Alex un peu plus tôt dans la journée et il lui avait expliqué qu’il comptait le faire participer aux auditions pour le spectacle dont il était chargé. Bien entendu, Juddi n’avait pas objecté mais l’idée de rentrer chez elle, l’angoissait. S’y retrouver avec Andy l’inquiétait. Ils ne seraient que tous les deux. Elle n’aurait alors plus d’excuses et devrait faire face à ses sentiments et la douleur qui lui étreignait le cœur de plus en plus violemment depuis ses dernières semaines. Elle tentait de toujours repousser ces pensées parasites mais il lui devenait de plus en plus difficile d’occulter l’existence d’Owen dans son esprit. Elle devait faire taire cette petite voix quoi qu’il lui en coute. Andy n’était il pas la meilleure chose qui pouvait exister pour son équilibre. Perdue dans ses pensées, elle ne remarqua pas l’ombre qui se dirigeait vers elle et elle sursauta violemment quand une voix mêlée à une présence se pencha par-dessus son épaule.

- Tu m’as foutu la trouille ! T’es content ?! S’énerva-t-elle en le fusillant du regard.

- Je suis pourtant aussi silencieux qu’un éléphant au milieu d’un magasin de porcelaine ! Alors raconte… pourquoi tu m’as laissé ce message bizarre sur mon portable.

- Un message ? Quel mess… ah oui, je… soupira-t-elle. Tu as des nouvelles de…d’Owen, grimaça-t-elle en évitant son regard.

- Owen ? répéta-t-il sans la quitter des yeux. Pourquoi Juddi ? Je ne suis pas sure que ça soit une bonne idée-

- J’n’ai pas besoin d’un discours moralisateur Pete ! Je sais ce que tu vas me dire. Andy est parfait, il est gentil, présent, attentionné-

- Oui! Bon sang Juddi ! Tu es prête à réduire à néant votre relation alors qu’Owen… Owen ne tient pas en place. C’est un musicien et il parcourt les routes à longueur de temps. Avec Andy, tu peux te poser, faire des projets… Avec Owen ça serait impossible ! Pourquoi tu ne décroche pas de lui ?!

- Oublie ça, j’ai rien dit ! marmonna-t-elle en éteignant son ordinateur et se levant.

- Non ! Je te connais et si tu me pose la question, c’est que ça te torture-

- Tu veux m’entendre te dire que je n’arrive pas à l’oublier ?! Et bien oui, c’est vrai ! Le fixa-t-elle après avoir enfilé sa veste. Owen me manque ! Il me manque cruellement et savoir que chez moi, il y a Andy ça ne change rien à ce que je ressens ! Je devrais être envahit par la culpabilité… mais tout ce que je ressens, c’est que Owen me déteste alors que je l’aime à en crever !

- Juddi, souffla Pete.

- ça fait toujours plaisir à entendre, fit alors une troisième voix derrière Juddi. Au moins tout est très clair maintenant. Tu ne m’aime pas et tu ne m’as jamais aimé-

- Andy, soupira-t-elle en se traitant d’idiote et secouant la tête. Je ne t’ai rien caché, ne fait pas celui qui est surprit-

- Excuse-moi mais je pensais néanmoins que j’avais un peu plus d’estime pour toi. Je suis quoi alors dans l’histoire ? On ne peut même pas dire que je suis le remplaçant puisque tu n’as même pas rompu avec Owen-

- La faute à qui ? C’est peut être moi qui me suis jeté sur toi, dans TON bureau ?! N’inverse pas les rôles ! Je ne t’ai jamais dit que j’étais amoureuse de toi ! Tu es attirant, tu peux avoir n’importe quelle femme… d’ailleurs Tracy n’attend que ça, que je te libère pour te sauter dessus. Y’a qu’à voir le temps que vous passer tous les deux. A chaque fois que j’arrive, elle est dans ton bureau-

- C’est une crise de jalousie ?!

- Jalouse ?! Moi ?! Fais croire ça à qui tu veux, mais je ne suis certainement pas jalouse. Parce que pour être jaloux, il faut aimer… alors non, je ne suis vraiment pas jalouse ! Et si tu veux savoir Andy, je te rends ta liberté ! Tu peux aller voir qui tu veux ! Explosa-t-elle finalement avant de quitter le bureau en attrapant son sac, furieuse.

- Juddi… s’apprêta-t- il à la rattraper alors que Pete se planta devant lui.

- Laisse là… elle a besoin de réfléchir… seule-

- Je ne peux pas-

- Elle ne pensait pas tout ce qu’elle a dit-

- Oh, c’est sensé être rassurant ? releva Andy, parce que je n’y crois pas. Juddi n’est pas du genre à parler si ce n’est pas la stricte vérité-

- C’est différent Andy. Quand il s’agit de sa vie privée… elle ne prend jamais de gants, tout le monde le sait. Je n’essaie pas de la défendre, mais elle n’a pas vraiment eu d’exemple-

- Je dois lui parler pour arranger-

- Ok vas-y, lâcha Pete en le fixant. Mais si tu cherches son attention, ça n’est pas comme ça que tu l’aura !

- Qu’est ce que tu suggères ?

- Eloigne toi… je veux dire que tu peux être présent dans sa vie, mais tu dois mettre certaine limites. Comme le soir au lieu de dormir chez elle, rentre chez toi… enfin si elle accepte encore de te parler… parce qu’elle était vraiment furieuse, réalisa alors Pete.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:13

SoHo
Une semaine plus tard,


La maison de disque l’avait poussé à se rendre à ce spectacle où ensuite un repas serait organisé dans l’un des restaurants les plus réputés de la ville. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait fait l’impasse sur cette soirée mais il semblerait que ces choix se retrouvaient limités. La production avait déjà lancée la machine concernant ce spectacle qu’il devait monter. Ainsi il n’avait plus aucune solution, il allait être obligé de le promouvoir avant même qu’il soit prêt. Il avait tenté de se trouver un alibi pour ne pas y aller mais depuis qu’il avait récupéré les enfants à l’école qu’il avait ensuite déposée chez Kelly, il n’avait plus vraiment de prétexte pour ne pas s’y rendre. Il avait alors appelé Pete pour lui demander s’il venait avec lui mais il lui avait rétorqué qu’il n’y allait pas seul. Will le connaissait, il se doutait alors de l’éventualité. Il songea alors à appeler Juddi, mais cette dernière ne répondait pas sur son portable. Joan étant débordé avec les jumeaux et elle attendait le retour de Jamie, il fit donc une impasse sur cette possibilité. Ces choix se réduisaient très vite. Et la seule personne susceptible d’accepter était également celle qui lui avait demandé ses distances. Il refoula alors cette idée et se présenta finalement seul à la soirée. S’il avait un minimum de bon sens, il aurait du se douter que la presse ne tarderait pas à se faire des gorges chaude de cette sortie. Cependant il eu une surprise de taille lors du dîner. A peine était il entré dans le restaurant qu’il se faisait photographier sous tous les angles possibles et qu’une foule de questions concernant ce projet ainsi que sa relation avec Kelly était évoquer par les journalistes. Prétextant qu’il était attendu, il parvint à se débarrasser d’eux, en apercevant Pete au loin. Cependant il ne se doutait pas de la personne qui l’accompagnait et il se figea lorsqu’elle se retourna. Son regard vrillé dans le sien, il déglutit péniblement puis fusilla Pete du regard.

- Ne fais pas cette tête-

- Les journalistes ne me lâchent pas depuis trois heures-

- Au moins, ça t’a occupé, marmonna Kelly.

- Si je n’étais pas forcé d’être ici, crois moi j’aurais déserté le navire depuis bien longtemps.

- A croire que t’es en service commandé, répliqua-t-elle d’avoir été obligé de suivre Pete de mauvaise grâce.

- Vous avez finit tous les deux, lâcha Pete en les regardants tours à tour. Décidément quand je ne me retrouve pas entre Juddi et Andy, c’est entre vous deux !

- Je t’avais dit que je ne voulais pas venir-

- Qu’est ce qui t’es passé par la tête de l’amener, elle a besoin de repos, renchérit Will en fixant son meilleur ami.

- Vous m’agacez tous les deux-

- Mlle Wells, M. Kaine… c’est la première fois depuis des semaines que vous apparaissez dans un même lieu. Y a-t-il une raison personnelle à ça ? Peut être pourriez vous également nous en dire un peu plus sur les relations que vous entretenez-

- Je vous ais pas déjà dit que j’avais autre chose à faire que de répondre à vos satanées questions ?! aboya Will en passant un bras autour de l’épaule de Kelly en la dirigeant dans un coin interdit à la presse, en attente d’une table. Désolé. Tu voulais peut être leur faire une déclaration, souffla-t-il alors en lui adressant un timide regard tandis que Pete s’était éloigné.

- Tu rigoles j’espère ?! répliqua-t-elle, encore secoué qu’il pense qu’elle pourrait révéler sa grossesse. A ce que je sache ma vie privée ne les regarde pas. Et puis, en nous voyant ensemble, les rumeurs vont fuser… alors, fit-elle après un silence, qu’est ce que t’a proposé la maison de disque que tu n’as pas pu refuser ?

- Je croyais que ça ne t’intéressait pas ? souligna-t-il en douceur.

- Will, ce n’est pas parce que j’ai besoin d’être seule… que je ne m’intéresse pas à ton travail. Si tu veux mon avis, les producteurs ont eu raison de faire appel à toi. Tu as de l’or dans les mains… ça serait dommage que personne n’en profite-

- Ils souhaitent que je m’occupe d’un spectacle musical…

- Waah… c’est un travail impressionnant, entre écrire les chansons, les musiques, les auditions, les arrangements, les chorégraphies-

- Oui, puisque tu ne fais pas ta tournée j’en ai profité pour réquisitionné Pete pour qu’il m’aide-

- Tu lui fais faire quoi ? Récupérer le cv des filles qui auditionne ? Ironisa-t-elle.

- C’est très drôle ! fit-il avec une légère trace de sourire. Pour l’instant je travaille sur les textes et j’écoute certaines cassettes qu’on m’a envoyées. Trouver les voix qui irait sur certaines chansons n’est pas évident… bien que j’en connais au moins une qui collerait parfaitement… souffla-t-il en la fixant puis baissant la tête.

- Will… comprit-elle alors. Je suis flattée que tu penses à moi, mais tu connais déjà ma réponse. Je ne cherche pas à te blesser mais je suis sure que tu trouveras celle que tu cherches dans tes auditions.

- Aucune n’a autant de talent que toi… et aucune n’a cette étincelle-

- Pourquoi j’ai dit oui à Pete, se sermonna-t-elle d’avoir accepté de venir à cette soirée. S’il s’agissait simplement d’enregistrer un album, je le pourrais… mais tu sais ce que représente la scène à mes yeux. Et puis regarde, je ne crois pas que je serais à ma place, enceinte de huit mois sur une scène à donner des représentations. Will, je suis désolée… c’est non.

- Je crois que j’avais besoin de l’entendre de ta bouche, fit-il en haussant les épaules, lui cachant alors sa déception.

- Tu es excellent dans ton domaine et je pense que des centaines d’artistes aimeraient travailler avec toi. Tu as la possibilité de te retrouver sur le devant de la scène en élaborant un tel spectacle. C’est ta chance Will. Tu sais que je te soutiendrais toujours-

- Je ne cherche pas la célébrité-

- Crois-moi, ça je le sais depuis belle lurette ! Mais te faire un nom dans le monde de la musique, c’est laisser ton empreinte et marquer les mémoires des gens. Dans cinquante ans, on se rappellerait des tubes que tu auras écrits et tes petits enfants auront un patrimoine inestimable-

- Mes petits enfants ?! souligna-t-il en haussant un sourcil avant de laisser échapper un petit rire. Je fais de la musique parce que j’aime ça, c’est tout…

- Je crois le savoir en effet… mais n’oublie pas une chose, Chloe et Cameron sont en admiration devant toi, lorsqu’il te voit jouer. Et je sais que cette admiration, ils la transmettront un jour à leur enfants. Tu as de quoi être fier de toi Will-

- La musique est la seule chose que je sais faire correctement, lâcha-t-il maladroitement.

- Non et tu le sais très bien. Ce n’est pas parce que ça n’a pas marché entre nous que tu n’es pas un homme recommandable. Tu es un père fantastique et tu sais prendre soin de ceux que tu aimes… finit-elle dans un murmure et évitant soigneusement son regard.

- Ne cherche pas à… non laisse tomber, soupira Will. Je suppose que tu as laissé les enfants-

- Tu fais confiance à ton frère. Je ne pense pas m’être trompé en lui laissant la garde des enfants.

- Oh… j’ai cru qu’ils étaient chez Juddi.

- Non ! répondit elle précipitamment qui alerta immédiatement Will.

- Elles pensent que tu les fuis-

- Elles ?

- Joan et Juddi. Depuis quelques mois, tu refuses leurs invitations. Je sais également que tu n’as pas été voir les jumeaux alors que tu réjouissais de leurs naissances-

- Tu te trompes-

- Dans ce cas, tu n’auras aucun mal à me convaincre. Prouves le moi.

- Je… écoute, fit-elle à voix basse. J’aimerais rentrer… je vais attraper Pete pour qu’il me ramène-

- Je peux très bien te ramener… enfin si tu me l’autorise-

- Will… soupira-t-elle.

- Tu devrais manger un peu avant-

- Je mangerais à la maison. S’il te plait Will… le supplia-t-elle du regard alors qu’elle se sentait de plus en plus mal à l’aise au milieu de tout ce monde.

Il hésita. En temps normal, jamais il ne se poserait la question. Bien sûr qu’il ferait ce qu’elle souhaiterait mais que se passerait-il après ? De plus, il se souciait bien plus de l’intérêt de ce bébé à venir qu’il n’était sensé le faire. C’était plus fort que lui, bien qu’il soit persuadé qu’une fois à la maison, elle n’écouterait plus un seul mot de ce qu’il dirait. Il soupira puis finalement hocha la tête, avant de l’escorter jusqu’à l’extérieur tout en fendant la foule, journalistes et photographes réunis, pour sa voiture stationné un peu plus haut dans la rue, un SUV aux portes fumés.

*.*.*.*.*.*.

- Alors comme ça, il parait que tu t’es violemment disputé avec ton petit ami ? releva le jeune homme au regard azur. Comment il a fait pour tenir aussi longtemps avant de subir tes foudres ?

- Très drôle Tommy ! Lâcha sa sœur dans un soupir. Tu me déranges pour me demander ça uniquement ?

- Tu penses que j’oserais faire ça à ma grande sœur ? Voyons, je suis un agent gouvernemental ! Qu’est ce que tu lui as fait ? raconte tout à ton petit frère adoré ! Sourit-il doucement, sachant que dans seulement quelques secondes s’en prendrait à lui.

- Pourquoi ça serait automatiquement moi la fautive ?! Réagit immédiatement Juddi. A ce que je sache dans un couple on est deux-

- Je dis ça peut être parce que tu es la plus impulsive de vous deux.

- Tommy tu m’emm-

- Je sais, et c’est pour ça que t’accepte d’en parler avec moi. Ecoute, je suis bien placé pour savoir que l’amour à sens unique, ça crée bien plus de douleurs et de conflits dans un couple que n’importe quoi d’autre… alors si tu n’aimes pas Andy, tu peux encore rompre en douceur… même si je commence à me demander qui a bien pu te faire prendre conscience de ça si soudainement-

- Je ne veux pas en parler Tommy.

- Si tu ne veux pas en parler, c’est que ça te fait souffrir… donc il s’agit d’une personne que tu aimes mais qui te fait du mal-

- Arrête de me psychanalyser !

- Dis moi, que ce n’est pas le père d’Alex !

- Quoi ?!! Tommy arrête… Todd c’est de l’histoire ancienne-

- De l’histoire ancienne…

- Oui ! Je suis allé le voir pour lui parler d’Alex mais-

- Ce qui explique cette colère-

- Tu délires complètement-

- T’es en colère contre la gente masculine… à croire que tous les mecs sont coupable !

- Je ne suis pas en colère-

- Tu essaies de convaincre qui ?! Tu t’engueules avec Andy, tu en veux à Owen, tu te disputes avec Will parce qu’il ne fait rien pour récupérer Kelly et tu passes tes nerfs sur moi parce que t’as pas d’autres spécimen sous la main…

- Alex est allé voir Todd, lâcha alors Juddi. Quand j’ai parlé à Todd, il m’a foutu à la porte, prétextant que notre histoire n’avait jamais existé et qu’il ne pouvait en aucun cas être le père de mon fils.

- Je vois… et qu’a-t-il dit à Alex ?

- Alex n’a pas dit grand-chose en réalité. Todd aurait prétendu qu’il ne me connaissait pas-

- Todd est un crétin. Et ne me dit pas que je ne te l’ai jamais dit ! Mais tu sais, Alex a le pouvoir de lui faire voir les choses en face-

- Il ne compte pas le revoir.

- ça prouve qu’il n’est pas suicidaire. Je sais que c’est dur pour toi… mais tu penses sérieusement que c’est une raison pour remettre en question ton histoire avec Andy ? Juddi, c’est ton fils et son père biologique est un idiot… parce qu’il n’a jamais eu assez de cervelle pour apprendre à réfléchir. Mais Alex est débrouillard, futé, intelligent… Ne te préoccupe pas de Todd. Tu peux protéger ton fils et apprendre à le connaître, sans pour autant prôner pour le célibat… tu es jeune et si Andy n’est pas l’homme de ta vie. Et bien, tu en trouveras un autre-

- Tommy, j’adore Andy. C’est un mec fabuleux, drôle, attachant, charmant… mais je ne l’aime pas comme lui m’aime…

- Laisse toi un peu de temps… souffla Tommy, toujours avachi dans le canapé tandis qu’il entendant du bruit venant de l’entrée.

- Arrête de me materner, Will ! s’écria Kelly en posant son sac près de l’entrée.

- Je veux juste m’assurer que tu prends soin de toi-

- Déjà en train de vous disputez… reprit Tommy en se redressant et coupant court à la conversation avec Juddi, refermant alors son portable sous les yeux surprit de Will.

- On ne se dispute pas, éclairci Will, mais… aujourd’hui, tu ne devais pas être à Washington-

- ça a été annulé. Les enfants dorment et je me doute que vous avez une foule de chose à vous dire. Mais évitez de les réveiller, ça serait pas mal ! Sur ce, je vous laisse, j’ai une consultation qui m’attend-

- Une cons… qui tu vas voir à cet heure ?

- Ta chère petite sœur qui est en proie à ses doutes de mère et de femme ! Je te tiens au courant papa ! Rit-il en passant devant eux et ouvrant la porte. Au fait… pas de bêtises tous les deux ! Sortit-il avec un clin d’œil à son frère.

Kelly ne cacha pas son petit sourire. Tommy ressemblait à Will mais ils étaient différents sur bien des points. Elle l’appréciait pour beaucoup de chose, il essayait de toujours être disponible et les enfants l’adoraient mais, force était de reconnaître que Will avait été un frère époustouflant avec Juddi et Tommy. Levant les yeux vers lui, elle vit sa petite grimace et croisa son regard.

- Ce type n’est pas mon frère ! lui fit-il remarquer.

- C’est évident, éluda-t-elle avec un tout petit sourire. Je vais prendre un bain et-

- Je te prépare quelque chose à manger pendant ce temps-

- Tu devrais rentrer chez toi. Tu as beaucoup de travail-

- Mais j’ai aussi une famille. Et quoi que tu en dises, tu n’as pas envie d’être seule et même si mon frère se fait des idées sur notre relation … je vais rester.

- Très bien ! Qu’est ce que je dois faire pour que tu partes ? demanda-t-elle alors en se retournant vers lui.

Le pire dans tout ça, c’est qu’elle était consciente qu’elle pourrait craquer. Il avait les armes pour la mettre en danger et cette façon qu’il avait de la mettre au pied du mur, la séduisait autant que ça l’agaçait. De plus, il était si sexy qu’à cet instant, elle en oubliait qu’elle voulait le détester. Il se rapprocha d’elle et son regard rivé au sien, il vint faire glisser sa main sur sa joue alors qu’elle tenta de s’échapper mais il la retint en descendant une main sur sa taille.

- Tout ce que je fais, n’arrange en rien nos relations. Je m’y prends mal. Je n’arrive même pas à te rassurer quant tu te sens mal-

- Arrête ça.

- Tu me manques et j’aimerais que tout ça ne soit qu’un cauchemar duquel je me réveillerais. Cependant, tout est bien réel. Je sais que nos vies vont être chamboulées dès que les médias apprendront ta grossesse… c’est pourquoi j’ai réfléchi…

- J’ai encore plusieurs semaines avant de leur annoncer-

- Je me doute que tu vas t’y opposé mais il faut penser en premier lieu au bébé… Je pensais alors que je pourrais le reconnaître à sa naissance. Ainsi personne ne saurait… que tu as eu une aventure et ce bébé serait protégé, sans parler que ça éviterait des rumeurs au sujet de Chloe et Cameron-

- Non ! On en a déjà parlé Will-

- Ecoute, tu sais comme moi que les journalistes ne vont pas être tendres. Ils pourraient très facilement en conclure que cet enfant n’est pas le mien. Ainsi l’équilibre de Cameron et Chloe sera encore plus fragilisé. Je te connais, tu ne voudras jamais les voir souffrir mais il nous suffit de révéler ta grossesse ensemble. On irait à quelques soirées ensemble et plus personne ne se poserait de questions… et à la naissance, je le reconnais et l’histoire est close. Je ne t’embêterais plus avec cette histoire et tu l’élèveras comme bon te souhaite-

- Pourquoi tu tiens tant à le faire ? Et ne me sort pas le prétexte de Chloe et Cameron !

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:18

3 mois plus tard,

- Salut, fit la jeune brune en fixant son amie. Dis moi que la nouvelle que j’ai osé lire dans le Weekly était une pure aberration et que… t’es pas enceinte hein ?!

- Joan… souffla Kelly en se dégageant de l’entrée de la maison, permettant alors à son amie de pénétrer dans la maison.

- J’ai la soudaine impression que c’est une des raisons pour lesquelles tu ne veux plus nous voir avec Juddi-

- Non !! Tu te trompes !! Réagit-elle immédiatement à l’adresse de Joan, qui la dévisageait sérieusement.

Kelly n’avait pas revu le regard si déterminé et tranchant de Joan depuis ce qui lui sembla une éternité. Elle la connaissait assez pour savoir que sa venue avait un but précis. C’était la meilleure amie de Will et par le passé, elle avait toujours eu beaucoup d’estime pour l’écrivain qu’elle était devenue, mais Tracy avait été la première vraie raison de son silence. Elle soupira alors en refermant la porte et la rejoignant dans le salon.

- C’est juste « comme ça », tu ne veux plus nous voir-

- Je ne vais pas t’apprendre que… fit elle en croisant les bras sur sa poitrine qui avait prit du volume depuis ses dernières semaines. Il ne s’agit pas du fait que je ne veux plus vous voir-

- Arrête de tourner autour du pot. Je te connais et… marqua-t-elle une pause en secouant la tête sur le coté. Kelly, si c’est par rapport à Will que t’as décidé de prendre tes distances, je trouve ça inutile et stupide.

- Il ne s’agit pas de Will. Tu es vraiment venue pour parler-

- Si ce n’est pas à cause de ta relation avec Will, ça ne peut concerner qu’une seule autre personne, à qui je me suis retenue de tordre le cou… C’est par rapport à notre amitié avec Tracy ?

- Je ne vois pas l’intérêt de s’étendre sur le sujet-

- Okay… enfin sache que Juddi c’est bien chargé de son cas. Ce qui a valut la rupture définitive entre Juddi et Andy mais, on dirait que c’était inévitable pour Juddi. Quand à Tracy-

- Très bien ! Stop ! T’as gagné, je suis enceinte !

- C’était si dur de l’avouer ? fit Joan avec ce petit sourire satisfait sur le visage. Tu sais que je ne t’aurais jamais jugé. Tu es mon amie… avant d’être le rayon de soleil de Will.

*.*.*.*.*.*.

Dans la salle de répétition, Pete était assis dans l’un des sièges de la salle, la baguette de son batteur dans les mains. Faisant tourner les baguettes dans ses doigts, il observait Will debout devant lui, les bras croisé sur le torse fixant l’une des candidates qui avait été sélectionné pour le rôle principal de la comédie musicale ayant pour thème shakespearien des plus connus, les Capulet contre les Montaigue. Le regard vissé sur la jeune femme face à lui, il relança la bande sonore enregistré quelques jours plus tôt par les musiciens. Les premières notes s’écoulèrent avant que la voix de Maggie alias Juliet Capulet. L’écriture des chansons ne s’était pas révéler le travail le plus long. Will savait manier les mots, les notes, les rythmes et son talent le prouvait. Mais là, face à la jeune femme d’une vingtaine d’années, il se sentait dans une impasse. Cette dernière lui adressa un petit sourire et il soupira puis se tourna vers Pete qui lui lança un long regard avant de hausser les épaules.

- Pourquoi on arrête ? demanda alors Maggie en descendant de scène.

- Parce que ça colle pas… commença Will.

- Parce que ta musique est faite pour un type particulier de voix… comme une voix cassée, lâcha lentement Pete en les regardant tour à tour.

Maggie Cambridge était âgé tout au plus de 21 ans. De taille moyenne et plutôt très mince, une chevelure châtain clair tombait sur ses épaules avec des yeux couleurs noisette. Un visage bien dessiné et un sourire charmant que ne manquait pas de remarquer les hommes. Elle fixait Will avec ce petit sourire sur le visage tandis que Pete commençait à désespérer. Will, se torturait les méninges à essayer de trouver des variantes pour que la musique et la voix s’accorde parfaitement. Il fit comme s’il n’avait pas entendu la remarque de Pete mais il en avait bien comprit le sens. Peut être pensait il trop à elle pour écrire des chansons pour une autre ? Soudainement il secoua la tête et attrapa sa guitare posée près d’un ampli. Une partition dans l’autre main et un crayon entre les lèvres, il fit quelques modifications. Ses doigts vinrent alors glissé sur le manche en bois tandis que son autre main se mettait à pincer les cordes en marmonnant les paroles de la chanson sous les yeux de ses deux spectateurs.

- Okay, fit il. J’ai peut être trouvé ce qu’il fallait, leur fit il valoir alors que le sourire de Maggie s’élargissait et que Pete levait les yeux au ciel devant l’attitude de Maggie.

- Alléluia, on est sauvé, releva alors Pete. Puisque vous vous en sortez sans moi, je vais faire un tour !

*.*.*.*.*.*.

- Il n’est pas passé te voir ? S’étonna le jeune homme en fixant son amie, assise sur sa chaise.

- Disons que… depuis qu’il ait au courant pour… ma grossesse, chuchota-t-elle. J’ai fait en sorte qu’on ait le moins de contact possible-

- Kelly, je suis le premier à vous voir vous lamenter l’un de l’autre. Quoique je dise aucun de vous deux ne me croit et tu vas m’envoyer sur les roses mais… le spectacle, il l’a écrit pour une seule et unique voix-

- Il me l’avait demandé, soupira-t-elle. J’ai refusé et tu te doutes bien de la raison à ça-

- Oui, souffla-t-il en remuant la fourchette dans son assiette. Il avait ressentit le besoin de dîner au restaurant et il savait que Kelly sortait très peu. Ainsi, il souhaitait partager ce moment avec elle. Installé dans un coin discret du restaurant, il releva les yeux vers elle. Justement à ce propos-

- Pete, je ne tiens pas spécia-

- Ecoute, il faudra bien que ça sorte à un moment ou à un autre. De plus, je dois t’avouer que Juddi et Joan ont reçu un sacré choc en l’apprenant par la presse-

- Il s’agit de moi, je n’allais pas le crier sur tout les toits… et puis j’ai parlé à Joan, il n’y a pas très longtemps.

- Oh… s’exclama Pete. Alors là, je suis tout ouïe !

- Elle pense que j’ai tors de vouloir tenir Will à distance… et puis, Will est passé à autre chose. Il a un projet en cours. De plus, je l’ai vu l’autre jour entouré de votre « casting » lorsque je suis allé chercher les enfants à l’école. Les filles sont plutôt… jolies-

- Et bien sûr, tu es allé parler à Will et dire à ses filles, qu’elles étaient totalement laides. Sans oublier que Will est l’homme de ta vie et qu’elles n’avaient pas intérêt à trop s’approcher de lui ? Ironisa-t-il, en lui adressant un long regard.

- Je ne suis pas du genre à revenir sur mes décisions.

- Tu sais ce que je crois ?

- Je ne pense pas avoir envie de l’entendre.

- Mais tu l’entendras quand même. Tu penses que Will est incapable de résister à une jolie fille. Tu penses que pour lui c’est l’occasion de refaire sa vie avec une femme plus jeune et qui partagera son univers. Et moi, je te pose la question : pourquoi tu penses ne pas être celle qui pourrait partager sa vie, son amour et son univers ?

- Pete !! Tu as vu à quoi je ressemble ?! Lâcha-t-elle agacé qu’il ne voit pas ce qui parait évident aux yeux de tout le monde. Je suis enceinte, j’ai des rondeurs, des formes. Je ne suis pas vraiment à mon avantage. Aucun homme ne souhaiterait passer du temps avec une baleine comme moi !

- Non, tu es sublime… fit alors une voix derrière elle avant de la contourner et de plonger son regard au sien.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:20

Chapitre 31 :You’re beautiful


Abasourdie était bien le mot pour décrire la surprise qui l’avait envahit à cet instant. Au départ, elle n’avait pas été motivée pour sortir, mais finalement Pete l’avait convaincue que ça lui ferait du bien de prendre l’air. Elle devait alors reconnaître qu’elle n’était pas déçue. Croisant le regard de Pete, elle prit conscience que ce dernier n’était pas au courant de l’arrivé du jeune homme qui leur faisait fasse.

- Pete, salua l’homme d’un signe de tête, tandis qu’il se tournait à nouveau vers Kelly. Je vois que la jeune maman est en pleine forme.

- Owen, souffla-t-elle encore sous le choc avant de le prendre machinalement dans ses bras après s’être levée. Si je m’attendais à ça ! Ça fait longtemps que t’es en ville ?

- Moi aussi je suis content de te revoir ! Sourit-il en lui rendant son étreinte. On a atterrit, il y a quelques heures.

- Tu as des concerts de prévu ? demanda Pete d’un ton neutre.

- Non. La maison de disque voulait revoir le groupe.

- Et tu étais où tout ce temps ? fit alors Kelly en se réinstallant sur sa chaise.

- Principalement en Australie où la promo de l’album était déjà faite depuis pas mal de temps. On a été pas mal prit entre les interviews, la promo et les représentations-

- Au point que tu n’ais pas eu le temps de prendre quelques minutes pour appeler Juddi ? Lâcha alors Pete, agacé de l’attitude de son ex guitariste.

- Pete !! l’avertit Kelly.

- Non. Il a raison Kelly… soupira Owen en fixant la jeune femme. J’ai mal agit… mais je ne peux pas revenir en arrière. Et encore moins maintenant.

- Magnifique ! Réagit Pete. Quand elle va apprendre que tu es là-

- Je passerais lui parler, le rassura Owen.

- Quoi que tu décides Owen, soit sincère avec elle. Juddi te fera la vie dure de toute façon et elle préfèrerait que tu sois honnête avec elle… enfin, je crois, expliqua Kelly avec un triste sourire.

- Je sais, souffla le guitariste. Will n’est pas avec vous ? demanda-t-il en les regardant tour à tour changeant de conversation.

- Non, répondit Kelly mal à l’aise. Il doit encore être à la salle de répétition, reprit-elle en appelant Pete à la rescousse du regard.

- Peut être… j’ai oublié d’activer son traceur ! répliqua le bassiste avec son humour récurrent, tandis que son regard posé plus loin près de l’entrée du restaurant fut attiré par une silhouette, celle de son meilleur ami, qui les regardait médusé. Excusez-moi, fit-il alors en prenant la direction de l’entrée du restaurant laissant alors Kelly et Owen, seuls.

- Lorsque j’ai apprit que tu étais enceinte, j’arrivais à peine à le croire. Je suppose que tu as reporté ton mariage et ta tournée-

- Plus ou moins, souffla-t-elle ne sachant comment lui révéler la vérité. Pour faire simple… je me suis séparé de Will-

- Mais je croyais que tous les deux-

- C’est une très longue histoire Owen. Parle moi plutôt de toi ! C’était comment l’Australie ?

- Très instructif ! Rit il doucement en lui montrant son alliance. Je me suis marié.

- Marié ?! C’est… incroyable, fit elle en secouant légèrement la tête, encore sous le choc. Et ta femme, tu l’as laissé avec ses kangourous ? demanda-t-elle avec un sourire malicieux.

- Non, elle ne devrait pas tarder. On avait prévu de dîner au restaurant ce soir. Mais dis-moi, comment vont les enfants et le reste du groupe-

- Juddi ? suggéra Kelly avant de poursuivre. Les enfants se portent à merveilles. Joan a donné naissances aux jumeaux, il y a déjà quelques mois. Ethan et Joshua Callahan ! Quand au groupe… pour le moment, j’ai décidé de prendre le temps de vivre. La tournée est annulée et avec ma grossesse, ça me serait difficile de me retrouver sur scène.

- C’est normal, tu as besoin de te reposer-

- Tais-toi, j’ai l’impression d’entendre Will.

- C’est vraiment fini entre vous ?

- Pourquoi ? Je croyais que tu étais marié ?! releva-t-elle avec un sourire.

- Tu es mon amie, et j’avoue que je n’imaginais pas vous voir un jour séparé.

- J’avais besoin de prendre du recul. Et puis toute cette médiatisation m’empêchait d’être moi-même -

- Parce que maintenant tu te sens mieux ? fit-il, doutant que ça ait changé quelque chose pour la jeune femme.

- Pas vraiment… mais ça m’a permit de réaliser certaines choses. Mes enfants ont besoin de leurs deux parents.

- Pourquoi alors, tu ne retourne pas vers lui ? Tu l’aimes, ça crève les yeux-

- C’est compliqué Owen… et plus je m’accroche à lui, plus je sais qu’il pourra me briser le cœur avec une seule remarque. Et il s’est passé beaucoup trop de choses et je ne fais pas le poids face à des grandes blondes, brunes ou rousses qui lui tournent sans arrêt autour-

- Tu divagues j’espère ?! Tu es magnifique Kelly. Et c’est un point de vu honnête-

- T’es adorable mais… je sais que je suis affreuse, surtout avec ce ventre énorme qui me fait ressembler à Ursula dans la petite sirène.

- Tu seras toujours plus belle qu’elle ! Aucun homme n’a encore trouvé le moyen de te rassurer sur le fait que tu es une des plus belles femmes que j’ai croisé-

- Owen ! l’avertit-elle en le fixant. Tu ne devrais même pas être autorisé à regarder d’autres femmes. Surtout maintenant !

- Comme si ça m’arrêterait-

- T’es pas un mec pour rien, soupira-t-elle puis secouant la tête avant de reprendre simplement… je ne crois pas me tromper en ajoutant que tu es attendu… murmura-t-elle en apercevant une femme aux cheveux châtains clairs-blonds mi long en train de les dévisager.

Lui adressant un signe, Owen l’invita à les rejoindre où Kelly fit alors la connaissance de sa femme, Billie. Toutefois ce que Kelly ne vit pas, c’était l’air rembrunit de Will posté près d’une plante qui le dissimulait mais qui, lui permettait parfaitement de voir Owen et Kelly en grande conversation, ce qui le mettait hors de lui.

- Tu devrais aller la voir, fit alors Pete qui rejoignait son ami. Ce dernier ne cacha pas son agacement et ne répondit pas à son ami, bien qu’il savait déjà ce que Pete allait lui dire. Son sermon sur le fait de se battre pour Kelly, il l’entendait trop souvent à son gout.

*.*.*.*.*.*.

Posant Joshua dans son berceau qui venait de s’endormir dans ses bras, elle songea qu’elle allait avoir quelques heures de repos jusqu’au prochain biberon. Ethan dormait à point fermé dans l’autre petit lit disposé tout près de celui de son frère. Les regardant tour à tour, elle sourit doucement. Même si elle ne l’avouerait pas, elle était plus heureuse que jamais depuis la naissance des jumeaux. Effrayée et épuisée, elle l’était à chaque instant, n’étant pas persuadé d’être une bonne mère ou même de prendre les bonnes décisions. Cependant, elle ne parvenait jamais à se lasser de les regarder dormir. Ce fut d’ailleurs la présence de Cameron qui la fit revenir à la réalité. Croisant le regard du petit garçon dont la malice lui était désormais très connue, elle le dirigea vers la sortie de la chambre.

- Dis, tante Joan… pourquoi papa, il vient plus à la maison ? On a fait quelque chose de mal avec Chloe ? fit Cameron sur un ton des plus sérieux en glissant sa main dans celle de la jeune femme.

Surprise, elle se figea alors qu’ils rejoignaient le salon. Voyant que sa tante n’avançait plus, Camie la regarda et cette dernière combla l’espace entre eux. Le dirigeant vers le canapé où Chloe était également assise, elle les observa tous les deux puis s’assit sur le rebord de la table basse.

- Ce qui se passe entre vos parents n’ait en rien votre faute. Votre maman a besoin d’être un peu seul avec vous… il ne faut pas vous inquiéter d’accord ?

- Mais maman est malheureuse, je le sais moi ! répliqua alors Cameron sur de lui.

- Cameron… souffla Joan. Je sais que tu voudrais que ton père revienne à la maison-

- Papa reviendra, murmura Chloe de sa voix douce. Il ne nous abandonnera jamais tous les trois, parce qu’il nous aime…

Joan observa Chloe. Elle qui était toujours très discrète et silencieuse, ne parlait généralement que lorsqu’elle était sure d’elle. Que pouvait bien ajouter Joan ? Elle avait en face d’elle deux enfants intelligents et qui connaissait la notion de souffrance et d’abandon. Elle vint alors simplement s’installer entre eux et les serrer dans ses bras. Elle avait toujours aimé passer du temps avec eux. Son étreinte dura un long moment, jusqu’à ce que la sonnerie de l’entrée retentisse. Regardant l’heure à sa montre, elle souffla alors à Chloe d’aller ouvrir et que se devait être son père. Ce qui s’avéra être exacte quand elle entendit la voix de son meilleur ami s’adresser à sa fille. Cameron s’était redressé et était debout sur le canapé.

- Papa !! fit le petit garçon en tapant la main de Will qui l’attrapait déjà dans ses bras.

- T’as été sage j’espère, fit Will en fixant son fils, le temps que Joan les rejoigne. Levant les yeux au ciel, Cameron quitta les bras de son père et ce dernier le regarder partir jouer. Il se tourna alors vers son amie. Merci de les avoir gardés-

- Arrête, t’as besoin de me remercier à chaque fois. Tu sais que j’adore m’occuper d’eux.

- ça s’est bien passé ? demanda-t-il soucieux.

- Oui… enfin, ton fils se pose beaucoup de questions-

- J’ai remarqué, murmura-t-il. Si Kelly se laissait convaincre, ça fait longtemps que je serais revenu à la maison.

- Tu leurs manques beaucoup. Tu devrais t’accorder quelques jours avec eux-

- J’ai énormément de travail. Je risque de-

- Je ne veux pas m’en mêler parce que ça ne concerne que toi et Kelly… mais tu ne voudrais pas que tes enfants gardent en souvenir de leur enfance, tes absences ?

- Joan… soupira-t-il. Je ne peux pas me permettre de prendre quelques jours avec la préparation du spectacle. Je suis obligé de revoir toutes les partitions parce que la musique ne correspond pas à sa tessiture de voix de Maggie-

- Si je n’étais pas inquiète, tu penses que je t’en aurais parlé ? Promets de faire des efforts pour eux, même si je sais que Kelly ne te rendra pas la tâche facile, c’est tout ce que je veux…

- D’accord ! Promit Will, en la fixant. Où est mon filleul ? Changea-t-il alors de sujet.

- Josh dort et t’as interdiction d’aller le réveiller ! J’ai été claire ?! Le mit-elle en garde en pointant son index en direction de son torse.

- Oui maman ! Sourit-il malgré cette ride sur son front qui persistait, signe évident qu’il n’était pas aussi tranquille qu’il voulait le faire croire. Observant quelques secondes les enfants, il sentit le regard insistant de Joan et s’apprêta à lui répliquer lorsqu’elle le devança.

- Et dis-moi… Kelly, elle a rencontré Maggie ?

- Non, enfin… je ne pense pas. Pourquoi ?

- Lorsque Jamie est passé à la salle de répétition avec les danseurs qu’il t’avait proposés… Il parait qu’elle fantasmerait sur toi-

- Quoi ?! Réagit Will. C’est stupide. C’est impossible ! Et comment James a su ça ?

- Ta Maggie se serait vanté auprès de certains danseurs qu’aucun deux ne t’arrivait à la cheville.

- C’est n’importe quoi-

- Sois prudent… c’est une fille comme elle qui a faillit briser mon mariage-

- ça n’a rien à voir Joan-

- C’est là que tu as tors. Je sais que tu aimes Kelly mais ces filles n’ont aucun scrupule à détruire la vie des autres. Et ta vie ne se résume pas à toi uniquement, lui rappela-t-elle doucement.

- Tu savais qu’Owen était revenu ? Changea-t-il alors de sujet, ne voulant pas s’attarder sur l’idée que Maggie serait une poupée manipulatrice.

- Owen ?! S’étonna-t-elle. Judd’ va être dans tous ses états quand elle va l’apprendre. D’ailleurs comment tu l’as apprit ?!

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:21

*.*.*.*.*.*.

- Tu passes la soirée au bureau ?

- Tu n’es pas sans savoir que ces derniers jours, j’ai prit pas mal de liberté, fit il en levant un regard amusé vers la jeune femme face à son bureau.

- Dans ce cas, j’ai plus qu’à me préparer à passer la soirée toute seule, fit-elle dans un murmure avant de se tourner vers la sortie du bureau, lorsqu’une idée traversa son esprit. Ce n’est pas parce que Juddi reste travailler que tu as choisi-

- Ecoute, Juddi n’a rien à voir avec tout ça, soupira-t-il. Je dois rencontre les actionnaires demain. Je n’ai pas le droit à l’erreur. Mon poste n’est pas en jeu mais-

- Mais ?

- Mais ils trouvent inutile que je garde Juddi ici. Ils préféreraient la voir repartir en reportage-

- Bien sûr. J’aurais du me douter qu’elle était concerné. Juddi est toujours concerné de toute façon-

- Arrête ! Juddi fait partie de ma vie et quoi que tu en penses, ça n’a rien à voir avec ma rupture avec elle.

- ça a tout à voir au contraire-

- Je ne peux pas me permettre de perdre mon temps pour une crise de jalousie idiote-

- Très bien !! Dans ce cas, dis-moi adieu Andy ! Explosa-t-elle avant de finalement sortir en claquant la porte.

Passant devant le bureau de Juddi, cette dernière ne leva même pas la tête de son écran, concentrer à taper son article. Cependant aux bruits provenant du bureau d’Andy, Juddi releva alors la tête. Leur rupture avait été douloureuse pour lui. Mais elle ne pouvait plus se permettre de continuer à lui faire espérer que leur couple serait un jour comme parmi tant d’autres, heureux.

Les yeux en direction du bureau, elle le voyait parler et faire de grands gestes. Elle n’avait aucune raison d’aller le voir. Si elle osait le faire, ne croirait il pas à un possible rapprochement ? Pourtant, elle n’aimait pas le voir triste et mélancolique. Et si elle y allait, cela ne soulagerait il pas sa conscience ? Se mordillant la lèvre face à son indécision, elle referma son ordinateur portable après avoir effectué une sauvegarde de son travail. Elle se leva, prête à le rejoindre quand une voix la fit frémir. Se retournant machinalement, elle dut s’appuyer à son bureau pour être certaine qu’elle n’allait pas s’effondrer.

- Bonsoir… fit il d’une voix trainante, sans la lâcher des yeux avec cette lueur si intense qui avait toujours ravie la jeune femme.

- Faites que ça ne soit pas un rêve… ajouta-t-elle plus pour elle-même que pour lui, avant de finalement se jeter dans ses bras comme si ça vie en dépendait.

Les paupières closes, elle saisissait le moment. Elle était perdue entre la réalité et l’imaginaire. Si c’était vrai, elle pourrait faire n’importe quoi pour lui, même si elle n’avait pas passé l’éponge sur sa fuite. Et si c’était un tour de son imagination, elle ne perdrait pas grand-chose. Elle aura au moins profiter de lui, de ses bras, de son odeur. Elle n’oubliera pas la sensation de ses bras autour de son corps. D’un geste maintes fois répété, elle fit glisser sa main sur sa nuque, commençant à la caresser en douceur alors qu’Owen en profitait pour murmurer son prénom.

- Juddi… fit il pour elle seule.

- Ne dis rien... chuchota-t-elle contre sa peau. Garde-moi juste dans tes bras.

Il était pourtant venu pour lui parler. Redoutant l’instant, il s’était préparé. Il avait choisi des mots avec soin mais face au corps de la jeune journaliste pressé contre le sien, il n’était pas sur de pouvoir lui dire ce pour quoi il était venu. Serrée contre lui, il ne relâcha pas son étreinte comme elle le lui avait demandé. Son parfum s’emparait de lui et il commençait à douter. Juddi avait toujours été ainsi, entière, fragile mais forte à la fois ; froide mais très affectueuse. Tous ces contraste la décrivait naturellement et la pensée qu’il l’avait lâchement abandonné quelques mois plus, lui revint en mémoire tel un boomerang. Elle finit cependant par se dégager de ses bras. Ses mains vinrent alors frôler le visage d’Owen dont le malaise naissant qui l’envahissait, redoubla tout à coup.

- J’n’arrive pas à le croire ! Sourit-elle. Tu es rentré. Tu es revenu quand ? Pourquoi tu ne m’as pas prévenu, je serais venu te chercher à LaGuardia-

- Juddi, calme-toi, s’il te plait… fit-il tout bas. Tu as un moment pour moi ? J’aimerais te parler-

- Euh… oui, bien sûr, je comptais partir-

- Judd’ !!! Je n’ai pas eu ton article, résonna alors la voix d’Andy devant son bureau.

Levant les yeux au ciel, elle soupira et se tourna vers son ordinateur. L’article en question n’était pas vraiment prêt et elle ne pouvait pas lui délivrer l’article à l’état de brouillon.

- Il sera prêt demain-

- Je le veux ce soir ! Demain je suis avec les actionnaires-

- Je te l’envoi par mail, ce soir ! Le fixa-t-elle alors soudainement. L’intensité de son regard, elle ne la connaissait que trop bien et là, il était en colère.

Elle se moquait pas mal d’en connaître la raison mais il lui était évident que ça avait un rapport avec la dispute dans son bureau ou la présence d’Owen. Elle attrapa alors son sac et sa sacoche où elle rangea son ordinateur portable. Puis enfilant une veste, elle se tourna vers Owen, avant de passer devant en direction des ascenseurs. Appuyant sur le bouton, elle l’entendit ajouter.

- Vous vous êtes disputés ? Osa-t-il demander, ne sachant qu’elle était réellement leur relation.

- Non… il a passé une mauvaise journée.

- Et bah… je n’aimerais pas être sa copine dans ces cas là, rajouta Owen, tandis que l’esprit de Juddi divaguait. Tout le temps qu’elle était sortie avec Andy, il n’avait jamais réagit ainsi. Bien sur, elle savait que pour lui cette rupture était difficile parce qu’il s’était investit dans cette relation et qu’il l’aimait, mais pouvait elle lui reprocher sa mauvaise humeur à cet instant.

- Il ne mélange pas les affaires et le privé-

- ça explique pourquoi, il t’embrassait le soir où je suis venu te chercher.

- Owen !! Le fixa-t-elle. Si tu tiens à revenir sur ce point, tu vas le regretter, rajouta Juddi alors que les portes de l’ascenseur s’ouvrait.

- Je me suis marié, l’informa-t-il entrant dans l’ascenseur tandis qu’elle lui jetait un regard ébahit.

- C’est pour ça que tu tenais à me parler ?! répliqua-t-elle d’un ton glacial. Et bien, tu as perdu ton temps et le mien.

Se penchant dans la cabine d’ascenseur, elle appuya sur le bouton du rez de chaussée et ressortit de la cabine, effectuant un demi-tour vers la salle de rédaction, tout en l’insultant de tous les mots grossiers de sa connaissance. A hauteur de son bureau, elle y déposa ses affaires, quand elle entendit des bruits de pas derrière elle.

- Le prends pas comme ça Juddi-

- Voyez-vous ça ! Et comment je suis sensé le prendre, hein Owen ?! Tu es parti du jour au lendemain ! Pas un mots, pas un coup de fil ! Je reçois une lettre où depuis « je suis sensé t’oublier » fit elle en mimant les guillemets avec ses doigts. Mais tu crois quoi ?! Que moi, j’ai cessé de t’aimer du jour au lendemain ? Que tu ne m’as pas brisé le cœur ? Je t’avais tout donné et j’aurais même fait encore plus pour toi… mais tu as été trop lâche pour venir me voir et me parler de ce que tu avais vu entre Andy et moi-

- Ah oui, c’est évident que tu m’aurais dit la vérité-

- Oui ! Je ne suis pas une menteuse ! J’avais foi en notre histoire, en toi… et tu as tout détruit en partant. Alors ne t’attends pas à ce que je te pardonne ou que j’accepte ton mariage. Parce que ça n’arrivera jamais ! Maintenant j’aimerais que tu partes-

- On n’a pas finit !

- Pour ma part, c’est bien suffisant. Will avait raison sur toute ligne et j’aurais vraiment du l’écouter, parce qu’il ne t’a jamais aimé. Et j’aurais du faire la même chose !

*.*.*.*.*.*.

2 semaines plus tard,

Accompagnée de Joan et des jumeaux, Kelly avait accepté de s’arrêté à la salle de répétition où Will et son casting travaillaient. Bien que Joan lui ait affirmé que ça n’était pas un piège visant à les réconcilier, Kelly en doutait fortement. Elle détestait paraître négligé et encore plus devant Will. Bien que Joan lui assure qu’elle était parfaite ainsi, elle n’en croyait pas un mot. Sa grossesse avait un effet des plus néfaste sur son corps songeait elle. Son ventre était largement visible dorénavant, sans parler de son visage bouffi et des rondeurs qu’elle avait sur les bras, les cuisses, les hanches. La seule chose qui l’arrangeait c’était sa poitrine plus généreuse.

Pénétrant dans la salle de spectacle, il fut la première personne qu’elle reconnut. Intérieurement, elle ne pouvait s’empêcher de sourire et d’être fière de lui. Il vivait de sa passion et la communiquait à toutes les personnes autour de lui qui voulait en faire l’expérience. Et elle, elle l’avait faite. Travailler avec lui, l’observer, deviner les moments où les idées traverse son esprit, son ingéniosité et sa faculté d’allier les musiques et les paroles. Il n’était pas doué ! Will était un génie dans son domaine. Entouré par sa troupe, il donna des directives à chacun. Kelly n’en perdait pas une miette, elle aimait le voir dans le feu de l’action quand les idées fusaient en lui. Mais il y avait une chose dont elle rêvait secrètement, qu’il la regarde avec cette adoration et cet amour indéfinissable. Toutefois, tout ce qu’elle vit, c’est parler avec la vedette, Maggie Cambridge, avec qui il avait diné deux fois cette semaine au restaurant, et uniquement avec elle. Le regard fixé sur la jeune femme qui avait obtenu le rôle de Juliet, un agacement l’envahit en la détaillant. Elle était magnifique, sexy, attirante, mutine, tout ce qui attirerait Will, songea-t-elle en son fort. Mais l’agacement se mua en une colère sournoise et elle dut baisser la tête et se détourner du spectacle pour se calmer, moment précis où elle capta le regard de son amie.

- Quoi ? fit Kelly, innocemment.

- Tu ne trouves pas qu’ils font du bon boulot ? Osa Joan après un instant de réflexion en songeant au revirement d’attitude de Kelly.

- Will est doué pour ça, répondit son amie avant d’hausser légèrement les épaules et de finalement se retourner vers la troupe dispersé sur la scène. Toutefois, elle ne quitta pas Maggie des yeux ce qui n’échappa pas à Joan mais qui s’abstint de commentaire. Après tout, à sa place, elle aurait surement fait une scène.

- Tu vois qu’on a eu raison de venir. Et puis, ton homme c’est toujours un régal à regarder quand il est dans son élément-

- Hey ! Mais regardez-moi qui viens me rendre une petite visite ! Fit Will avec son air triomphant en les rejoignant, coupant alors court à la remarque que Kelly s’apprêtait à faire. Croisant son regard, ce dernier lui sourit tendrement, échangeant un long regard avec elle puis il se pencha dans le landau tandem pour prendre Joshua dans ses bras après avoir embrassé Joan.

- Je savais qu’on te manquait et puis faut bien que tu fasses une petite pause ! D’ailleurs tu pourrais me remercier pour avoir réussi à traîner Kelly jusque là-

- Joan-

- Oh merci Joan ! Si tu savais comme je rêvais de ce moment ! Fit-il, prêt à s’agenouiller devant elle pour la remercier de son sacrifice. D’ailleurs… pas que je ne te veuille pas ici chérie mais… je pense que tu dois être fatiguée-

- Comment tu l’as appelé ? releva immédiatement Joan, avec un sourire espiègle sur les lèvres. J’ai du mal à entendre !

- Occupe-toi de ton fils au lieu de me chercher des poux ! l’avertit Will, en échangeant un regard malicieux avec Kelly.

- Comme si, ça allait l’arrêter ! répliqua Kelly avec un demi-sourire à Joan.

- Ah bah merci ! C’est ça la solidarité féminine ! fit la jeune femme en question en levant les yeux au ciel.

- Mais pauvre bichette ! C’est vrai que t’es à plaindre avec trois hommes à la maison ! Mais je compatis tu sais bien-

- Tais-toi ! S’il te plait pour une fois… tais-toi ! répliqua-t-elle alors qu’elle voyait un net sourire sur le visage de Kelly.

- Alors cette visite… avait un but précis hormis venir voir l’homme de vos plus fous fantasme, sourit il fier de lui, tout en s’attardant sur Kelly.

- Le jour où je fantasmerais sur toi, c’est que j’aurais perdu tout mes sens ! marmonna Joan.

- ça te dérangerais de passer chercher les enfants ? demanda alors Kelly, mettant un frein à leur discussion des plus passionnantes.

- Non, aucun souci… dit il, en regardant son ex fiancée avec insistance.

- Je dois passer chez Rick… chercher des affaires-

- Pourquoi tu ne demandes pas à quelqu’un de le faire-

- Parce que c’est à moi de le faire et je dois lui parler.

- Oh… dans ce cas… j’irais chercher les enfants à l’école, marmonna-t-il pas vraiment convaincue par Kelly. Cependant, il ne la quitta pas des yeux, son regard balayant sa silhouette gracieuse dans sa grossesse ne cachait plus grand-chose. Mais pense aussi à lui, reprit il en jetant un coup d’œil à son ventre.

- Je croyais qu’on s’était mit d’accord-

- Non. Tu t’es mise d’accord avec toi-même… ce qui fait que tu n’avais pas vraiment de problème-

- Will ! Soupira-t-elle alors qu’elle jetait un bref coup d’œil à Joan qui s’était éloigné avec Ethan dans les bras. Je ne tiens pas à ce qu’on se dispute encore.

- Alors accepte mon offre.

- C’est non et je ne reviendrais pas là-dessus !

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:22

Bien sur qu’elle aurait pu envoyer quelqu’un passer chez Rick et lui ramener ce qu’elle voulait mais elle devait parler à son frère. Bien sur cette idée ne l’enchantait pas. Car en ce moment tout ce qu’elle souhaitait c’était d’être un peu oublier mais sans être transparente. Elle avait apprécié le moment avec Will, il lui avait adressé un de ses nombreux regard qu’elle n’était pas prête d’oublier. Un regard où elle avait cru pendant une brève seconde qu’il était ravit qu’elle soit là. Cependant tout avait une fin, et c’est poursuivit par des appareils photos qu’elle monta à l’étage de l’appartement de Rick, un garde du corps tentant de la protéger des paparazzis. Sans même frapper, elle entra dans l’appartement avec sa clé. Refermant la porte derrière elle, ses clés sans sa main, elle se retrouva face à trois paires d’yeux qui la dévisageaient. Rick dont l’inquiétude dans le regard était évidente, Lucy qui semblait en retrait mais heureuse de la revoir et Sara. Son regard était remplit d’une haine féroce. Kelly se contenta de secouer la tête et prit directement la direction de la chambre où elle comptait trouver ce qu’elle était venu chercher, avec Rick sur ses talons.

- T’en fais pas, je fais que passer. Ne te dérange pas pour moi… s’enquit Kelly en sortant un sac d’une armoire et se dirigeant vers la commode.

- Quoi ?! fit Rick en la dévisageant. Tu sais bien que t’es ici chez toi. Tu peux venir quand tu le souhaites-

- Mais j’ai vraiment choisi le mauvais moment on dirait… souffla-t-elle en enfouissant des vêtements de Cameron bébé dans le sac.

- Parce que Sara est là ?

- Tu es vraiment perspicace-

- Tu lui en veux encore-

- T’as pardonné à Will ? lâcha-t-elle alors en le fixant.

- ça n’a rien à voir. Je t’ai vu malheureuse à cause de lui-

- C’est vrai qu’elle est en dessous de tout soupçon ! Elle est l’honnêteté même ! C’est une manipulatrice et toi, tu la défends encore ! s’emporta-t-elle. Tu ne viendras pas pleurer quand elle aura semé la zizanie dans ton couple !

- Kelly-

- Non Rick ! j’aimerais que tu ouvres les yeux sur elle, mais tu préfères rester en bons termes avec elle par peur de perdre Lucy-

- Tu dérailles complètement. Est-ce que j’ai fait un commentaire sur ta grossesse-

- Ne mélanges pas tout. Ce bébé, je le voulais depuis des mois et il arrive à point nommé-

- Et son père, c’est Will ?

- En quoi ça te regarde ?

- Tu es tombé enceinte après votre rupture. Je me pose des questions et tu m’inquiètes-

- Tu ne devrais pas tant t’en faire. Je suis une grande fille et je sais me défendre.

- Et comment tu comptes l’élever ? Will est le père de Cameron et Chloe-

- Tout ce qu’il demandera c’est d’être aimé et jusqu’à preuve du contraire, cette question ne te concerne pas.

- Donc Will n’est pas son père… conclut il en fixant sa sœur. Ne me dis pas qu’il accepte que tu portes l’enfant d’un autre-

- Il s’agit de mon corps, de mon bébé. Ça ne regarde que moi… et sache, que tu ne connais pas Will. C’est l’homme le plus responsable qu’il m’a été permit de rencontrer.

- Will est toujours parfait à tes yeux ! Lâcha-t-il sarcastiquement. Et c’est toujours le premier à faire de ta vie un enfer-

- Il n’est pas parfait, c’est un être humain-

- Alors dis-moi pourquoi tu l’as quitté ?

- Qui t’as dit que c’était moi-

- Tu veux dire qu’il ne voulait plus de toi ?

- Là n’est pas la question-

- Au contraire ! J’aimerais que tu cesses de te dérober et de me répondre honnêtement-

- Il s’agit de mon problème et ça n’a rien à voir avec son attitude ou ce qu’il aurait pu me faire ! Le problème c’est moi ! Explosa-t-elle, furieuse que son frère ose lui mettre la pression.

- J’n’arrive pas à concevoir comment tu peux tout lui pardonner-

- Parce que je l’aime et que ma vie sans lui n’a aucun sens. C’est très cliché mais je m’en fous. Il est tout ce dont je rêve-

- Mais pourtant tu l’as rejeté. Je ne vois pas en quoi tu pourrais être responsable-

- Je n’ai pas confiance… en aucun homme, précisa-t-elle après un instant de réflexion. Levant les yeux vers son frère, elle vit alors deux silhouettes sur le pas de la porte. Et le premier regard qu’elle croisa fut ce lui de Sara.

- Alors ça c’est le pompon ! Vous écoutez aux portes maintenant ! Lâcha-t-elle toujours énervée avant de prendre son sac et de bousculer les jeunes femmes en sortant de la chambre.

*.*.*.*.*.*.

Assis dans un fauteuil, son coude appuyé sur le bras du fauteuil, sa main retint sa tête qui tombait sur le coté, regardant distraitement les artistes qui tentait d’interpréter plusieurs chansons qu’il avait écrites. A coté de lui, se tenait Pete qui observait également la scène. Ce dernier n’arrêtait pas de gigoter, grimacer et de soupirer. A croire qu’il s’ennuyait. Il avait déjà prononcé le prénom de son meilleur ami deux fois mais ce dernier n’avait même pas levé les yeux vers lui. Il était curieux de savoir à quoi il pouvait bien penser pour être si distrait et pour ne pas avoir arrêté les artistes qui n’étaient pas capable de se rendre compte qu’ils chantaient faux.

- Will, ça fait trois fois que je t’appelle !

- Hein ?! Quoi ?! Réagit alors le guitariste. Désolé, je pensais… j’étais ailleurs, finit il par dire.

- Bah j’avais remarqué figure toi ! Fait quelque chose, ils font n’importe quoi en désignant la troupe d’artiste face à eux.

- Ouais… fit-il encore dans ses pensées. Très bien tout le monde, on arrête pour aujourd’hui, on se retrouve demain même heure ! cria-t-il dans leur direction avant de se lever et d’attraper sa veste sur la chaise voisine.

- Will, faut qu’on parle-

- J’n’ai pas le temps-

- Tu vas le prendre, crois moi.

- Je vais être en retard-

- Qu’est ce que tu fabriques avec Maggie ?!

- Quoi ? Se tourna-t-il vers son ami. Je lui donne juste des conseils-

- Oh, donc quand tu dînes deux fois par semaine au restau avec elle, c’est uniquement pour des conseils-

- Maggie est jeune-

- Sexy, adorable, provocatrice et j’en passe. Ce n’est pas quelqu’un pour toi-

- Je ne vois pas le rapport. C’était des dîners professionnels-

- Pour toi surement…

- Tu sous entends quoi ? Que j’ai une liaison avec elle ? Elle a à peine vingt ans !

- Et alors ? À ce que je sache tu n’es pas un vieux crouton de 70 ans !

- Tu délires complètement !

- En tout cas, c’est remonté par je ne sais quel moyen aux oreilles de Kelly.

- Et je te signale qu’on a rompu. Chacun est libre de faire ce qu’il veut. On n’a aucun compte à se rendre-

- Tu sais ce qu’elle va en déduire non ? fit Pete sans écouter les propos de son ami.

- C’est stupide. Il n’y aura jamais rien entre Maggie et moi-

- Tu devrais parler avec Kelly. Elle a prévu un communiqué à la presse pour sa grossesse ?

- Elle n’en fera pas. Tu le sais comme moi.

- Ils ne vont pas s’arrêter de la poursuivre si elle n’en fait rien-

- J’essaierais de la convaincre mais je ne te promets rien. Maintenant je dois vraiment aller chercher les enfants… fit il à son ami avant de sortir de la salle d’un pas rapide tout en enfilant sa veste. Parcourant les quelques rues qui le séparait de l’école, il songea aux propos de Pete. Kelly, croirait elle qu’il y aurait quelque chose entre lui et Maggie ?

*.*.*.*.*.*.

La veille, elle avait été déconcertée lorsqu’elle avait passé la porte de la maison. Elle s’était attendue à ce qu’il parte dès qu’elle aurait passé le seuil de la maison. Elle avait eu alors la surprise de le trouver dans la cuisine, un torchon jeté sur son épaule, à la préparation du dîner. Une sensation s’était alors emparée d’elle, comme si elle rentrait d’une longue journée de travail et que lui était là pour elle et uniquement pour elle et leur famille. Il l’avait vu s’approcher et la soulager du sac de vêtements qu’elle avait rapporté de chez son frère. Elle préférait oublier cet épisode. Voir Sara l’avait éprouvé pour une année entière. Toutefois, elle ne lui confia rien de la conversation musclé avec Rick ou même de la présence de Sara. Ils avaient diné tous ensemble et il avait alors prit sur son temps pour faire prendre leurs bains aux enfants, sans qu’elle ait eu son mot à dire. Après qu’il ait couché les enfants, elle était allé leur souhaité bonne nuit et ils étaient redescendu au salon à quelques minutes d’intervalles. Ils s’étaient alors retrouvés seuls dans une même pièce, ce qui n’était pas arrivé depuis des semaines. Entre eux, une tension était toujours palpable tout comme cet indéniable attirance qui les poussait l’un vers l’autre. Il lui avait alors confié qu’il essaierait d’être plus présent pour les enfants mais qu’avec le spectacle ça serait compliqué. Kelly s’était alors contenté d’un petit « je comprends » et il n’avait rien trouvé à redire. Il avait alors laissé son regard courir sur les formes de Kelly et une puissante poussé de désir l’avait envahit. Il lui était difficile de garder pour lui tout ce qu’il ressentait vis-à-vis d’elle mais il ne voulait pas de nouveau affronter ce mur qu’elle forgeait un peu plus à son encontre chaque jour. Le silence avait de nouveau prit place entre eux et Kelly l’avait alors avertit qu’elle était épuisée. Partant dans la chambre il l’avait longuement observée, jusqu’à ce qu’un cri l’intrigue. Montant à l’étage, il entra dans la chambre où il vit Chloe les yeux grand ouverts, assise dans son lit, des larmes roulant sur son visage. Il vint alors la rassurer et l’aida à se rendormir en restant tout près d’elle.

Alors en sortant de sa chambre à cet instant, elle fut surprise d’apercevoir la voiture de Will toujours garée devant la maison. Ne le trouvant nulle part, elle monta machinalement à l’étage et se figea dans l’embrasure de la chambre de Chloe. Blottie dans les bras de son père qui semblait dormir du sommeil du juste. Kelly s’appuya alors contre le chambranle de la porte, les observant tous les deux, le bras de Will entourant le corps de sa fille. Il était encore plus sexy endormit songea Kelly en le détaillant. Se mordillant la lèvre, elle s’en voulait de le détailler ainsi mais il lui manquait terriblement et chaque jour la difficulté s’épaississait. Se perdant dans ses pensées à cet instant, elle ne le vit pas ouvrir les yeux. Leur relation vaquait sur des eaux vives et elle savait qu’un jour elle devrait arrêter de tourner autour du pot et avoir une véritable conversation avec lui. Songea à ça, elle croisa alors son regard. Elle aurait du quitter la chambre au lieu de penser à lui, se sermonna-t-elle, mais elle resta encore à le regarder se détacher de Chloe sans la réveiller. Il la rejoignit alors et s’aperçut d’un détail qui ne l’avait pas frappé la veille. Il avait perdu du poids, son jean lui tombait sur les hanches et son tee shirt semblait flotter autour de son corps. A quelques pas de lui, elle releva son regard au sien et elle y vit quelque chose qu’elle n’avait pas vu depuis bien longtemps. Cette étincelle de malice, mêlé à cette douceur et ce charisme qui le caractérisait. A présent, il n’était plus qu’à quelques centimètres d’elle et un sourire aux coins des lèvres vint égayer son visage.

- Alors comme ça, tu prends du bon temps à me regarder dormir…

- Commence pas à croire que je fantasme sur toi, souffla-t-elle tout bas pour éviter de réveiller Chloe.

- Tu sais pourtant que ça me plairait… répliqua-t-elle avec ce sourire sur le visage. Qu’est ce que ça peut me manquer tout ça, fit-il après un léger silence, en levant une main à son visage entortillant une mèche de cheveux autour de son doigt.

- Quoi ? Les nuits blanches ? dit elle, en esquissant un vague sourire.

- Non. Toi au réveil. Avec cette voix encore rocailleuse et nasillarde parce que tu n’as pas encore déjeuné… et parce qu’à moitié endormie, tu ressembles à une enfant qui ne demande qu’un gros câlin… murmura-t-il en croisant son regard.

- Ne me dis pas ça, je t’en prie-

- Cette grossesse ne te rends que plus belle à mes yeux… fit il sans écouter une seule seconde la jeune femme. Il se rapprocha encore et comme mué par une attirance réciproque, il trouva rapidement les lèvres de Kelly avant que ses mains redescendent sur son ventre où de l’agitation régnait. Les bras de Kelly se nouèrent autour de la nuque de Will et il ne leur fallut que très peu de temps pour se retrouver au rez de chaussé, devant la porte de leur chambre. L’intensité de son désir redoublait par sa simple présence. Glissée dans ses bras, il ne parvenait plus à s’arrêter de la caresser et de l’embrasser.

Sentir ses lèvres sous les siennes, son souffle rapide, les battements de son cœur sous ses doigts, qui s’accordait aux battements du sien, elle savait que c’était une pure folie. Cependant, elle voulait encore en profiter bien qu’elle savait que ça n’était pas raisonnable. Elle voulait lui appartenir et être belle à ses yeux encore cette fois. Refermant la porte de la chambre, il la fit reculer jusqu’au lit sans avoir à quitter ses lèvres. Elle sut à cet instant qu’elle était perdue car elle n’aimerait jamais plus. Il n’y aurait à tout jamais qu’un seul homme dans sa vie. Lui.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:28

Chapitre 32 : With or without you


Sa tête reposant dans le creux de son épaule, ses doigts venait frôler le torse de son amant. Elle ne s’en voulait pas d’avoir craqué et ne regrettait rien de ce qui s’était produit mais ça ne resterait qu’une pulsion comme elle avait eu tant d’autres. Elle devait éviter à tout prix que ça se reproduise. Elle sentait sa main sur sa hanche et elle grimaça. Autant le moment était parfait entre eux, que sentir sa main sur sa peau, lui rappelait sa grossesse. Cette grossesse qui lui donnait des formes qu’elle redoutait. Elle avait prit des kilos comme toute femme durant une grossesse, mais à ses yeux ces formes la rendait difforme, contrairement à tout ce que pouvait lui dire Owen, Pete ou même Will. Coucher avec lui n’avait rien d’une erreur mais il y avait toujours une partie d’elle qui ne pouvait pas oublier qu’il avait déjà été voir ailleurs par le passé durant leur histoire. Pourquoi est ce que ça changerait maintenant. Sentant sa respiration plus calme, le silence entre eux n’en était que plus paisible, ça faisait bien longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi sereine. Elle devait reconnaître que ça n’arrivait que lorsqu’elle était dans ses bras. Sa présence lui ôtait toutes ses facultés de réflexions. Elle releva alors très légèrement la tête alors qu’il déposait un baiser sur son front. Croisant alors son regard, elle distingua un sourire sexy sur ses lèvres. Ce même sourire qui pouvait faire d’elle n’importe quoi. Elle ferma alors les yeux et se blottit un peu plus contre lui.

- A quoi tu penses ? Souffla-t-il en faisant remonter sa main sur sa taille. Tu regrettes ?

- Y’a pas vraiment matière à regretter… fit elle remarquer. C’est simplement que… ça ne changera rien à ma décision.

- Je sais, murmura-t-il d’une voix profonde. C’était un coup de folie… mais je n’ai jamais su te résister-

- Je crois que c’est réciproque, soupira-t-elle tandis que ses doigts frôlaient son torse, le faisant alors frémir.

- Alors pourquoi tu tiens tant à me tenir loin de vous trois et de toi, plus particulièrement ? Ce qui s’est produit avec Tracy-

- Je sais ce qui s’est passé et je ne remets pas ta parole en doute… mais je ne peux pas faire comme si ça n’avait jamais existé. Tu es un père formidable, un artiste exemplaire et je t’aime… mais parfois ça ne suffit pas pour qu’un couple reste ensemble, fit elle alors en relevant les yeux vers lui. J’aimerais mais pour le moment c’est impossible.

- C’n’est pas grave… la rassura-t-il. Mais je n’ai pas dit que je cesserais de te harceler de ma présence, fit-il avant de marquer une pause. Pour le bébé… il y a une chance pour qu’il soit de moi ?

- Je voudrais tellement que ça soit le cas… avoua-t-elle si bas que Will l’entendit à peine.

A cette confession, il resta silencieux et la resserra un peu plus dans ses bras. Il se doutait qu’elle devait être emplit de remords vis-à-vis de son aventure mais il avait toujours un doute. L’essentiel pour lui c’était qu’elle se sente bien dans ses bras. Le temps serait nécessaire à leur rapprochement mais il avait entièrement confiance en l’avenir. Elle ne le détestait plus et elle ne se cachait pas de lui. Toutefois, il préfèrerait pouvoir passer ses journées en sa compagnie et la voir épanouie par cette grossesse mais il savait bien qu’elle n’était pas bien dans sa peau. Il voulait l’aider à aller mieux et ne plus voir cette tristesse dans son regard qui passait furtivement dans ses yeux.

- Si tu ne veux pas parler aux médias, je peux le faire-

- Je n’y tiens pas. C’est notre vie privée. On ne devrait pas avoir à en débattre pour satisfaire la soif de ses journalistes. On est des êtres humains, on a le droit à une vie comme tout le monde-

- Mais on doit penser au bébé-

- Je, Will… tu n’as pas à t’en soucier-

- Mais je suis peut être son père. Si tu me laissais faire-

- Je n’accepterais jamais que tu ais un enfant d’une autre… donc tu n’as pas à le faire.

- Et Chloe alors ?

- ça n’a rien à voir. Sa mère est morte-

- T’es en train de me dire que si Maddie était vivante, tu serais devenue froide envers Chloe ?

- Non… mais je ne l’aurais pas adopté.

*.*.*.*.*.*.

2 jours plus tard,

Son sac sur son épaule, il descendait les quelques marche qui menait à la salle de rédaction. D’un pas assuré, il prit une direction qu’il connaissait parfaitement et s’arrêta devant un bureau avant de déposer au pied de celui-ci son sac et de s’asseoir sur une chaise, attendant que la journaliste apparaisse. Il n’eut qu’à patienter deux minutes avant de sentir une main dans ses cheveux, il tourna alors la tête pour voir sa mère biologique.

- Alors cette journée ? demanda-t-elle en douceur.

- Comme une journée de cours… des nouvelles du tribunal ?

- Pas encore. J’ai laissé un message à mon avocat. Tu ne devrais pas t’en inquiéter, il ne s’agit que d’une formalité-

- Ouais…

- Il y a quelque chose que tu voudrais me dire ? Souffla-t-elle en relevant les yeux vers lui. Tu peux me parler de tout, je suis ouverte-

- Mon père biologique… Todd…

- Todd nie toute implication-

- Je sais, soupira-t-il. Je t’ai toujours dit que tu ne serais jamais ma mère, parce que ma mère, celle qui m’a élevée est morte… mais je ne peux pas nier que depuis mon arrivée à New York, tu fais de gros efforts. Et parfois, j’aimerais être un garçon qui a deux parents… et qui m’aimerait tel que je suis. Alors quand j’entends Todd me dire qu’il ne te connaît pas, je me demande si un jour j’aurais un père comme je t’ai pour mère…

- ça me touche beaucoup Alex. Finalement tu m’aimes bien-

- Tu m’aimes depuis toujours, ajouta-t-il en croisant son regard. J’ai finit par le comprendre et j’aimerais aussi que mon père fasse partit de ma vie…

- J’aimerais pouvoir te dire qu’un jour il sera forcé d’admettre la vérité… j’aimerais pouvoir te donner l’amour qu’il te manque-

- C’n’est pas à toi de le faire. Tu as remplit ta part, bien plus que tu le devrais. Je t’en ais voulu pour m’avoir abandonné… mais chaque jour j’apprends à te connaître. Chaque jour, je m’aperçois que cette décision tu l’as prise à contre cœur. Je réalise alors que tu te sacrifiais pour mon équilibre et mon bonheur. Je me suis alors demandé pourquoi je devrais continuer à te mettre en colère alors que tu entreprenais tout pour que je me sente bien. Tu fais tout pour te racheter pour me prouver que malgré que tu m’aies confié à une famille, tu ne m’as jamais oublié, bien au contraire…

- Si j’avais pensé entendre ça un jour, murmura-t-elle émue des propos de son fils. Les larmes affluaient au fond de ses yeux et elle du faire un effort considérable pour ne pas les laisser couler. Lui souriant tendrement, elle vint glisser une main sur sa joue avant de le prendre machinalement dans ses bras. Je t’aime mon chéri… souffla-t-elle au creux de son oreille alors qu’un raclement de gorge se faisait entendre.

Relevant alors la tête, elle croisa le regard de son ex et supérieur à la fois. Le visage d’Andy était grave. Cette dernière semaine avait été assez mouvementé pour lui. Elle avait même vu Tracy faire quelques apparitions dans son bureau comme à son habitude. Ça n’était plus ses affaires mais le voir triste était bien la dernière chose qu’elle souhaitait.

- Je dois te parler, fit-il alors. C’est… important.

- J’arrive… murmura-t-elle avant de baisser les yeux sur son fils tandis qu’Andy retournait dans son bureau. Tu m’attends ? Je ne devrais pas en avoir pour longtemps.

- Oui… il a pas la tête des bons jours en tout cas, lui fit il remarquer.

- C’est une raison de plus pour que j’y aille maintenant…

Elle échangea alors un long regard avec son fils puis se rendit dans le bureau d’Andy. Elle le savait tourmenté mais depuis quelques semaines, il avait décidé de la laisser en dehors de sa vie. Pour le privé, elle le comprenait mais pour ce qui était du travail, elle avait pensé qu’il aurait peut être besoin de quelqu’un à qui parler. Passant la porte de son bureau, il lui fit signe de fermer la porte. Haussant un sourcil sans le quitter des yeux, elle l’entendit longuement soupirer.

- Désolé de t’avoir dérangé avec Alex. Je sais qu’en ce moment… tu jongles pas mal-

- Tu m’as fait venir pour me parler de mon fils ? demanda-t-elle, ne voyant pas où il venait en venir.

- Non, fit il après une grimace. J’ai eu une réunion avec les actionnaires hier matin.

- Oui. Mais où tu veux en venir ? Arrête de tourner autour du pot-

- Pour eux, tu es une journaliste d’investigation… et donc tu te dois de retourner sur le terrain… en reportage-

- Tu leurs as expliqué la situation ? fit elle, tant qu’elle pouvait encore se contrôler.

- Oui… crois moi, je t’ai défendu bec et ongles… mais ils ne veulent rien entendre. Il y a un reportage à faire au Mexique-

- C’est hors de question, Andy. Soit tu me trouves une échappatoire, soit je démissionne-

- Juddi ! Tu ne peux pas me faire ça ?! Bon sang, les journalistes de renom comme toi, ça ne court pas les rues ! Je ne peux pas me permettre d’embaucher une journaliste qui vient tout juste d’avoir son diplôme ! Les gens achète le journal parce qu’ils aiment nos articles et j’ai besoin de quelqu’un qui a du métier-

- Je ne peux pas repartir sur le terrain. Tant que c’est autour de New York, y’a aucun problème… mais tu ne peux pas m’en demander plus. Tu le savais du jour où tu m’as accompagné à Seattle, lui rappela-t-elle en baissant le ton.

- J’n’ai pas de solution miracle, soupira-t-il. Mais je suis prêt à prendre en compte tous tes arguments-

- Si tu m’assignais à une rubrique assez importante, que je serais la seule à gérer… peut être qu’ils comprendraient que tu ne peux pas me remplacer…

- Je vais tenter le coup.

- Mets leur la pression que s’ils n’acceptent pas mon ultimatum, je m’en vais… je sais que ce n’est pas réglo.

Il se contenta de hocher la tête, réfléchissant à l’un des scénarios qu’elle venait de proposer. Elle passa alors la porte et s’apprêta à rejoindre son bureau lorsqu’elle vit son fils en grande conversation avec un homme. Déglutissant difficilement, elle le reconnaitrait entre milles. Il avait ce sourire bienfaisant sur son visage. Elle pouvait lire son bonheur sur ses traits. Pourtant leur dernière conversation avait été de loin très mouvementée. Elle prit alors une lente inspiration et s’approcha d’eux alors qu’Alex affichait un petit sourire malicieux, très ressemblant à celui de Will.

- Owen… fit elle en guise de bonjour. Qu’est ce qui t’amène ? Ta femme ne se cache pas sous mon bureau, si c’est elle que tu cherches !

- Je vois que tu es de très bonne humeur. J’aurais mieux fait de repasser plus tard-

- Tu fais bien ce que tu veux et tant que tu ne m’approches pas, tout se passera pour le mieux-

- Judd’, on doit parler-

- Parler ?! Tu te foutrais pas un peu de ma gueule là ?! Qui est parti en tournée comme un voleur au lieu de venir me parler de ce que tu avais vu ?! Qui a prit la décision pour notre couple ?! Et de quoi tiens-tu tant à parler ? De ton mariage ? Très peu pour moi ! Fait ta vie et je poursuivrais la mienne dans ma direction avec mon fils ! Au revoir Owen ! fit elle en attrapant son sac et posant sa main sur l’épaule d’Alex. Ils prirent alors la direction de la sortie du journal tous les deux, tandis qu’Alex se retenait de lui poser quelques questions.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:29

Depuis son arrivé à la cellule de New York, il faisait beaucoup moins de terrain. Son travail consistait énormément à un travail d’agent de liaison. Ainsi, il se retrouvait régulièrement à soutenir l’agent sur le terrain et à des tâches de rapport, ce qu’il ne supportait pas. Il avait récemment apprit qu’il reprendrait bientôt le terrain, un agent étant en convalescence. Par la même occasion, son supérieur lui fit part d’une requête qui venait de lui être soumise et dont il était concerné. Des plus surpris par ces propos, Tommy l’écouta avec attention avant que ce dernier fasse entrer un agent dans son bureau. Il s’attendait à plusieurs éventualités, dont une mission importante qui pouvait l’impliquer en tant qu’agent double dans une organisation terroriste, mais certainement pas à ce qu’une femme qu’il ne connaissait trop débarque sur son lieu de travail.

- Je ne pense pas avoir besoin de faire les présentations, s’enquit son supérieur.

- C’est exact, répondit Thomas avec une froideur non dissimulée, fusillant alors Kendall du regard qui ne semblait pas plus surprise que ça de l’accueil de son ex mari.

- Je sais que votre situation est particulière à tous les deux, vu… vos relations passées. Thomas, Kendall vient d’être affecté à notre équipe.

- Magnifique ! marmonna-t-il, sentant qu’il n’allait pas tarder à exploser s’il allait devoir retravailler avec elle, alors qu’il ne voulait qu’une chose, qu’elle sorte définitivement de sa vie.

- Vu que les places d’agents de terrain sont limitées, Kendall sera pour le moment à la stratégie et effectuera essentiellement des liaisons. Une objection ?

- Non, fit il en lui jetant un bref coup d’œil.

- Kendall ? demanda le supérieur d’une quarantaine d’années au costume on ne peut plus strict.

- ça me convient parfaitement.

- Dans ce cas, c’est parfait. Thomas, vous êtes attendus en salle de briefing dans une heure, vous aussi Kendall-

- Attendez ! fit alors Tommy. Kendall sera mon agent de liaison ? demanda-t-il soudainement, sentant le piège.

- En effet, c’est ce qui a été convenu. Garner est absent et Marchetti est sur un autre cas-

- La prochaine fois mettez-le noir sur blanc au lieu de me convoquer pour ce genre de nouvelles ! Explosa-t-il devant son supérieur avant de quitter son bureau sans se retourner.

Kendall le regarda alors partir les lèvres pincées tandis que le directeur de cellule, restait surprit de la réaction de son agent toujours si pondéré en temps normal. Il ajouta à l’adresse de Kendall qui n’avait jusqu’alors à peine ouvert la bouche.

- Je vous laisse régler ça entre vous ?

- Oui… murmura-t-elle, prenant congé et sortant du bureau. Elle était bien consciente que Tommy était en colère et qu’il ne comptait pas lui faire de cadeau, bien au contraire. Le regard qu’il lui avait adressé en disait long. Le cherchant du regard, elle ne le vit pas, mais soudainement tiré par le bras dans une pièce adjacente, elle fut propulsé contre un mur, le bras de Tommy appuya contre sa gorge et relevant son menton.

- Tommy, tu me fais mal !

- Sans blague ! Ironisa-t-il. Quand j’ai dit que je venais à New York, ce n’était certainement pas pour que tu rappliques ! Qu’est ce qui t’a prit de te faire muter, t’étais pas bien à Langley ?!

- Comment veux tu que je te laisse me quitter-

- C’est toi qui as voulu le divorce, lui rappela-t-il avec amertume, tentant de contenir encore cette colère.

- J’ai eu tors. Je t’aime Tommy, articula-t-elle difficilement malgré la poigne du jeune agent.

- Tu vois, tu m’aurais dit ça, y’a 8 mois, je t’aurais cru… mais aujourd’hui j’ai tourné la page, ajouta-t-il alors que son portable se mettait à sonner. De sa main libre, il décrocha de colla son cellulaire à son oreille. La discussion ne dura que quelques minutes et raccrocha. Il la relâcha alors en lui disant :

- Tu me fais un coup tordu, et cette fois je te promets que je te laisserais pourrir au cours d’une mission ! J’ai été clair ?

*.*.*.*.*.*.

Au grincement de la porte de la chambre, il releva la tête légèrement alors que Kelly s’était assoupie dans ses bras. Dans l’embrasure de la porte, il distingua alors le minois de son fils, un grand sourire aux lèvres. Tournant la tête vers Kelly, il bougea puis se détacha lentement sans la réveiller. Reposant sa main sur son ventre, il vint déposer un rapide baiser sur ses lèvres avant de sortir du lit et d’enfiler son jean. Attrapant une chemise dans la penderie, il sortit à son tour dans la chambre et tenta de refermer la porte sans la faire grincer. S’avançant dans le salon, Camie était debout sur le canapé avec un sourire de vainqueur sur le visage.

- Tu reviens à la maison ? demanda alors son fils qui plongea ce même regard au sien.

- C’est compliqué bonhomme, fit Will en s’approchant et passant une main dans ses cheveux. Allez viens, on va préparer le petit déjeuné. T’as réveillé ta sœur ?

- Non… mais je peux le faire-

- Non. Laisse-la dormir-

- Pourquoi tu ne reviens pas ? Maman est triste sans toi-

- C’est des affaires de grands et toi, tu es toujours un petit garçon-

- Et je ne dois pas m’en mêler, répéta-t-il tel une litanie. Mais c’est mieux quand tu es là…

En croisant le regard de son fils, il sut qu’il devait le faire. Qu’il devait la convaincre, que le temps ne changerait rien à la situation et voir sa famille malheureuse lui donnait des nausées rien que d’y penser.
Allumant le gaz et y faisant glisser la poêle dessus, il sortit des pancakes du réfrigérateur puis se tourna vers son fils qui le regardait assis sur un tabouret du comptoir.

- C’est à cause du bébé ? C’est parce qu’on a fait des bêtises que tu veux plus nous voir-

- Camie… soupira-t-il en faisant glisser son bol de céréales devant lui. Mange.

L’esprit de Cameron était envahit de questions et il ne pouvait que le comprendre. Terminant de réchauffer les pancakes, il disposa sur un plateau du jus d’oranges, une théière ainsi qu’une tasse et les pancakes. Jetant un coup d’œil à son fils, il contourna alors la cuisine et se dirigea dans la chambre où Kelly dormait toujours. Son plateau dans les mains, il le déposa sur le coté libre du lit avant de s’asseoir au bord. Se penchant sur son corps, il vint déposer une série de baiser dans le cou de la jeune femme encore endormie. Distinguant son soupir, il sourit contre sa peau. La sensation alors de sa main dans ses cheveux ne tarda pas et relevant la tête, il croisa son regard encore endormit.

- Comment tu te sens ? Souffla-t-il tandis que son regard se posait sur son cou où il réalisa qu’elle avait gardé sa bague de fiançailles. Il resta sans voix pendant plusieurs secondes. Lui qui avait cru qu’elle l’avait jeté.

- Je crois que ça va… dit elle malgré qu’elle sente le changement intervenu chez son amant. Sentant alors ses doigts prendre possession de la bague, son regard vint se souder au sien.

- Je pensais que tu t’en étais séparé.

- Jamais je n’en aurais été capable…

Sa main descendait sur la nuque de Will, croiser son regard suffisait à réveiller ce désir qu’il lui inspirait à chacune de ses présences. Un sourire vint alors se peindre ses traits virils et fins. Répondant tendrement à ce sourire, ses doigts redoublèrent sa caresse et il souffla tout bas.

- Je crois que j’ai oublié de te dire une chose essentielle.

- Quoi donc ? Que tu as une nouvelle fiancée ? fit-elle avec un brin de cynisme.

- Pour mériter ce titre, il faudrait que tu acceptes de porter ma bague… à ton doigt, répondit-il doucement. Je voulais te dire… que cette grossesse te rend encore plus sublime à mes yeux. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis peut être le papa de ce petit bébé… j’aimerais que tu te vois avec mes yeux…

A un souffle d’elle, il n’allait pas résister longtemps mais ce fut elle, qui unit leurs lèvres dans un baiser aussi tendre que passionné. Sa main glissant sur sa joue, il ne fut pas long à se retrouver allongé contre elle à lui retourner ce baiser qui enflammait leurs sens à chaque seconde supplémentaire. Sa main se posant alors sur sa taille arrondie, il détacha ses lèvres des siennes pour venir l’embrasser dans le cou quand une voix les surprit.

- OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! cria le petit garçon qui observait ses parents sur le pas de la porte, un sourire espiègle sur le visage.

*.*.*.*.*.*.

Alex ayant préféré rester à la maison, elle ne voyait pas l’intérêt de le forcer à l’accompagner. Elle l’avait prévenu qu’elle était joignable sur son portable si quelque chose arrivait. Lui répondant un « oui maman » emplit de complicité et d’amusement, elle ne pouvait pas nier que sa relation avec lui prenait un nouveau tournant. Cependant, sa colère n’avait pas complètement disparut. C’était d’ailleurs la raison principale pour laquelle, elle avait ressentit le besoin de prendre l’air. Inconsciemment, elle se retrouva devant chez Joan. Elle aurait pu tout aussi bien, aller sonner chez Pete mais non. Sonnant à la porte de sa meilleure amie, cette dernière lui ouvrit la porte avec un des jumeaux dans les bras. Instinctivement, Joan lui colla Ethan dans les bras en guise de bonjour. Juddi ne fut pas vraiment surprise de l’accueil de sa meilleure amie. Refermant la porte derrière elle, elle pénétra dans la maison. Son regard s’arrêta alors sur Joan qui tenait maintenant Josh dans ses bras et le menait vers la table à langer. Elle s’approcha alors de son amie.

- Débordée ? demanda-t-elle.

- Jamie a été appelé pour remplacer un prof. J’ai dû annuler mon rendez vous avec mon éditeur… donc, on peut dire que débordée n’est pas vraiment le mot… mais prise au dépourvu oui. En tout cas tu tombes à pic-

- Owen est rentré… la coupa-t-elle alors dans un soupir, en passant son index sur la joue d’Ethan qui s’endormait dans ses bras.

- Will me l’a dit-

- Will est au courant ?! Décidément tout le monde le sait avant la principale intéressée ! Bougonna-t-elle, frustrée.

- Judd’, ce n’était à aucun de nous de te prévenir de sa présence… et puis une explication s’impose entre vous, il me semble-

- Il est marié ! Lui lâcha-t-elle en soupirant. Et je ne compte pas passer l’éponge. S’il m’aimait autant qu’il me le disait, il serait venu me parler et n’aurait pas prit la poudre d’escampette.

- Je comprends que tu sois en colère… fit son amie en changeant la couche de son fils. Owen a été très important dans certaines de tes décisions depuis ton retour… mais as-tu songé que lui aussi avait souffert de te voir dans les bras d’Andy-

- Je lui aurais expliqué s’il était venu me parler ! Ne me dit pas que t’es de son coté-

- Je ne suis d’aucun coté… marqua-t-elle un pause. Mais s’il s’est marié, c’était peut être dans l’espoir de tourner la page sur votre relation.

- ça ne lui ressemble pas-

- Par amour, on ne prend pas forcément les décisions les plus raisonnables. Tu dois passer au-delà de ta rancœur et du mal qu’il te fait.

- C’est beaucoup trop tôt.

- Je suis désolée de te l’apprendre mais tôt ou tard, tu passeras forcément par là-

- ça veut dire que tu as pardonné à James son aventure ?

- La situation était bien différente… souffla-t-elle en se perdant dans ses pensées. Mais Jamie m’a prouvé par ses gestes, sa présence et ses inquiétudes que ses sentiments étaient véritables. C’est vrai, parfois j’ai des doutes mais il suffit que je croise son regard pour que tout disparaisse. J’ai jamais été aussi heureuse que depuis la naissance des enfants… avoua-t-elle à sa meilleure amie. Ce que je te suggère, c’est de prendre ton temps pour analyser la situation et d’avoir une vraie conversation avec lui. Le fuir n’arrangera rien…

- J’aimerais que tout soit plus simple…

- ça s’arrangera… à condition que tu fasses également un effort.

- Facile à dire.

- rien n’est simple quand il s’agit d’amour. C’est une question de volonté. Ce n’est pas moi qui vais te l’apprendre… rajouta Joan en prenant Josh dans ses bras tandis qu’Ethan dormait à poings fermé dans ceux de Juddi.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:30

- Alors elle a finit par craquer ? demanda Pete avec un sourire satisfait.

- Je ne dirais pas ça, fit Will, songeur. Je veux passer la journée avec eux. Les enfants ont besoin de nous deux-

- Il était temps que tu le réalises. J’espère que tu réalises ta chance qu’elle soit toujours là.

- Rien n’est réglé. J’ai encore beaucoup d’efforts à faire pour qu’on aille de l’avant ensemble. Mais elle accepte ma présence aujourd’hui alors je veux en profiter. Demain sera un autre jour…

- ça fait plaisir de voir que parfois, tu prends des risques pour votre famille. Je ne pense pas qu’elle te jettera dehors-

- ça serait mal la connaître, souffla-t-il en la voyant jouer avec les enfants sur le canapé.

- Tu sais ce qui peut la rendre heureuse, c’est toute la différence. Et cette grossesse-

- … la fait rayonner. Tu vas trouver ça absurde mais, autour de moi je ne vois qu’elle…

- Tu devrais lui dire.

- Elle refusera de l’entendre. Je vais prendre mon temps pour lui prouver qu’elle a besoin de moi. Ça te dérange pas de t’occuper des répétitions ?

- Non. Enfin j’en connais une qui va faire une tête d’enterrement… fit il remarquer.

- Ne relance pas cette histoire.

- Si tu me jures que y’a rien entre vous-

- Rien du tout Pete ! Je dois te le dire comment ! Si elle s’est entichée de moi, je n’y suis pour rien.

- Okay, répondit son ami pas complètement convaincu. Je vous laisse, profite bien de ta journée !

Will leva les yeux au ciel et observa son ami embrasser les enfants puis Kelly avant de partir. Pete était toujours égal à lui-même. Restant quelques secondes à les observer si proches tous les trois, une fierté s’empara de lui. Sa famille était peut être différente des autres mais il l’aimait exactement comme cet instant. Par-dessus le canapé, il croisa alors le regard de Kelly. Son regard le troublait toujours autant depuis qu’il la connaissait. Un sourire éclaira son visage et il les rejoignit alors qu’ils jouaient tous les trois à un jeu de société. S’asseyant sur le sol, s’adossant au fauteuil, où Kelly était assise, il ne fut pas surprit de sentir les doigts de la jeune femme dans ses cheveux au bout de quelques minutes. C’était certainement l’un des gestes qui lui manquait le plus lorsqu’il devait vivre loin d’elle.

Bien sur, ils avaient agit sur une pulsion, le matin même. La situation restait la même, si ce n’est avec une tension en moins. Les mots n’étaient pas nécessaires à cet instant. Etre près d’elle lui suffisait. Car il comptait bien la prendre dans ses filets et incessamment sous peu. Une discussion s’imposerait mais il ne voulait pas l’inquiéter, car il mettrait la vie du bébé en danger. Peut être même son bébé. Depuis quelques mois déjà, il se posait la question et il n’arrivait pas à croire qu’il se pourrait que cet enfant ne soit pas le sien. Il y avait toujours eu cette étincelle et ce désir inflammable entre eux. Pour lui, cet enfant ne pouvait être que son bébé. Les enfants se chamaillant, il leva la tête vers elle et la trouva en train de le dévisagea. Il lui sourit en lui prenant la main.

- Tu as réfléchis à des prénoms ?

- Pas vraiment…souffla-t-elle. Ce n’est pas ce qui me préoccupe pour le moment.

- Cameron rend les dés à ta sœur, fit Will alors que les cris des enfants commençait à s’intensifier. Sa main toujours dans celle de Kelly, il hocha simplement la tête. Tu as envie de prendre l’air ?

- Je ne sais pas… mais eux ont besoin de se défouler alors que Cameron embêtait toujours Chloe sous le nez de ses parents.

- Ouais… marcher un petit peu ne te fera pas de mal…

- D’accord abdiqua-t-elle en croisant ce sourire espiègle sur son visage. Son sourire la désarçonnait à chaque fois. Elle n’avait aucune parade face à ça. Se relevant, il lui tendit sa main pour l’aider à s’extirper du fauteuil. Sa main dans la sienne, elle n’était qu’à quelques centimètres de lui quand il lui vola un baiser, rapide et léger mais qui la laissa sur sa fin. Encore une fois, elle aurait voulu plus que ça. Elle l’entendit alors dire aux enfants de ranger le jeu et d’aller mettre leurs chaussures et leurs vestes. Revenant à elle, elle le vit en train de faire les lacets de Camie. Encore une image qu’elle garderait bien dans sa mémoire. Un moment unique entre un père et son enfant. Elle l’aimait et se désintoxiquer de lui était incurable. Elle aimait cette tendresse qui émanait de cet homme envers ses enfants. Une tendresse et un amour inéluctable. Il lui suffisait de les voir tous les trois pour que l’émotion la submerge. Fermant les yeux, elle prit une minute, le temps de se reprendre tandis qu’il aidait les enfants à se préparer. Toutefois, elle ne s’attendait pas à le voir si près d’elle, en rouvrant les yeux.

- Tout va bien ? demanda-t-il avec une douceur qui la désarçonna.

- Ouais… je suis juste un peu plus émotive. Les hormones… enfin tu sais… répondit elle en croisant son regard.

- Les hormones ? releva-t-il avec un demi-sourire. Vraiment ?

La malice qui animait son regard, elle ne la connaissait que trop bien. Dissimulant son propre sourire du à cet instant si particulier, elle se contenta de lui frapper gentiment le bras avant de le contourner mais il la retint près de lui, collant son corps au sien et sa main venant se poser sur son ventre.

- Will ! fit elle tout bas.

- Tu sens si bon… rajouta-t-il en déposant un baiser dans son cou.

- Je crois qu’il est préférable qu’on sorte maintenant avant que d’autres idées traverse ton esprit, souffla-t-elle en se dégageant lentement de ses bras, un petit sourire sur le visage.

Elle profita alors de l’occasion pour rejoindre les enfants près de l’entrée puis ouvrit la porte avant de les suivre à l’extérieur. Cependant la présence de Will mettait ses nerfs à rude épreuve. Depuis le matin même tout se passait à merveille. Néanmoins, elle devait lui parler et qu’il ne songe pas à revenir à la maison. Les enfants marchant devant elle, ils prirent un sentier de randonné et elle ne fut pas étonnée de sentir le bras de Will se glisser autour de ses épaules. Elle devait se détacher de lui et mettre un terme à tout ça. Mais quelque chose l’en empêchait, sans même y songer, elle glissa son bras autour de sa taille, se collant un peu plus à lui.

- Je suis désolé de ne pas être plus présent pour vous trois.

- On ne s’en plaint pas… et puis j’y suis aussi pour quelque chose. Je t’ai demandé de rester loin de moi-

- Je ne veux pas que ça affecte l’équilibre des enfants-

- Will, ils vont bien. Ils sont tristes, je l’admets mais ça n’a rien de terrible…

- Tu sais ce que je voudrais ?

- J’en ais une petite idée… mais pour moi, rien n’a changé.

- Mais on s’aime, ça fait toute la différence. Et puis, tu ne préfères pas voir les enfants si heureux ?

- Ne cherche pas à me faire culpabiliser. Je t’aime, c’est indéniable… mais dans un couple, il y a deux personnes et pour l’instant, c’est non. J’ai encore besoin de réfléchir… et quand tu es près de moi, c’est impossible.

- D’accord… fit il en premier lieu avant d’esquisser ce sourire amusé plein de malice. J’ai toujours aimé te voir troublé…

- Tu m’en diras tant ! Souffla-t-elle, tout aussi détendu que les enfants qui s’amusaient à courir devant eux.

- Je partirais ce soir après qu’ils soient couchés, murmura-t-il en accordant son pas à celui de Kelly.

- Merci… je sais que je t’en demande beaucoup, finit elle en sachant qu’il n’était pas forcément d’accord avec ses décisions. Elle aurait aimé lui dire qu’elle aimait sa présence à cet instant mais c’était avancé sur un terrain dangereux. Elle ne devait pas lui donner trop d’espoir. Se haussant néanmoins sur la pointe des pieds, elle déposa un baiser sur sa joue accompagné d’un sourire en guise de remerciement. Les jours à venir allaient être bien plus durs mais ils avaient fait un pas dans leur relation. De plus, elle pouvait profiter de sa grossesse sans qu’une personne n’ait à lui donner d’ordre, ce qui n’était pas négligeable car avec Will, elle se demandait s’il ne le contraindrait pas à rester se reposer. Sa main dans le sienne, ils poursuivirent alors tous les quatre leur promenade sous un ciel dénué de nuage et le soleil qui dispersait un peu de sa chaleur.

*.*.*.*.*.*.

1 mois plus tard,

Andy faisait tout pour retarder le départ de Juddi qu’il soit définitif ou en reportage mais ses supérieurs ne voyait pas les choses de cette façon. Voulant oublier un instant cette menace qui planait au dessus de sa tête, elle décida d’aller faire un tour à GAP, l’une des plus grandes enseigne de la ville. Se retrouver entourer de monde lui ferait un bien fou. La plupart des gens auraient tendance à éviter les bains de foule mais pas elle. A croire qu’elle devait avoir une case en moins et qu’elle soit un brin suicidaire sur les bords. Dans l’immense magasin, elle se dirigea en premier lieu vers les vêtements d’adolescent pour voir si quelque chose serait susceptible de plaire à Alex. Un sourire orna son visage en pensant à lui. Leur relation avait tellement changé depuis un mois qu’elle arrivait à peine à croire qu’ils arrivaient même à rire de leur situation des plus étranges. Pourtant tout allait pour le mieux entre eux. Généralement, faire du shopping seule n’avait rien de bien fantastique mais à cet instant elle oubliait la menace de son travail. Elle s’engagea alors dans l’allée enfants et tomba sur un petit ensemble qui serait parfait pour les jumeaux mais une main à coté d’elle s’empara du fameux ensemble. Elle tourna alors la tête vers la femme qui devait avoir tout au plus vingt cinq ans, des yeux marrons verts, nuance que Juddi n’avait jamais vu. Des cheveux châtains très clairs virant sur le blond qui tombaient en cascade sur ses épaules pour s’arrêter au niveau des épaules. De taille plus correcte, elle était tout aussi grande qu’elle, soit en somme, elle devait frôler avec le mètre soixante dix. Continuant de la détailler, Juddi s’aperçut à peine qu’elle la dévisageait. Elle reprit néanmoins ses esprits en l’entendant s’adresser à elle.

- Désolée, vous souhaitiez peut être le prendre, fit la jeune femme avec un accent qui prouva à Juddi qu’elle n’était vraiment pas d’ici.

- Non, c’est bon… il y a en d’autres, fit Juddi avec un sourire bienveillant, pensant alors clore la discussion.

- Je ne suis pas d’ici, mon mari m’a dit que le Starbuck se trouvait à deux pas du magasin.

- Oui, il est un plus bas dans la rue. C’est le café où il y a la queue sur le trottoir, impossible de le manquer.

- Merci mademoiselle-

- Je vous en prie… répondit Juddi s’apprêtant à partir quand finalement, elle demanda. Vous n’êtes pas du pays et je me demandais… d’où est ce que vous venez ?

- De Cambera, Australie… Mon mari avait un rendez vous à New York, je l’ai suivit.

Les mots s’entrechoquaient dans le cerveau de Juddi. Australie, mari, New York. Durant une fraction de seconde, elle s’interrogea sur le nombre de femme qui pouvait quitter l’Australie avec leur mari pour New York. Toutefois, sa pensée ne put aller plus loin qu’elle vit un homme se tenir derrière la jeune. Blêmissant, elle eut du mal à se contrôler tant la colère qui l’envahissait était sur le point d’exploser.

- Ah chéri, fit le jeune homme avant d’apercevoir Juddi. Ça ne devait pas arriver comme ça-

- Dommage, n’est ce pas ?! répliqua Juddi. Excusez-moi, mais j’ai à faire… et à des millions de kilomètres de toi ! Finit-elle en lui lançant un regard noir.

- Juddi-

- Juddi ? fit sa femme. C’est ton ex ? Réalisant enfin quelque peu la froideur de la jeune femme.

- Oui répondit Owen. Billie… on n’a pas encore eu le temps de parler. Et voilà que le hasard veut que vous vous rencontriez ici.

- Tu devrais essayer de lui parler.

- C’est pourtant la dernière chose que tu devrais me demander…

- Si tu veux mon avis, tu ne m’as pas TOUT dit sur votre histoire-

- Je ne veux pas en parler, tu le sais parfaitement. Juddi n’en fait toujours qu’à sa tête ! Je ne vais pas m’excuser pour avoir vécu sans elle ! Ça serait le comble !

- Fais comme tu veux, soupira-t-elle, ce n’est pas mon problème. Mais ça pourrait éviter que tu ronchonnes encore tout le long de notre séjour ici…

- J’y penserais ! Appuya-t-il bien sur ses mots. T’as fini ? On peut quitter ce maudit magasin ?

- Si la voir te mets dans un tel état, je devrais peut être devenir jalouse ! lui fit-elle remarquer alors qu’il levait les yeux au ciel.

Entre Juddi qui ne voulait pas parler et sa femme qui faisait des commentaires, il ne donnerait pas cher de sa peau pour les jours à venir. Il comptait évidemment retourner voir Juddi mais il craignait d’autant plus son accueil maintenant qu’elle avait rencontré sa femme. Il comprenait sa rancœur et sa colère vis-à-vis de son mariage mais maintenant il savait que lui parler allait se révéler encore plus compliqué. Suivant Billie, il prit le chemin de la caisse, toujours un peu agacé des derniers évènements.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:31

16 heures, les enfants ne rentreraient pas avant une heure, ce qui lui donnerait le temps de faire encore quelques changements pour la chambre du bébé. Si Will la voyait, elle savait pertinemment qu’il lui passerait un savon. Bien sur, il n’avait pas son mot à dire mais il le ferait quand même. Savoir qu’il s’inquiétait toujours pour elle et pour cet enfant qui n’est surement pas le sien, la remplissait d’une joie indescriptible. Pourtant elle ne pouvait pas se faire à l’idée de le sortir de sa vie comme elle le souhaiterait pour ce bébé. Chloe et Cameron avaient trop besoin de lui… et elle aussi, bien qu’elle ne voulait pas le reconnaître. Trainant le petit lit en bois, d’une pièce à une autre, elle entendit soudainement la porte claquer. Regardant l’heure à sa montre, elle haussa un sourcil. Il ne pouvait pas avoir déjà ramené les enfants ! Terminant de tirer le lit dans la petite chambre, elle poussa un soupir, une fois sa mission effectué. Elle posa alors sa main sur son ventre quand une voix la surprit.

- Je peux savoir ce que tu fabriques avec ce lit ?

- Je peux savoir ce qui te prend de me faire peur de cette façon ? répliqua-t-elle après son instant de surprise passé.

- Désolé mais… au lieu de faire des efforts, tu aurais pu me le demander ou même à Tommy-

- Je peux encore me débrouiller seule-

- Oui, tu es adulte, indépendante, forte, têtue et j’en passe… mais avant tout, tu es enceinte de plus de six mois, je te rappelle. Il te faut plus de repos et aucun effort-

- Will, j’apprécie que tu t’inquiètes… mais on va bien tous les deux et je ne le ferais pas, si je ne m’en sentais pas capable.

- Est-ce qu’un jour, tu m’écouteras ? Soupira-t-il en s’approchant d’elle. Que t’as dit ton médecin ? S’enquit il en prenant sa main.

- On va bien tous les deux, je viens de te le dire. Le bébé se développe normalement. Tout se passe parfaitement. Il n’y a aucune inquiétude à avoir.

- Alors que je ne te vois pas faire d’efforts ! C’est bien comprit ?! Rajouta-t-il en passant une main sur sa joue.

- Oui papa ! Le railla-t-elle avec un demi-sourire. Les enfants sont là ?

- Non, je vais aller les chercher plus tard… je suis venu avec Pete-

- Oh… Le célibataire endurci ! Je commence sérieusement à me demander si un jour il pensera à se caser !

- Il s’agit de Pete. On ne le saura jamais… fit il alors qu’elle passait devant lui pour redescendre au salon.

Descendant les escaliers, elle croisa le regard amusé de Pete mais blêmit à la présence féminine de celle qu’elle connaissait comme la vedette principale du spectacle de Will. Maggie Cambridge. Elle sentit alors la main de Will sur on épaule.

- On n’en a pas pour longtemps, je vous laisse tous les deux…

- Ouais, c’est ça… fit Pete en secouant la tête, tandis que Maggie suivait Will à travers les pièces qui menait au petit studio qu’il avait aménagé dans la maison, à leur emménagement. Le regard de Kelly se posa sur Pete.

- Qu’est ce qu’elle fait là ?!

- Ils travaillent, je te le jure-

- Tu sais que je n’aime pas cette fille.

- Et toi, tu aimes éperdument mon meilleur ami ! fit-il remarquer. Je me suis posé les mêmes questions et il m’a juré que ça n’était qu’une relation professionnelle-

- Sauf que moi, j’avalerais jamais une telle chose. T’a vu comment elle est habillée ? à croire qu’elle a pas trouvé plus court que cette minijupe, et depuis quand on met des débardeurs en plein hiver !

- T’es jalouse ! Et tu ferais mieux de le reconnaître-

- Non ! Je suis réaliste ! S’il n’a pas finit dans son lit, ça ne saurait tarder-

- Si c’était déjà arrivé, elle ne passerait pas son temps à le provoquer. Je pensais qu’entre vous, ça allait mieux ?

- Tout va bien, fit elle en haussant les épaules. J’ai juste besoin qu’il me laisse le temps de faire le tri dans mes pensées… et je n’y arrive pas lorsqu’il est dans les parages.

- Vous êtes décidément le couple médiatique le plus compliqué que je connaisse ! Rit-il doucement. Enfin, y’a aucune raison pour que je m’en mêle. Vous savez ce que vous faites je pense.

- Je vais aller voir… ce qu’il fait avec… s’éloigna-t-elle de son ami en prenant la direction du mini studio. Dans l’embrasure de la porte, elle l’observa. Assis au piano, ses doigts flirtaient avec les longues touches blanches et noires tout en donnant des explications à Maggie. Kelly ne quittait pas Will des yeux, comme si elle le découvrait pour la première fois. Sa main se posant sur son ventre, elle s’appuya un peu plus contre le chambranle. Les coups de pieds que donnait le bébé ne faisait pas vraiment mal, si ce n’était qu’il bougeait beaucoup depuis la veille. Prenant de lente respiration et fermant les yeux, la première chose qu’elle sentit fut son parfum si viril et très masculin. Elle devina alors sa question et enchaina immédiatement.

- Je vais bien… ne fais pas cette tête, rajouta-t-elle en croisant son regard. Le bébé bouge, c’est normal…

- mais tu te serais reposé-

- Le moment est mal choisi pour parler de ça… qu’est ce que vous faites ? Changea-t-elle alors de sujet.

- Je lui fais écouter… certains de tes enregistrements.

- Ah… fit-elle dubitative.

- Mais tu peux rester-

- je ne comptais pas vous déranger…

- Vous ne dérangiez pas, la rassura Maggie avec un sourire enjôleur.

Levant un sourcil, Kelly croisa le regard de Will puis elle le rejoignit près du piano. Ce dernier se leva et insista alors pour qu’elle prenne sa place. Lui chuchotant quelques mots, elle fit ce qu’il lui demanda et joua la mélodie dont la partition était devant elle. Elle entendit alors la voix de Maggie derrière elle, qui sonnait faux mêlé aux conseils de Will. A plusieurs reprises Kelly reprit la mélodie jusqu’à ce que Will les interrompe toutes les deux.

- On reprendra ça demain Maggie. Pete va te ramener-

- Je pensais que-

- J’ai quelque chose à régler, je ne retourne pas en ville, mentit il.

- Okay… alors à demain, fit elle avec un grand sourire tandis qu’inconsciemment Kelly la foudroyait des yeux. Sortant de la pièce, Kelly patienta encore plusieurs secondes avant de se tourner vers Will. Captant son regard, elle émit un léger soupir.

- Tu as mentit ! lui fit-elle remarquer.

- Je l’ai fait pour une bonne raison. S’approcha-t-il d’elle en tirant un tabouret tout près d’elle. S’y asseyant, il leva les yeux vers elle tandis que sa main venait se glisser dans la sienne.

- Voyez-vous ça ! Tu devrais aller chercher les enfants-

- Je vais y aller… mais j’ai une question. Est-ce que Pete a raison ?

- A quel sujet ?

- Est-ce que tu es jalouse ? jalouse de Maggie, précisa-t-il alors.

- C’est une éventualité.

- Parce que honnêtement… je n’en ai rien à faire d’elle. Aucune ne peut égaler ta beauté… et je compte bien te le prouver-

- Et comment ?

- Si je te dévoile mon plan, il n’y aura plus de surprise Mademoiselle Wells ! Sourit il en la couvant d’un regard remplit de tendresse. Tu n’as aucune idée de combien tu me manques.

- Will… souffla-t-elle.

- Joan s’occupe des enfants ce soir… pour qu’on passe une soirée en tête à tête, souffla-t-il en levant une main à sa joue, la caressant très lentement.

- Oh… de mieux en mieux, tu m’as mentit aussi-

- Non… J’irais chercher les enfants… j’ai juste gardé pour moi, le moment où je le ferais. Ce qui est bien différent. Accepte s’il te plait…

- Tu prends du temps pour moi. J’en suis flattée… mais tu n’étais pas sensé poursuivre les répétitions ? demanda-t-elle tout bas, se mordillant la lèvre inférieure.

- ça peut attendre quelques jours de plus. Tout ce qui compte à cet instant… c’est que tu me racontes comment c’est déroulé ton échographie. Je veux tout savoir… et aussi, je vais m’assurer que tu passes une bonne soirée et que tu te détendes…

- Quand je pense qu’après tout ce qui s’est passé, tu es encore près de moi… c’est complètement dingue-

- Non, ce qui est dingue… c’est que je suis sur que ce bébé est le mien car jamais il n’aurait supporté d’entendre Maggie chanter aussi faux, si c’était celui d’un autre ! Sourit-il tout en se rapprochant de Kelly.

- Tu as une chance sur deux de te tromper-

- J’ai une chance sur deux d’avoir raison… expliqua-t-il.

- Ouais… D’accord. Tu peux rester… fit elle après un instant de réflexion.

- J’n’en attendais pas moins de la femme de ma vie ! Souffla-t-il avec un sourire irrésistible sur les lèvres tandis que la sonnette retentissait. Ça te dérange d’aller ouvrir… le temps que je range un peu ici.

- Okay… dit elle en se levant lentement avant de gravir les quelques marches qui la mènerait au salon puis à la porte d’entrée. Ouvrant la porte, elle se trouva alors devant un coursier qui lui délivra un bouquet de rose ainsi qu’un petit paquet. Signant le reçu elle prit les fleurs et le paquet avant de refermer la porte. C’est alors qu’elle le vit en se retournant, appuyé contre la colonne du comptoir de la cuisine.

- C’était ça ton plan ? fit elle en soulevant ses mains.

- Non, ça ce n’est que les préliminaires, chérie…

S’approchant alors de lui, elle posa le paquet sur le comptoir ainsi que les roses. Prenant alors une inspiration, elle combla l’espace entre eux, nouant ses bras autour de sa nuque.

- Si tu veux me faire regretter d’avoir rompu… tu as gagné ! Tu peux même dormir dans la chambre d’ami si tu veux ! Rit-elle en approchant ses lèvres des siennes.

- Je suis sur qu’on tient à trois dans ton lit ! Susurra-t-il en unissant ses lèvres aux siennes.

Ça n’avait rien de raisonnable et il le savait. Mais depuis un mois, il travaillait dur sur le projet de cette soirée. Il était persuadé qu’à compte de ce soir des choses changeraient pour eux et il ne comptait la laisser lui échapper cette fois ci. Il la voulait pour lui uniquement et cette nuit précise il comptait bien lui prouver qu’elle avait besoin de lui plus que de n’importe qui. Détachant alors ses lèvres, elle l’entendit grogner de mécontentement.

- C’est vrai. Je suis jalouse de Maggie et si elle ose mettre la main sur une quelconque partie de ton corps, je la réduis en miette ! expliqua-t-elle avant de prendre possession de ses lèvres avec une passion dévorante tandis que les mains de Will exploraient déjà le corps de son ex fiancée.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:33

Chapitre 33 : Pieces of me


Appuyé sur son coude, son corps tourné vers celui de la jeune femme endormie, il ne pouvait détacher son regard d’elle. Cette grossesse la rendait magnifique, son visage n’était pas bouffit comme chez certaines femme enceinte. Les rondeurs du à cette grossesse ne la rendait que plus sexy et à ses yeux aucune femme ne pourrait un jour la détrôner. Son visage était reposé. Sa main était posée sur le ventre de Kelly où il pouvait sentir quelques coups. A la sensation de ses coups, il ne doutait plus que Kelly n’allait pas tarder à se réveiller. Il l’entendit soupirer et son regard revint à son visage, l’observant lentement se réveiller. Un soupir, suivit d’un grognement puis sa main venant recouvrir celle de Will, elle leva alors les yeux vers lui.

- Bonjour, fit-il avec ce sourire irrésistible qu’elle lui connaissait si bien.

- Hey… lui répondit-elle, d’une voix encore enrouée. Tu es resté…

- Tu voulais que je parte ?

- Je… j’en sais rien, murmura-t-elle, ses doigts se glissant entre ceux de Will. Mais je me disais que tu serais surement partit… tu as bien des répétitions non ?

- Tout comme j’ai envie de passer du temps avec toi. Je ne suis pas là, uniquement pour te tourmenter, fit-il en resserrant ses doigts aux siens.

- Tu es là pour m’épuiser ! répliqua-t-elle avec une once de malice dans les yeux.

- Mais dans le bon sens du terme, Mademoiselle Wells ! releva-t-il avant de reprendre plus sérieusement. Je me disais que samedi, je pourrais t’aider à aménager la chambre du bébé…

- Je peux-

- … le faire toute seule ! Termina-t-il pour elle. Mais tu ne dois pas faire d’efforts, à moins que tu souhaites que ce petit ange débarque plus tôt que prévu sur notre planète !

- Tu penses que je suis incapable-

- Non. Je sais que tu le ferais très bien toute seule… mais ça me permettrait d’être avec toi et les enfants. J’en ais tout simplement envie, lui expliqua-t-il en caressant son ventre.

Y réfléchissant, Kelly doutait de pouvoir rester toute une journée en sa présence sans avoir refuge dans ses bras. C’était plus fort qu’elle, elle avait besoin de ses étreintes, de lui, de son souffle, de ses sourires, de ses petites attentions. Et puis, elle l’aimait, ce qui jouait un rôle déterminant dans ses choix. Elle fut alors sortit de sa rêverie alors qu’on sonnait à la porte. Toujours allongée, elle le vit sortir du lit, enfiler son jean et un tee shirt avant de sortir de la chambre. Elle ne put s’empêcher de le détailler en le regardant s’habiller. Will était un plaisir à regarder et elle n’en perdait pas une miette. A cet instant, elle songea que depuis le début de leur séparation, il aurait eu largement le temps de rencontré quelqu’un. D’ailleurs y avait-il quelque chose entre Maggie et lui ? La question la turlupinait toujours et pourtant Will prenait sur son temps pour être avec elle ? Devait-elle remettre en question leur séparation ? A son tour, elle se décida alors de se lever. Ce réveil avec lui, elle en avait souvent rêvé. Dans chacun de ses rêves, il était là à la regarder et lui dire que rien ne les séparerait car ils avaient traversé beaucoup d’épreuves et que leur amour en était toujours sortis vainqueurs. D’un geste machinal, ses doigts entrèrent en contact avec sa bague de fiançailles qu’elle portait toujours autour de son cou. Elle repensa alors à ce qu’il lui avait dit un mois plus tôt.

*.*.*.*.*. Flasback *.*.*.*.*.

Son plateau dans les mains, il le déposa sur le coté libre du lit avant de s’asseoir au bord. Se penchant sur son corps, il vint déposer une série de baiser dans le coup de la jeune femme encore endormie. Distinguant son soupir, il sourit contre sa peau. La sensation alors de sa main dans ses cheveux ne tarda pas et relevant la tête, il croisa son regard encore endormit.

- Comment tu te sens ? Souffla-t-il tandis que son regard se posait sur son cou où il réalisa qu’elle avait gardé sa bague de fiançailles. Il resta sans voix pendant plusieurs secondes. Lui qui avait cru qu’elle l’avait jeté.

- Je crois que ça va… dit elle malgré qu’elle sentait le changement intervenu chez son amant. Sentant alors ses doigts prendre possession de la bague, son regard vint se souder au sien.

- Je pensais que tu t’en étais séparé.

- Jamais je n’en aurais été capable…

Sa main descendait sur la nuque de Will, croiser son regard suffisait à réveiller ce désir qu’il lui inspirait à chacune de ses présences. Un sourire vint alors peindre ses traits virils et fins. Répondant tendrement à ce sourire, ses doigts redoublèrent sa caresse et il souffla tout bas.

- Je crois que j’ai oublié de te dire une chose essentielle.

- Quoi donc ? Que tu as une nouvelle fiancée ? fit-elle avec un brin de cynisme.

- Pour mériter ce titre, il faudrait que tu acceptes de porter ma bague… à ton doigt, répondit il doucement. Je voulais te dire… que cette grossesse te rend encore plus sublime à mes yeux. Et je ne dis pas ça uniquement parce que je suis peut être le papa de ce petit bébé… j’aimerais que tu te vois avec mes yeux…

A un souffle d’elle, il n’allait pas résister longtemps mais ce fut elle, qui unit leurs lèvres dans un baiser aussi tendre que passionné. Sa main glissant sur sa joue, il ne fut pas long à se retrouver allongé contre elle à lui retourner ce baiser qui enflammait leurs sens à chaque seconde supplémentaire. Sa main se posant alors sur sa taille arrondie, il détacha ses lèvres des siennes pour venir l’embrasser dans le cou quand une voix les surprit.

- OUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!! cria le petit garçon qui observait ses parents sur le pas de la porte, un sourire espiègle sur le visage.

*.*.*.*.*. Fin du Flasback *.*.*.*.*.


*.*.*.*.*.*.

Assise au comptoir, ses doigts martelaient frénétiquement le merisier massif lustré. Sa journée n’aurait pas pu se commencer plus mal. A compter d’aujourd’hui, elle allait devoir mettre son orgueil de coté afin de décrocher un nouvel emploi. Bien sûr dans une grande ville telle que New York, cela ne devrait pas être bien difficile. Son CV était remplit et depuis la fin du lycée, elle n’était jamais restée plus de quelques jours sans travail. Toutefois, ses qualifications dans le monde de la mode et haute couture n’étaient plus un secret pour personne. Cependant, âgée de vingt quatre ans, elle n’était pas certaine de pouvoir décrocher un emploi de mannequin. D’autant plus qu’elle venait d’être licencier pour restriction du personnel. C’est ainsi que depuis le début de la matinée, elle buvait des cafés pour garder la tête froide et surtout, pour trouver des solutions à son problème qui pourrait devenir plus inquiétant dans les semaines à venir. Portant la tasse à ses lèvres, un léger courant d’air frais la parcourut, mêlé à une odeur très masculine. Tournant brièvement la tête, son regard glissa sur le visage visiblement harassé de l’homme qu’elle avait rencontré à plus d’une reprise. Le voile brun sur les joues de l’homme à ses cotés, lui prouvait que sa journée avait du être toute aussi rude que la sienne. Détournant la tête, elle but une gorgée de café tandis qu’elle entendait pour la première fois depuis des semaines cette voix profonde.

- Un whisky… double, demanda-t-il au barman, en jetant un coup d’œil à sa voisine. Un brin surprit, il hésita une longue seconde avant de se lancer. T’as une sale tête ! fit-il remarquer.

- Pas pire que toi, répliqua-t-elle tout de go.

- Merci, ça me va droit au cœur.

- Je t’en prie… tourna-t-elle la tête vers lui. En tout cas, c’est bien la première fois que je te vois en plein milieu de la matinée, en dehors de ton bureau. Des soucis ?

- Comme tout le monde, je présume… resta-t-il évasif, tout en se passant une main nerveuse dans les cheveux.

- Je vois, souffla-t-elle, la discussion semblant tomber à l’eau. J’espère pour toi que tu ne comptes pas raconter notre petite rencontre à ta petite amie… car elle se fera un vrai plaisir de me faire la peau-

Tournant la tête vers elle, il la dévisagea de longues secondes, tandis qu’à son tour, elle tournait la tête vers lui.

- Juddi ? suggéra-t-il.

- Pourquoi tu tiens un harem ? Tu ne sais plus avec qui tu passes tes nuits ? fit-elle cynique en vidant sa tasse de café.

- On n’est plus ensemble...

- Oh… je suis désolé Andy. Je sais que tu tiens à elle-

- Il semblerait que le destin ait décidé qu’on ne devait pas poursuivre notre route ensemble… acheva-t-il en laissant tomber son regard dans son verre que venait de déposer le barman devant lui. Et toi, qu’est ce que tu fais ici à cette heure ?

- Je me suis faite virer… et j’essaie de garder la tête hors de l’eau, ce qui n’est pas simple dans le monde dans lequel je vis où généralement la drogue et l’alcool font un mélange détonant !

*.*.*.*.*.*.

Assise dans le canapé du salon, une tasse de thé dans les mains, elle écoutait son ami lui parler de sa vie, tout en répondant de temps à autre à ses questions. Il leurs avait fallut beaucoup de temps pour se rapprocher mais aujourd’hui, elle aimait passer des heures à discuter avec lui. Car il l’écoutait et parfois la réconfortait comme seul un autre homme parvenait à le faire. Sauf qu’elle ne voulait plus qu’il s’investisse dans une relation avec elle.

- Je ne pensais pas le trouver ici ce matin-

- Tu vas me dire que c’est une bonne chose…

- Exactement. Il fait des sacrifices. Il essaie de te faire plaisir… c’est un homme amoureux Kelly-

- Je ne doute pas de ses sentiments pour moi, James… C’est juste- Il pourrait recommencer à me faire du mal… je ne veux pas que ça se produise, quand je vois cette fille qui lui tourne autour et qu’il rigole avec elle… ça me détruit de l’intérieur. Je ne peux pas le laisser se rapprocher-

- Sauf que tu n’arrives pas à lui résister. Mais n’oublies pas que lorsqu’il est seul avec toi… tu as toute son attention. A cet instant, il n’y a que toi qui le préoccupe, fit James avant de marquer une légère pause. Il a promit à Joan d’être prudent avec Maggie et que depuis le début de ta grossesse, il ne voyait que toi…

- Ouais… je ne suis pas convaincue-

- Et les boucles d’oreilles ? Demanda-t-il en lui montrant l’écrin où les bijoux brillaient intensément. Son cadeau, il ne te l’a fait par devoir-

- James… Je sais parfaitement ce qu’il veut et oui, je l’aime… mais je ne peux pas oublier le mal qu’il pourrait me faire, même avec toutes ses bonnes intentions-

- Tu pourrais laisser passer ta chance. Je trouve quand même qu’il fait bien plus que des efforts… regarde, il a quand même un spectacle en préparation donc les soucis doivent s’accumuler et il trouve le temps de passer plus de temps avec toi et les enfants. Je trouve ça plutôt admirable de sa part. Il arrive à tout gérer à la fois… alors que c’est bien connu que dans ce genre de situation, c’est la famille qui trinque. Tu devrais essayer d’en profiter Kelly…

- peut être… mais je ne veux pas qu’il pense que tout va changer et qu’on sera de nouveau ensemble-

- A l’approche de ton accouchement, il pourrait t’apporter beaucoup plus que tu ne le penses. La sérénité est importante ainsi que le calme. Il t’ôterait un poids des épaules et ça pourrait te faire beaucoup de bien… et aussi aux enfants.

- T’es en train de te ranger de son coté, murmura-t-elle dans un soupir. Je sais que c’est important pour pouvoir mener cette grossesse à terme… mais il ne faut pas qu’il se fasse d’illusions-

- Sauf que vos sentiments l’un pour l’autre change tout, releva James avec un sourire sur le visage.

- Joan t’a jamais dit que tu étais agaçant parfois ? Soupira-t-elle en laissant finalement tomber sa tête sur son épaule, songeant en même temps au propos de son ami.

*.*.*.*.*.*.

Un mois et demi plus tard,

Seule dans la chambre du bébé, assise dans la chaise à bascule, elle ne pouvait s’empêcher de dissimulé un léger sourire. Elle se sentait bien ici. Des souvenirs remontaient à la surface. Elle se rappelait du jour où Will avait monté le lit en bois, où il avait refait la tapisserie, installé la commode dans le coin. Il s’était arrangé pour que tout le nécessaire soit à portée de main. Bien sur, cette chambre ne serait pas habité immédiatement, préférant éviter les vas et viens en pleine nuit lorsque le bébé sera né. Il avait également installé un petit lit provisoire dans sa chambre au rez de chaussée. Elle avait beau se dire que Will serait bientôt débordé avec le début du spectacle dans quelques semaines, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer de bientôt le voir. Elle aimait ses visites. Ses sentiments allaient bien au-delà de ça mais c’était plus fort qu’elle. Ses visites improvisées avaient toujours quelque choses de très divertissant. Il arrivait parfois avec le dîner, ou une petite attention pour elle ou les enfants. Il n’avait jamais été si tendre ou agréable que ces deux derniers mois. Quoi que durant leurs vacances en Jamaïque, il avait été le plus parfait des hommes avec elle. Le souvenir de ses quinze jours de vacances suffisait aisément à la faire rire en repensant à tout ce qu’ils avaient accomplit ensemble, plus proche que jamais à l’époque. Redescendant finalement au rez de chaussée, elle se cramponna à la rambarde debout sur la dernière marche des escaliers alors qu’une fulgurante douleur lui transperçait l’abdomen. Instinctivement elle resta immobile tandis qu’elle sentait un liquide chaud couler le long de ses jambes. Fermant les yeux de longues secondes, elle prit de lente respiration avant de parvenir à faire quelques pas pour se rapprocher du comptoir de la cuisine où était posé son portable malgré la douleur qui redoublait ainsi que les coups du bébé. Entre deux contractions et de lentes respirations, elle parvint alors à appeler le 911 qui lui envoyait une ambulance, tandis qu’un opérateur restait en ligne jusqu’à leur arrivée, se trouvant toute seule chez elle.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:34

- Entre… fit le jeune garçon en ouvrant plus largement la porte en croisant le regard de l’homme qu’il avait rencontrés un peu plus de deux mois plus tôt.

- Tu es tout seul ?

- Oui… enfin Juddi ne devrait plus tarder-

- Juddi ? remarqua Owen soudainement. Je crois savoir qu’il s’agit de ta mère-

- Ouais… elle avait rendez vous au journal-

- Tu veux que je repasse plus tard ? demanda alors Owen.

- Non, tu peux rester… souffla-t-il avant de fixer l’homme face à lui. Tu veux un café ?

- Non merci, mais c’est gentil de proposer. Comment se passe tes cours ?

- ça va, haussa-t-il les épaules. C’est vrai que c’est toi qui as poussé… Juddi à venir me chercher ? demanda Alex avec insistance.

- Je ne l’ai pas poussé… mais je l’ai forcé à me parler. Ta mère est loin d’être loquace… et puis, elle culpabilise énormément-

- J’ai longtemps cru qu’elle ne m’aimait pas et qu’elle m’avait abandonné parce qu’elle ne voulait pas de moi et à cause de mon père-

- Ton père ?

- Todd nie toute relation avec Juddi et qu’il n’est pas mon père. Je sais que ça cause beaucoup de souffrance à Juddi-

- Elle était jeune et elle a prit une décision aussi cruelle pour toi que pour elle. Je ne connais pas ton père mais du peu que j’en sais, il a surtout profité de ta mère. Tu lui as parlé ?

- Je suis allé le voir… sa femme ne sait même pas que j’existe. C’est un pauvre type. J’ai toujours espéré que mon père m’aimerait à défaut que ma mère se torture…

- Alex… murmura Owen. Ta famille n’est pas vraiment comme les autres. Tu ne pourras jamais empêcher Juddi de culpabiliser ou de se faire du mal… mais il y a une chose sur laquelle tu peux compter. Son amour. Elle t’aime plus que tout… elle est parfois maladroite mais te confier à une famille est la plus atroce des souffrances qu’elle vous a infligé à tous les deux, murmura-t-il avec douceur et conviction.

- Tu l’aimes ? demanda Alex simplement.

- Je suis marié-

- Et alors ? Quel rapport entre ton mariage et les sentiments pour ma m- Juddi ?

- C’est compliqué Alex. Ta mère compte beaucoup pour moi…

- Charmant ! Il manquait plus que toi pour que ma journée finisse en beauté ! Lâcha alors la voix de Juddi qui refermait la porte derrière elle.

Se levant Owen croisa une brève seconde son regard puis Juddi s’approcha d’Alex.

- Le juge a enfin donné son accord, lui apprit elle avec un sourire qui s’élargissait sur son visage, tandis que les yeux d’Alex s’ouvraient encore plus grand. Faisant un pas vers lui, elle le vit combler l’espace entre eux et elle le prit instinctivement dans ses bras, passant une main dans ses cheveux puis déposant un baiser sur sa tête.

- J’ai cru que ça arriverait jamais, murmura le jeune garçon tandis qu’elle savourait cette étreinte sous l’œil attentif d’Owen.

- ça veut dire que j’ai plus qu’à retourner en cours, se détacha lentement Alex.

- Exact et ton bus va partir sans toi, si tu ne dépêches pas ! lui fit-elle remarquer.

Elle le vit alors attraper son sac et ses clefs avant de partir de l’appartement en coup de vent en lançant un « à plus tard ». La porte bien fermée, elle se permit alors une profonde respiration avant de se tourner vers Owen qu’elle ne savait toujours pas comment aborder. Levant les yeux vers lui, elle tenta de garder son calme.

- Tu ne devrais pas être avec ta femme ? fit-elle doucement, essayant de ne pas lui dévoiler son agressivité.

- On va rester un moment. La maison de disque compte sur moi pour la tournée de Kelly-

- La tournée n’aura pas lieu avant plusieurs mois. Kelly ne parcourra pas les routes avec un nourrisson dans les bras-

- Je sais, souffla-t-il mal à l’aise. Il y a encore de ça, quelques mois on se parlait facilement… aujourd’hui, je ne te reconnais plus-

- Tu y es surement pour beaucoup-

- Tu crois sérieusement qu’en te défoulant continuellement sur moi, la situation va s’arranger ? Parce que c’est impossible Judd’ !

- Très bien ! Tu veux entendre quoi ? Que je te pardonne ?! Parfait Owen, tu es tout excusé-

- Arrête ça bon sang ! Bouillit-il en se rapprochant d’elle, sans la quitter des yeux. Tu crois que je me suis marié par dépit ? Que je ne ressens rien en te voyant si malheureuse-

- Je ne suis pas malheureuse et ton mariage ne me concerne pas. Je ne veux pas en entendre parler !

- T’es incroyable ! Dans l’histoire je passe pour le salop alors que c’est toi que j’ai surprit dans les bras de ton supérieur-

- Je ne suis pas amoureuse d’Andy…

- Ravi de le savoir ! Mais ça ne change rien au fait que je ne supporte pas de me disputer continuellement avec toi-

- Dans ce cas, tu n’as qu’à disparaître à nouveau, ça évitera qu’on se dispute. C’est un moyen très efficace ! Lâcha-t-elle en espérant secrètement le voir disparaître mais bien au contraire, il resta planté devant elle durant de longue secondes avant de le voir faire quelques pas dans sa direction. Son regard rivé au sien, elle se mit à reculer comme si la présence soudaine d’Owen lui était dangereuse. Cependant, elle se retrouva rapidement dos au mur, sans moyen de lui échapper. Déglutissant difficilement, elle se sentit prise au piège lorsque ses deux mains se posèrent de chaque coté de sa tête.

- C’est une chose qui n’est pas prête d’arriver, crois moi… De plus, toi et moi, on n’avait pas fini notre petite discussion commencé dans ton bureau, s’arrêta-t-il alors que les lèvres de Juddi recouvraient soudainement les siennes dans un baiser incendiaire.

*.*.*.*.*.*.

- T’as prévenu Will ?

- il est injoignable, expliqua son ami. Il est en réunion avec les producteurs du spectacle. La première est dans quelques jours, tu le sais bien-

- Il ne va pas aimer de ne pas avoir été prévenu-

- Je sais. Tu as eu des nouvelles de Kelly ?

- Elle a juste donné mes coordonnés pour que je sois prévenu le premier. Elle pensait que je pourrais joindre Will, je pense. Les médecins m’ont apprit qu’elle a perdue les eaux à la maison et qu’arrivée ici, elle est immédiatement partie en salle de travail. Il va me faire la peau, si jamais il y a des complications-

- ça se passera bien, optimisa Joan. Kelly est forte et puis, elle a prit ses précautions-

- Je doute que Will soit de ton avis sur ce point-

- J’n’en sais rien. En tout cas, ça avait l’air d’aller mieux entre eux. J’ai appelé Juddi et elle m’a dit qu’elle se chargerait des journalistes au cas où…

- Ouais… enfin ça serait mieux si on avait des nouvelles car si Will apprend qu’elle est à l’hôpital et qu’on ne sait rien de son état. Il sera très loin d’être conciliant.

- On ne peut faire qu’une chose Pete : attendre. Prends ton mal en patience et tu verras que tout se passera bien.

- J’aimerais bien savoir comment tu peux rester calme dans un tel moment-

- J’ai été à la place de Kelly et j’avais deux bébés à faire sortir. Crois moi, j’ai apprit à rester calme dans ce genre de situation…

*.*.*.*.*.*.

- C’est vrai que Kelly a été hospitalisée en urgence ?

- A ton avis ? répondit la jeune femme qui venait tout juste d’entrer dans son bureau. Pete et Joan sont sur place, ils m’appellent dès qu’ils auront du nouveau. En attendant, ma lettre de démission, lui tendit elle sans hésitation alors qu’il ne faisait pas un seul geste pour la prendre.

- On en a déjà parlé cent fois. C’est non Juddi !

- Soit tu la prends et tu l’acceptes, soit je l’envoie-

- T’es en train de foutre ta carrière en l’air. On va trouver une autre solution ! Je compte pas te perdre comme…

- Andy, il ne s’agit plus de nous, tu le sais très bien… ils me veulent sur le terrain et bien, ils ne m’auront plus du tout-

- Tu es trop importante pour le journal. Je ne peux pas te laisser quitter le navire.

- Tu ne veux pas que je parte et je le comprends Andy ! Mais on doit trouver une solution et rapidement. Je commence tout juste à partager une vraie relation avec mon fils ! Je ne vais pas les laisser détruire ce que j’ai mit des mois à bâtir.

- Il me suffit de convaincre quelques actionnaires et l’affaire sera dans la poche… enfin si on peut dire ça. Tes reportages ont toujours été excellents et ça augmentait énormément les ventes du journal. C’est la raison principale pour laquelle, ils tiennent à ce que tu y retournes-

- Je dérange ? Souffla alors une voix derrière Juddi.

- Non, s’enquit immédiatement Andy tandis qu’il croisait une brève seconde le regard inquiet de Juddi mais cette dernière se reprit très vite.

- Je m’occupe de l’article sur Kelly, commença-t-elle. Et ne jette pas ma lettre, c’est peut être notre unique solution… se détourna-t-elle en croisant le regard de Tracy avant de quitter le bureau sans un mot.

Elle ne devrait pas et pourtant c’était plus fort qu’elle. La voir avec Andy l’inquiétait. Tracy n’avait plus rien de la jeune fille qu’elle avait connu au lycée et c’était entre autres la raison qui l’inquiétait. Elle refusait qu’elle fasse du mal à Andy. Ce dernier était un peu trop influençable. De plus, Tracy était la raison de la rupture entre Kelly et Will, ce qui avait le don de la foutre en boule. Rejoignant son bureau, elle vit qu’un message l’attendait sur son portable. Elle composa alors le numéro de sa messagerie, en levant les yeux vers le bureau d’Andy où elle le vit posant une main sur son épaule avant de sortir de ce dernier, vraisemblablement pour déjeuner.

Son portable collé à son oreille, elle les observa passer devant son bureau, écoutant ses messages quand une silhouette qu’elle n’avait que peu vu ses derniers temps débarqua à son bureau. Elle haussa un sourcil et fixa cette personne.

- Je sais ce que tu vas me dire. J’aurais du venir plus tôt-

- Je n’ai pas à te juger. Tu es mon frère et ton boulot te prend plus de temps que la normale… et puis je sais que tu ne répondras pas à mes questions. Mais tu sais un coup de fil de temps en temps, j’apprécierais aussi-

- J’ai l’impression d’entendre maman !

- Arrête, je suis la seule fille, c’est normal que je m’inquiète pour toi et Will ! Alors raconte… qu’est ce qui me vaut cette soudaine visite ?

- J’aurais besoin de toi…

- Humm… fit sa sœur, sceptique. D’habitude, tu es plutôt efficace pour t’en tirer tout seul.

- Il s’agit de Kendall, soupira-t-il. Elle est à New York… et compte y rester.

- Comme c’est étonnant ! fit-elle sarcastique. Et t’as besoin de moi pour t’en débarrasser ?

- Je l’ai mise en garde mais elle n’en a rien à faire. Elle prétend m’aimer-

- Bah voyons ! Kendall joue avec tes sentiments depuis des années et je l’ai toujours détesté, tu le sais… pourquoi tu ne sortirais pas avec une autre femme ? Elle finirait peut être par déguerpir-

- Tu sais bien que je suis obligé de mentir constamment sur mon travail… et je ne veux pas que ma femme… et celle qui partagera ma vie se doute un jour de mes mensonges. L’honnêteté est importante…

- Je sais… crois moi, sur l’honnêteté j’en connais un rayon ! Soupira-t-elle en contournant le bureau. Un café ça te dit ?

- Ouais.

- Bouge pas, je t’en ramène un… reprit elle en se dirigeant vers la petite pièce près de la photocopieuse où était installé la cafetière. Pour sa part, elle ne se sentait pas vraiment à son aise. Ce qui s’était passé avec Owen, elle s’était juré d’y résister mais elle avait craqué. Elle comprenait que si son frère lui demandait son aide c’était surtout parce qu’il avait toujours des sentiments pour son ex femme. Elle prit alors une lente inspiration et fit demi-tour quand son regard fut attiré par une femme qui parlait à son frère.

*.*.*.*.*.*.

Rejetant la tête en arrière, elle ferma les yeux Les cris du bébé se faisait entendre et elle en fut soulagé Ses cheveux collaient à son visage en sueur. Sa respiration était toujours saccadée et les battements de son cœur revenaient lentement à la normale. Les infirmières et l’obstétricienne dans la salle tentaient de la rassurer et de l’aider à se sentir mieux mais elle était trop fatiguée pour s’en rendre réellement compte. Elle avait accouché sans lui et en y songeant, elle aurait aimé l’entendre lui parler, la rassurer et l’embrasser. Car même si leur relation était des plus ambiguës, elle l’aimait plus que tout. Rouvrant les yeux, elle sentit alors une présence près d’elle et dirigea son regard vers l’infirmière qui vint lui déposer son bébé dans les bras. Une petite fille. Une adorable petite fille aux yeux bleus, au duvet châtains clair, un tout petit corps potelé emmailloté dans une grande serviette rose. Croisant le regard de sa fille pour la première fois, elle fut submergée par la douceur et l’innocence qui traversait son regard. Malgré sa fatigue et la douleur du à l’effort, ses larmes se mirent à rouler sur ses joues avant qu’elle vienne murmurer quelques mots.

- Tu seras toujours ma petite merveille et tu verras, ton frère et ta sœur vont t’adorer, mon cœur… murmura-t-elle en l’embrassant sur le front alors qu’une infirmière se rapprochait d’elle.

- Vous avez choisi un prénom pour cette adorable princesse ?

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:35

Ressortant de l’enseigne de la maison de disque, il trouva inutile ce rendez vous. N’aurait il pas pu se dérouler à New York ? Il avait fallut qu’il l’oblige à se déplacer jusqu’à Los Angeles pour trois fois rien. Il avait perdu sa journée ! Arrêtant un taxi, il lui donna la direction de l’aéroport. Il comptait bien être chez lui ce soir et passer voir Kelly et les enfants auparavant. Sortant son portable de sa poche, il l’alluma et blêmit en écoutant le message laissé par Pete. Il ne manquait vraiment plus que ça. Une dizaine de scénarios défilant dans sa tête, il piocha dans ses récents contact et appela Pete mais il tomba sur sa messagerie. Préférant couper la communication, il demanda au chauffeur d’accélérer et qu’il lui laisserait un bon pourboire. Ce dernier ne se fit pas prier et une poignée de minutes plus tard, il était à l’aéroport, mais le dernier avion en partance pour New York était partit quinze minutes plus tôt. Le prochain ne partait que dans trois heures. Il soupira puis rentra dans la file d’attente dans l’espoir d’avoir un billet de dernières minutes.

Son billet en main, il retourna en salle d’embarquement, en attendant son vol quand il se résolut à appeler Joan, qui il était presque sûre n’hésiterait pas à décrocher son portable même dans l’enceinte d’un hôpital. Il attendit à peine la fin de la première sonnerie avant d’entendre sa voix.

- Heureusement qu’elle ne t’as pas attendue Don Juan !

- Kelly va bien ? S’enquit-il précipitamment. Et le bébé ?

- Je ne les ais pas encore vus. L’obstétricienne m’a dit que tout s’était bien passé et qu’ils procédaient à des examens. Apparemment ta fille se porte bien-

- Une fille… murmura-t-il, songeant que le bébé aurait les traits de Kelly.

- Où est ce que tu es ? fit alors sa meilleure amie en changeant de sujet.

- à l’aéroport. Mon avion ne part que dans deux heures et demie.

- Et ton rendez vous ?

- La date de la première est reportée. Appelle-moi, dès que tu as des nouvelles. Je te laisse, j’ai une urgence… embrasse les pour moi ! Raccrocha-t-il rapidement avant d’appeler les renseignements.

*.*.*.*.*.*.

Le léger bruissement de la porte, la fit ouvrir les yeux. Elle s’attendait à voir Pete débarquer ou l’un de ses amis, voir même Will mais ce ne fut qu’une infirmière. Elle papillonna alors des yeux durant quelque secondes puis cette dernière remarqua que la patiente était réveillée. Elle lui adressa alors un sourire puis ajouta d’une voix douce.

- On a livré un bouquet pour vous, ainsi que ces deux paquets, fit elle en déposant le tout sur la tablette.

- Je peux avoir la carte, demanda Kelly en voyant l’infirmière déposer le bouquet de roses sur la table.

S’approchant l’infirmière lui tendit la carte enfermé dans une petite enveloppe tandis qu’elle approchait la table monté sur roulette près d’elle, après s’être redressé dans son lit, difficilement.

- Merci, fit Kelly avant de voir l’infirmière s’éloigner avant d’ajouter que le médecin passerait bientôt la voir. Hochant la tête, elle ouvrit alors la petite enveloppe et un sourire vint orner son visage à ses mots « Des roses pour le bébé. W. »

Elle profita alors du moment pour ouvrir les deux autres paquets qui contenait chacune une annotation. Une peluche, un Bisounours, Groschéri, la peluche rose avec deux cœurs sur le ventre. Un détail qui la toucha énormément. Comment savait il qu’elle aimait ses adorable petite peluche au ventre rond ? « Pour ne pas que toi et le bébé passiez vos nuits sans protection ! » C’était lui tout craché. Son attention était émouvante et elle riait toute seule dans la chambre. Même s’il n’était pas là, elle avait cette sensation qu’il partageait ce moment avec elle. Elle attrapa alors le dernier paquet et son rire redoubla en reconnaissant l’emballage de la boite de ses chocolats préféré. Chocolats qu’il avait du aller acheter plus d’une fois ses derniers mois pour ses « envies soudaines ». Elle lut alors sa petite remarque. « A déguster avec modération en attendant que j’arrive… avec d’autres ! »

Il n’avait pas été présent pour son accouchement. D’ailleurs, elle avait été claire à ce sujet mais là, il lui prouvait que même s’il était absent il était avec elle. Qui pouvait lui faire ressentir ça, à part lui ? Elle n’arrivait pas à se dire qu’elle devait rester loin de lui. Tout le poussait vers lui et encore plus dorénavant que le bébé était né. D’ailleurs elle n’avait toujours pas de prénom. Kelly posa alors son regard sur les fleurs et relu les cartes de Will. Un sourire revint sur son visage malgré la fatigue apparente.

*.*.*.*.*.*.

Son vol lui sembla durer une éternité. Il récupéra ses affaires et sortit en trombe de l’aéroport en hélant un yellow cab. Sa voiture étant restée devant chez Pete, il la récupérerait dans la semaine. Pour l’instant le plus urgent était de se rendre à l’hôpital. Entrant dans le taxi, il donnait la destination au chauffeur et ce dernier commença à le questionner. Ce qui ne manqua pas d’agacer Will mais il n’en fit rien. Après tout, ça ne devait pas être drôle tous les jours d’être chauffeur de taxi. Une dizaine de minute plus tard, Will se trouvait sur le trottoir de l’hôpital, il ne lui restait alors plus qu’à se renseigner sur la chambre de Kelly. A l’accueil les infirmières n’avaient pas le souvenir d’avoir entendu parler d’une femme enceinte arrivée en urgence mais par chance, l’infirmière en chef qui passait dans le couloir entendit leur conversation. Elle le guida à travers les étages et lui assura que le bébé se portait bien ainsi que la maman. En obstétrique, il vit une autre infirmière qui hésita à lui donner le numéro de la chambre, vu l’heure dépassée des visites. Il détestait ça et sans même réfléchir, il lui lançant qu’il était le père. Bien sur, il avait mentit, mais ça elle n’était pas sensé le savoir. Elle lui accorda alors le droit de voir Kelly et sa fille puis lui fournit le numéro de chambre. Frappant un léger coup à la porte et n’entendant pas de réponse, il entra néanmoins et fut charmé par la vision qui s’offrait à lui. Kelly était assoupie avec sa fille dans ses bras. Il n’avait jamais rien vu de plus émouvant. S’approchant sans bruit, il vit le petit nourrisson levant ses grands yeux bleus vers lui. Délicatement il la prit dans ses bras, alors que Kelly, toujours endormie laissait échapper un long soupir. Venant faire glisser son index sur la joue de la petite fille, il murmura pour elle seule.

- maman a l’air fatigué… et moi, je suis peut être ton papa. Dans quelques années, tu vas faire des jaloux avec un aussi joli minois que le tien ! fit Will en souriant au bébé qui ne le quittait pas des yeux. Si ta maman n’était pas si têtue, j’aurais été là quand tu es née-

- On était d’accord… répondit alors une voix ensommeillée, observant à la fois l’homme de sa vie et sa fille qui n’avait que quelques heures.

- Elle est magnifique… fit Will en berçant naturellement le bébé. Tout comme sa maman…

- Pour les compliments, tu repasseras. Je suis loin d’être à mon avantage-

- Tu tiens vraiment à débattre de ça maintenant ? demanda-t-il en venant s’asseoir au bord du lit. Parce qu’honnêtement, je préfèrerais en savoir plus sur vous deux. Comment tu te sens ?

- Bien… et Rose-

- Rose ?

- Oui… sourit elle légèrement. Tes cadeaux m’ont beaucoup inspirés, fit-elle savoir. Merci pour tout. Je ne sais pas comment tu as fait mais… j’avais l’impression que tu étais avec moi.

- L’essentiel c’est que tu apprécies-

- J’adore… tu n’imagines pas à quel point, souffla-t-elle en venant caresser la joue de sa fille. Le médecin est passé, il y a quelques heures…

- Tout va bien ? S’enquit-il en reconnaissant le ton quelque peu inquiet de sa voix.

- Tout devrait rentrer dans l’ordre… dans quelques temps.

- Il y a eu des complications à l’accouchement ?

- Non. L’accouchement s’est très bien passé… c’est juste Rose qui révèle une anomalie… sanguine.

- Quoi ? Comment ça ? Fronça-t-il les sourcils en passant une main sur la joue du bébé.

- Et bien… Dans son sang, ils ont décelé une substance inconnue. Ils m’ont alors posé des questions sur mes habitudes alimentaire, sur moi, sur son père, sur ses frères et sœur… je leur ais expliqué le cas de Chloe. Ils ont alors reprit son dossier et on comparé les résultats. Ils s’avèrent que la même substance circule dans son sang. Ils m’ont également affirmé que c’était sans danger… et qu’ils feraient régulièrement des prises de sang pour s’assurer que ça ne développe aucune maladie-

- C’est impossible que deux des enfants ait cette substance dans le corps… sans que je sois le père des deux. Je ne rêve pas… tu m’affirme que je suis son père-

- Oui… ils ont fait un test de comparaison génétique entre les résultats de Chloe et Rose. Tu es son père… eut elle à peine le temps de souffler qu’elle sentait les lèvres de son ex fiancé sur les siennes. Elle ne chercha même pas à le repousser, glissant une main sur sa joue et lui retournant son baiser. A bout de souffle, elle posa son front contre le sien, tout en lui souriant. J’espère que tu ne m’en veux pas pour le prénom-

- Ce bébé, on le voulait tous les deux… et Rose c’est parfait. Elle te ressemble déjà tant, murmura-t-il alors que la petite fille les regardait tour à tour avant de fermer les yeux.

- Je te présente alors ta fille, Rose Paulina Kaine-

- Rose Paulina… décidément, tu me surprendras toujours, fit il en l’embrassant sur la joue. Merci Kelly. Tu sais combien c’est important pour moi-

- Les enfants sont déjà passés te voir ?

- Non. Je voulais d’abord que tu voies ta fille-

- Elle est splendide, assura-t-il en sentant le bébé détendu dans ses bras et qui s’endormait paisiblement. Durant de longues minutes, ils restèrent silencieux et observèrent leur nouveau né s’endormir puis il vint la déposer dans la couveuse. Il ne la quittait pas des yeux et cette attitude amusa Kelly. Le coté protecteur de Will ne disparaitrait jamais, c’était inné chez lui. Elle savait alors qu’il prendrait un soin tout particulier à s’occuper de leur bébé.

Elle le vit ensuite ôter ses chaussures et déposer sa veste sur la chaise. Avec un sourire, elle comprit qu’il resterait cette nuit. Elle n’était pas contre. Bien qu’elle n’ait encore rien décidé, elle avait envie de sentir encore une fois ses bras autour de son corps. Il vint alors s’allonger dans son dos et elle ne fut pas longue à se retourner et glisser sa tête dans le creux de son cou, s’enivrant alors de son odeur masculine si sensuelle et enivrante. La main de Will vint alors se poser sur sa taille.

- Je suis resté bloqué trois heures à l’aéroport de Los Angeles… alors que je ne rêvais que d’être avec toi-

- Mais tout va bien, murmura-t-elle en nouant ses doigts aux siens. Je suis contente que tu sois venu ce soir…leva-t-elle les yeux vers lui. Parle moi de ton rendez vous avec les producteurs…

Il voulait profitait du moment pour essayer d’en savoir plus sur leur couple, sur ce qu’il adviendrait mais elle changea si vite de sujet, qu’il préféra remettre ça à plus tard. Il déposa un baiser dans ses cheveux.

- La première est reportée à dans trois mois. Maggie n’est toujours pas au point et je me demande si elle le sera un jour. Tu sais que c’est toi, que je voyais dans le rôle de Juliet…

- Je sais et je t’ai dis non.

- Kelly… j’ai besoin de savoir. Où on en est ? Est ce que tu me laisses revenir à la maison ? Je ne veux pas qu’on se voit uniquement entre deux interviews-

- Will, soupira-t-elle. J’y ais pas vraiment réfléchi… mais le ranch, c’est ta maison…

- C’est à cause de Maggie ? C’est à cause d’elle que tu as besoin d’autant de temps ?

- J’ai de quoi m’inquiéter à son sujet ?

- Absolument pas. Maggie n’est qu’une gamine et j’ai beaucoup de mal à la diriger alors que toi… toi, t’es la femme de ma vie, la mère de mes enfants et la femme qui portera un jour mon nom… je comprends que tu te sentes menacée par une midinette comme elle… mais aucune autre femme enceinte ne peux me faire fantasmer comme toi… Je t’aime, souffla-t-il à son oreille alors qu’il la sentait se détendre un peu plus dans ses bras. Décalant légèrement sa tête, il s’aperçut alors qu’elle venait de s’endormir dans ses bras. Un sourire sur le visage, il vint déposer un baiser sur ses lèvres puis à son tour il ferma les yeux en la resserrant dans ses bras.

*.*.*.*.*.*.

La nuit bien que courte avait été calme. Sur le coup de quatre heures du matin, il avait entendu une infirmière emmener Rose pour son biberon. L’infirmière lui avait fait signe que tout allait bien et qu’il pouvait se rendormir. Mais en vérité, il passa de longue minutes à observer Kelly endormit dans ses bras. Cette simple observation avait le don de l’émouvoir. Dans ses moments, elle ne pouvait pas se barricader contre lui. Elle était tout simplement la femme qu’il aimait plus que tout. Elle lui communiquait son amour et il pouvait alors profiter de l’instant et de la voir s’accrocher à lui. Une main sur sa hanche, la tête de Kelly reposait sur son torse, paisiblement endormie. L’embrassant dans les cheveux, il s’était alors rendormit après quelques minutes jusqu’à ce qu’un bruit attire son attention, plusieurs heures plus tard. La lumière perçait à travers les rideaux et le premier grognement de Kelly le fit sourire, tandis qu’elle enfouissait encore plus sa tête dans le creux de son cou. Il en profita alors pour la retourner sous lui et parsema quelques baisers sur son visage avant que son regard s’ancre au sien.

- Mademoiselle Wells… fit il tout doucement, son pouce caressant sa joue.

- Monsieur Kaine ! répliqua-t-elle avec ce sourire irrésistible sur le visage, nouant ses bras autour de son cou. Tu me sembles encore bien fatigué. Je me demande bien ce que tu fabriques la nuit !

Le sourire plein de sous entendu qu’elle lui adressa le fit rire et il secoua la tête avant de l’embrasser furieusement tandis que la porte s’ouvrait violemment sur deux petites têtes brunes et une adulte.

- Vous vous ferez des bisous plus tard ! Laisse maman tranquille ! Elle est fatiguée ! fit Cameron en sautant sur le lit avec son légendaire enthousiasme, poussant alors son père du lit, pour prendre sa place avant d’embrasser Kelly.

Will encore sous le choc de la remarque de son fils croisa le regard de Kelly, puis celui de Joan qui se retenait de rire. Il vit alors Chloe secouer la tête et s’approcher de son père. S’asseyant sur la chaise, cette dernière vint s’asseoir sur ses genoux avant de l’embrasser sur la joue puis se cala dans ses bras, lui prouvant une fois de plus qu’elle avait besoin de son affection. Joan les regarda tous les quatre et dissimula son émotion de les voir si proches et unit en famille. Pour elle, ils représentaient réellement la notion de famille, bien que la relation entre Will et Kelly reste ambiguë. Elle vint les embrasser chacun leur tour avant de se lancer.

- Kelly, je comprends que tu sois fatiguée… j’ai été doublement à ta place mais toi ! fit elle en fixant son meilleur ami. Tu ne crois pas que t’aurais pu la laisser dormir cette nuit ! répliqua-t-elle avec ce petit sourire espiègle. Elle a à peine accouché que tu te remets déjà à l’épuiser ! Tu devrais avoir honte Kaine ! Finit-elle sans le lâcher des yeux alors qu’une joie indescriptible anima la chambre de la toute récente maman.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:38

Chapitre 34 : No matter what we do, I wanna spend my life with you, Only you


Assise dans son canapé, elle avait longuement hésité avant de venir le trouver chez lui. D’ailleurs, elle n’avait pas été sur de l’y trouver. Son travail passait avant tout. Elle avait pu s’en rendre compte à plus d’une reprise. Toutefois, elle découvrait chez lui qu’il aimait prendre le temps de vivre. Ils s’étaient vus assez souvent et s’étaient rencontrées des années plus tôt mais leur relation n’avait jamais dépassé le stade professionnel. Depuis près de deux mois, elle le voyait régulièrement et en apprenait un peu plus sur lui et étrangement, elle appréciait sa présence et sa prévenance. Il choisissait toujours des mots qui ne seraient pas susceptible de la blesser. Mais au fond que savait-il réellement d’elle ? Ce que Juddi avait dit sur elle ? Elle le craignait. Se passant une main dans les cheveux, elle se leva subitement. L’instant suivant, il était devant elle, dardant sur elle un regard déstabilisant et qui l’inquiétait par moment.

- Assieds-toi, lui souffla-t-il avec cette douceur dont elle n’était vraiment pas habituée.

Joignant le geste à la parole, il s’installa à coté d’elle, gardant un œil avertit sur elle. De son coté, il savait pas mal de chose sur elle. Il aurait pu enquêter mais il avait une source qui ne mâchait jamais ses mots. Juddi n’était surement pas la personne le plus partiale en ce qui concernait Tracy mais il se doutait qu’elle avait du avoir une raison précise à son attitude vis-à-vis de Will et Kelly. Lui tendant une tasse de thé qu’elle prit en lui murmurant un merci, il se tourna vers elle, tout en faisant glisser son index autour de sa tasse de café.

- Pourquoi tu voulais partir Tracy ?

- ça n’a aucune importance, souffla-t-elle en haussant les épaules. Je ne veux pas te déranger-

- Pourquoi tu penses que tu me déranges ? Je suis un homme comme les autres. On a tous besoin de décompresser, pourquoi tu ne me dirais pas ce qui te tracasse ?

- C’n’est pas si simple Andy-

- Si tu as des craintes-

- Je ne veux pas mettre la zizanie entre toi et Juddi. Tu sais comment elle est. Déjà qu’elle me fusille du regard quand je passe à ton bureau-

- Je t’ai dit qu’elle s’y fera. Et puis, elle a d’autres choses en tête… depuis le retour d’Owen. Ne te préoccupe pas d’elle-

- Elle était l’une de mes meilleures amies. Je ne veux pas encore plus envenimer la situation, soupira-t-elle en s’adossant au canapé. Je sais qu’elle m’en veut-

- Je ne cherche pas à l’excuser… mais Juddi traverse une phase compliqué entre son travail et sa famille. Donne-lui du temps…

- C’est elle qui t’a plaqué et tu l’aimes toujours. Je comprends que tu sois si compatissant-

- Il ne s’agit pas de ça, Tracy. On ne sait pas comment se sortir d’une situation compliqué… et c’est toute sa vie qui pourrait s’écrouler.

- Et toi, bien sur tu tiens absolument à l’aider. Excuse-moi, mais j’ai l’impression qu’elle te prend pour un pigeon-

- Non. Si la situation dans laquelle je suis avec Juddi, c’est en grande partie ma faute. Rien ne serait arrivé si je ne l’avais pas obligé à revenir à New York. J’ai fait un marché avec elle et aujourd’hui on me met la pression pour que je trahisse ma parole. Elle est même prête à démissionner pour mettre fin à cette histoire… mais je ne peux pas la laisser faire ça. Elle foutrait sa carrière en l’air et c’est une chose que je ne permettrais jamais. Peu importe ce qui me lie à elle. Tu comprends ?

- Elle te brise le cœur et je devrais pouvoir comprendre que tu passe ton temps à la défendre et à l’aider ? Dis-toi une chose Andy, tu n’es pas normal !

- Venant de toi, je prends ça pour un compliment. Juddi n’est pas méchante. Elle est malheureuse. J’aimerais qu’elle soit au moins une fois dans sa vie… vraiment heureuse.

- Et toi alors ? Quand est ce que tu t’accorderas ce bonheur auquel tu aspires pour elle ? Tu devrais même penser à toi avant de penser à elle-

- Je te retourne la question. Comment ça se fait que tu sois encore célibataire ? Une belle femme comme toi-

- Il y a celles qui se marient… et les autres, marmonna-t-elle en haussant les épaules.

- Donc tu ne songes pas à te poser un jour ? Fonder une famille ? Te marier-

- Honnêtement, tu me vois me marier ? demanda-t-elle en levant les yeux vers lui.

- Pourquoi pas ? Tu es séduisante, instruite, intelligente, drôle… tu as de la répartie-

- Je suis incapable de m’engager et ça ne date pas d’aujourd’hui. Et puis, je n’ai jamais eu de démonstration d’amour autour de moi. Je ne connais pas mes frères et ma mère m’a rayé de sa vie après la mort de mon père. C’est loin d’être un modèle familial d’affection.

- Personne ne t’oblige à reproduire le schéma par lequel tu as grandit.

- Je sais… mais je n’ai pas encore trouvé la bonne personne. Je ne sais même pas si elle existe. Je préfère vivre au jour le jour…

- Je vois, souffla-t-il en croisant son regard qu’il avait l’impression de découvrir pour la première fois. Et tu es heureuse de ce mode de vie ?

- Je ne suis pas malheureuse. Il suffit simplement de s’y habituer, répliqua-t-elle sincèrement, sans éviter son regard. Il serait préférable que je rentre-

- Je ne sais toujours pas pourquoi tu es venue…

- New York c’est fini pour moi… plus aucune agence n’accepte de me faire signer un contrat… avoua-t-elle alors, se sentant à la fois gêné et démoralisée d’avouer que bientôt elle n’aurait plus rien, ni même un appartement pour vivre.

*.*.*.*.*.*.

3 semaines plus tard,

Le temps était clément depuis sa sortie de l’hôpital. Elle aurait voulu en profiter pour sortir mais avec Rose, elle ne pouvait pas se permettre n’importe quoi. De plus, sa fille était sa priorité. La présence de Will rendait ses journées divertissantes et il y avait cette impression que cette séparation les rapprochait indiciblement. Dans la cuisine, elle préparait le biberon de Rose qu’elle devrait lui donner dans un petit moment. Dans de tels instants, elle se perdait entre ses réflexions et ses souvenirs, comme l’un de ceux où Will donnait le biberon à leur fille, où encore cette façon qu’il avait de l’endormir en lui chantonnant une berceuse. Cette réflexion suffisait à l’émouvoir et à rêver d’être un jour unit à lui. Toutefois, si encore elle lui permettait d’être encore plus présent dans leurs vies. Elle était terrorisée à l’idée qu’il la fasse de nouveau souffrir. Une souffrance crue et dévastatrice. Bien sur, Will était convaincant et il avait les armes pour la toucher. Elle avait besoin de lui, d’entendre sa voix rassurante, de le voir prendre soin de leur famille malgré qu’il soit accaparé par son travail. Elle admirait le fait qu’il trouve encore du temps pour eux, pour elle alors que la date de la première du spectacle se rapprochait dangereusement. Elle ne fut alors pas vraiment étonnée en sentant une main se poser sur son ventre et sa présence dans son dos. Alors qu’elle versait les dosettes de lait en poudre dans le biberon, elle tenta de rester maitresse d’elle-même. Le souffle de Will parcourait son cou et elle dut se reprendre à deux fois pour s’assurer du nombre de cuillères qu’elle venait de verser dans le biberon. Elle sourit intérieurement à la douceur dont il faisait preuve avec elle. Will ne changerait jamais et cette alchimie à laquelle elle s’était habituée entre eux, ne semblait pas prête de s’évanouir. Elle se laissa alors envahir par ce désir mêlé à cette sensation de bien être total dès qu’il la prenait dans ses bras. Seul Will parvenait à autant la troubler même des années après leur rencontre. Ce désir ne s’évaporait jamais. Elle était complètement consciente que jamais elle ne pourrait vivre sans lui près d’elle. Encore plus un jour comme aujourd’hui. D’ailleurs, elle songeait régulièrement à ce qu’aurait été sa vie, si elle n’était pas tombée sur lui à Tree Hill. S’adossant à lui naturellement, elle sourit alors en sentant ses lèvres parcourir son cou et son souffle chaud la fit légèrement frémir. Profitant du moment, elle se retourna dans ses bras, une fois après avoir mit le capuchon sur le biberon de Rose.

Dorénavant, elle sentait ses deux mains sur ses hanches. Se mordillant la lèvre inférieure, elle esquissa un demi-sourire puis fit remonter ses mains sur le torse du musicien. Qui était-il, son petit ami ? Fiancé ? Amant ? La question était bien trop complexe pour être évoqué à cet instant. Elle se contenta alors de lui adressa l’un de ses irrésistible sourire malicieux tandis qu’il venait poser son front contre le sien.

- Si tu es là pour essayer de me divertir-

- Pas du tout Mademoiselle Wells ! fit-il avec ce regard espiègle. Je me disais que peut être tu apprécierais la présence d’un homme, grand, beau, musclé, attentionné et amoureux… mais peut être que je me suis trompé-

- Tu as oublié tendre, généreux, sexy… souffla-t-elle, un bras noué autour de son cou, son index glissant alors sur sa joue. Depuis la naissance de Rose, tout me parait irréel… tellement je me sens bien. Ça ne va pas disparaître, n’est ce pas…

- Jamais chérie… je serais là. Je ne te quitterais plus des yeux parce que je- s’arrêta-t-il alors que le carillon de l’entrée retentissait. Décidément, on peut pas être tranquille cinq minutes, soupira-t-il en rivant son regard au sien.

- ça doit être ta sœur, souffla Kelly en se détachant de Will avec un sourire aux lèvres. L’avoir près de lui avait quelque chose de rassurant et d’affreusement excitant. Peut être tout simplement parce que c’était lui. Sa façon de rester mystérieux et si adorable l’avait toujours séduite et aujourd’hui, elle craquait encore plus, même des années après.

Ouvrant la porte, elle sourit à sa belle sœur qui vint l’enlacer avant d’entrer dans la maison. Revenant à l’intérieur, elle vit Will une tasse de café à la main qui la fixait intensément et ce fut la voix de Juddi qui la sortie de sa transe.

- A vous voir, j’ai l’impression que je dérange-

- Non, s’enquit immédiatement Kelly. Will faisait juste une pause… mais il va retourner peaufiner… son travail, bredouilla Kelly, en lançant un regard équivoque à Will, qui esquissa l’un de ses énigmatiques sourires en coin après avoir embrassé sa sœur.

- Vous savez où me trouver si-

- Je crois qu’on pourra s’en sortir toutes les deux, appuya Kelly tandis qu’il levait les yeux au ciel en retournant dans le studio.

- Je croyais que tous les deux… commença Juddi avant de voir Kelly pivoter vers elle.

- C’est compliqué, fit la jeune maman. Mais tu connais ton frère…

- En tout cas, j’admets que ça fait vraiment plaisir de voir que vous ne vous évitez plus.

- Juddi… soupira Kelly.

- Ne t’inquiètes pas, je n’ai pas l’intention de m’en mêler. Je sais que votre lien est bien trop puissant pour que votre relation soit réduite à néant à cause d’une fille telle que Tracy. Je suis désolé pour tout Kelly. La seule chose que je peux te dire, c’est qu’au lycée, Tracy n’était pas comme ça.

- Tu n’as pas à t’excuser. Ça serait plutôt à moi…

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:40

Les jumeaux dormant depuis moins d’un quart d’heure, elle se permit de souffler un peu. Elle pouvait aisément comprendre ses femmes au foyer qui s’occupait de tenir une maison et d’élever leurs enfants mais là, ça relevait du cauchemar pour elle. Enfin, elle ne s’en plaignait pas en réalité. Si elle n’avait pas James, la situation serait bien différente. Elle avait encore quelques heures devant elle. Ainsi, elle pouvait profiter de l’occasion. Passant par la cuisine, elle se servit une tasse de café. Café qui lui avait cruellement manqué durant toute sa grossesse. Traversant la cuisine, elle vint alors s’installer dans le canapé après avoir récupéré son ordinateur portable sur le bureau. Travailler sur son livre s’avérait compliqué. Concilier son boulot avec les enfants puis son mariage n’était pas aisé mais généralement elle s’accordait plusieurs de travail le soir, ou la nuit lorsque James dormait. Ainsi, assise en tailleurs sur le canapé, elle pouvait travailler dans le calme avant l’arrivée de James. Pendant un long moment, elle relut les dernières pages qu’elle avait écrite, les corrigeant, supprimant certains passages et en écrivant d’autre. Elle vit à peine les heures passer, tellement sa concentration était intense. Si bien qu’elle n’entendit même pas James entrer. Elle réagit uniquement au moment où elle sentit une main dans ses cheveux. Rejetant sa tête en arrière, elle devina immédiatement sur ses traits cette douceur et son amour dans son regard. Se penchant rapidement, il l’embrassa passionnément. D’un mouvement maintes fois réalisé, elle referma alors son portable puis vint glisser une main dans ses cheveux. Se détachant lentement, il sourit contre ses lèvres puis vint faire le tour du canapé après avoir déposé sa veste sur le porte manteau. Revenant près d’elle, il aperçut son portable et lança simplement.

- Les garçons dorment ?

- Exact Sherlock ! J’en profitais pour travailler un peu. Comment était ta journée ? fit elle tandis qu’elle le voyait prendre sa tasse de café qu’elle s’était remplit à plusieurs reprise dans l’après midi. Portant la tasse à ses lèvres il grimaça.

- Tout ce qu’il y a de plus banal. Pour la mi-saison, le directeur veut un spectacle qui pourra être représenté par les premières années. Ainsi il sera réalisé lors de la journée des portes ouvertes pour les futurs étudiants.

- C’est une excellente idée. Ça n’a pas l’air de t’emballer-

- Il réfléchit encore aux profs qui seront en charge du projet. Honnêtement, je préfèrerais ne pas en faire parti-

- Jamie… t’adore ton boulot-

- Mais ma famille passe avant le reste. Ce projet, ça voudra dire des heures de répétitions tardives, pas de week end, je passerais mon temps à l’école. Ça n’est pas ainsi que je conçois une vie de famille-

- C’est une histoire de quelques semaines. Et ça t’apportera un plus, le jour où tu voudras changer d’horizons-

- J’n’arrive pas à croire que tu me pousses à le faire.

- Les enfants sont encore trop petits… ne t’en fait pas, je sais que notre séparation t’a servi de leçon.

- Je veux les voir grandir Joan.

- Je sais, souffla-t-elle en lui prenant la tasse des mains et buvant une gorgée.

Elle posa alors sa main sur sa cuisse puis sa tête vint tomber contre son épaule. Elle l’entendit alors murmurer tout bas tandis qu’il l’observait avaler une nouvelle gorgée de café froid.

- je ne sais toujours pas comment tu peux avaler du café froid.

- Il était chaud au départ-

- Tu sais qu’on a un micro onde pour réchauffer ?

- Je sais… mais j’aime quand tu fais l’homme de la maison. Ça te rend encore cent fois plus sexy à mes yeux ! fit-elle en levant les yeux vers lui.

- Si tu tiens à me voir en ménagère avec l’aspirateur dans les mains, il fallait le dire tout de suite Madame Callahan ! Se pencha-t-il vers elle en lui prenant la tasse des mains, qu’il déposa sur la table basse, tout en l’embrassant furieusement.

Nouant ses bras autour de son cou, quelques secondes suffirent à ce qu’elle se retrouve allongée sur le canapé avec lui. Ses lèvres parcourant son visage, elle se sentait complètement heureuse. Un tel bonheur était si rare à trouver et elle, elle l’avait sous la main depuis des années. Sa main glissant sur sa joue, le regard de James vint se vriller au sien.

- Jamie…

- Humm ? fit il en nichant sa tête dans son cou, déposant une myriade de baiser contre sa peau. Une objection Madame Callahan ?

- Pas pour le moment Monsieur Callahan ! Sourit-elle en glissant une main sous son tee shirt. Mais tu ne m’avais pas promit de t’occuper du dîner ? Souffla-t-elle contre ses lèvres avec ce sourire espiègle sur le visage.

- C’est ta façon de me dire que je dois remettre à plus tard ce moment très tentant pour m’occuper du dîner ? Hasarda-t-il en haussant un sourcil.

- Entre autres… et puis, les garçons- s’arrêta-t-elle, alors que des bruits provenant de la chambre lui assurait que les enfants étaient bien réveillés. Et bien je crois que notre récréation est terminée chéri. Les enfants m’appellent et la cuisine te réclame !

- Et dire que j’étais rentrée plus tôt pour profiter d’un moment pour être avec toi… soupira-t-il en s’asseyant dans le canapé.

Joan le regarda et sourit puis, entendant que les enfants ne pleuraient pas, elle vint s’asseoir à califourchon sur James, glissant ses doigts dans ses cheveux courts.

- Je sais que ça te manque et à moi aussi. On n’a pas beaucoup de temps pour nous…

- On devrait s’accorder du temps Joan. Une soirée de temps en temps-

- Et tu fais quoi des enfants ? Jamie, je ne veux pas qu’une baby sitter-

- Je ne crois pas avoir prononcé ce mot… mais Juddi, Will ou Pete ne demanderai pas mieux que de s’occuper de temps en temps des jumeaux.

- Humm… je vais y réfléchir. Je te promets de ne pas travailler ce soir, ce qui te laissera l’occasion de m’avoir dans tes bras toute la soirée, si ça convient à Monsieur Callahan !

- Monsieur Callahan est ravit et enchanté par cette fabuleuse idée ! Sourit-il en capturant ses lèvres. Bien qu’elle aurait souhaité poursuivre ce moment avec lui, elle se détacha doucement lorsqu’elle entendit un cri provenir de la chambre. Elle s’excusa dans un sourire avant de lui lancer que la cuisine n’attendait que lui. Elle se rendit alors dans la chambre des jumeaux. Joshua était réveillait et gazouillait alors qu’Ethan jouait avec un peluche à la tête de son lit.

*.*.*.*.*.*.

- Beaucoup de rumeurs ont circulé concernant cette grossesse, certaines plus ridicules que d’autres, pourquoi ne pas avoir voulu informé le public sur ce sujet ?

- Pour commencer, j’avais besoin de souffler. La médiatisation, toute la promotion de l’album, les émissions et les scènes que j’ai pu faire… je n’y étais pas habitué. Tu connais le monde dans lequel j’ai grandi. Mes parents étaient absents, je n’avais plus que mon oncle et ma tante. Et je dois l’avouer, il y a Will… j’avais besoin d’une pause et c’est à ce moment là, que j’ai découvert ma grossesse.

- La rumeur que Will n’était pas présent pour la naissance de Rose a fait beaucoup de bruit.

- Il était bloqué à l’aéroport de Los Angeles. Et contrairement à ce que j’ai pu lire, je ne lui en veux pas du tout. Bien qu’on soit un couple très prisé par les photographes, on a une vie des plus ordinaires. Notre fille se porte à merveille et Will est un père exemplaire.

- En ce qui concerne ta carrière. Il parait que tu voudrais abandonner la musique-

- Je m’étonne que Will n’ait pas réagit à cette annonce, sourit Kelly. Il n’est pas question que j’abandonne la musique. Pete et Will ont accomplit un travail extraordinaire. La tournée est juste reporté et je pense qu’à mon retour un autre titre sera commercialisé. C’est juste une question de quelques mois… le temps que Rose soit un peu plus grande. Je veux profiter de ma famille autant que possible-

- Penses-tu arrêter le mannequinat avec ta carrière musicale et ton rôle de maman à temps plein ?

- Pas spécialement, cela variera avec les offres qu’on me fera. Mais mon rôle de maman est celui qui m’attire le plus, bien qu’au tout début j’étais terrorisé à l’idée d’élever Cameron…

- Depuis cette rupture avec Will, tu n’as fait aucun commentaire. Qu’en est-il exactement de vos relations ? Et de vos fiançailles ?

- Comme je l’ai dit Will est un père exemplaire. On a des différends mais on a décidé de laisser ça derrière nous. Je ne m’inquiète pas quand à notre avenir commun. Il doit y avoir un ange qui veille sur nous… quand aux fiançailles et au probable mariage, nous n’avons pas évoquer le sujet. Pour l’instant, on veut simplement profiter de notre famille.

- J’ai entendu dire que tu as aidé Will sur son spectacle et qu’il t’avait demandé d’être l’interprète de Juliet Montaigue. C’est vrai ?

- Je savais que tu me poserais la question ! Sourit Kelly. Il me l’a proposé, c’est exact. Ceci dit, j’étais enceinte de Rose et nos relations étaient encore très tendues. Quand au fait que je l’ai aidé sur le spectacle, c’est faux. Ces textes sont magnifiques ainsi que ces musiques. Will a un don pour ça. En quelques minutes, il est capable d’allier une musique avec l’un de ses textes. Tout le mérite lui revient-

- Donc toutes ses complications avec Maggie Cambridge ne sont dues qu’à la jeune femme ?

- Disons que Will a écrit ses musiques avec une voix précise en tête, ce qui complique la tâche pour Maggie. Elle possède une présence et elle a du talent, cependant on sait tous que dans ce monde seul le travail prime.

- Et pour finir, ces derniers mois tu as été souvent vu en présence masculine James Callahan, le fils du multimillionnaire australien et de Pete Wentz que tout le monde connaît. Pourquoi eux ?

- Parce que ce sont des amis fidèles. James est quelqu’un que je connaissais peu mais qui s’est révélé de très bons conseils. Quand à Pete, impossible de l’évincer même si on le voudrait. C’est le meilleur ami de Will et c’est un confident d’exception. Du jour où j’ai fait sa connaissance, j’ai pu compter sur lui, expliqua Kelly quand elle sentit une présence dans son dos. Tournant la tête, elle vit Will avec Rose dans les bras qui lui donnait son biberon. Elle sourit instinctivement tandis que Juddi stoppait son magnétophone tout en les observant tous les deux.

- ça me fait encore bizarre de m’apercevoir qui vous semblez à nouveau heureux… ensemble, souffla Juddi.

- Parfois une séparation… ça a du bon, expliqua Will.

- Tracy n’avait pas à faire ça-

- Je ne l’excuse pas, fit Will. Elle n’était pas comme ça avant… et si tu veux mon avis, ça remonte à la mort de son père-

- Son père est mort ? S’étonna Juddi.

- Oui. Elle ne t’a rien dit ?

- Non. Jamais…

- Sa mère s’est remarié et a eu d’autres enfants… elle a fait comprendre à Tracy, qu’elle ne faisait pas partie de la famille et qu’elle ne représentait rien. Elle n’a plus personne-

- Je… je ne savais rien de tout ça.

Kelly les écoutait. Elle était toute aussi abasourdie que Juddi. Kelly se doutait de ce que pouvait ressentir Tracy mais elle ne passerait pas l’éponge. Elle avait faillit détruire son couple. Elle ne lui pardonnerait pas. Elle ne fit aucun commentaire sur le sujet et se contenta d’observer Will et sa fille. C’était déroutant comme les gestes de Will étaient à la fois naturels, tendres, familiers et habitués. Elle sortit alors de sa rêverie en entendant la porte de l’entrée et tandis que Will et Juddi continuaient de parler, elle se dirigea vers la porte d’entrée. Ouvrant la porte, elle se retint de grimacer en reconnaissant Billie, la femme d’Owen et ce dernier sur le pas de la porte. Elle n’était pas sur que Juddi resterait bien longtemps. Accompagné d’un sourire quelque peu forcé, elle les fit entrer. Passant au séjour, la première chose qu’elle vit, fut l’expression décomposée du visage de Juddi. Elle les salua brièvement et commença à ranger ses affaires et les notes qu’elle avait prise au cours de l’interview. Kelly vit Owen se raidir tandis que Juddi marmonnait qu’elle l’appellerait pour lui reparler de l’interview.
Echangeant un regard avec Will, Kelly s’approcha de lui et ce dernier sut qu’il devait agir. Lui donnant Rose qui venait tout juste de terminer son biberon, le bébé vint nicher sa tête dans le cou de sa maman avec un petit soupir. Kelly sourit au contact du corps de sa fille contre le sien. Le lien qu’elle partageait lui semblait plus fort que celui qu’elle entretenait avec Cameron et pourtant, il avait lui aussi grandit dans son ventre. Elle croisa alors le regard de Billie et Owen. Ce dernier se lança après que Will ait quitté la pièce avec Juddi.

- Tu te fais très discrète dis moi, c’est à peine si on t’a vu depuis ton accouchement ! lui lança son ami.

- Je suis discrète à plein temps Owen, lui rappela-t-elle. A moins que tu ais perdu la mémoire !

- Non. Je me rappelle très bien, du jour où tu m’as envoyé sur les roses parce que je voulais être gentil ! Tu m’avais fait peur ce jour là !

- Tu ne m’avais pas dit que Kelly avait fait partie de tes victimes ! Sourit Billie à Owen. J’en apprends tous les jours.

- J’n’avais aucune chance de toute façon. Elle n’était pas une de mes victimes ! Renchérit-il. Kelly est destiné à Will et ça je l’ai comprit après quelques jours.

- Etrangement, tu n’as aucun soucis pour me parler de Kelly mais alors ton ex, c’est une autre histoire lança Billie, croisant alors la mine renfrogné de son mari.

*.*.*.*.*.*.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:41

Il eut à peine le temps de refermé la baie vitrée derrière lui, qu’il entendait Juddi jurer et fuir d’un pas accélérer. Il la rattrapa néanmoins en se plantant devant elle. Elle était déterminée et pourtant Will reconnut cette douleur dans son regard. Il imaginait alors sans mal la douleur que représentait Owen ainsi que son mariage pour Juddi. Face à lui, elle était énervée mais son chagrin vint balayer sa colère. Il la vit alors s’effondrer en larme sur l’un des transats, incapable de retenir ses larmes. S’accroupissant près d’elle, il sut que le bouclier qu’elle s’était forgé tout au long de ses années venait de s’évaporer. S’asseyant finalement à coté d’elle, elle vint se blottir dans ses bras et tout doucement il se mit à caresser ses cheveux d’un geste réconfortant, sans pour autant ajouter un mot. Que pouvait-il lui dire ? Il connaissait assez cette souffrance pour l’avoir ressentit il y a peu. Il l’entendit à peine lui parler entre ses sanglots.

- Pourquoi ça fait si mal Will ? Pourquoi on doit toujours s’attacher à des personnes et souffrir à cause d’elle ? Tu te rends compte qu’il est marié ?! Il lui a fallut combien de temps pour se décider à l’épouser ?!

- Je sais Bella… souffla-t-il en la gardant simplement dans ses bras, alors qu’elle fondait en larmes. C’était la première fois depuis des années qu’il la voyait simplement craquer et quelque part il en était rassuré. Juddi n’était pas aussi froide qu’elle le laissait paraître. Au contraire, elle était bien plus fragile qu’il y paraissait.

- Je ne peux pas le voir et encore moins faire comme si tout était normal ! Je n’arrive pas à croire qu’il ait tourné si vite la page sur notre histoire ! Et moi qui l’attendais ! Qu’elle idiote j’ai été-

- Judd’, tu l’aimes. Ça crève les yeux… mais dorénavant-

- Je vais partir Will, c’est la seule solution-

- Ne prends pas de décision maintenant. Tu es déboussolé et je le comprends. Mais ça changera quoi si tu pars ? Tes sentiments pour lui ne s’envoleront pas. Crois-moi… Si Owen est le bon, si c’est l’homme de ta vie… tu le retrouveras un jour. Tu dois être patiente…

- Tu ne devrais pas être si calme-

- Mon couple avec Kelly m’a apprit de nombreuses chose et l’impulsivité en est une qu’il faut réfréner dans ce genre de situation. Essaye de parler avec lui et après tu décideras… mais partir ne résoudra rien. Et tu iras ou ? Qu’est ce que tu feras d’Alex ? Prends le temps de réfléchir Juddi…

Elle avait beau essayé de l’écouter, il y avait sans cesse cette petite voix qui lui disait que le fuir serait la meilleure solution pour son cœur. Elle souffrirait moins loin de lui. Pourtant elle ne parvenait pas à se faire à l’idée qu’en restant à New York, elle passerait son temps à le croiser. Se redressant, elle se passa une main dans les cheveux, tentant de se reprendre. Will, toujours assis près d’elle, lui effaça ses dernières traces de larmes alors qu’elle lui murmurait un « merci ».

- Les grands frères c’est fait pour ça. Seule une discussion parviendra à éclaircir votre situation…

- Il est passé chez moi le mois dernier… et quand je me suis retrouvée seule avec lui, j’ai craqué. Je l’ai embrassé…

- C’n’est pas tout à fait ce que je voulais dire par « discussion », fit Will plus légèrement, tentant de la détendre. Personne ne t’oblige à le voir… mais tu peux lui parler avec… des mots-

- ça ne sort pas… j’aimerais mais… ça reste bloqué. Je lui en veux et en même temps, je refuse qu’il s’éloigne et qu’il m’abandonne…

- Prends le temps d’analyser ce que tu ressens. Passe du temps avec Alex. Il a également besoin de toi… et peut être que ça t’aidera à y voir plus clair.

- Et si je le perds encore ? Je veux dire… si Owen s’en va à nouveau ?

- Si c’est l’homme de ta vie… alors il reviendra. Fais-moi confiance…

*.*.*.*.*.*.

Dans le salon avec Owen et Billie, elle discutait naturellement avec eux. Alors qu’ils lui racontaient leur rencontre puis leur vie en Australie, elle sentit une présence près d’elle. Tournant la tête, elle ne fut pas surprise de le voir. Lui adressant un long regard, il vint s’installer près d’elle et sans plus tarder, sa main vint se nicher dans la sienne puis profitant de sa proximité, elle s’appuya contre lui avant de croiser le regard d’Owen.

- Juddi fait un article sur toi ? demanda-t-il tout en craignant quelque peu de croiser le regard de Will.

Au fil des mois, il avait apprit à le connaître et l’importance que vouait Will à sa famille l’avait toujours dépassé. Cependant, il savait qu’il ne laisserait pas sa sœur souffrir sans rien dire. Le voyant resserrer les doigts de Kelly entre les siens, cette dernière répondit simplement.

- Je n’avais pas révélé ma grossesse alors, tu te doutes bien… que depuis la naissance de Rose. Nos vies sont quelque peu invivables. On ne peut pas faire un pas, sans qu’une dizaine de photographes nous pourchassent avec leurs appareils en mains. Juddi est professionnelle… elle ne révèlera aucun détails sans notre accord. Et puis, elle ne cherchera pas à donner une mauvaise image de nous-

- Vous pourriez faire une conférence et répondre aux journalistes directement, fit Billie en les observant.

- C’était la solution qu’on avait évoqué au tout début… mais ça n’a fait qu’empirer les choses, expliqua Will. J’ai confiance en ma sœur, rajouta-t-il en rivant pour la première son regard à celui d’Owen.

La remarque de Will sur Juddi n’étonna pas un instant Kelly. Elle savait que sa belle sœur souffrait. Bien qu’elle n’ait rien dit, elle s’était toujours douté que ses sentiments pour Owen étaient bien plus intenses qu’elle ne l’avouait. A plusieurs reprises, elle avait vu le regard qu’elle portait sur lui. Ce même regard qu’elle adressait à Will depuis des années. Lentement, son pouce se mit à caresser le dos de la main de Will dans l’espoir de l’apaiser mais il ne semblait pas vouloir lâcher prise. Elle leva alors les yeux vers Billie puis suivit le regard de cette dernière qui se posait sur Owen.

- Ta sœur a toujours bien fait son boulot… surement trop bien même. Son boulot la passionne-

- Mais ça n’est plus sa priorité… et tu sais pourquoi ! reprit Will, un plus agressif avant de sortir son portable de sa poche qu’il sentit vibrer. Relâchant lentement la main de Kelly, il soupira en voyant le nom de Pete s’afficher sur son portable.

- Quel est le problème ? grogna-t-il à son meilleur ami en se levant, tandis que Kelly ne le quittait pas des yeux. Ses colères, il n’en avait que rarement. Will était plutôt du genre compréhensif mais lorsqu’on touchait à sa famille, il ne faisait pas de cadeau. D’ailleurs, il n’avait jamais été favorable à l’histoire de Juddi et Owen et maintenant, ça ne faisait qu’ajouter de l’eau à son moulin. Elle tourna finalement la tête vers Owen qui soupirait alors que Will s’était éloigné.

- Il ne m’a jamais porté dans son cœur et ça ne changera jamais, marmonna-t-il.

- Owen-

- Ne le défends Kelly. Tu l’aimes et je comprends que tu réagisses mais il ne devrait pas se mêler de ce qui a pu se passer entre Juddi et moi-

- Rien ne l’empêchera de te dire ce qu’il pense de toi ou de ton attitude. Tu sais ce que représente la famille pour lui…

- J’ai comme l’impression que tu as omis quelques détails sur tes relations New Yorkaise, chéri ! fit Billie, en lui jetant un regard de biais.

- C’est pas ce que tu crois. Will ne m’a jamais réellement apprécier parce que j’étais proche de Kelly… et quand j’ai fait la connaissance de Juddi… c’était limite s’il n’allait pas me dévorer tout cru pour oser m’approcher de sa famille. Il pense que je suis là uniquement pour faire souffrir sa famille…

- Je pense surtout, que ma sœur mérite quelqu’un de mieux que toi… mais quoiqu’elle ressente pour toi aujourd’hui, elle fera une croix sur toi. Tu peux en être sur, répliqua alors Will après avoir coupé sa communication avec Pete. Tournant la tête vers Kelly, il s’approcha d’elle avant de murmurer. Je dois passer aux répétitions. Pete a quelques soucis… je prendrais les enfants à l’école en revenant. Tu as besoin de quelque chose ? Souffla-t-il avant d’embrasser Kelly sur la joue.

- Non… fait attention que Cameron garde bien son écharpe-

- Oui maman ! Sourit il avant de s’éloigner, n’adressant qu’un vague signe de tête à Owen et sa femme. Rejoignant la porte, il adressa un dernier sourire à Kelly puis disparut de la maison après avoir enfiler sa veste.

*.*.*.*.*.*.

Il avait prit tout son temps pour se rendre aux répétitions. Le visage d’Owen l’énervait. A chaque fois, il revoyait le moment précédent où sa sœur s’était effondrée dans ses bras. Il ne lui avait pas reproché de ne pas l’avoir écouté mais pourtant il le pensait. Ce type ne cessait de la blesser et son mariage n’était pas une blessure superficielle. Il soupira en garant devant la salle de spectacle où avait lieu les répétitions. Le coup de fil de Pete, il l’avait attendu toute la journée. Il était persuadé que quelque chose se produirait et ça n’avait pas manqué. Il aurait voulu passer quelques jours tranquilles avec sa famille et Kelly en particulier mais c’était à croire que tout le monde se liguait contre eux. Sortant de sa voiture, il monta les quelques marche et traversa deux couloirs avant de pousser la porte de la salle. Il vit alors Maggie et l’un des interprètes masculins se disputer, tandis que Pete les rejoignait sur scène pour les séparer.

- Vous commencez sérieusement à m’agacer tous les deux ! fit Pete en les séparant. C’est si difficile pour vous de vous entendre le temps du spectacle ? Si vous faites aucun effort, il y aura une solution radicale et croyez moi, on n’hésitera pas à l’employer ! Les fixa-t-il à tour de rôle avant de croiser le regard de son meilleur ami. On recommence !

Descendant de l’estrade, il sortit la télécommande de la poche arrière de son jean et appuya sur lecture. La musique se fit entendre et il vint saluer Will.

- ça s’arrange ?

- Pas vraiment… Il va falloir trouver une solution rapidement Will. Parce que ces deux là, ils me tapent sur le système !

- Je sais… et si on n’avance pas rapidement, on ne sera jamais prêt. Je doute que les producteurs nous donnent un délai supplémentaire.

- T’as une idée pour régler ce problème ?

- J’y réfléchi.

- Tu m’en vois ravi-

- Continues avec eux… je vais demander à Joan, si elle n’aurait pas un peu de temps à m’accorder pour m’aider à trouver une solution.

- Okay… fit Pete en fixant son ami. Comment la petite famille ?

- Très bien, sourit doucement Will. Juddi est venue faire l’interview de Kelly. En plus d’avoir une seconde fille qui est le portrait de sa mère, elle est adorable. Elle me fait craquer-

- En même temps, tu craques pour sa mère depuis des années. C’est assez logique que tu craques pour ta fille, marqua-t-il une pause avant d’esquisser un petit sourire. Et entre Kelly et toi ?

- Tout va bien.

- C’est pas la réponse que j’attendais, lança-t-il avec franchise. Quand je suis passé la semaine dernière, elle semblait presque heureuse-

- Elle ne me repousse pas et pour l’instant je m’en contente. On va devoir parler… mais pour le moment, je tiens à passer du temps avec mon bébé et à profiter de la présence de Kelly. Elle est plus détendue…

- ça veut dire que tu feras plus le ménage à l’appart ?

- Désolé mon vieux, mais je crois que la dernière fois que je l’ai fait, j’ai signé mon préavis ! Rit doucement Will. Tu devrais passer à la maison un soir-

- Je ne voudrais surtout pas vous déranger… après tout, faut bien que tu rattrapes tout ces mois d’abstinence ! Rit Pete avec cette malice dans les yeux tandis que Will secouait la tête en levant les yeux au ciel.

- Je crois t’avoir déjà dit qu’on n’était pas des animaux-

- Tu sembles oublié que je vous ais surpris un jour dans la loge très… collé serré !

- Pete, ce n’était pas ce tu crois ! Se défendit Will avec véhémence tandis que Pete ne pouvait s’empêcher de rire. Secouant la tête, Will n’écouta même pas la dernière réplique de son ami et ressortit de la salle quelques minutes plus tard après avoir expliqué à la troupe que si aucun d’entre eux ne faisait pas d’effort pour que le spectacle soit mit en place, il reprendrait les castings sur le champ.

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MessageSujet: Re: Something's Missing By Sydney   Mer 15 Oct - 16:41

Allongée dans le canapé, Rose venait tout juste de se rendormir jusqu’à son prochain biberon. Quelques minutes plus tôt, elle avait souhaité bonne nuit aux enfants puis était redescendue au salon avant de s’effondrer dans le canapé. Les yeux fermés, elle profitait de l’instant de calme. La maison était sans dessus dessous avec les jouets de Chloe et Cameron qui trainait un peu partout. Ereintée, elle ne comptait pas à se mettre à ranger à 21 heures ! Elle soupira alors et se perdit dans ses pensées. Elle ne parvenait pas à le sortir de sa tête. Depuis la naissance de Rose, il se montrait plus prévenant que jamais. Elle n’avait même pas à lever le petit doigt pour que ses désirs soit exaucer. Il était là dès qu’elle avait besoin de lui. Il était attachant, tendre, drôle, protecteur – bien que ça soit la chose qu’il soit tous les jours de l’année sans exception – et surtout présent. Il se levait toutes les nuits sans râler pour s’occuper de Rose. Elle le bénissait pour ce simple détail. Elle lui laissait l’occasion de se reposer pleinement et il profitait d’un peu de temps seul à seul avec sa fille. De plus, elle adorait voir cette complicité entre Will et leur fille. Perdue dans ses pensées, elle ne l’entendit pas redescendre et ce ne fut que lorsqu’elle sentit son parfum accompagné de sa présence au dessus d’elle qu’elle rouvrit les yeux, tandis qu’elle voyait ce sourire irrésistiblement malin sur son visage.

- Tu pensais à moi ! fit il, presque sur de lui.

- Non ! répliqua-t-elle un peu trop vivement.

- Menteuse ! je sais que tu pensais à moi… souffla-t-il en s’allongeant contre elle, sa main venant caresser très lentement sa joue. J’ai rêvé de ce moment toute la journée…

- Ah oui ? Toi et moi dans une position compromettante ? lança-t-elle à son tour avec malice tout en nouant ses bras autour de son cou.

- Non. Toi et moi en tête à tête… à croire que c’est une chose de plus en plus difficile à réaliser ! Sourit il en déposant quelques baisers sur son visage.

Elle ferma les yeux pour ressentir. Elle voulait juste à nouveau se trouver belle entre ses bras. Elle n’avait pas encore perdu toutes ses formes dues à sa grossesse. Elle était loin d’être à l’aise dans son corps mais la douceur dont faisait preuve la troublait encore plus à cet instant. Il lui avait fallut de se réveiller cette nuit à l’hôpital pour prendre conscience de combien l’amour qu’elle lui portait était immuable. Elle ne pouvait pas le repousser encore. Le tenir en dehors de sa vie signifierait sacré leurs vies et celle de leur famille. Elle ne voulait surtout pas que les enfants souffrent de leur séparation. Ils avaient besoin de leurs deux parents et surtout, elle avait besoin de lui, de sentir son odeur, ses mains, d’entendre ses mots doux qu’il lui chuchotait en faisant l’amour ou encore son rire si sexy, sans parler de son sourire qui la rendait complètement folle de lui. Ses lèvres vinrent recouvrir les siennes et ses mains descendirent le long de son torse dans un frôlement qui attisa la désir de son amant. Glissant ses mains sous son tee shirt, elle put alors explorer la peau régulière de son dos et bronzé par ses heures passés dans la piscine avec les enfants. Lui ôtant son tee shirt, il vint plonger son regard dans le sien tandis qu’à son tour, il vint lui ôter son tee shirt qui couvrait ses formes. Il esquissa un sourire alors que sa main remontait à sa poitrine plus généreuse. Levant les yeux vers elle, il souffla entre deux baisers et gémissement de mécontentement de la jeune femme qui venait nouer ses jambes autour de ses hanches.

- Je t’ai dit que tu étais sublime-

- Will, soupira-t-elle. Tais-toi ! Le réduisit-elle au silence, en se ruant sur ses lèvres, ses mains prenant le relais sur son corps.

Il avait toujours eu un corps à damner et ça, elle s’en était rendu compte immédiatement. En plus d’être adorable, charmant et irrésistible, il possédait ce que toute femme rêverait d’avoir un jour dans son lit. Il était un amant exceptionnel et doté d’une douceur inégalable. Cependant autant elle aimait sa douceur qu’elle ne disait pas non à ce petit coté sauvage chez lui. ça l’avait toujours amusé de réaliser qu’il pouvait possédé ces deux penchant, la passion crue et la douceur avec une sensibilité exacerbée. Se détachant soudainement d’elle, elle le vit finir de se déshabiller puis il vint lui retirer son pantalon. A peine avait elle eu le temps de le jeter au loin, qu’il venait de nouveau la recouvrir de son corps, explorant alors son corps qu’il connaissait depuis longtemps. Ses doigts parcourait chaque courbe, caressait chaque parcelle de sa peau, notant cette douceur mais il fut surprit lorsque d’un coup de rein, elle le retourna sous elle sans quitter ses lèvres tandis que Will accusait le coup de leur chute du canapé. Dorénavant allongé sur lui, sur le tapis du salon, elle rit contre ses lèvres de leur chute tandis qu’elle sentait la main de son main dans le bas de son dos, ce qui la fit frémir avant d’attiser encore un peu plus ce désir qu’elle allait bientôt être incapable de retenir. Une main glissée dans ses cheveux, elle sentait ses mains partout sur son corps. Leurs souffles rapprochés, elle savait que ce désir le rendait tout aussi folle que lui. Lui retournant son baiser avec une passion dévorante, elle ne fut pas étonnée de le sentir se fondre en elle sauvagement avant de commencer à se mouvoir lentement. Sa poitrine plaqué contre son torse, ce fut à son tour d’inverser leur position et le sourire espiègle sur son visage l’informa qu’il n’en avait pas finit avec elle. Son cœur s’emballait au simple contact de ses mains sur son corps. Il ne résista pas à l’envie de l’embrassa tout en accélérant le rythme éffréné de leur étreinte. Ce désir le rendait dingue et aucun d’eux n’était jamais parvenu à résister bien longtemps. Il l’aimait sans condition et faire l’amour avec elle l’avait toujours ému au plus profond de son être. Bien sur, elle possédait un corps merveilleux mais son amour pour elle, allait bien au-delà de ça. Il y avait ce caractère à la fois tendre et sauvage qui le séduisait complètement. Kelly était la femme de sa vie et il aurait du lui dire depuis bien longtemps mais quelque chose l’en avait toujours retenu. Glissant une main dans ses cheveux qu’il caressa, il répondait plus intensément à son baiser tandis qu’il succombait soudainement à cette vague de désir qui emportait la femme entre ses bras au même moment. Resserrant ses jambes autour de ses hanches, il entendit à peine ses gémissements étouffé par leurs baisers tandis que le plaisir les secouait tour à tour. Sa tête vint alors glisser dans son cou après un dernier baiser. Son souffle rapide et les battements effrénés de son cœur donnaient un aperçu de l’intensité de leur étreinte. Soudés l’un à l’autres, ils ne bougèrent plus durant plusieurs minutes tandis que la main de Kelly caressait tendrement le dos de Will, elle murmura cependant au creux de son oreille après l’avoir embrassé dans le cou.

- Will… est ce que tu veux m’épouser ? Chuchota-t-elle en remontant sa main sur sa nuque, songeant que cette fois ci, elle était déterminée à ce que rien, ni personne ne vienne se mettre en travers de sa relation avec lui. Cette fois ci, elle deviendrait Madame Kaine !

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BY SYDNEY & FIZWIZBIZ
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